24 Heures du Mans 1955

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24 Heures du Mans 1955
Précédent : 1954 Suivant : 1956

La 23e édition des 24 Heures du Mans s'est déroulée les 11 et 12 juin 1955 sur le circuit de la Sarthe. Cette course est la quatrième manche du championnat du monde des voitures de sport 1955 (WSC - World Sportscar Championship).

Remportée par la Jaguar de l'équipage Mike Hawthorn-Ivor Bueb, la course a été marquée par un accident qui coûta la vie au pilote français Pierre Levegh ainsi qu'à plus de 80 spectateurs dans les tribunes. Il s'agit du plus grave accident de l'histoire du sport automobile.

Principaux engagés[modifier | modifier le code]

Mercedes

La Mercedes-Benz 300 SLR dans une épreuve « retro » en 1986.

La principale attraction des 24 Heures du Mans 1955 est le retour des « Flèches d'Argent », le surnom donné aux bolides de la marque Mercedes. Victorieuses en 1952, les Mercedes étaient absentes en 1953 et 1954. Leur retour au Mans, un an après leur retour victorieux en Formule 1, est donc particulièrement attendu. La firme de Stuttgart a conçu une toute nouvelle voiture, la Mercedes-Benz 300 SLR. Son nom est trompeur, car il donne l'impression qu'il s'agit d'une évolution de la Mercedes-Benz 300 SL victorieuse en 1952. En réalité, il s'agit d'un prototype basé sur la Mercedes W196 dominatrice en Formule 1. La SLR en reprend notamment le moteur 8 cylindres en ligne, avec un cylindrée toutefois porté de 2 500 cm³ à 3 000 cm³. Trois SLR sont engagées :

  • La no 19, pilotée par l'Argentin Juan Manuel Fangio et le Britannique Stirling Moss. Il s'agit de l'équipage « star » de l'épreuve. Fangio est alors unanimement considéré comme le meilleur pilote du monde. Il a déjà été sacré deux fois champion du monde, et file vers un troisième titre. Quant à Stirling Moss, s'il n'a pas encore gagné en Grand Prix, il est considéré comme l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération et comme Fangio, représente également les couleurs de Mercedes en Formule 1. Il a déjà imposé la 300 SLR en course quelques semaines plus tôt, à l'occasion des Mille Miglia, battant par la même occasion le record de l'épreuve.
  • La no 20, pilotée par l'Américain John Fitch et le Français Pierre Levegh. Composé de deux pilotes de moindre envergure que Moss et Fangio, cet équipage n'en est pas moins l'un des favoris du public, qui se souvient de l'exploit réalisé en 1952 par Levegh. Sans équipier, le Français avait tenu tête pendant près de 23 heures aux Mercedes, avant d'être victime d'une casse moteur de sa Talbot. Au moment de finaliser ses équipages pour l'édition 1955 du Mans, le directeur sportif de Mercedes, Alfred Neubauer, n'a pas oublié l'exploit et offre au vétéran français (50 ans) son bâton de maréchal.
  • La no 21, pilotée par l'Allemand Karl Kling, homme de base de Mercedes, et le Français André Simon.

Jaguar
Victorieuses en 1953 avec la Type C, battues de peu en 1954 avec la nouvelle Type D, les Jaguar sont une valeur sûre des 24 Heures du Mans. L'écurie officielle engage trois voitures, uniquement confiées à des pilotes britanniques:

  • La no 6 pour Mike Hawthorn et Ivor Bueb. Ce sont deux nouveaux venus chez Jaguar. Mais si Bueb est relativement méconnu, Mike Hawthorn s'est déjà fait un nom en Formule 1 puisqu'il a piloté avec succès en 1953 et 1954 au sein de la Scuderia Ferrari. Il a signé son arrivée chez Jaguar en remportant en début d'année les 12 Heures de Sebring.
  • La no 7 pour Tony Rolt et Duncan Hamilton. Sans être considérés comme des pilotes extrêmement rapides, ce sont deux véritables spécialistes des 24 Heures du Mans, comme l'ont prouvé leur succès lors de l'édition 1953 et leur deuxième place en 1954.
  • La no 8 pour Don Beauman et Norman Dewis.

Ferrari
La Scuderia est la tenante du titre. Elle engage trois Ferrari 121LM

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Le départ est donné le samedi à 16 h. Suivant la tradition, les voitures sont garées en épi le long du muret des stands, et les pilotes, à l'ordre du starter, doivent traverser la piste en courant et sauter dans leurs machines pour s'élancer. Le début de course est marqué par la domination du jeune sprinter italien Eugenio Castellotti sur la Ferrari no 5. À l'inverse, Juan Manuel Fangio, qui a raté son départ, se retrouve englué au milieu du peloton. Rapidement, la situation se décante et la domination de Ferrari apparaît comme n'étant qu'un feu de paille, les soucis techniques commençant à s'abattre sur les prototypes italiens. Cela laisse en tête la Jaguar de Mike Hawthorn. Vers 18 h, Hawthorn est rejoint par la Mercedes de Fangio, auteur d'une spectaculaire remontée. Entre les deux hommes, s'engage un duel de prestige à coup de records du tour, qui tient plus d'un Grand Prix de Formule 1 que d'une épreuve d'endurance, surtout si l'on songe qu'il reste encore 22 heures de course.

Schéma de l'accident

Le rythme imprimé par la Jaguar et la Mercedes no 19 est tel que vers 18 h 25, ils rejoignent la Mercedes no 20 du Français Pierre Levegh qui est donc sur le point de concéder un tour de retard. Mike Hawthorn sait qu'il devra s'arrêter aux stands à la fin du tour pour observer un ravitaillement, mais cela ne l'empêche pas de poursuivre sur un rythme élevé. Il dépasse Levegh, puis, peu avant d'aborder la ligne droite des stands, déborde la petite Austin-Healey de Lance Macklin, une voiture d'une catégorie inférieure et qui roule sensiblement moins vite. Fangio, qui accuse environ 200 mètres de retard sur Hawthorn, est quant à lui encore quelques longueurs derrière son équipier Levegh. À peine a-t-il débordé Macklin que Hawthorn freine brutalement et oblique sa trajectoire vers la droite pour prendre l'allée des stands, séparée de la piste par une simple bande blanche. Visiblement surpris par la manœuvre d'Hawthorn, Macklin qui contrairement à Hawthorn ne dispose pas de freins à disque, fait un écart vers la gauche pour l'éviter et à son tour surprend Pierre Levegh qui était juste derrière lui. Levegh ne peut éviter de heurter par l'arrière l'Austin qui fait office de tremplin. Sa Mercedes décolle et s'écrase sur le muret qui sépare la piste des tribunes. En retombant, la Mercedes explose littéralement, tuant sur le coup son infortuné pilote, et expédiant des débris dans les tribunes. Le train avant, l'aérofrein (capot arrière déployable) et le moteur sont autant de projectiles qui viennent tracer un sillon mortel dans les gradins, tuant instantanément plus de 70 personnes[1]. Déséquilibré par le choc, Macklin part, lui, en toupie au beau milieu de la piste et écrase trois personnes devant les stands, juste devant la Jaguar d'Hawthorn. Quant à Fangio, il parvient miraculeusement à se frayer un chemin au milieu du chaos, n'abimant que légèrement sa carrosserie. Il témoignera que Levegh en levant le bras quelques instants auparavant pour lui faire signe de patienter avant de le doubler lui a sans doute sauvé la vie. Au total l'accident provoquera la mort de 84 personnes et fera 120 blessés dans le public[2].

Malgré l'ampleur du drame, les organisateurs décident de ne pas stopper sa course. À la tradition consistant à ne pas arrêter un événement sportif s'ajoutent des considérations plus pragmatiques : si l'épreuve avait été arrêtée, les dizaines de milliers de spectateurs auraient quitté le circuit, bloquant les routes et donc l'acheminement des secours. La course se poursuit donc, ainsi que le duel entre la Mercedes de Moss/Fangio et la Jaguar de Hawthorn/Bueb. Moss et Fangio ont pris l'ascendant sur leurs adversaires et sont en tête de l'épreuve lorsque la direction de Mercedes à Stuttgart intime l'ordre à Alfred Neubauer vers 1 heure du matin de retirer les deux Flêches d'Argent encore en course. Sans opposition, la Jaguar de Mike Hawthorn et Ivor Bueb peut alors se laisser glisser vers la victoire.

Les causes du drame[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative du drame du 11 juin 1955

Longtemps plusieurs zones d'ombres ont subsisté quant aux circonstances de l'accident. Contrairement à une idée répandue, la Mercedes de Levegh ne s'est pas écrasée dans les tribunes : ce sont seulement certains éléments de la voiture (comme le capot, le moteur et le train avant) qui ont été catapultés dans le public et ont semé la mort. Malgré la violence de l'impact de la Mercedes sur le talus, la manière dont elle s'est désintégrée pose question. De même, d'après plusieurs témoins, toutes les personnes décédées ne souffraient pas de blessures apparentes mais donnaient plutôt l'impression d'avoir été soufflées par une explosion. Par ailleurs la façon dont Mercedes a retiré ses deux équipages rescapés au beau milieu de la nuit a suscité des interrogations. Simple abandon d'une compétition qui n'avait plus de sens ou volonté de soustraire les voitures à des investigations techniques trop poussées ? Le coéquipier américain de Levegh, John Fitch, avait immédiatement plaidé auprès de Rudy Uhlenhaut, l'ingénieur en chef de Mercedes, pour se retirer[3]. Uhlenhaut avait aussitôt appelé le siège du constructeur, mais la décision nécessitait un vote des membres du directoire et tous n'avaient pu être joints immédiatement, d'où le maintien des voitures sur la piste. Les spéculations sur le type de carburant utilisé par Mercedes, qui aurait transformé les voitures allemandes en véritables bombes roulantes, allèrent bon train. Mais l'enquête officielle mettra Mercedes hors de cause. En revanche, ces voitures étaient faites d'un alliage contenant du magnésium, métal léger mais hautement inflammable qui s'est enflammé avec l'explosion du réservoir de la voiture de Levegh. Les secours en tentant d'éteindre l'incendie avec de l'eau n'ont fait qu'attiser le feu qui a ainsi duré plusieurs heures.

L'autre acteur du drame à être montré du doigt fut Mike Hawthorn. Pour certains, en rentrant trop brusquement dans l'allée des stands, le pilote Jaguar aurait commis une faute aux conséquences terribles. Les autorités sportives allemandes furent les plus sévères à son égard, en l'interdisant de compétition sur le territoire national pendant près d'un an. Malgré une presse (notamment en Allemagne et en France) très hostile à son égard, Hawthorn ne fut pas inquiété par d'autres autorités sportives, qui conclurent à un simple « fait de course », ni par la Justice. Témoin privilégié puisqu'il était devant les stands au moment de l'accident et qu'il s'apprêtait à relayer son coéquipier Peter Collins, le pilote-journaliste Paul Frère a toujours dit qu'il ne lui avait pas semblé que la manœuvre d'Hawthorn avait été précipitée ou fautive. Un nouvel éclairage basé sur un film d'amateur montrant la catastrophe a été apporté en 2010 par la BBC, dans un documentaire intitulé Deadliest crash, the 1955 Le Mans disaster. On y voit, image par image, la dangereuse manœuvre de Mike Hawthorn contraindre Lance Macklin à précipiter son Austin-Healey devant la Mercedes de Pierre Levegh. Les images du film d'amateur[4] montrent le freinage violent (au point de faire de la fumée) de Macklin derrière Hawthorn qui s'est rabattu devant lui, sa manoeuvre-réflexe qui le fait déboucher presque en glissade devant Levegh, l'accident de face au moment où il se produit, et la Mercedes s'envolant sur le talus. Le film s'interrompt alors que le preneur d'image se trouve sur la trajectoire probable de la voiture.

De nos jours, le débat sur la responsabilité de Mercedes ou de Hawthorn semble en partie laissé de côté. On soulignera d'autres facteurs de danger comme la différence de vitesses et de types de freins entre les catégories de voitures : l'Austin-Healey numéro 26 roulait à 190 km/h et était équipée de freins à tambour, moins puissants que les freins à disques de la voiture d'Hawthorn qui ralentissait devant elle, tandis que la Mercedes no 20 et la Jaguar no 6 roulaient à 240 km/h. Enfin, la principale raison d'un bilan aussi lourd est la configuration du circuit, avec la présence du public à seulement quelques mètres de la piste dont il n'était séparé que par un talus en terre, dans une portion du circuit où le risque d'accident était élevé.

Ce drame a fait l'objet d'un volet de l'émission Mystères d'archives et d'une émission intitulée 24 Heures du Mans 1955 : la course de la mort sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte.

Les conséquences du drame[modifier | modifier le code]

L'ampleur du drame provoqua dans l'opinion publique un vif mais bref sentiment de rejet pour le sport automobile, que ce soit en France ou dans d'autres pays européens. Plusieurs gouvernements allèrent même jusqu'à interdire les compétitions automobiles sur leur sol. Au Mexique, l'accident du Mans causa l'interdiction définitive de la Carrera Panaméricana, la célèbre course internationale de voitures de sport qui se disputait depuis 1950 sur route ouverte en plusieurs étapes. En Suisse, cette interdiction est restée en vigueur jusqu'en 2007 pour les courses sur circuit. Mais dans la plupart des pays concernés, elle ne dura que quelques mois, comme en France ou en Allemagne, et les compétitions purent reprendre dès 1956, avec des normes de sécurité beaucoup plus sévères s'agissant de la protection du public.

Le débat sur la sécurité des pilotes ne sera soulevé que bien plus tard, à la fin des années 1960, avec des retombées au XXIe siècle où le nombre de victimes diminue sensiblement. John Fitch, marqué par l'accident, se préoccupera beaucoup de sécurité routière et de protection des abords routiers et de circuits ; il est l'inventeur des Fitch Inertial Safety Barriers, également connues sous le nom de Fitch Barriers[5], ainsi que de nombreuses autres inventions dans le domaine de la sécurité.

Pilotes qualifiés par nationalités[modifier | modifier le code]

Nombre de pilotes par nationalité
Drapeau : Royaume-Uni 46 Britanniques Drapeau : France 35 Français Drapeau : Italie 11 Italiens États-Unis 9 Américains Drapeau : Allemagne 6 Allemands
Drapeau : Belgique 4 Belges Drapeau : Suisse 3 Suisses Drapeau : Argentine 2 Argentins Drapeau : Irlande 2 Irlandais Drapeau : États-Unis du Brésil 1 Brésilien
Drapeau : Guatemala 1 Guatémaltèque

Classement final de la course[modifier | modifier le code]

Voici le classement officiel au terme des 24 heures de course.

  • Les vainqueurs de chaque catégorie sont signalés par un fond jauni.
Pos. Catégorie Écurie Pilotes Châssis Moteur Tours
1 S
5.0
6 Drapeau : Royaume-Uni Jaguar Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Royaume-Uni Ivor Bueb
Jaguar D-Type Jaguar 3.4L I6 307
2 S
3.0
23 Drapeau : Royaume-Uni Aston Martin Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : Belgique Paul Frère
Aston Martin DB3S Aston Martin 2.9L I6 302
3 S
5.0
10 Drapeau : Belgique Écurie Francorchamps Drapeau : Belgique Johnny Claes
Drapeau : Belgique Jacques Swaters
Jaguar D-Type Jaguar 3.4L I6 296
4 S
1.5
37 Drapeau : Allemagne Porsche KG Drapeau : Allemagne Helmut Polensky
Drapeau : Allemagne Richard von Frankenberg
Porsche 550/4 RS 1500 Spyder Porsche 1.5L Flat-4 284
5 S
1.5
66 Drapeau : Belgique Équipe nationale belge
Drapeau : France Gonzague Olivier
Drapeau : Allemagne Wolfgang Seidel
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Porsche 550/4 RS 1500 Spyder Porsche 1.5L Flat-4 276
6 S
1.5
62 Drapeau : Allemagne Porsche KG Drapeau : Allemagne Helm Glöckler
Drapeau : Guatemala Joroslav Juhan
Porsche 550/4 RS 1500 Spyder Porsche 1.5L Flat-4 273
7 S
2.0
34 Drapeau : Royaume-Uni Bristol Aeroplane Company Drapeau : Royaume-Uni Peter S. Wilson
Drapeau : Royaume-Uni Jim Mayers
Bristol 450C Open Bristol 2.0L I6 271
8 S
2.0
33 Drapeau : Royaume-Uni Bristol Aeroplane Company Drapeau : Royaume-Uni Mike Keen
Drapeau : Royaume-Uni Tommy Line
Bristol 450C Open Bristol 2.0L I6 270
9 S
2.0
32 Drapeau : Royaume-Uni Bristol Aeroplane Company Drapeau : Royaume-Uni Tommy Wisdom
Drapeau : Royaume-Uni Jack Fairman
Bristol 450C Open Bristol 2.0L I6 268
10 S
2.0
35 Drapeau : Royaume-Uni Automobiles Frazer Nash Ltd. Drapeau : France Marcel Becquart
Drapeau : Royaume-Uni Richard Stoop
Frazer Nash Sebring Bristol 2.0L I6 260
11 S
1.5
40 Drapeau : Italie Edgar Fronteras Drapeau : Italie Giulio Cabianca
Drapeau : Italie Giuseppe Scorbati
O.S.C.A. MT-4 1500 O.S.C.A. 1.5L I4 256
12 S
1.5
41 Drapeau : Royaume-Uni MG Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Ken Miles
Drapeau : Royaume-Uni Johnny Lockett
MG EX182 MG 1.5L I4 249
13 S
1.1
49 Drapeau : Allemagne Porsche KG Drapeau : France Auguste Veuillet
États-Unis Zora Arkus-Duntov
Porsche 550/4 Spyder Porsche 1.1L I4 245
14 S
2.0
28 Drapeau : Royaume-Uni Standard Triumph Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Robert Dickson
Drapeau : Royaume-Uni Ninian Sanderson
Triumph TR2 Triumph 2.0L I4 242
15 S
2.0
29 Drapeau : Royaume-Uni Standard Triumph Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Ken Richardson
Drapeau : Royaume-Uni Bert Hadley
Triumph TR2 Triumph 2.0L I4 242
16 S
750
63 Drapeau : France Écurie Jeudy-Bonnet Drapeau : France Louis Cornet
Drapeau : France Robert Mougin
DB HBR Panhard 0.7L Flat-2 236
17 S
1.5
64 Drapeau : Royaume-Uni MG Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Ted Lund
Drapeau : Suisse Hans Waeffler
MG EX182 MG 1.5L I4 234
18 S
1.5
65 Drapeau : France Gonzague Olivier Drapeau : France Gonzague Olivier
Drapeau : Allemagne Josef Jeser
Porsche 550/4 Spyder Porsche 1.5L Flat-4 234
19 S
2.0
68 Drapeau : Royaume-Uni Standard Triumph Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Leslie Brooke
Drapeau : Royaume-Uni Mortimer Morris-Goodall
Triumph TR2 Triumph 2.0L I4 214
20 S
750
59 Drapeau : France Écurie Jeudy-Bonnet Drapeau : France Georges Trouis
Drapeau : France Louis Héry
DB HBR Panhard 0.7L Flat-2 209
21 S
1.1
47 Drapeau : Royaume-Uni Cooper Car Company Drapeau : Royaume-Uni Edgar Wadsworth
Drapeau : Royaume-Uni John Brown
Cooper T39 Coventry Climax 1.1L I4 207
22
ABD.
S
3.0
16 Drapeau : Italie Officine Alfieri Maserati Drapeau : Italie Luigi Musso
Drapeau : Italie Luigi Valenzano
Maserati 300S Maserati 3.0L I6 239
23
ABD.
S
3.0
22 États-Unis Briggs Cunningham États-Unis Briggs Cunningham
États-Unis Sherwood Johnston
Cunningham C6-R Offenhauser 2.9L I4 196
24
ABD.
S
5.0
7 Drapeau : Royaume-Uni Jaguar Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Tony Rolt
Drapeau : Royaume-Uni Duncan Hamilton
Jaguar D-Type Jaguar 3.4L I6 186
25
ABD.
S
750
52 Drapeau : France Société Monopole Drapeau : France Pierre Hemard
Drapeau : France Pierre Flahaut
Monopole X88 Panhard 0.7L Flat-2 145
26
ABD.
S
2.0
30 Drapeau : France Automobiles Gordini Drapeau : France Jacques Pollet
Drapeau : États-Unis du Brésil Hermano da Silva Ramos
Gordini T15S Gordini 2.0L I8 145
27
ABD.
S
750
60 Drapeau : Italie Automobili Stanguellini Drapeau : France René Philippe Faure
Drapeau : France Pierre Duval
Stanguellini 750 Bialbero Fiat 0.7L I4 136
28
ABD.
S
3.0
19 Drapeau : Allemagne Daimler-Benz A.G. Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss
Mercedes-Benz 300 SLR Mercedes-Benz 3.0L I8 134
29
ABD.
S
3.0
21 Drapeau : Allemagne Daimler-Benz A.G. Drapeau : Allemagne Karl Kling
Drapeau : France André Simon
Mercedes-Benz 300 SLR Mercedes-Benz 3.0L I8 130
30
ABD.
S
1.1
51 Drapeau : France Automobiles Panhard et Levassor Drapeau : France René Cotton
Drapeau : France André Beaulieux
Panhard VM5 Panhard 0.9L Flat-2 108
31
ABD.
S
5.0
5 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Drapeau : France Maurice Trintignant
États-Unis Harry Schell
Ferrari 121LM Ferrari 4.4L I6 107
32
ABD.
S
5.0
8 Drapeau : Royaume-Uni Jaguar Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Don Beauman
Drapeau : Royaume-Uni Norman Dewis
Jaguar D-Type Jaguar 3.4L I6 106
33
ABD.
S
3.0
24 Drapeau : Royaume-Uni Aston Martin Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori
Drapeau : Royaume-Uni Peter Walker
Aston Martin DB3S Aston Martin 2.9L I6 105
34
ABD.
S
3.0
12 Drapeau : France « Heldé » Drapeau : France Pierre Louis-Dreyfus
Drapeau : France Jean Lucas
Ferrari 750 Monza Ferrari 3.0L I4 104
35
ABD.
S
750
58 Drapeau : France Écurie Jeudy-Bonnet Drapeau : France Paul Armagnac
Drapeau : France Gérard Laureau
DB HBR Panhard 0.7L Flat-2 101
36
ABD.
S
1.1
48 Drapeau : Royaume-Uni Lotus Engineering Drapeau : Royaume-Uni Colin Chapman
Drapeau : Royaume-Uni Ron Flockhart
Lotus 9 Coventry Climax 1.1L I4 99
37
ABD.
S
1.1
50 Drapeau : France Automobiles Panhard et Levassor Drapeau : France Pierre Chancel
Drapeau : France Robert Chancel
Panhard VM5 Panhard 0.9L Flat-2 94
38
ABD.
S
2.0
31 Drapeau : Italie Officine Alfieri Maserati Drapeau : Italie Carlo Tomasi
Drapeau : Italie Francesco Giardini
Maserati 200S Maserati 2.0L I4 96
39
ABD.
S
5.0
1 Drapeau : Royaume-Uni Aston Martin Lagonda Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Reg Parnell
Drapeau : Royaume-Uni Dennis Poore
Lagonda DP166 Lagonda 4.5L V12 93
40
ABD.
S
3.0
25 Drapeau : Royaume-Uni Aston Martin Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks
Drapeau : Royaume-Uni John Riseley-Pritchard
Aston Martin DB3S Aston Martin 2.9L I6 83
41
ABD.
S
3.0
27 Drapeau : France Jean-Paul Colas Drapeau : France Jean-Paul Colas
Drapeau : France Jacques Dewez
Salmson 2300S Spyder Salmson 2.3L I4 82
42
ABD.
S
5.0
3 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Drapeau : Italie Umberto Maglioli
États-Unis Phil Hill
Ferrari 121LM Ferrari 4.4L I6 76
43
ABD.
S
1.5
38 Drapeau : Suisse Walter Ringgenberg Drapeau : Suisse Walter Ringgenberg
Drapeau : Suisse Hans-Jörg Gilomen
Porsche 550/4 Spyder Porsche 1.5L Flat-4 65
44
ABD.
S
1.5
43 Drapeau : Royaume-Uni Connaught Engineering Drapeau : Royaume-Uni Kenneth McAlpine
Drapeau : Royaume-Uni Eric Thompson
Connaught AL/SR Lea-Francis 1.5L I4 60
45
ABD.
S
2.0
69 Drapeau : France Alexandre Constantin Drapeau : France Jacques Savoye
Drapeau : France Jacques Poch
Constantin C Barquette Peugeot 2.0L I4 52
46
ABD.
S
5.0
4 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Italie Count Paolo Marzotto
Ferrari 121LM Ferrari 4.4L I6 52
47
ABD.
S
1.1
46 Drapeau : Royaume-Uni Kieft Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Alan Rippon
Drapeau : Royaume-Uni Bill Merrick
Kieft Coventry Climax 1.1L I4 47
48
ABD.
S
5.0
9 États-Unis Briggs Cunningham États-Unis William Spear
États-Unis Phil Walters
Jaguar D-Type Jaguar 3.4L I6 43
49
ABD.
S
750
57 Drapeau : France Écurie Jeudy-Bonnet Drapeau : France René Bonnet
Drapeau : France Claude Storez
DB HBR Panhard 0.7L Flat-2 44
50
ABD.
S
5.0
11 Drapeau : Royaume-Uni Cooper Car Company Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead
Drapeau : Royaume-Uni Graham Whitehead
Cooper T38 Jaguar 3.4L I6 38
51
ABD.
S
3.0
20 Drapeau : Allemagne Daimler-Benz A.G. Drapeau : France Pierre Levegh
États-Unis John Fitch
Mercedes-Benz 300 SLR Mercedes-Benz 3.0L I8 34
52
ABD.
S
2.0
36 Drapeau : Royaume-Uni Automobiles Frazer Nash Ltd. Drapeau : Irlande Cecil Vard
Drapeau : Royaume-Uni Dick Odlum
Frazer Nash Sebring Bristol 2.0L I6 33
53
ABD.
S
750
53 Drapeau : France Société Monopole Drapeau : France Francis Navarro
Drapeau : France Jean de Montrémy
Monopole Sport X88 Panhard 0.7L Flat-2 30
54
ABD.
S
3.0
26 Drapeau : Royaume-Uni Lance Macklin Drapeau : Royaume-Uni Lance Macklin
Drapeau : Royaume-Uni Les Leston
Austin-Healey 100S BMC 2.7L I4 28
55
ABD.
S
1.5
42 Drapeau : Royaume-Uni MG Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Dick Jacobs
Drapeau : Irlande Joe Flynn
MG EX182 MG 1.5L I4 27
56
ABD.
S
750
56 Drapeau : France Automobiles VP Drapeau : France Yves Giraud-Cabantous
Drapeau : France Yves Lesur
VP 166R Renault 0.7L I4 26
57
ABD.
S
3.0
15 Drapeau : Italie Officine Alfieri Maserati Drapeau : Argentine Roberto Mières
Drapeau : Italie Cesare Perdisa
Maserati 300S Maserati 3.0L I6 24
58
ABD.
S
3.0
14 Drapeau : France Mike Sparken Drapeau : France Mike Sparken
États-Unis Masten Gregory
Ferrari 750 Monza Ferrari 3.0L I4 23
59
ABD.
S
750
61 Drapeau : Italie Nardi Automobili Drapeau : Italie Dr. Mario Damonte
Drapeau : France Roger Crovetto
Nardi 750LM Crosley 0.7L I4 5
60
ABD.
S
1.5
39 Drapeau : Royaume-Uni Kieft Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Berwyn Baxter
Drapeau : Royaume-Uni John Deeley
Kieft Coventry Climax 1.5L I4 4

Légende :

  • ABD.=Abandon

Record du tour[modifier | modifier le code]

  • Meilleur tour en course : Mike Hawthorn sur #6 Jaguar type D - Jaguar Cars Ltd. en 4 min 06 s 6 (196,964 km/h) au vingt-troisième tour

Prix de la Performance[modifier | modifier le code]

  • #37 Porsche 550/4 RS 1500 Spyder - Porsche KG

Autre trophée[modifier | modifier le code]

  • 21e Coupe Biennale : #37 Porsche 550/4 RS 1500 Spyder - Porsche KG

Heures en tête[modifier | modifier le code]

Voitures figurant en tête de l'épreuve à la fin de chaque heure de course[6] :

Voiture Écurie Pilotes Heures Total
4 Ferrari 121 LM Scuderia Ferrari Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Italie Paolo Marzotto
1re 1 heure
19 Mercedes-Benz 300 SLR Daimler-Benz AG Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss
2e à 9e 8 heures
6 Jaguar D Jaguar Cars Ltd. Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Royaume-Uni Ivor Bueb
10e à 24e 15 heures

À noter[modifier | modifier le code]

  • Longueur du circuit : 13,492 km
  • Distance parcourue : 4135,380 km
  • Vitesse moyenne : 172,308 km/h
  • Écart avec le 2e : 62,360 km

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Film de l'accident - YouTube [vidéo]
  2. (en) The Deadliest Crash: the Le Mans 1955 Disaster - BBC Four
  3. (en) 1955 24 Hours of Le Mans – Race Profile - Art Evans, Sports Car Digest, 15 juin 2011
  4. Le Mans 1955 accident: Raw footages of the crash in HD - YouTube [vidéo]
  5. (en) The Fitch Barrier - Race Safety
  6. Les 24 Heures du Mans 1949-1973, par Christian Moity - Editions EDITA SA 1974

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Moity, Jean-Marc Teissèdre et Alain Bienvenu, Les 24 Heures du Mans 1923-1992, éditions J.P. Barthélémy (ISBN 978-2-909413-06-8)
  • Christopher Hilton, Le Mans : 11 juin 1955 : La tragédie, Éditions Solar, 2005 (ISBN 978-2-263-03922-5)
  • Michel Bonté, 11 juin 1955, Bâbord Amures Éditions, 2004 (ISBN 978-2-915744-01-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]