La Chapelle-Saint-Mesmin

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La Chapelle-Saint-Mesmin
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de La Chapelle-Saint-Mesmin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Ingré
Intercommunalité Agglomération Orléans Val de Loire
Maire
Mandat
Nicolas Bonneau
2014-2020
Code postal 45380
Code commune 45075
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
9 800 hab. (2011)
Densité 1 094 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 26″ N 1° 50′ 27″ E / 47.8905555556, 1.8408333333347° 53′ 26″ Nord 1° 50′ 27″ Est / 47.8905555556, 1.84083333333  
Altitude Min. 87 m – Max. 113 m
Superficie 8,96 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lachapellesaintmesmin.fr

La Chapelle-Saint-Mesmin est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Elle est limitrophe de la Beauce et fait partie de la région naturelle du Val de Loire. Elle s'inscrit dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans. Elle est l'une des 22 communes de la communauté d'agglomération Orléans Val de Loire (L'AgglO) et accueille l'usine de production du verre Duralex.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5,5 km à l'ouest d'Orléans[1] sur la rive nord de la Loire et à 114,5 km au sud-sud-ouest de Paris[2].

On peut découper le territoire communal en cinq grandes bandes parallèles orientées sud-ouest nord-est et définies par successivement cinq grandes frontières qui modèlent la commune :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin et des communes limitrophes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 896 hectares ; son altitude varie entre 87 et 113 mètres[3].

Vue de La Chapelle Saint-Mesmin de la rive opposée au XIXe siècle

La commune est située au dessus de la nappe aquifère de Beauce. En dehors du Val de La Chapelle (lit majeur du fleuve), le sol est constitué les 40 premiers centimètres d'une assez bonne terre agricole, plus ou moins argilo-calcaire ou sableuse selon les endroits de la commune.

Le sous-sol, selon une lithologie du Bureau de recherches géologiques et minières au niveau du forage de l'ancien château d'eau de la commune[4], est composé successivement de tuf crayeux en partie haute, puis de calcaire de Beauce fissuré, de silico-calcaire, à nouveau de tuf crayeux, de marne calcaire avec présence de rognons de silex, puis à nouveau de marne et calcaire grisâtre, puis de calcaire très dur avec passage de marnes, puis à nouveau de marne et calcaire grisâtre, puis de calcaire à silex et quartz, puis enfin entre 76 et 84 mètres de profondeur de marne argileuse.

La commune peut se diviser en deux grands ensembles, d'une part le lit du fleuve (lit mineur) et le val de la Chapelle (le lit majeur du fleuve) soit un total d'un peu moins de 2 km² environ et d'autre part, au delà du coteau, l'extrémité du plateau de la Beauce. Cette partie de la commune plus élevée que le val est relativement plate mais reste légèrement modelée sur un axe nord-sud par l'ancienne rivière des bois, aujourd'hui busée.

Le val, situé dans le lit majeur du fleuve, est limité au nord par un coteau de faible hauteur. Il occupe une surface d'un peu plus d'1 km²[5].

Le val de la Chapelle s'étend sur 6 km de long pour quelques centaines de mètres (au maximum 750 m environ) de large, depuis les contre-bas du Bourg ancien de La Chapelle et du lieu-dit Monteloup, jusqu'à l'extrémité est de la commune de Saint-Ay après avoir occupé toute la partie sud de Chaingy.

Cette partie de la commune est soumise par définition à des risques d'inondations bien qu'une partie de ce val inconstructible soit protégée par des levées. Il est composé principalement d'espaces boisés et agricoles. On y trouve malgré tout une station d'épuration importante de l'agglomération orléanaise et quelques habitations.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rollin[modifier | modifier le code]

Au pied du coteau coule parfois un petit ruisseau, le Rollin[6], qui prend sa source en contrebas du château du même nom, le château du Rollin, situé en surplomb vers le milieu du val, pour se jeter dans la Loire à l'extrémité du val de la Chapelle à Saint-Ay un peu moins de trois kilomètres plus loin.

La Rivière des Bois[modifier | modifier le code]

Le cours de la rivière des Bois trouvait ses origines probablement dans les bois d'Ingré et de Bucy-Saint-Liphard au nord ouest de la commune. Depuis le nord de la verrerie Duralex, elle traversait du nord au sud la commune, passant par l'actuel lotissement des Vallées, l'ancienne Route Nationale à la hauteur de l'actuel magasin Intermarché, puis contournait le promontoire de Monteloup en contournant également le lieu-dit du Petit Courant, pour se jeter dans la Loire un peu avant les Vaussouduns et l'actuel terrain de bicross où l'on peut observer des ouvrages de déversement en service lorsqu'il pleut.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les autoroutes A10 et A71 traversent le territoire de la commune, l'entrée/sortie no 1 de cette dernière, nommée "Orléans-Centre", permet l'accès vers le centre-ville d'Orléans à partir des deux autoroutes.

L'ancienne route nationale 152, déclassée en route départementale 2152 dans le Loiret notamment, traverse La Chapelle-Saint-Mesmin d'est en ouest depuis le centre d'Orléans vers Beaugency, Blois, Tours, jusqu'à Angers mais l'autoroute A10 la double parallèlement au nord de la commune ; c'est donc aujourd'hui une voie locale de desserte et de transit. La route départementale 2552 permet de rejoindre l'entrée/sortie de l'autoroute et la tangentielle (rocade nord de l'agglomération Orléanaise) depuis l'est de la commune.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par la ligne B du tramway.

Le Tram B termine son parcours sur le territoire de la commune. Le terminus ouest nommé Georges Pompidou est la seule station présente sur la commune. Elle est située sur l'avenue du même nom, à la limite avec les villes d'Ingré et Saint Jean de la Ruelle. Le trajet LA CHAPELLE/ORLEANS centre-ville s'effectue en 14 minutes[7].

En tant que membre de la Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire, La Chapelle-Saint-Mesmin est desservie par les ligne de bus du réseau TAO : lignes 2 et 3, ligne 17 et ligne 40.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare ferroviaire de La Chapelle St-Mesmin

Certains trains de la ligne TER Centre no 3[8] (Tours, blois-Chambord, Orléans) s'arrêtent en gare de La Chapelle-Saint-Mesmin[9]. La ville est desservie en semaine par 6 TER en direction d'Orléans et par 5 TER en direction de BLOIS. Le trajet LA CHAPELLE/ORLEANS centre-ville s'effectue en 8 minutes[10].

La démolition du bâtiment historique de la gare identique à d'autres gares construites sur la ligne (ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean n°570 000), a donné lieu, il y a plusieurs années, à une forte mobilisation des Chapellois pour sauver en vain leur gare, mais l'arrêt subsiste ainsi qu'un parking et un parc à vélos.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

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Outre le bourg, le territoire de la commune compte plusieurs Lieux-dits et écarts dont la plupart sont répertoriés dans l'édition géoportail de l'IGN 1/25000[11].

La plupart de ces noms désignait à l'origine des espaces agricoles, un groupe de parcelles, des champs plus ou moins vastes ou découpés, tels que : les Fleuriots, les Forges, les Chesnats, le Bas du Part. Plusieurs désignent encore des regroupements anciens de fermes le long d'une rue ou chemin constituant une sorte de hameau ou village (structure que l'on retrouve dans les communes rurales avoisinantes) tels que : Pailly, Orentay. Certains désignent des groupes d'habitations ou des espaces agricoles le long de la Route Nationale : la Guide par exemple, usage adapté peut-être d'un passé rural ou bien création lors du développement de cette urbanisation. Un nombre assez important désigne des petits châteaux ou belles demeures bourgeoises souvent entourées d'un domaine important et qui se trouvent presque toutes en surplomb du coteau sur le val ou la Loire, par exemple : l'Ardoise. Des toponymes anciens qui désignent aujourd'hui des nouveaux quartiers, tels que : les Chesnats, les Vallées, ou Béraire qui désigne actuellement un complexe socioculturel de la commune (Béraire étant l'ancien nom de la bourgade avant qu'elle ne s'appelle La Chapelle-Saint-Mesmin).

Les noms d'un grand nombre de rues de la commune témoignent encore aujourd'hui d'une riche histoire du développement rural ancien de La Chapelle qui prend une forme caractéristique des communes environnantes tels que à Ingré ou Huisseau-sur-Mauves : notamment des fermes regroupées linéairement en hameaux structurés autour d'une rue ou chemin. (voir à Ingré, le lieu-dit de Chivache par exemple ou à la Chapelle le lieu-dit remarquable de Pailly).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 091, alors qu'il était de 3 561 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 94,4 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 68,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,9 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 69,6 %, sans changement par rapport à 1999. La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 11,4 % en légère baisse par rapport à 1999 (11,5 %)[I 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie du chantier de fouilles archéologiques des Chesnats en mai 2012

Un site préhistorique du Paléolithique supérieur a été trouvé au lieu-dit Monteloup[12].

Un site gallo-romain a été découvert au lieu-dit des Chesnats : l'aménagement d'un nouveau lotissement dans le quartier dit les Chesnats a permis la mise à jour, grâce aux fouilles archéologiques entre 2009 et 2012, d'un site historique retraçant ainsi 1 000 ans d'histoire d'un village du haut Moyen Âge (du Ie au XIe siècle). Ce site archéologique est considéré actuellement comme l'un des plus importants en France pour cette période[13]. Suite aux fouilles, la commune a mis en place une exposition, en octobre/novembre 2012, afin de présenter à ses habitants et à ceux de l'agglomération l'ampleur des découvertes réalisées[14].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

La légende veut qu'aux environs du VIe siècle, Saint Mesmin, qui établit un monastère à Micy, de l'autre côté de la Loire, y combattit un dragon à Béraire (premier nom de la bourgade), donnant son nom à ce lieu.

Autour de la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1787, un certain Pierre Moreau est délégué aux États généraux.

Du début du XXe siècle à la période contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis la Libération, six maires se sont succédé :

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Bergerard    
1947 1951 Maurice Lalière    
1954 1977 Aurélien Hatton    
1977 1989 Pierre Grard    
1989 1995 Jean-Marc Bernard PS  
1995 2008 Michel Tescher UMP chirurgien
2008 en cours Nicolas Bonneau PS  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales La Chapelle-Saint-Mesmin Maire Nicolas Bonneau 2014 2020
Cantonales Ingré Conseiller général Michel Guerin 16 mars 2008 2015
Législatives 2e circonscription Député Serge Grouard 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris[16].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Saint-Mesmin est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 175 1 324 1 270 1 267 1 282 1 241 1 271 1 366 1 452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 694 1 848 1 858 1 775 1 727 1 756 1 736 1 822 1 696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 662 1 517 1 553 1 277 1 388 1 647 1 913 2 162 2 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 748 5 143 6 482 7 801 8 207 8 967 9 282 9 800 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois groupes scolaires (élémentaire, maternelle) Jean-Vilar (1952), Bel-Air (1971), Les Vallées (1981 et 1994) et d'un collège[20].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête du vin doux, fin septembre, depuis 1977.
  • Le festival "Balade en musiques" en juin depuis 2008.
    Festival Balade en Musiques
  • Les fêtes d'automne en octobre depuis 2008 appelé désormais "Festival E Chap & Vous!".
  • Les éditions du festival national d'opéras pour enfants se sont déroulées chaque année de 1990 à 2002[21].
  • Le festival Geek Faëries (2010-2012) ;
  • La fête des Duits[22], depuis l'été 2014, permet de créer en bord de Loire et dans le parc de la Solitude, un espace culturel original, voué à la légende du Dragon de Saint-Mesmin et à la création artistique[23].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs de la ville sont regroupés au sein de l'Union sportive chapelloise.

La commune dispose de deux gymnases : Jean-Sadoul et Aurélien Hatton et d'une piscine municipale construite en 1973 et réhabilitée en 2011[20].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 401 €, ce qui plaçait la commune au 8 623e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[24].

En 2009, 33,6 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 031 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,4 % d'actifs dont 68,6 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs[I 5].

On comptait 3 450 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 972 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 163, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 82,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre que quatre emplois pour cinq habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, La Chapelle-Saint-Mesmin comptait 578 établissements : 7 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 35 dans l'industrie, 67 dans la construction, 401 dans le commerce-transports-services divers et 68 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 54 entreprises ont été créées à La Chapelle-Saint-Mesmin[I 8], dont 28 par des autoentrepreneurs[I 9].

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune a connu une époque d'activité industrielle plus importante que celle qui persiste en 2014 :

  • La verrerie Duralex[25], emploie aujourd'hui environ 200 personnes mais elle a employé jusqu'à plus de 1600 personnes à la fin des années 1960 [réf. souhaitée]. Cette verrerie, créée en 1927 par un vinaigrier, a appartenu également au parfumeur François Coty, sous le nom de société des verreries de La Chapelle-Saint-Mesmin. Elle servait alors à fabriquer des flacons de parfum. Elle a été acquise par Saint-Gobain en 1934. Certains entrepôts à l'est au lieu-dit des Forges ont été cédés à d'autres entreprises depuis l'avènement des flux tendus. Mais la vaisselle trempée Duralex "incassable" fabriquée sur place qui équipe encore de nombreuses cuisines de collectivités (cantines, self, hôtels, etc. et est vendue au détail) continue d'être exportée dans plus de 100 pays du monde. Ceci malgré l'installation d'usines similaires du prototype hyper performant Chapellois par le groupe Saint-Gobain dans d'autres pays et après des licenciements massifs à La Chapelle dans les années 1980 accompagnés d'importants mouvements sociaux. La vaisselle Duralex modèle de design industrielle du XXe siècle est présente au "MoMa Store", boutique du Musée of Modern Art de New York. Le verre "Picardie" Duralex apparait dans le 23e opus de la saga James Bond, Skyfall.
  • Une importante entreprise Michelin a aussi existé au sud-est de l'actuelle verrerie Duralex ayant atteint des effectifs analogues [réf. souhaitée]. Il ne reste de l'usine Michelin que quelques traces, elle laisse place à une zone pavillonnaire ainsi qu'au siège social du groupe Mr Bricolage.
  • La présence de la conserverie de légumes Maingourd (groupe CECAB: D'aucy-Maingourd-Depenne[26] ...) située en face de l'entrée sortie des autoroutes A10 et A71 à l'extrémité sud-est de ce secteur industriel de la commune est également notable.

Il subsiste donc encore un réel secteur industriel entre l'usine Duralex (dotée d'une imposante cheminée) et l'autoroute A71 au lieu-dit des Hauts Champs, ce secteur est par ailleurs connexe à la zone industrielle d'Ingré/ Saint-Jean de la Ruelle (communes limitrophes) et est très bien desservie par les infrastructures autoroutières.

Petite entreprise et artisanat[modifier | modifier le code]

Une zone artisanale et de PME à connu un développement important dans les dernières décennies au nord de l'entrée ouest de la commune au lieu dit de l'Orme au Loup, en extrême limite de l'agglomération continue orléanaise. Cette zone d'activité semble devoir rejoindre un jour la zone d'activité de Chaingy située sur cette commune limitrophe mais néanmoins séparée de l'agglomération continue des environs d'Orléans par un peu moins d'un kilomètre d'espaces agricoles de grandes cultures.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le Marché de Béraire

Le marché de Béraire, créé en 2009, a lieu le samedi matin de 8h à 13h devant l’Espace Béraire. C'est un marché à dominante alimentaire qui compte 30 commerçants et producteurs[27].

Les petits commerces et moyennes surfaces se trouvent principalement le long de l'ancienne Route Nationale (route de Blois, rue Nationale, route d'Orléans), créant des micro-centralités le long de cet axe et lui conférant une certaine animation malgré le flux important de véhicule.

La place du Bourg, anciennement commerçante, ne compte plus qu'un bistrot.

Une offre d'hostellerie diversifiée existe principalement à proximité de l'entrée des autoroute A10 et A71 (entrée/ sortie Orléans-Centre) et sur la Route d'Orléans.

Secteur des services[modifier | modifier le code]

  • Le Château des Hauts a été vendu en 2012 par le conseil général du Loiret à la société d'informatique Pentalog qui en a entrepris la rénovation[28] pour en en faire son siège[29].
  • Le siège social du groupe Mr Bricolage est implanté sur la commune de La Chapelle-St-Mesmin depuis 2000 en lieu et place de l'ancienne usine Michelin dans la zone industrielle. Il regroupe plus de 340 collaborateurs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Mesmin.

L’église Saint-Mesmin des XIe et XIIe siècles[30]

La grotte du dragon, située juste en-dessous de la Villa Béraire (Villa Berarius), en surplomb de la Loire, aurait été le repère d'un dragon (considéré comme le symbole du paganisme) tué par Saint Mesmin l'ancien. Ce dernier y fut enterré à sa mort en 520. Afin d'honorer sa mémoire, une chapelle fut construite juste au-dessus de la grotte à l'emplacement de la villa. Le village Béraire prit alors le nom de La Chapelle Saint-Mesmin. Pendant les guerres de religion, la grotte fut murée puis oubliée. Ce n'est qu'en 1856 que la grotte fut retrouvée par Ernest Pillon, archéologue[31];

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Château des Hauts, loué en 1801 par Mademoiselle Raucourt, propriété ensuite de l'Evêché d'Orléans, puis du conseil général, a été racheté par une société d'informatique pour en faire son siège[28]. En 1870, à la chute de l'Empire, Mgr Félix Dupanloup y réunit les héritiers du trône de France afin de tenter de rétablir la monarchie[32].
  • Le Petit château abrite aujourd'hui la mairie. Bâtiment du XVIIIe siècle, initialement appelé Petit Château (pour le distinguer du Château des Hauts) propriété jusqu'en 1823 de Louis Ripault, savant orientaliste ayant participé à la Campagne d’Égypte sous Bonaparte, puis en 1853 lorsqu'il sert d'hospice tenu par la Communauté des Religieuses Hospitalières, transformé en maison de retraite en 1902, puis en établissement de convalescence en 1948 (Notre Dame de La Solitude) avant d'être racheté en 1996 par la municipalité[33]. Une magnifique fresque marquetée, commandée à l'artiste Yann Hervis[34] par la ville, est exposée dans la salle des mariages[35] . Elle représente les moments phares de l'histoire de la commune en conciliant passé, présent et avenir.
  • La maison de retraite Paul Gauguin, actuellement propriété de l'Hôpital d'Orléans, constituait, de 1846 à 1906, le Petit Séminaire, école secondaire religieuse dépendant du Séminaire d'Orléans. Créé par Mgr Jean-Jacques Fayet en 1844 et développé par Mgr Félix Dupanloup, tous les deux évêques d'Orléans, il a compté jusqu'à 300 élèves. Considéré à l'époque comme un établissement d'un très haut niveau et jouissant d'une réputation internationale, dans lequel de nombreux personnages célèbres ont suivi leurs études (voir plus bas Personnalités liés à la commune), il était surnommé par Alfred de Falloux "le Palais de l'Education"[36].
  • La gare de La Chapelle-Saint-Mesmin
  • Le pont de l'A71 sur la Loire, pont autoroutier en béton précontraint entre la commune et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs équipements culturels[40] :

Vue du parc de l'Espace Béraire
  • Bibliothèque Municipale Louis ROUILLY

Environ 30 000 documents sont mis à la disposition des lecteurs. Il est proposé un portage à domicile de livres destiné tout particulièrement aux personnes âgées, handicapées ou malades.

  • École Municipale de Musique, de Danse et de Théâtre

Disciplines : formation musicale, piano, violon, guitare, flûte traversière, clarinette, saxophone, trompette, cor d’harmonie, trombone, tuba, percussions, batterie, chorales, orchestres, danse classique, Modern’jazz et Théâtre

  • L'Espace Béraire, complexe culturel et lieu de diffusion, a été édifié en 1986[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Chapelle-Saint-Mesmin

Les armes de La Chapelle-Saint-Mesmin se blasonnent ainsi :

D'azur à la croix componée d'argent et de gueules de neuf pièces, cantonnée de quatre fleurs de lys d'or[46].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Chapelle-Saint-Mesmin, des siècles d'histoire de Catherine Thion, Maury imprimeur, édité par la Ville de La Chapelle-Saint-Mesmin en 2007 ISBN 9782952901703
  • Histoire de l'Abbaye de Micy-Saint-Mesmin Lez-Orléans (502-1790), son influence religieuse et sociale par l'Abbé Eugène Jarossay, Édité par M. MARRON en 1902, Orléans, réédité en 2010 par Kessinger Publishing ISBN 9781167713569. Disponible sur le site de University of Toronto Libraries : https://archive.org/details/histoiredelabbay00jaro
  • Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Editeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913, 450 pages. Réédité en 2010 par Kessinger Publishing (ISBN 1166792625 et 978-1166792626)
  • Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin Le site, l'histoire, l'oeuvre, Libraire-Editeur : H. Herluison, Orléans, début XX°, 32 pages
  • Le Bulletin du Groupe d'Histoire Locale Chapellois, annuel

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Chapelle-Saint-Mesmin" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 4 août 2014).
  2. « Orthodromie entre "Chapelle-Saint-Mesmin" et "Paris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 4 août 2014).
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « fiche du BRGM, lithologie (composition détaillée de la formation "Calcaire de Beauce") au niveau du forage à 84 mètres de profondeur (de 106,60 NGF à 23 NGF) de l'ancien Château d'Eau communal créé en 1937 », sur http://www.ades.eaufrance.fr/FichePtEau.aspx?code=03635X0005/FAEP1&type_pt_eau=2#donnees_qualitometre,‎ date du document BRGM (lithologie du forage) inconnue (consulté le 30 juillet 2014)
  5. Calculs de surfaces effectués sur Géoportail.
  6. « Fiche cours d'eau "le Rollin" (K4404000) du Sandre », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/,‎ 2 août 2012 (consulté le 30 juillet 2014)
  7. http://www.reseau-tao.fr/me-deplacer/les-horaires/rechercher-une-fiche-horaire/#searchtc3001
  8. « fiche horaire ligne TER Centre n°3 », sur www.ter.sncf.com,‎ du 15 décembre 2013 au 13 décembre 2014 (consulté le 3 août 2014)
  9. « gare de La-Chapelle-Saint-Mesmin », sur www.ter.sncf.com
  10. http://www.ville-lachapellesaintmesmin.fr/dynamique/Ressource.aspx?idrubrique=53
  11. « cadrage sur La Chapelle », sur http://geoportail.fr,‎ 30 juillet 2014 (consulté le 30 juillet 2014)
  12. André Nouel, « Une Station du Paléolithique supérieur à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) », Bulletin de la Société préhistorique de France, t. 34, no 9,‎ 1937, p. 379-387 (lire en ligne).
  13. Page 2 de l'ouvrage "Archéologie en Région Centre" 2013 no 2 publication de la DRAC Centre ISSN: 1243-8499 http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/90480/676686/file/Arch%C3%A9ologie_en_r%C3%A9gion_Centre_2014_2.pdf
  14. http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/DRAC-Centre/Ressources-documentaires/Publications/Nos-collections/Archeologie-en-region-Centre
  15. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  16. Palmarès des villes et villages fleuris dans le Loiret. Consultation : janvier 2009.
  17. https://sites.google.com/site/cjlcsm/home/ville-jumelle/newhaven
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. a, b et c http://www.ville-lachapellesaintmesmin.fr/dynamique/Ressource.aspx?idrubrique=50
  21. Site Opéra pour enfants. Consultation : juillet 2008.
  22. http://www.fetedesduits.fr/programme
  23. http://www.ville-lachapellesaintmesmin.fr/Accueil.aspx
  24. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  25. « émission "Comment ça va bien", France 2, 22 avril 2014 », sur http://www.youtube.com/,‎ 22 avril 2014 (consulté le 1er Août 2014)
  26. http://www.cecab.fr/gc_historique.html
  27. http://www.agglo-orleans.fr/la-chapelle-saint-mesmin-17.html
  28. a et b http://www.youtube.com/watch?v=Z3ms-QMYhZA
  29. https://en.wikipedia.org/wiki/Pentalog
  30. « L'église Saint-Mesmin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Histoire de l'Abbaye de Micy St-Mesmin
  32. Le Bulletin N°7 du Groupe d'Histoire Locale Chapellois, annuel (1990)
  33. La Solitude, un hospice chapellois devenu hôtel de ville, La République du Centre, édition Orléans, 25 août 2008, p. 11
  34. http://www.yann-hervis.com/
  35. a et b La Chapelle-Saint-Mesmin, des siècles d'histoire de Catherine Thion, Maury imprimeur, édité par la Ville de La Chapelle-Saint-Mesmin en 2007 ISBN 9782952901703
  36. a et b Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin Le site, l'histoire, l'oeuvre, Libraire-Editeur : H. Herluison, Orléans, début XX°, 32 pages
  37. http://www.ville-lachapellesaintmesmin.fr/dynamique/Ressource.aspx?idrubrique=49
  38. « Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret », sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 8 juin 2010)
  39. « Inventaire des ZNIEFF. Zone 6001. Secteur embouchure du Loiret », sur www.centre.ecologie.gouv.fr, Direction régionale de l'environnement Centre. Ministère français de l'écologie (consulté le 2 juillet 2010)
  40. http://www.ville-lachapellesaintmesmin.fr/dynamique/Ressource.aspx?idrubrique=75
  41. Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Editeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913
  42. Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Editeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913
  43. Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Editeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913, 450 pages
  44. http://data.bnf.fr/14803800/emile_rousseau/
  45. Coquel R, « Je pensais que je ne réussirais jamais », interview paru dans La République du Centre, le 23 juillet 2011 Liste des conseillers municipaux 2014-2020
  46. Site Web de la commune et Gaso. Consultation : juillet 2008.