Rochefort-sur-Loire
| Rochefort-sur-Loire | |
|---|---|
Pont du Louet |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Maine-et-Loire |
| Arrondissement | Angers |
| Canton | Chalonnes-sur-Loire |
| Code commune | 49259 |
| Code postal | 49190 |
| Maire Mandat en cours |
Roland Bernardeau 2008–2014 |
| Intercommunalité | C.C. Loire Layon |
| Site web | Site de Rochefort-sur-Loire |
| Démographie | |
| Population | 2 167 hab. (2199) |
| Densité | 78 hab./km2 |
| Gentilé | Rochefortais, Rochefortaise |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 12 m — maxi. 104 m |
| Superficie | 27,8 km2 |
Rochefort-sur-Loire est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Ce territoire borde la Loire en aval d'Angers et en amont de Chalonnes-sur-Loire. Sa position sur la vallée de la Loire en a fait un point de passage important dans l'histoire.
Rochefort est une commune agricole et viticole (vignoble de Chaume), un lieu résidentiel péri-urbain et un centre touristique.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Au cœur de l'Anjou (ouest de la France), Rochefort-sur-Loire se trouve dans le Val de Loire, classé au Patrimoine mondial de l’humanité, et dans la zone de Confluence Maine-Loire.
Village ligérien, la commune se situe à 15 km d’Angers, entre Saint-Aubin-de-Luigné (3 km) et Denée (5 km)[1].
[modifier] Géologie et relief
La commune s'étend sur près de 28 km2 (2 780 hectares), et son altitude varie de 12 à 104 mètres[2] pour une altitude moyenne de 58 mètres.
Son territoire s'articule autour de deux reliefs principaux : une partie se situe sur la vallée de la Loire (rive gauche), entre ce fleuve (limite nord) et le Louet (bras de la Loire), et une autre partie sur les coteaux, qu'elle partage avec Saint-Aubin.
Situé au sud-est du Massif armoricain, à proximité de sa limite avec le bassin parisien, la partie Nord se compose de la vallée, vaste plaine formée d'alluvions régulièrement inondée, et la partie Sud de coteaux situés sur la faille du Layon, qui est jalonnée de nombreux bassins sédimentaires carbonifères[3].
La Corniche Angevine, qui se trouve en partie sur la commune, est une zone géographique très resserrée qui se situe entre Chalonnes et Rochefort. Coincée entre la vallée du Layon et celle de la Loire, son relief date du paléozoïque (ère primaire).
La barre rocheuse de la Corniche angevine est constituée de grès ferrugineux, de schistes houillers, de cinérites et de houille[3].
[modifier] Hydrographie
Outre la Loire et le Louet, d'autres cours d'eau traversent la commune, comme le ruisseau de Saint-Lézin ou celui de le Besnarderie[4].
Le Louet est formé par un bras de la Loire au niveau de Juigné-sur-Loire, s'en éloignant à travers les terres de la vallée jusqu'à la rejoindre à Chalonnes-sur-Loire.
La vallée de Rochefort-sur-Loire comporte un risque d'inondation de la Loire, pour lequel un plan de prévention des risques (PPR) a été mis en place. Plus d'un tiers du territoire de la commune est concerné par ce risque[5].
Les inondations de la Loire sont des inondations de plaine régulières et progressives, par suite de pluies importantes et des apports des eaux en amont, notamment à la fonte des neige du Massif-Central. Les dernières crues importantes du fleuve sont celles de 1910 et 1982.
Les habitants de la vallée ont pris l'habitude des crues, qui ont toujours été présentes. L'habitat y a été adapté.
[modifier] Protections sur la commune
Outre des protections sur des bâtiments (monuments historiques), la commune figure à l'inscription[6] de
- protections réglementaires pour les sites de la Corniche angevine et la zone formée par la confluence Maine-Loire[7] et les coteaux angevins,
- Natura 2000 pour la zone de la vallée de la Loire de Nantes aux Ponts-de-Cé,
- inventaires des Zones importantes pour la conservation des oiseaux et Zones naturelles d'intérêt écologique floristique et faunistique (berges la Loire, prairies de Rochefort et vallée du Louet),
- eaux et milieux aquatiques pour les Zones humides d'importance nationale (eau et milieux aquatiques, Loire entre Maine et Nantes),
- et figure également dans la zone du Patrimoine mondial de l'UNESCO (Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes).
[modifier] Climat
Son climat est tempéré, de type océanique. Le climat angevin est particulièrement doux, compte tenu de sa situation entre les influences océaniques et continentales. Généralement les hivers sont pluvieux, les gelés rares et les étés ensoleillés[8].
La Loire au Nord, et la vallée du Layon et ses coteaux au Sud, sont des barrières naturelles qui ont une incidence sur la pluviométrie de Rochefort. Il n'est pas rare que les perturbations qui passent au nord-ouest de la Loire n'arrivent pas à la traverser, et celles qui arrivent par le sud-ouest, notamment les orages, ne passent pas les coteaux.
Compte tenu de sa proximité avec la Loire, les brouillards y sont nombreux.
[modifier] Voies de communication et transports
Deux voies routières principales traversent la commune : d'Est (Denée) en Ouest (Chalonnes), la D751, et du Nord (Savennières) au Sud (Saint-Aubin, Beaulieu), la D106. L'autoroute A87 Angers-Cholet se trouve à moins d'une dizaine de kilomètres, sur la commune de Beaulieu[4].
Transports collectifs : La commune est desservie par une ligne d’autobus du réseau interurbain de Maine-et-Loire AnjouBus, la ligne 23. Celle-ci va d'Angers à Saint-Florent-le-Vieil, en passant par Denée, Rochefort et Saint-Aubin[9]. Pour accéder au réseau ferroviaire, la ligne Angers-Nantes est accessible soit à Savennières soit à La Possonnière, et la ligne Angers-Cholet soit à Chalonnes soit à la Possonnière.
Autrefois la Loire servait également de voie de communication. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
[modifier] Aux alentours
Pays rural, Rochefort comporte de nombreux hameaux : Les Lombardières, Les Loges, La Chapelle, La Croix Blanche, Midion, La Roche Aireau, Le Grand Aireau[4]...
Communes des alentours : Béhuard (3 km), La Possonnière (3 km), Savennières (3 km), Saint-Aubin-de-Luigné (3 km), Denée (5 km) et Chaudefonds-sur-Layon (5 km)[1].
[modifier] Toponymie et héraldique
Formes anciennes du nom : Roca forti en 1030, Ecclesia Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1072, Domus Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1080, Rochia fortis, Roca fortis en 1098, Deserta sub Rupe Forti en 1181, Villa Sancte Crucis de Rupe Forti en 1264, Rupes Fortis super Ligerim en 1319, Rocheffort sur Loyre en 1338[10], Rochefort en 1793 et 1801, avant de devenir Rochefort-sur-Loire[11].
Le nom désignait à l'origine le relief rocheux, puis par extension la forteresse qui y fut édifiée. Rochefort c'est la roche forte, ou si l'on préfère la roche fortifiée. Au Moyen Âge, l'adjectif « fort » s'écrivait de la même façon au masculin et au féminin, ce qui explique pourquoi on dit « Rochefort » et non « Rocheforte »[12].
Nom des habitants : Les Rochefortais[12].
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Héraldique : |
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire et Antiquité
Les premières traces de population à Rochefort remontent à la préhistoire. On y a trouvés des haches de pierre polie et des silex taillés[14]. Non loin de là, Chalonnes est l'un des lieux le plus anciennement habité de l'Anjou.
La voie antique de la rive gauche de la Loire (Chemin Saumureau) longeait le pied des coteaux, tandis qu'une voie romaine suivait la crête des coteaux en rive droite du Layon[14].
[modifier] Constitution du village
C'est plus bas, dans la vallée, que se constitua le village d'origine. Rochefort fut initialement un village fortifié, puis un château fort dont quelques vestiges demeurent sur la proéminence rocheuse Rupes Fortis[14], qui devint ensuite Saint-Offange du nom de ces derniers occupants.
Ces partisans de la Ligue résistèrent aux assauts des troupes royales (XVIe siècle)[15]. Vivant aussi de brigandage, en 1590 ils séquestrèrent Scipion Sardini, un riche financier, pour obtenir une rançon[16].
La paix revenue le roi Henri IV racheta les lieux. Il fit démolir le château fort en 1599, ainsi que la petite bourgade fortifiée se trouvant sur un plateau rocheux voisin qui portait le nom de la motte Saint-Symphorien. Elle était de si peu importante que sa paroisse en avait été fusionnée au XIIIe siècle avec celle de Sainte-Croix[14].
Une troisième proéminence rocheuse se dresse non loin des deux précédentes, Dieusie. S'y trouvait un château fort qui relevait du roi de France, et qui fut lui aussi rasé sur l'ordre du roi Henri IV.
Le bourg de Rochefort fut pour sa part créé vers l'an Mille par Foulques Nerra, autour de la seigneurie de Cour-de-Pierre, qui appartiendra aux abbesses du Ronceray d'Angers à partir de 1037 (ville close de l'Anjou). Ce domaine devint le centre d'une châtellerie importante, dont dépendait notamment St-Lambert, Beaulieu, St-Foy et une partie de la vallée[14].
[modifier] Moyen Âge
Comme le reste des Mauges, Rochefort sera rattaché au comté d'Anjou par Foulques Nerra au XIe siècle.
De par sa position sur la Loire, Rochefort fut souvent une place importante. Ainsi, à l'époque des Plantagenêt, en 1214 Jean sans Terre fit de Rochefort sa base d'opérations pour assiéger le château de Guillaume des Roches (La Roche-au-Moine). Jean fut défait par les troupes royales du Prince Louis (le futur Louis VIII), fils de Philippe Auguste[15].
[modifier] Époque moderne
En 1562, durant les guerres de religion, l'un des chefs huguenots, le capitaine de Saint-Aignan dit Desmarais, s'installe au château de Rochefort et résiste aux troupes royales du duc de Montpensier[15]. Pris, il périra sur la roue.
Quelques années plus tard, de 1590 à 1598, ce furent les frères Saint-Offange qui résistèrent aux troupes d'Henri IV. Devenu souverain, hormis Angers et Saumur, la grande partie de la province d'Anjou refuse de reconnaître un roi huguenot. Dans plusieurs villes, comme Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes, les ligueurs refusent de se rallier au nouveau roi. C'est ainsi que Rochefort sera assiégé pour déloger les Saint-Offange qui tenaient le passage de La Loire[15].
C'est Jean du Mats de Montmartin qui fut chargé du siège. Il obtint d'abord quelques succès, et les assiégés, réduits à une grande disette, se trouvèrent au bord de la capitulation. Mais l'approche de l'hiver, et le défaut d'accord entre le prince de Conti et le maréchal d'Aumont, entraînèrent la levée du siège[17].
À la veille de la Révolution française (royaume de France), Rochefort dépendait du doyenné de Jallais et de l'élection d'Angers[14].
[modifier] Période contemporaine
À la réorganisation administrative qui suivie la Révolution le Maine-et-Loire succéda à l'Anjou. En 1790, Rochefort devint chef-lieu de canton, et dépendit du district d'Angers. En 1800 le canton disparu et la commune fut intégrée au canton de Chalonnes et à l'arrondissement d'Angers[11].
En 1793 éclate une insurrection dans les Mauges, la guerre de Vendée. L'année suivante l'une des troupes républicaines du général Turreau (Colonnes infernales), sous le commandement de l'adjudant général Jean-Baptiste Moulin, incendiera la région mais épargnera Rochefort et Saint-Aubin, situés à l'époque dans la Vendée militaire.
Dans les champs de la Grand-Prée, qui se trouvent en contre-bas de la Haie-Longue, en juin 1908 le pionnier de l'aviation René Gasnier effectue des vols avec des aéroplanes de sa conception[18].
En 1941, Jean Bouhier, installé comme pharmacien à Rochefort, décide de regrouper des amis poètes autour de la publication d'une revue « Les Cahiers de Rochefort ». C'est chez lui que se retrouvent assez régulièrement ce groupe de jeunes artistes originaires de l'Ouest, en rupture avec le conformisme littéraire de l'époque. Créé en pleine occupation allemande, ce mouvement est une réaction à la poésie nationale et traditionnelle prônée par le gouvernement de Vichy.
[modifier] Administration
[modifier] Administration municipale
Municipalité : 1790 Rochefort, puis Rochefort-sur-Loire, chef-lieu de canton en 1790, puis Chalonnes-sur-Loire[11]
Le Conseil municipal est composé de 19 élus[19].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | Roland Bernardeau | |||
| mars 2001 | mars 2008 | Roland Bernardeau | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Intercommunalité
La commune est intégrée à la communauté de communes Loire-Layon. Cette structure intercommunale regroupe dix communes : Chalonnes, Champtocé, Chaudefonds, Denée, Ingrandes, La Possonnière, Rochefort, Saint-Aubin, Saint-Georges et Saint-Germain.
La communauté de communes est membre du Pays de Loire en Layon, structure de regroupement de collectivités locales. Cette intercommunalité regroupe quatre communautés de communes : Coteaux-du-Layon, Gennes, Loire-Layon et Vihiersois-Haut-Layon.
[modifier] Autres circonscriptions
Rochefort-sur-Loire fait partie du canton de Chalonnes et de l'arrondissement d'Angers.
Le canton de Chalonnes comporte cinq communes (Chalonnes, Chaudefonds, Denée, Rochefort et Saint-Aubin). Il a été constitué définitivement en 1800 (1790 Rochefort-sur-Loire, 1800 Chalonnes-sur-Loire[11]). C'est l'un des quarante et un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département.
Rochefort fait partie de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, composée de cinq cantons dont Angers-Sud et Chemillé. La deuxième circonscription de Maine-et-Loire est l'une des sept circonscriptions législatives que compte le département.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
En 2008, Rochefort-sur-Loire comptait 2 167 habitants (soit une augmentation de 9 % par rapport à 1999). La commune occupait le 4 633e rang au niveau national, alors qu'elle était au 4 627e en 1999, et le 73e au niveau départemental sur 363 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rochefort-sur-Loire depuis 1793. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[20], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[21]. Pour Rochefort-sur-Loire, le premier recensement a été fait en 2005[22], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Rochefort-sur-Loire, est une évaluation intermédiaire[23].
Le maximum de la population a été atteint en 1851 avec 2 600 habitants.

La population croît depuis les années quatre-vingt. Selon le recensement de 2007[26], 31% de la population a moins de 25 ans, 49% se situe entre 25 et 64 ans, et 20% a plus de 65 ans. Selon ce même recensement, 70% de la population active ne travaille pas sur la commune.
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
[modifier] Vie locale
Située dans l'Académie de Nantes, l'école publique a été construite en 1870, et intégrée à la mairie dans un vaste bâtiment. Il existe aussi une école privée. Il n'y a pas de collège ; Les enfants vont pour la plupart à celui de Chalonnes-sur-Loire.
Sont présents sur la commune une bibliothèque, une poste, une maison de retraite, un centre de secours. La bibliothèque possède un fonds spécifique en Poésie comprenant 2800 livres et revues. Chaque année, début juillet, a lieu le marché de la poésie. Plusieurs auteurs et éditeurs font le déplacement pour proposer leurs recueils.
On y trouve aussi plusieurs infrastructures sportives (piscine, stade, tennis, etc) et on y pratique la boule de fort, jeu typique de l'Anjou inscrit au patrimoine ligérien[29].
La plupart des professionnels de la santé se trouvent à Chalonnes-sur-Loire, où l'on trouve l'hôpital local, ainsi qu'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes[30].
La collecte des ordures ménagères (collecte sélective) est gérée par la Communauté de Communes Loire-Layon (SYCTOM du Loire-Béconnais)[31].
Durant tout l'été des manifestations sont organisées sur la commune : course VTT La Rochefortiche, fête des moules, feu d'artifice... et le 3eme dimanche d'octobre, la Randonnée des vendanges.
[modifier] Économie
[modifier] Tissu économique
En plus d'une agriculture fortement implantée, la commune possède de nombreuses petites entreprises. Outre des capacités d'accueil et des espaces extérieurs, on y trouve plusieurs commerces (épicerie, boulangeries, boucherie et charcuterie, pharmacie, etc). Le tourisme représente également une activité importante.
Sur 220 établissements présents sur la commune à fin 2009, 29 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 18 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 41 % de celui du commerce et des services et 12 % du secteur de l'administration et de la santé[32].
[modifier] Agriculture
Comme dans le reste du département, l'agriculture est fortement implanté à Rochefort, dont la viticulture qui représente la première activité agricole.
Rochefort-sur-Loire se trouve dans la zone des vignobles du Val de Loire. Liste des AOC[33] présentes sur le territoire :
- AOC AOP Anjou blanc, Anjou gamay, Anjou gamay nouveau ou primeur, Anjou rouge, Anjou Villages, Cabernet d'Anjou, Cabernet d'Anjou nouveau ou primeur, Coteaux du Layon, Coteaux du Layon Sélection de grains nobles, Rosé d'Anjou, Rosé d'Anjou nouveau ou primeur, Rosé de Loire,
- AOC AOP Coteaux du Layon Chaume, Coteaux du Layon Rochefort-sur-Loire, Coteaux du Layon Rochefort-sur-Loire Sélection de grains nobles, Quarts de Chaume[34],
- AOC AOP Anjou mousseux blanc, Anjou mousseux rosé, Crémant de Loire blanc, Crémant de Loire rosé, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire blanc, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire rosé,
- AOC Maine-Anjou, IGP Bœuf du Maine, Volailles de Cholet, Volailles d’Ancenis, Brioche vendéenne.
[modifier] Tourisme
Rochefort-sur-Loire possède des capacités d'accueil (camping, hôtel, gites) et des espaces extérieurs (plage de sable, étang et aire de pique-nique). Proche d'Angers, la plage est connue depuis très longtemps des citadins.
L'étang et les bords du Louet permettent d'y pratiquer la pêche. On y trouve aussi une guinguette.
En juillet et août il est possible de passer la Loire par bac pour rejoindre La Possonnière (rive nord de la Loire). Destiné aux piétons, le bac utilisé est un fûtreau, bateau de Loire de type traditionnel.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Sites classés
On y rencontre de nombreux ouvrages historiques, dont les trois châteaux qui constituaient la cité initiale de Rochefort : Dieusie (XIIe siècle), St-Offange (XIIIe siècle) et St-Symphorien. La commune comporte plusieurs inscriptions au Patrimoine[35], dont un monument historique et trois sites protégés[36] :
- Église Sainte-Croix (XIIIe et XVIe siècles), possédant une miséricorde, monument historique inscrit en totalité par arrêté du 04/02/2008 (PA49000075).
- Rochers de Saint-Offange, de Saint-Symphorien, de Dieusie et leurs abords, site protégé inscrit par arrêté du 20/07/1943, abrogé par l’arrêté de classement du site de La Corniche Angevine en date du 11 Février 2003.
- Corniche Angevine, comportant des panoramas sur les vallées de la Loire et du Layon, et les hameaux La Haie-Longue et Ardenay[18], site protégé classé par arrêté du 11/02/2003.
- Site formé par la confluence et les coteaux angevins, concerne notamment les communes de Béhuard, Savennières, Denée et Rochefort, site protégé classé par arrêté du 23/02/2010.
Autres monuments inventoriés (Inventaire général du patrimoine culturel) :
- Chapelle Saint-Symphorien du XVIIIe siècle,
- Demeure dite logis du Martreau du XVIIIe siècle,
- Maison place de l'Eglise des XVe et XVIe siècles,
- Maison rue de la Grande-Cour du XVIIIe siècle,
- Maison dite la Cour de Pierre des XVe XVIe et XVIIIe siècles,
- Maison rue Haute-du-Martreau du XVIIIe siècle,
- Deux maisons place du Pilory des XVIe et XVIIe siècles,
- Manoir dit château du Pilory des XVe XVIe et XVIIIe siècles,
- Manoir de la Voie au chemin-des-Loges du XVIe siècle.
[modifier] Autres lieux
Sur la commune se trouve également un émetteur de Radiodiffusion d'une hauteur de 102 mètres.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Arnaud Assoumani, champion paralympique et recordman du monde du saut en longueur (Pékin 2008), a grandi à Rochefort.
- Jean Bouhier, poète français, réfugié à Rochefort en juin 1939, il s'y installe et fonde l'École de Rochefort en 1941.
- René Guy Cadou, poète français, participe aux réunions de jeunes poètes initiées par Jean Bouhier et Pierre Penon.
- René Gasnier, aviateur français, pionnier de l’aviation, fit ses premiers vols dans la vallée de Rochefort.
- Famille Saint Offange, implantée en Anjou dès la fin du XIVe siècle, et propriétaires de nombreux domaines, dont le château qui porte leur nom.
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Rochefort (49), consulté le 20 novembre 2011 - EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Rochefort, indiquant une superficie de 2 780 ha et une altitude de 12 m / 104 m, consulté le 10 août 2010. L'édition révisée de 1989 du Célestin Port (op. cit.) indique quant à elle une superficie de 2 779 ha, et le site de la ville (Présentation de Rochefort) une superficie de 2 780 ha.
- BDF49, Coteaux du Layon, consulté le 16 août 2010
- IGN et BRGM, Géoportail Rochefort (49), consulté le 12 août 2010
- Dossier communal, arrêté préfectoral CAB SIDPC 2006 103
- DREAL Pays de la Loire, Données environnementales GéoSource, Liste des zonages recensés sur la commune de Rochefort, consultée le 27 avril 2010
- Site formé par la confluence Maine-Loire et les coteaux angevins : décret du 23 février 2010 classant parmi les sites du département de Maine-et-Loire l'ensemble formé par la confluence Maine-Loire et les coteaux angevins sur le territoire des communes d'Angers, Béhuard, Bouchemaine, Denée, La Possonnière, Murs-Erigné, Rochefort-sur-Loire, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Saint-Jean-de-la-Croix et Savennières.
- Comité Météorologique Départemental, Le Climat de Maine-et-Loire, consulté le 23 septembre 2010
- Réseau interurbain de Maine-et-Loire, Réseau AnjouBus, consulté le 16 novembre 2011
- Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, Lachèse & Dolbeau, 1878, t. 3 p. 284 et suivantes - selon ses travaux faits au XIXe siècle sur les archives anciennes.
- École des hautes études en sciences sociales, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Notice communale de Rochefort, consultée le 21 novembre 2011 - Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
- Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements, 2005, p. 140 et 171
- Armorial des communes de Maine-et-Loire. Le blason des communes de l'Anjou de Gérard Byron-Clouzard.
- Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874-1878, Édition révisée de 1989 par André Sarazin et Pascal Tellier, t. 3, p. 467 et suivantes
- P.Wagret J.Boussard J.Levron S. Mailliard-Bourdillon, Visages de l'Anjou, Horizons de France, 1951, p. 58 61 66 et 68
- Jean-François Bodin, Recherches historiques sur l'Anjou, 2e éd., Cosnier et Lachèse, 1847, p. 207
- Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, 2e édition, 1843-1865
- BDF49, La corniche angevine, consulté le 16 août 2010
- Nombre de conseillers municipaux sur le Code général des collectivités territoriales
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
- Calendrier des recensements des communes du département de Maine-et-Loire, Insee. Consulté le 3 juillet 2011
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues
- EHESS, population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE, population depuis le recensement de 1962
- Rochefort-sur-Loire sur le site de l'Insee. Consulté le 25 septembre 2010.
- Évolution et structure de la population à Rochefort-sur-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 20 mars 2011
- Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 14 mars 2011
- BDF49, La boule de fort, consulté le 17 décembre 2006
- Fédération Hospitalière de France, Hôpital local (Chalonnes-sur-Loire), consulté le 5 octobre 2011
- Communauté de communes, Loire-Layon, consulté le 16 novembre 2011
- INSEE, Statistiques locales du territoire de Rochefort, consultées le 22 novembre 2011
- AOC Appellation d'origine contrôlée (FR), AOP Appellation d'origine protégée (CE), IGP Indication géographique protégée (CE) - INAO, Fiche de Rochefort, consultée le 23 septembre 2010
- Quarts de Chaume : Décret n° 2009-1217 du 9 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée, consulté le 25 septembre 2010.
- Ministère de la Culture, Monuments historiques et Inventaire général du patrimoine culturel, base Mérimée, consultée le 18 septembre 2010
- Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Rochefort, consultée le 22 novembre 2011