Payerne

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Payerne
Blason de Payerne
Héraldique
Vue de l'hôtel de ville de Payerne
Vue de l'hôtel de ville de Payerne
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Corges, Etrabloz, Vers-chez-Perrin, Vers-chez-Savary
Communes limitrophes :
Grandcour, Corcelles-près-Payerne, Montagny, Torny, Trey, Fétigny, Cugy, Bussy, Morens), Rueyres-les-Prés
Syndic Christelle Luisier[1]
Code postal 1530 Payerne
1551 Vers-chez-Perrin
N° OFS 5822
Démographie
Gentilé Payernois
Population 8 996 hab. (31 décembre 2011)
Densité 372 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 00″ N 6° 56′ 00″ E / 46.8166666667, 6.93333333333 ()46° 49′ 00″ Nord 6° 56′ 00″ Est / 46.8166666667, 6.93333333333 ()  
Altitude 456 m
Superficie 2 419 ha = 24,19 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Payerne
Liens
Site web www.payerne.ch
Sources
Référence population suisse[2].
Référence superficie suisse[3]

Payerne (en allemand Peterlingen) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Payerne est située au bord du cours d'eau la Broye, à l'est du lac de Neuchâtel, au sud-ouest des lacs de Morat et de Bienne, et à 457  mètres d'altitude.

Situation générale: nord-est du canton de Vaud, à 19 kilomètres de Fribourg, à 28 km d'Yverdon-les-Bains et à équidistance de Lausanne, Berne et Neuchâtel. En effet, 46 km séparent Payerne de ces trois dernières villes.

Au cœur de la Broye, Payerne est le carrefour d'un réseau comprenant plus de 2 000 km d'itinéraires cyclables très appréciés par les cyclotouristes de tous niveaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Payerne entre 1850 et 2012[4] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce sont les moines de Cluny qui, arrivés à Payerne au Xe siècle, entamèrent initialement la construction d'un monastère. Celui-ci deviendra l'Abbatiale, magnifique sanctuaire roman avec un clocher gothique. C'est grâce aux dons de sa mère la reine Berthe de Souabe (907-966), dite Berthe la filandiaire, que l'impératrice Adélaïde de Bourgogne (femme d' Otton Ier du Saint-Empire) fit fonder ce monastère.

Le 1er mars 1127, le comte palatin de Bourgogne Guillaume III l’Enfant est assassiné dans l’église de Payerne.

En 1240, le comte Pierre II de Savoie (1203-1268) accorda à Payerne sa franchise municipale. Illustrée par les souverains bourguignons, et surtout par Berthe de Souabe, Payerne est une des plus anciennes villes de la Suisse[réf. nécessaire].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Payerne est theatre d'un crime antisémite: le meurtre sauvage d'Arthur Bloch, qui a été découpé en morceaux et jeté dans le lac de Neuchâtel par des sympathisants nazis, en 1942. 


Politique[modifier | modifier le code]

Municipalité (exécutif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal, appelé plus communément la Municipalité, constitue l'exécutif des communes du canton de Vaud. La Municipalité de Payerne compte cinq membres, élus par la population pour une durée de cinq ans au système majoritaire à deux tours. Le Conseil municipal est composé depuis lors des libéraux-radicaux Christelle Luisier Brodard, Christian Friedli, André Jomini et Jacques Henchoz ainsi que du socialiste Eric Kung.

Conseil communal (législatif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal payernois compte 70 membres élus pour cinq ans au système proportionnel. La répartition des sièges après les élections de mars 2011 est la suivante: 39 libéraux-radicaux, 21 socialistes et indépendants et 10 UDC. L'UDC, non représentée auparavant, a fait son entrée au conseil communal de Payerne, tandis que les Partis radical et libéral ont fusionné pour former le Parti libéral-radical.

Lors des élections de 2006, les socialistes et indépendants avaient obtenu 25 sièges, le Parti radical-démocratique (PRD) 24 et le Parti libéral 21.

Lors des élections de 2001, le Parti radical-démocratique avait obtenu 31 sièges, le Parti libéral 21 et les socialistes et indépendants 18.

Transports[modifier | modifier le code]

Payerne se situe au croisement des lignes ferroviaires de la Broye longitudinale et transversale. La gare de Payerne est desservie par la ligne S21 du RER vaudois (Payerne-Moudon-Palézieux-Lausanne) ainsi que par les lignes Regio RomontFribourg–Payerne–Yverdon-les-Bains et Payerne-Domdidier-Avenches-Morat. Les CFF exploitent ces trois lignes.

Payerne est également desservie par l'autoroute A1 ZurichBerne-Lausanne-Genève.

Monuments[modifier | modifier le code]

Église abbatiale avec son clocher tors

La commune compte sur son territoire plusieurs monuments classés comme biens culturels suisses d'importance nationale[5] : l'église abbatiale, de fondation clunisienne, et les anciens bâtiments conventuels, l'ancien tribunal et ancien hôtel de ville, la fontaine du Banneret sur la place attenante et enfin l'´église réformée Notre-Dame qui clôt la place.

Collège ou ancienne école des filles (1835) par l'architecte lausannois Henri Perregaux[6].


Militaire[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, se trouve un important aérodrome militaire, siège du bureau d'enquête sur les accidents d'aviation, de même qu'un arsenal.

Les forces aériennes suisses y ont établi leur plus importante base ainsi qu'une caserne de DCA.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.payerne.ch/officiel/municipalite/organisation/
  2. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2011 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 28 septembre 2012)
  3. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 3 septembre 2013)
  5. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
  6. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-4), p. 350-352

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