Rochefort-sur-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rochefort-sur-Loire
Pont du Louet.
Pont du Louet.
Blason de Rochefort-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Chalonnes-sur-Loire
Intercommunalité C.C. Loire Layon
Maire
Mandat
Catherine Guinement
2014-2020
Code postal 49190
Code commune 49259
Démographie
Gentilé Rochefortais, Rochefortaise
Population
municipale
2 243 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 28″ N 0° 39′ 17″ O / 47.3577777778, -0.654722222222 ()47° 21′ 28″ Nord 0° 39′ 17″ Ouest / 47.3577777778, -0.654722222222 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 104 m
Superficie 27,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Rochefort-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Rochefort-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rochefort-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rochefort-sur-Loire
Liens
Site web Site de Rochefort-sur-Loire

Rochefort-sur-Loire est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Ce territoire borde la Loire en aval d'Angers et en amont de Chalonnes-sur-Loire, dans le Val de Loire classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Sa position sur la vallée de la Loire en a fait un point de passage important dans l'histoire.

Rochefort est une commune agricole et viticole (vignoble de Chaume), un lieu résidentiel péri-urbain et un centre touristique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine de l’ouest du département de Maine-et-Loire, Rochefort-sur-Loire est située sur la rive gauche de la Loire[1]. Son territoire se trouve dans le Val de Loire, classé au Patrimoine mondial de l’humanité, et dans la zone de Confluence Maine-Loire, en limite des Mauges et du Saumurois.

Les Mauges sont la partie sud-ouest du Maine-et-Loire, délimités au Nord par la Loire (fleuve) et à l'Est par le Layon (rivière)[2], tandis que le Saumurois en est sa partie sud-est, délimité au Nord par la Loire et à l'Ouest par le Layon[3].

Rochefort-sur-Loire se situe[1] à 15 km au sud-ouest d’Angers, entre Saint-Aubin-de-Luigné (3 km) et Denée (5 km)[4].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur près de 28 km2 (2 780 hectares), et son altitude varie de 12 à 104 mètres[5], pour une altitude moyenne de 58 mètres.

Commune ligérienne, son territoire s'articule autour de deux reliefs principaux : une partie se situe sur la vallée de la Loire (rive gauche), entre ce fleuve (limite nord) et le Louet (bras de la Loire), et une autre partie sur les coteaux, qu'elle partage avec Saint-Aubin[1].

Rochefort se situe sur les unités paysagères des plateaux de l'Aubance, du couloir du Layon et de la Loire des promontoires[6]. Située au sud-est du Massif armoricain, à proximité de sa limite avec le bassin parisien, la partie Nord se compose de la vallée, vaste plaine formée d'alluvions régulièrement inondée, et la partie Sud de coteaux situés sur la faille du Layon, qui est jalonnée de nombreux bassins sédimentaires carbonifères[7].

La Corniche Angevine, qui se trouve en partie sur la commune, est une zone géographique très resserrée qui se situe entre Chalonnes et Rochefort. Coincée entre la vallée du Layon et celle de la Loire, son relief date du paléozoïque (ère primaire).
La barre rocheuse de la Corniche angevine est constituée de grès ferrugineux, de schistes houillers, de cinérites et de houille[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre la Loire et le Louet, d'autres cours d'eau traversent la commune, comme le ruisseau de Saint-Lézin ou celui de le Besnarderie[1].
Le Louet est formé par un bras de la Loire au niveau de Juigné-sur-Loire, s'en éloignant à travers les terres de la vallée jusqu'à la rejoindre à Chalonnes-sur-Loire.

La vallée de Rochefort-sur-Loire comporte un risque d'inondation de la Loire, pour lequel un plan de prévention des risques (PPR) a été mis en place. Plus d'un tiers du territoire de la commune est concerné par ce risque[8].
Les inondations de la Loire sont des inondations de plaine régulières et progressives, par suite de pluies importantes et des apports des eaux en amont, notamment à la fonte des neige du Massif-Central. Les dernières crues importantes du fleuve sont celles de 1910 et 1982.
Les habitants de la vallée ont pris l'habitude des crues, qui ont toujours été présentes. L'habitat y a été adapté.

Protections sur la commune[modifier | modifier le code]

Outre des protections sur des bâtiments (monuments historiques), la commune figure à l'inscription[9] de

  • protections réglementaires pour les sites de la Corniche angevine et la zone formée par la confluence Maine-Loire[10] et les coteaux angevins,
  • Natura 2000 pour la zone de la vallée de la Loire de Nantes aux Ponts-de-Cé,
  • inventaires des Zones importantes pour la conservation des oiseaux et Zones naturelles d'intérêt écologique floristique et faunistique (berges la Loire, prairies de Rochefort et vallée du Louet),
  • eaux et milieux aquatiques pour les zones humides d'importance nationale (eau et milieux aquatiques, Loire entre Maine et Nantes),
  • et figure également dans la zone du Patrimoine mondial de l'UNESCO (Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes[11]).

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat est tempéré, de type océanique. Le climat angevin est particulièrement doux, compte tenu de sa situation entre les influences océaniques et continentales. Généralement les hivers sont pluvieux, les gelées rares et les étés ensoleillés[12].

La Loire au Nord, et la vallée du Layon et ses coteaux au Sud, sont des barrières naturelles qui ont une incidence sur la pluviométrie de Rochefort. Il n'est pas rare que les perturbations qui passent au nord-ouest de la Loire n'arrivent pas à la traverser, et celles qui arrivent par le sud-ouest, notamment les orages, ne passent pas les coteaux.

Compte tenu de sa proximité avec la Loire, les brouillards y sont nombreux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Deux voies routières principales traversent la commune : d'Est (Denée) en Ouest (Chalonnes), la D751, et du Nord (Savennières) au Sud (Saint-Aubin, Beaulieu), la D106. L'autoroute A87 Angers-Cholet se trouve à moins d'une dizaine de kilomètres, sur la commune de Beaulieu[1].

Transports collectifs : La commune est desservie par une ligne d’autobus du réseau interurbain de Maine-et-Loire AnjouBus, la ligne 23. Celle-ci va d'Angers à Saint-Florent-le-Vieil, en passant par Denée, Rochefort et Saint-Aubin[13]. Pour accéder au réseau ferroviaire, la ligne Angers-Nantes est accessible soit à Savennières soit à La Possonnière, et la ligne Angers-Cholet soit à Chalonnes soit à la Possonnière.

Autrefois la Loire servait également de voie de communication. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Pays rural, Rochefort comporte de nombreux hameaux : Les Lombardières, Les Loges, La Chapelle, La Croix Blanche, Midion, La Roche Aireau, Le Grand Aireau[1]

Communes des alentours : Béhuard (3 km), La Possonnière (3 km), Savennières (3 km), Saint-Aubin-de-Luigné (3 km), Denée (5 km) et Chaudefonds-sur-Layon (5 km)[4].

Rose des vents La Possonnière Savennières Denée Rose des vents
Chalonnes-sur-Loire N Mozé-sur-Louet
O    Rochefort    E
S
Chaudefonds-sur-Layon Saint-Aubin-de-Luigné Beaulieu-sur-Layon

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes du nom : Roca forti en 1030, Ecclesia Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1072, Domus Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1080, Rochia fortis, Roca fortis en 1098, Deserta sub Rupe Forti en 1181, Villa Sancte Crucis de Rupe Forti en 1264, Rupes Fortis super Ligerim en 1319, Rocheffort sur Loyre en 1338[14], Rochefort en 1793 et 1801, avant de devenir Rochefort-sur-Loire[15].

Origine du nom : Le nom désignait à l'origine le relief rocheux, puis par extension la forteresse qui y fut édifiée. Rochefort c'est la roche forte, ou si l'on préfère la roche fortifiée. Au Moyen Âge, l'adjectif « fort » s'écrivait de la même façon au masculin et au féminin, ce qui explique pourquoi on dit « Rochefort » et non « Rocheforte »[16].

Nom des habitants : Les Rochefortais[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Rochefort-sur-Loire

Héraldique :
Les armes de Rochefort-sur-Loire se blasonnent ainsi : d'azur, au chevron d'argent accompagné de trois molettes du même[17].
Les origines de ces armoiries sont liées à la famille des Saint-Offange.
À noter que d'autres villes ont des armes qui ressemblent à celles de Rochefort, telles celles de Reuilly (Eure).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de population à Rochefort remontent à la Préhistoire. On y a trouvés des haches de pierre polie et des silex taillés[18]. Non loin de là, Chalonnes est l'un des lieux le plus anciennement habité de l'Anjou.

La voie antique de la rive gauche de la Loire (chemin Saumureau) longeait le pied des coteaux, tandis qu'une voie romaine suivait la crête des coteaux en rive droite du Layon[18].

Constitution du village[modifier | modifier le code]

Ruine du château de Saint-Offange.

C'est plus bas, dans la vallée, que se constitue le village d'origine. Rochefort est initialement un village fortifié, puis un château fort dont quelques vestiges demeurent sur la proéminence rocheuse Rupes Fortis[18], qui devient ensuite Saint-Offange du nom de ces derniers occupants.
Au XVIe siècle, ces partisans de la Ligue résistent aux assauts des troupes royales[19]. Vivant aussi de brigandage, en 1590 ils séquestrent Scipion Sardini, un riche financier, pour obtenir une rançon[20].

La paix revenue, le roi Henri IV rachète les lieux. Il fait démolir le château fort en 1599, ainsi que la petite bourgade fortifiée se trouvant sur plateau rocheux voisin, la motte Saint-Symphorien. Elle est si peu importante que sa paroisse en a été fusionnée au XIIIe siècle avec celle de Sainte-Croix[18].

Une troisième proéminence rocheuse se dresse non loin des deux précédentes, Dieusie. S'y trouvait un château fort qui relevait du roi de France, et qui fut lui aussi rasé sur l'ordre du roi Henri IV.

Le bourg de Rochefort est pour sa part créé vers l'an mille par Foulques Nerra, autour de la seigneurie de Cour-de-Pierre, qui à partir de 1037 appartiendra aux abbesses du Ronceray d'Angers (ville close de l'Anjou). Ce domaine devient le centre d'une châtellerie importante, dont dépendait notamment St-Lambert, Beaulieu, St-Foy et une partie de la vallée[18].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste des Mauges, Rochefort est rattaché au comté d'Anjou par Foulques Nerra au XIe siècle.

De par sa position sur la Loire, Rochefort fut souvent une place importante. Ainsi, à l'époque des Plantagenêt, en 1214 Jean sans Terre fait de Rochefort sa base d'opérations pour assiéger le château de Guillaume des Roches (La Roche-au-Moine). Il est peu après défait par les troupes royales du Prince Louis (le futur Louis VIII), fils de Philippe Auguste[19].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1562, durant les guerres de religion, l'un des chefs huguenots, le capitaine de Saint-Aignan dit Desmarais, s'installe au château de Rochefort et résiste aux troupes royales du duc de Montpensier[19]. Pris, il périt sur la roue.

Quelques années plus tard, de 1590 à 1598, ce sont les frères Saint-Offange qui résistent aux troupes d'Henri IV. Devenu souverain, hormis Angers et Saumur, la grande partie de la province d'Anjou refuse de reconnaître ce roi huguenot. Dans plusieurs villes, comme Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes, les ligueurs refusent de se rallier au nouveau roi. C'est ainsi que Rochefort est assiégé pour déloger les Saint-Offange qui tiennent le passage de La Loire[19].

C'est Jean du Mats de Montmartin qui est chargé du siège. Il obtient d'abord quelques succès, et les assiégés réduits à une grande disette, se trouvent au bord de la capitulation. Mais l'approche de l'hiver, et le défaut d'accord entre le prince de Conti et le maréchal d'Aumont, entraînent la levée du siège[21].

À la veille de la Révolution française (royaume de France), Rochefort dépend du doyenné de Jallais et de l'élection d'Angers[18].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, le département de Maine-et-Loire succède à la province d'Anjou. En 1790, Rochefort devient chef-lieu de canton, et dépend du district d'Angers. En 1800, le canton disparaît et la commune est intégrée au canton de Chalonnes et à l'arrondissement d'Angers[15].

En 1793 éclate une insurrection dans les Mauges, la guerre de Vendée. L'année suivante, l'une des troupes républicaines du général Turreau (colonnes infernales), sous le commandement de l'adjudant général Jean-Baptiste Moulin, incendie la région mais épargne Rochefort et Saint-Aubin, situés à l'époque dans la Vendée militaire.

Le développement des infrastructures date du XIXe siècle, avec la construction de la mairie et de l'école en 1870[18], l'ouverture d'un bureau de poste en 1872 et la création d'un corps de sapeurs-pompiers en 1863[22].

Le début du XXe siècle est marqué par les débuts de l'aviation. En juin 1908, dans les champs de la Grand-Prée qui se trouvent en contrebas de la Haie-Longue, le pionnier de l'aviation René Gasnier effectue des vols avec des aéroplanes de sa conception[23].

En septembre 1939, c'est le début de la Seconde Guerre mondiale. En 1941, Jean Bouhier, installé comme pharmacien à Rochefort, décide de regrouper des amis poètes autour de la publication d'une revue « Les Cahiers de Rochefort ». C'est chez lui que se retrouvent assez régulièrement ce groupe de jeunes artistes originaires de l'Ouest, en rupture avec le conformisme littéraire de l'époque. Créé en pleine occupation allemande, ce mouvement est une réaction à la poésie nationale et traditionnelle prônée par le gouvernement de Vichy.

Article détaillé : École de Rochefort.

À la Libération, à la suite de la mort de soldats qui gardaient le pont des Lombardières, les troupes allemandes envahissent la Vallée de Rochefort le 12 août 1944. Plusieurs personnes sont fusillées et une ferme est incendiée. La population terrorisée reçoit ensuite l'ordre d'évacuer[24]. Durant une quinzaine de jours, les communes de Rochefort, Denée et Saint-Jean-de-la-Croix se videront alors de leurs habitants[25].

Au milieu du XXe siècle, l'économie de la commune repose sur l'agriculture, avec la viticulture mais aussi la production de maïs, de tabac et de chanvre[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune a été érigée en municipalité en 1790 (Rochefort, puis Rochefort-sur-Loire)[15].

Le Conseil municipal est composé de 19 élus[26].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929   Pierre Trottier    
mars 2001 mars 2014 Roland Bernardeau    
mars 2014 en cours Catherine Guinement[27],[28]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la communauté de communes Loire-Layon. Cette structure intercommunale regroupe dix communes : Chalonnes, Champtocé, Chaudefonds, Denée, Ingrandes, La Possonnière, Rochefort, Saint-Aubin, Saint-Georges et Saint-Germain[29].

La communauté de communes est membre du Pays de Loire en Layon, structure administrative d'aménagement du territoire. Cette intercommunalité regroupe quatre communautés de communes : Coteaux-du-Layon, Gennes, Loire-Layon et Vihiersois-Haut-Layon[30].

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Rochefort-sur-Loire fait partie du canton de Chalonnes-sur-Loire et de l'arrondissement d'Angers.

Le canton de Chalonnes comporte cinq communes (Chalonnes, Chaudefonds, Denée, Rochefort et Saint-Aubin). Il a été constitué définitivement en 1800 (1790 Rochefort-sur-Loire, 1800 Chalonnes-sur-Loire[15]). C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département.

Rochefort fait partie de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, composée de cinq cantons dont Angers-Sud et Chemillé. La deuxième circonscription de Maine-et-Loire est l'une des sept circonscriptions législatives que compte le département.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 243 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 404 2 272 2 320 2 466 2 412 2 354 2 514 2 511 2 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 444 2 410 2 289 2 196 2 145 2 034 2 100 2 046 1 960
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 856 1 805 1 731 1 579 1 572 1 506 1 530 1 518 1 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 537 1 618 1 620 1 814 1 877 1 991 2 140 2 128 2 232
2011 - - - - - - - -
2 243 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 26,1 %).
Pyramide des âges à Rochefort-sur-Loire en 2008 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
90  ans ou +
1,6 
8,7 
75 à 89 ans
11,5 
11,6 
60 à 74 ans
13,0 
18,4 
45 à 59 ans
18,4 
22,3 
30 à 44 ans
20,3 
16,9 
15 à 29 ans
15,5 
21,0 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[34].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Nantes, l'école publique a été construite en 1870, et intégrée à la mairie dans un vaste bâtiment. Il existe aussi une école privée. Il n'y a pas de collège ; Les enfants vont pour la plupart à celui de Chalonnes-sur-Loire.

Sont présents sur la commune une bibliothèque, une poste, une maison de retraite, un centre de secours. La bibliothèque possède un fonds spécifique en Poésie comprenant 2 800 livres et revues. Chaque année, début juillet, a lieu le marché de la poésie. Plusieurs auteurs et éditeurs font le déplacement pour proposer leurs recueils.
On y trouve aussi plusieurs infrastructures sportives (piscine, stade, tennis, etc) et on y pratique la boule de fort, jeu typique de l'Anjou inscrit au patrimoine ligérien[35].

La plupart des structures de santé se trouvent à Chalonnes-sur-Loire, siège du canton, où l'on trouve l'hôpital local ainsi qu'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes[36].

La collecte des ordures ménagères (collecte sélective) est gérée par la communauté de communes Loire-Layon (SYCTOM du Loire-Béconnais)[37].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Durant tout l'été des manifestations sont organisées sur la commune : course VTT La Rochefortiche, fête des moules, feu d'artifice... et le 3e dimanche d'octobre, la Randonnée des vendanges.

Au début de l'été se déroule le Marché de la poésie organisé par le Centre poétique de Rochefort[38],[39].

À l'automne, l'association Rochefort Athlétic Cigales Gymnastique organise chaque année la Randonnée des vendanges ; occasion de découvrir la commune et ses vignobles[40].

Économie[modifier | modifier le code]

Tissu économique[modifier | modifier le code]

En plus d'une agriculture fortement implantée, la commune possède de nombreuses petites entreprises. Outre des capacités d'accueil et des espaces extérieurs, on y trouve plusieurs commerces (épicerie, boulangeries, boucherie et charcuterie, pharmacie, etc). Le tourisme représente également une activité importante.

Sur 227 établissements présents sur la commune à fin 2010, 29 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 41 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[41].

En 2009, sur les 220 établissements présents sur la commune, 29 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 18 % sur le département)[42].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste du département, l'agriculture est fortement implanté à Rochefort, dont la viticulture qui représente la première activité agricole. Située dans l'aire d’appellation Coteaux-du-Layon (AOC), on y trouve un vin blanc moelleux réputé, le Quarts-de-Chaume (AOC).

Article détaillé : Quarts-de-chaume.
Vignobles de la vallée de la Loire.
(Cliquez pour agrandir)

Rochefort-sur-Loire se trouve dans la zone des vignobles du Val de Loire. Liste des appellations présentes sur le territoire[43] :

  • AOC AOP Anjou blanc, Anjou gamay, Anjou gamay nouveau ou primeur, Anjou rouge, Anjou Villages, Cabernet d'Anjou, Cabernet d'Anjou nouveau ou primeur, Coteaux du Layon, Coteaux du Layon Sélection de grains nobles, Rosé d'Anjou, Rosé d'Anjou nouveau ou primeur, Rosé de Loire,
  • AOC AOP Coteaux du Layon Chaume, Coteaux du Layon Rochefort-sur-Loire, Coteaux du Layon Rochefort-sur-Loire Sélection de grains nobles, Quarts de Chaume[44],
  • AOC AOP Anjou mousseux blanc, Anjou mousseux rosé, Crémant de Loire blanc, Crémant de Loire rosé, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire blanc, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire rosé,
  • AOC Maine-Anjou, IGP Bœuf du Maine, Volailles de Cholet, Volailles d’Ancenis, Brioche vendéenne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Rochefort-sur-Loire possède des capacités d'accueil (camping, hôtel, gites) et des espaces extérieurs (plage de sable, étang et aire de pique-nique). Proche d'Angers, la plage est connue depuis très longtemps des citadins.

L'étang et les bords du Louet permettent d'y pratiquer la pêche. On y trouve aussi une guinguette.

En juillet et août il est possible de passer la Loire par bac pour rejoindre La Possonnière (rive nord de la Loire). Destiné aux piétons, le bac utilisé est un fûtreau, bateau de Loire de type traditionnel.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites classés[modifier | modifier le code]

On y rencontre de nombreux ouvrages historiques, dont les trois châteaux qui constituaient la cité initiale de Rochefort : Dieusie (XIIe siècle), St-Offange (XIIIe siècle) et St-Symphorien. La commune comporte plusieurs inscriptions au Patrimoine[45], dont un monument historique et trois sites protégés[46] :

  • Rochers de Saint-Offange, de Saint-Symphorien, de Dieusie et leurs abords, site protégé inscrit par arrêté du 20/07/1943, abrogé par l’arrêté de classement du site de La Corniche Angevine en date du 11 février 2003.
  • Corniche Angevine, comportant des panoramas sur les vallées de la Loire et du Layon, et les hameaux La Haie-Longue et Ardenay[23], site protégé classé par arrêté du 11/02/2003.
  • Site formé par la confluence et les coteaux angevins, concerne notamment les communes de Béhuard, Savennières, Denée et Rochefort, site protégé classé par arrêté du 23/02/2010[10].

Autres monuments inventoriés (Inventaire général du patrimoine culturel) :

  • Chapelle Saint-Symphorien du XVIIIe siècle,
  • Demeure dite logis du Martreau du XVIIIe siècle,
  • Maison place de l'Église des XVe et XVIe siècles,
  • Maison rue de la Grande-Cour du XVIIIe siècle,
  • Maison dite la Cour de Pierre des XVe XVIe et XVIIIe siècles,
  • Maison rue Haute-du-Martreau du XVIIIe siècle,
  • Deux maisons place du Pilory des XVIe et XVIIe siècles,
  • Manoir dit château du Pilory des XVe XVIe et XVIIIe siècles,
  • Manoir de la Voie au chemin-des-Loges du XVIe siècle.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve également un émetteur de radiodiffusion d'une hauteur de 102 mètres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Assoumani (1985- ), champion paralympique et recordman du monde du saut en longueur (Pékin 2008), a grandi à Rochefort.
  • Jean Bouhier (1912-1999), poète français, réfugié à Rochefort en juin 1939, s'y installe et fonde l'École de Rochefort en 1941.
  • René Guy Cadou (1920-1951), poète français, participe aux réunions de jeunes poètes initiées par Jean Bouhier et Pierre Penon.
  • René Gasnier (1874-1913), aviateur français, pionnier de l’aviation, fit ses premiers vols dans la vallée de Rochefort.
  • Marie Plessis, Miss Pays de Loire 2013, participante à Miss France 2014.
  • Famille Saint Offange (XVIe siècle), implantée en Anjou dès la fin du XIVe siècle, et propriétaires de nombreux domaines, dont le château situé dans la vallée qui porte leur nom.
  • Marcel Thibault (1898-1944), résistant et homme politique, né à Rochefort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f IGN et BRGM, Géoportail Rochefort (49), consulté le 12 août 2010
  2. Louis Poirier, Essai sur la morphologie de l'Anjou méridional (Mauges et Saumurois), Annales de Géographie, 1935, t. 44 no 251 p. 474 - Voir Mauges.
  3. Louis Poirier, Bocage et plaine dans le sud de l'Anjou, Annales de Géographie, 1934, t. 43 no 241 p. 22 - Voir Saumurois.
  4. a et b Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Rochefort (49), consulté le 20 novembre 2011 - Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  5. IGN, Répertoire Géographique des Communes (RGC 2010), consulté le 2 février 2011
  6. Département de Maine et Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine et Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe Éditeur, 2003, p. 140 146 et 176 - Données consultables sur WikiAnjou.
  7. a et b BDF49, Coteaux du Layon, consulté le 16 août 2010
  8. Dossier communal, arrêté préfectoral CAB SIDPC 2006 103
  9. DREAL Pays de la Loire, Données environnementales GéoSource, Liste des zonages recensés sur la commune de Rochefort, consultée le 27 avril 2010
  10. a et b Legifrance, Décret du 23 février 2010 portant classement d'un site - Site formé par la confluence Maine-Loire et les coteaux angevins : décret du 23 février 2010 classant parmi les sites du département de Maine-et-Loire l'ensemble formé par la confluence Maine-Loire et les coteaux angevins sur le territoire des communes d'Angers, Béhuard, Bouchemaine, Denée, La Possonnière, Murs-Erigné, Rochefort-sur-Loire, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Saint-Jean-de-la-Croix et Savennières.
  11. UNESCO, Patrimoine mondial, Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes
  12. Comité Météorologique Départemental, Le Climat de Maine-et-Loire, consulté le 23 septembre 2010
  13. Réseau interurbain de Maine-et-Loire, Réseau AnjouBus, consulté le 16 novembre 2011
  14. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, Lachèse & Dolbeau, 1878, t. 3 p. 284 et suivantes - selon ses travaux faits au XIXe siècle sur les archives anciennes.
  15. a, b, c et d EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Notice communale de Rochefort, consultée le 21 novembre 2011 - Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  16. a et b Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements, 2005, p. 140 et 171
  17. Armorial des communes de Maine-et-Loire. Le blason des communes de l'Anjou de Gérard Byron-Clouzard.
  18. a, b, c, d, e, f et g Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874-1878, Édition révisée de 1989 par André Sarazin et Pascal Tellier, t. 3, p. 467 et suivantes
  19. a, b, c et d P.Wagret J.Boussard J.Levron S.Mailliard-Bourdillon, Visages de l'Anjou, Horizons de France, 1951, p. 58 61 66 et 68
  20. Jean-François Bodin, Recherches historiques sur l'Anjou, 2e édition, Cosnier et Lachèse, 1847, p. 207
  21. Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, 2e édition, 1843-1865
  22. a et b Courrier de l'Ouest, Voyage dans le passé de Rochefort, Édition du 10 octobre 2012
  23. a et b BDF49, La corniche angevine, consulté le 16 août 2010
  24. Courrier de l'Ouest, Une cérémonie à la mémoire des fusillés de la Vallée, Édition du 18 août 2012, p. 10
  25. Courrier de l'Ouest, L’exode d'août 1944 raconté à la maison de retraite, Édition du 21 janvier 2013
  26. Nombre de conseillers municipaux sur le Code général des collectivités territoriales
  27. Préfecture de Maine-et-Loire, Liste des maires élus en 2014, document du 11 avril 2014
  28. Ministère de l'Intérieur, Résultats définitifs des élections municipales 2014 (Rochefort-sur-Loire), consulté le 12 avril 2014
  29. Insee, Composition de l'EPCI de Loire Layon (244900833), consulté le 4 août 2013
  30. Insee, Observation sociale du territoire du Pays de Loire en Layon, février 2007
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  33. « Évolution et structure de la population à Rochefort-sur-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 octobre 2012)
  34. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 octobre 2012)
  35. BDF49, La boule de fort, consulté le 17 décembre 2006
  36. Fédération Hospitalière de France, Hôpital local (Chalonnes-sur-Loire), consulté le 5 octobre 2011
  37. Communauté de communes, Loire-Layon, consulté le 16 novembre 2011
  38. Mairie de Rochefort, La quinzième édition du Marché de la Poésie, consulté le 31 juillet 2013
  39. Ouest-France, Brigitte Fossey a inauguré le marché de la poésie, article du 6 juillet 2013
  40. « Randonnée des vendanges », sur Wiki-Anjou (consulté le 27 février 2013).
  41. Insee, Statistiques locales du territoire de Rochefort-sur-Loire (49), consultées le 3 janvier 2013
  42. Insee, Statistiques locales 2009 du territoire de Rochefort-sur-Loire, consultées le 22 novembre 2011
  43. INAO, Fiche de Rochefort (49), consultée le 23 septembre 2010 - AOC Appellation d'origine contrôlée (FR), AOP Appellation d'origine protégée (CE), IGP Indication géographique protégée (CE)
  44. Quarts de Chaume : Décret n° 2009-1217 du 9 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée, consulté le 25 septembre 2010.
  45. Ministère de la Culture, Monuments historiques et Inventaire général du patrimoine culturel, Liste des notices pour la commune de Rochefort-sur-Loire, consultée le 18 septembre 2010
  46. Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Rochefort-sur-Loire, consultée le 22 novembre 2011
  47. « Église Sainte-Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture