Elias Canetti
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Elias Canetti (1905-1994) est un écrivain d'expression allemande, d'origine sépharade de Bulgarie, détenteur d'un passeport turc, devenu citoyen britannique en 1952. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1981. Canetti est représentatif d'une certaine idée de la culture européenne, ou plutôt de la richesse et de la diversité des cultures européennes, en raison de son parcours de vie singulier, de ses grandes analyses sur le XXe siècle et de ses réflexions très fouillées sur les mécanismes humains et les modes de fonctionnement psychosociaux.
Son œuvre est composée de pièces de théâtre, d'un unique roman, d'essais, de recueils d'aphorismes et d'une autobiographie en quatre volumes.
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[modifier] Biographie
[modifier] Enfance et adolescence ici et là en Europe
Elias Jacques Canetti naît le 25 juillet 1905 dans la ville de Roustchouk (actuellement Roussé) sur la rive sud du Danube en Bulgarie à la frontière roumaine. Ses parents, Jacques Elias (Elieser) Canetti et Mathilde née Arditti, sont issus tous deux de familles de commerçants juifs séfarades fortunés.
De nombreuses nationalités, ethnies et langues se croisaient dans cette région. Canetti lui-même, dans le premier tome de son autobiographie, le commente : « (...) et l'on pouvait entendre parler sept ou huit langues dans la journée. Hormis les Bulgares (...), il y avait beaucoup de Turcs (...) et, juste à côté, le quartier des sépharades espagnols, le nôtre. On rencontrait des Grecs, des Albanais, des Arméniens, des Tziganes. Les Roumains venaient de l'autre côté du Danube (...). Il y avait aussi des Russes, peu nombreux il est vrai. » À la lumière de son œuvre, on comprend que cette multitude de cultures est symbolique d’un état d’esprit européen avant la lettre chez Canetti et a en fait présagé de son futur cursus culturel à travers l’Europe. La première langue qu’il parla en famille fut l’espagnol des séfarades : le ladino.
Bien que la Bulgarie obtienne son indépendance totale vis-à-vis de l’Empire ottoman en 1908, Canetti conservera la nationalité turque. Deux frères naissent en 1909 et 1911, respectivement Nissim et Georg.
En 1911, la famille déménage en Grande-Bretagne à Manchester pour que son père puisse rejoindre l’affaire florissante de deux de ses beaux-frères, l’un venant de décéder. Puis en 1912, c’est la subite mort du père de Canetti à l’âge de 31 ans. Suite à ce grave changement dans leur vie, les Canetti déménagent à Vienne en Autriche, en s’arrêtant sur leur passage quelques mois à Lausanne en Suisse : c’est là que Mathilde prodigue à son fils, de manière très coercitive, ses premières leçons en langue allemande, uniquement utilisée auparavant entre elle et son mari. L'allemand, si l'on tient compte de toutes les langues parlées dans la famille, n'arrive qu'en cinquième position dans l'éducation du jeune Elias. Il s'agit pourtant, après le bulgare de sa deuxième « langue maternelle » stricto sensu. C'est uniquement avec elle qu'il bâtira son œuvre et il lui restera fidèle en tout temps, même en exil.
En 1916, les Canetti quittent l’Autriche et s’établissent à Zurich en Suisse : Elias va passer la plus marquante partie de son adolescence dans cette ville avec laquelle il tissera des liens singuliers. Rapidement et pour des raisons de santé, Mathilde retourne à Vienne et son fils aîné reste seul à Zurich, confié à un pensionnat de jeunes filles (où il est l’unique garçon), afin de pouvoir mener à terme ses études au Gymnasium (lycée). Il passera en 1924 son Abitur (baccalauréat) à l’issue de trois années scolaires à Francfort, en Allemagne. À cette époque, c’est déjà le monde de l’art et de la littérature qui le séduit, mais sa famille le presse à suivre un cursus universitaire sérieux.
[modifier] Premiers pas dans le monde de la culture
Entre 1924 et 1929, il vit à Vienne où il étudie la chimie et est bientôt reçu docteur.
Pendant cette période, il entreprend de nombreux voyages à travers l'Europe, notamment à Paris, en Bulgarie, à Berlin... C’est également pendant cette époque charnière de l’Histoire où l’on peut entendre les premiers bruits de bottes en Allemagne qu’il développe de façon autodidacte ses connaissances, son approche de l’univers culturel, ses envies et ses théories en participant à des rencontres d’intellectuels — des salons — et aussi en travaillant sur ses premières idées littéraires. Canetti fera la connaissance de Karl Kraus, un intellectuel polémiste, fondateur de la revue Die Fackel (Le Flambeau), qui aura une forte influence sur lui. Il rencontre peu après sa future femme : Venetiana (dite Veza) Taubner-Calderon. Pour subvenir à ses besoins et pouvoir écrire, il traduit en allemand plusieurs livres de l’anglais. Toutes ses activités l’intéressent largement plus que la chimie et ses enseignements.
En effet, il va entre autres fréquenter les réunions qui s’organisent autour d’Alma Mahler, la veuve du compositeur Gustav et entamera son roman Die Blendung (Auto-da-Fé) ainsi que des œuvres théâtrales. Il rencontrera des personnalités du monde la culture comme Bertolt Brecht, George Grosz, Alban Berg, Robert Musil...
Le 15 juillet 1927, un évènement marquera sa vie et son œuvre: une manifestation populaire qui tourne à l’incendie du palais de justice de Vienne. Cela provoquera en lui le désir d’analyser et de comprendre le rapport entre les comportements de masse et le pouvoir. Il étudiera cette problématique centrale de l’histoire du XXe siècle jusqu’en 1960, date de la publication de l’œuvre majeure de sa vie, Masse und Macht (Masse et puissance), presque exclusivement consacrée à cette phénoménologie des masses ainsi qu'à l'illustration de toutes les manifestations du pouvoir politique: « Il se peut que toute la substance du 15 juillet soit entièrement passée dans Masse et puissance. ». Canetti s'y débarrasse de toutes les théories préexistantes à l'époque et cherche à « arracher le masque » de la figure centrale du pouvoir : le « survivant », pour « prendre le siècle à la gorge ».
[modifier] Un intellectuel en exil
Ainsi, l’imposant travail de recherche pour Masse et puissance occupe dorénavant la plus grande partie de son temps. Toute son œuvre à suivre reprendra d'ailleurs la majeure partie des thèmes qu'il y développe ainsi que son aspect d'analyse anthropologique. Le début des années 1930 voit la publication de ses premiers écrits En 1932, sous l'influence de l'opéra Woyzeck, Canetti rédige la pièce Die Hochzeit (Noce) suivie en 1933 de Kömödie der Eitelkeit (La Comédie des vanités) qui évoque l'autodafé des livres dans l'Allemagne nazie. Par le biais d'une technique proche du théâtre populaire viennois et qui doit également beaucoup à Kraus, l'auteur dépeint une société totalitaire qui interdit toute forme d'autoréflexion et de miroir tendu.
En 1934, Canetti se marie avec Veza.
Die Blendung paraît en 1935 dans une indifférence générale. D'abord intitulé Kant verbrennt (Kant prend feu), l'unique roman de l'auteur se voulait primitivement une « Comédie humaine à l'image de fous ». Immense parabole sur les antagonismes entre esprit et vie, culture et barbarie puis individu et masse, l'ouvrage avait été achevé en 1931. Seuls quelques amis et un petit cercle d'initiés dont Musil, Berg, Hermann Broch, et le sculpteur Wotruba prennent conscience de l'ampleur de l'œuvre et de son exceptionnelle nouveauté pour l'époque.
La mort de sa mère en 1937 lui cause une grande crise psychologique.
Suite à l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne d’Adolf Hitler en 1938, le couple Canetti quitte l’Autriche et se rend à Londres en passant quelque temps à Paris. Dès 1942, l'auteur prend chaque jour des notes (Aufzeichnungen), à savoir toutes sortes de réflexions, et ce, jusqu’à sa mort. En 1946 paraît Au-to-dafé en anglais, en 1949 en français où il fut d'abord traduit sous le titre La Tour de Babel. L'écrivain reçoit la nationalité britannique en 1946. Un voyage au Maroc en 1954 amène à l'élaboration du livre Die Stimmen aus Marrakech (Les Voix de Marrakech), composés à partir de notes quotidiennes. En 1956, sa troisième pièce de théâtre, Die Befristeten (Les Sursitaires) est mise en scène à Oxford.
Masse et puissance paraît enfin en 1960 et obtient un écho mondial par son thème et par ses nombreuses traductions. Cette étude s’oppose largement à la vision de Sigmund Freud sur le sujet. Le succès lui permet de publier l'ensemble de ses pièces en 1964. Les premières de Die Hochzeit et Kömödie der Eitelkeit provoqueront d'ailleurs un scandale retentissant un an plus tard.
Veza meurt en 1963. Canetti se rapproche alors d’une de ses amies de longue date, Hera Buschor, restauratrice au Kunsthaus de Zurich, qui l’aide à traverser sa dépression suite à la disparition de son épouse. Pendant plusieurs années, Canetti va alterner les séjours à Londres et à Zurich où habite sa nouvelle compagne, ce qui se soldera par leur mariage en 1971. Leur fille Johanna naît l’année suivante, année à partir de laquelle le couple s'établit définitivement à Zurich, à la Klosbachstrasse 88 dans le Züriberg (colline de l’est de la ville). En 1969, il édite Der Andere Prozess Briefe an Felice (L'Autre Procès) qui revient sur la correspondance entre Kafka et Felix Bauer.
Dans les années 1970, il parcourt l’Europe à plusieurs reprises pour aller donner des conférences. En 1977, paraît le premier tome de son autobiographie qui rencontrera un grand succès critique et public. Il sera suivi, de son vivant, de deux volumes, puis du dernier et quatrième en 2003 à titre posthume, finalisé par sa fille sur la base des notes et écrits qu’il a laissés. Largement marqué par ses lectures de Montaigne et de Pascal, Canetti s'avère soucieux d'écrire dans une langue précise et éloignée des poncifs. En ce sens, il publie un essai aphoristique en 1978: Die Provinz des Menschen (Le Territoire de l'homme), expérience qu'il renouvelle plus tard, en 1992 avec Die Fliegenpein (Le Collier des mouches). Il avait aussi écrit une galerie de « caractères » en 1974, dans la lignée de Théophraste et de La Bruyère, avec Der Ohrenzeuge (Le Témoin auricaulaire).
Toutes ses recherches d'écriture et la rigueur de ses analyses historiques, psychologiques et sociales lui valent le prix Büchner en 1972.
En 1981, il reçoit le prix Nobel de littérature « pour ses écrits marqués par une vision large, une richesse d’idées et un pouvoir artistique. »
Il vivra ensuite relativement coupé du monde, sans plus entretenir de contact avec la presse. Son épouse Hera décède en 1988. Il abandonne définitivement son appartement à Londres.
Elias Canetti meurt le 14 août 1994 à Zurich. La ville de Zurich a offert à la famille – qui a accepté – la possibilité de l'enterrer à côté de James Joyce dans le cimetière de Fluntern, voisin du zoo de Zurich dans le Züriberg.
[modifier] Famille
Quand les juifs espagnols ont dû quitter l’Espagne vers la fin du XVe siècle, le nom de famille était Cañete. Il s’est italianisé lors d’une halte de longue durée à Venise.
Grands-parents : Elias Canetti, commerçant en gros en denrées coloniales en Bulgarie, grand-père paternel.
Parents : Jacques Elias (Elieser) Canetti, 1er septembre 1881-8 octobre 1912, mort à 31 ans. Mathilde Arditti, ?-15 juin 1937.
Fratrie : Elias Canetti, 1905-1994; prénom du grand-père paternel. Nissim (Jacques) Canetti, 1909-1997; prénom du père. Georg (Georges) Canetti, 23 janvier 1911-27 août 1971; Georges « comme le nouveau roi d’Angleterre. »
- Jacques Canetti a été un haut cadre de l’industrie du disque en France et promoteur de nombreux artistes : il a lancé Jacques Brel en 1954 en lui permettant d'enregistrer son premier album. En 1978, il a écrit ses mémoires : On cherche jeune homme aimant la musique. Il a eu deux enfants, Bernard et Françoise, tous deux actifs dans l'édition. Une courte bio.
- Georges a été un médecin et biologiste français, longtemps lié à l’institut Pasteur. Biographie.
Épouses:
- Venetiana (Veza) Taubner-Calderon, 21 novembre 1897-1er mai 1963.
- Hera Buschor, 12 mars 1933-29 avril 1988, mère de Johanna.
- Veza a aussi été écrivaine, La Patience des roses par exemple, mais elle n'a été publiée que longtemps après sa disparition, même après le décès de Canetti.
Enfant : Johanna, née en 1972, musicienne.
[modifier] Nationalité
Elias Canetti, devenu citoyen britannique en 1952, a été détenteur de deux passeports, turc puis britannique. Le prix Nobel lui a été remis à titre d’auteur autrichien, un débat ayant même été ouvert à cet égard par le comité Nobel, plusieurs pays ayant réclamé le fait d'être cité. A posteriori (cela peut se lire sur le site des prix Nobel), Canetti est classé comme écrivain britannique.
[modifier] Œuvre
(Chronologie, etc., cf. Bibliographie ci-dessous.)
[modifier] Roman
Canetti n'aura écrit et publié qu'un seul roman, Auto-da-fé (1935).
[modifier] Essais
L'œuvre majeure de Canetti est Masse et Puissance (1960).
[modifier] Autobiographie
Son autobiographie, débutée en 1971 et publiée dès 1977, est constituée de quatre ouvrages :
- La Langue sauvée - Histoire d’une jeunesse 1905-1921 (1977)
- Le Flambeau dans l’oreille - Histoire d’une vie 1921-1931 (1980)
- Jeux de regards - Histoire d’une vie 1931-1937 (1985)
- Les Années anglaises (2003) (Ce dernier ayant paru à titre posthume.)
[modifier] Correspondance
- Veza et Elias Canetti. Lettres à Georges, trad. de l'allemand par Claire de Oliveira, Paris, Albin Michel, 2009 [correspondance qui s'échelonne sur la période 1933-1959]
[modifier] Honneurs
- 1949 : Grand prix international du Club français du livre.
- 1966 : Grand prix littéraire de la ville de Vienne (Literatur Preis der Stadt Wien).
- 1966 : Prix de la critique allemande (Deutscher Kritikerpreis).
- 1968 : Grand prix de l’État autrichien (Österreichischer Staatpreis).
- 1969 : Prix de l’Académie de Bavière (Literaturpreis der Bayerischen Akademie der schönen Künste).
- 1971 : Prix littéraire du Cercle culturel de l’industrie allemande (Literaturpreis des Kulturkreises im Bundesverband der deutschen Industrie).
- 1972 : Prix Georg Büchner.
- 1975 : Docteur honoris causa de l’université de Manchester.
- 1975 : Prix allemand du disque, pour une lecture de "Ohrenzeuge" sur vinyle (Deutscher Schallplattenpreis).
- 1976 : Docteur honoris causa de l’université Ludwig-Maximilian de Munich.
- 1977 : Prix Gottfried Keller.
- 1979 : Ordre (médaille allemande pour les sciences et arts) "Pour le mérite".
- 1980 : Prix Peter Hebel.
- 1981 : Prix Franz Kafka.
- 1981 : Prix Nobel de littérature.
[modifier] Bibliographie
Dans l’ordre: année de parution originale, titre français quand disponible, année de parution française, titre original, traduction du titre quand pas de traduction française, genre, ISBN.
- 1932 : Noces (?), Hochzeit, théâtre.
- 1935 : Auto-da-fé (1949, tout d’abord traduit La Tour de Babel), Die Blendung, unique roman de Canetti.
- 1950 : Comédie des vanités (1950), Komödie der Eitelkeit, théâtre.
- 1956 : Die Befristeten (Les Sursitaires), The numered, théâtre, à Londres.
- 1960 : Masse et Puissance, Masse und Macht, essai, ouvrage d’anthropologie sociologique (ISBN 2070705072).
- 1962 : Welt im Kopf (Le Monde dans la tête), écrits divers.
- 1965 : Aufzeichnungen 1942-1948, notes et réflexions.
- 1968 : Les Voix de Marrakech (1980), Die Stimmen von Marrakesch, notes et réflexions (ISBN 2226010327).
- 1969 : L’Autre Procès - Lettres de Kafka à Félice (1989), Der andere Prozess - Kafkas Briefe an Felice [Bauer], essai (ISBN 2070281515).
- 1970 : Aufzeichnungen 1949-1970, notes et réflexions.
- 1972 : Die Gespaltene Zukunft - Aufzätze und Gespräche (L’Avenir divisé - Essais et conférences), essai.
- 1973 : Le Territoire de l’homme - Réflexions 1942-1972 (1974), Die Provinz des Menschen - Aufzeichungen 1942-1972, recueil de notes ayant déjà paru séparément en allemand (ISBN 2226006079) (trad. franç. d'Armel Guerne, Albin Michel, 1978).
- 1974 : Le Témoin auriculaire - Cinquante caractères (1985), Der Ohrenzeuge - Fünfzig Charaktere, série de portraits, (ISBN 2226022317).
- 1975 : La Conscience des mots (1984), Das Gewissen der Worte, essais (ISBN 2226020640).
- 1977 : La Langue sauvée - Histoire d’une jeunesse 1905-1921 (1978), Die gerettete Zunge - Geschichte einer Jugend, 1er tome de l’autobiographie (ISBN 2226159681).
- 1980 : Le flambeau dans l’oreille Histoire d’une vie 1921-1931 (1980), Die Fackel im Ohr - Lebensgeschichte 1921-1931, autobiographie (ISBN 2226014241).
- 1985 : Jeux de regards - Histoire d’une vie 1931-1937 (1987), Das Augenspiel - Lebensgeschichte 1931-1937, autobiographie (ISBN 2226031243).
- 1985 : Théâtre, recueil francophone (ISBN 2226025561).
- 1987 : Le Cœur secret de l’horloge - Réflexions 1973-1985 (1989), Das Geheimherz der Uhr - Aufzeichnungen 1973-1985, notes et réflexions (ISBN 2226038299).
- 1992 : Le Collier de mouches (1995), Die Fliegenpein, notes et réflexions (ISBN 2226075755).
- 1994 : Notes de Hampstead - 1954-1971 (1997), Nachträge aus Hampstead - Aus den Aufzeichnungen 1954-1971, notes et réflexions (ISBN 2226095144).
- 1996 : Aufzeichnungen 1992-1993, notes et réflexions.
- 1998 : Écrits autobiographiques, recueil qui contient La Langue sauvée, Le Flambeau dans l’oreille, Jeux de regards, Le Territoire de l’homme et Le Cœur secret de l’horloge (ISBN 225313239X).
- 1999 : Aufzeichnungen 1973-1984, notes et réflexions.
- 2003 : Les Années anglaises (2005), Party im Blitz - Die englischen Jahre, autobiographie, quatrième opus (ISBN 2226159630).
- 2005 : Aufzeichnungen für Marie-Louise, notes de 1942.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (de) Université libre de Berlin (un lien de liens)
- (en) La page Canetti sur le site des prix Nobel
- (de) Site de son éditeur
- (fr) Elias Canetti - un des plus grands écrivains du vingtieme siècle
| Précédé de : Czesław Miłosz |
Prix Nobel de littérature 1981 |
Suivi de : Gabriel García Márquez |

