Parc naturel régional de la Brenne
| Parc naturel régional de la Brenne |
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L'étang de la Mer Rouge, en Grande Brenne. |
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| Catégorie UICN | V (paysage terrestre/marin protégé) | ||
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| Identifiant | 20643 | ||
| Pays | France | ||
| Région | Centre | ||
| Département | Indre | ||
| Ville proche | Le Blanc | ||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 1 766,2 km2 | ||
| Population | 32 758 habitants en 2010 | ||
| Création | 22 décembre 1989 (création) 1er septembre 2010 (2e renouvellement) |
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| Classement | Ramsar (1991) | ||
| Administration | Fédération des parcs naturels régionaux de France | ||
| Nombre de communes | 51 | ||
| Site web | www.parc-naturel-brenne.fr | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le parc naturel régional de la Brenne (PNRB) est un parc naturel régional français, qui est située dans le département de l'Indre, en région Centre.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Régions naturelles [modifier]
Le parc s'étend sur trois[1] régions naturelles : la Brenne avec une superficie de 1 170,68 km2 sur 1 411 km2, le Boischaut Nord avec une superficie de 340,88 km2 sur 1 739,47 km2 et le Boischaut Sud avec une superficie de 254,64 km2 sur 2 285,27 km2.
Paysages [modifier]
Il dispose de six[2] grandes entités paysagères bien différentes : la Grande Brenne, la Petite Brenne, la Queue de Brenne, le Pays d'Azay, le Pays Blancois et le Boischaut Sud.
Grande Brenne [modifier]
La Grande Brenne est constituée d’une mosaïque de paysages où s’interpénètrent l’eau, les bois, les landes et les prairies parfois dominées par des buttons. Ceux-ci résultent de l’érosion des grès : les plus tendres se sont dégradés et ont produit les sables que l’on trouve en surface sur l’argile, les plus résistants ont formé les buttons. Les sols pauvres argilo-gréseux, difficiles à exploiter car trop humides en hiver et desséchés en été, expliquent la création des étangs (tous artificiels) et l’importance de l’élevage sur des terres peu propices à la culture.
Petite Brenne [modifier]
La Petite Brenne abrite également des étangs, mais ils sont moins nombreux qu’en grande Brenne et le plateau est recouvert d’un important manteau forestier. Le relief est intermédiaire entre les collines du Boischaut au sud-est, contrefort du Massif central, et le plateau Blancois au nord-ouest.
Queue de Brenne [modifier]
La Queue de Brenne comporte les mêmes caractéristiques pédologiques que la Grande Brenne. La seule différence est qu'il y a moins d'étangs. Elle se trouve à l'est du parc.
Pays d'Azay [modifier]
Le Pays d'Azay, est une zone de cultures rattachée à la région agricole du Boischaut Nord. La forêt de Preuilly et la vallée de la Claise sont les deux éléments paysagers principaux de cette entité. La vallée du Narçay crée une limite paysagère forte entre la Brenne encore bocagère et boisée et les zones de grandes cultures où les systèmes de haies ont disparu.
Pays Blancois [modifier]
Le Pays Blancois, fortement marqué par la présence de vallées entaillées dans le calcaire, marque la frontière entre le Berry et le Poitou. Les paysages y sont très variés avec des plateaux agricoles et des vallées alternant paysages jardinés, fonds prairiaux, falaises rocheuses et versants boisés marqués.
Boischaut Sud [modifier]
Le Boischaut Sud, est fortement cloisonnés par une maille bocagère encore dense, notamment dans les secteurs escarpés ; le relief colinéaire est assez marqué notamment au sud-est ; le réseau hydrographique est encaissé, constitué de cours d'eau (Anglin et affluents) et de quelques étangs ; on y trouve trois sous-entités, le bocage du Boischaut Sud (bocage dense) au sud-est, le bocage remembré des Terres Froides du Poitou (bocage ouvert) à l’ouest et le bocage de transition en cours d’ouverture au nord, ces trois grandes familles étant traversées par un système de vallées et de vallons.
Milieu naturel [modifier]
Flore [modifier]
La végétation des étangs[3], au sein des roselières, des herbiers, des groupements à nénuphar ou encore des rives sableuses dénudées se développent une quantité impressionnante d'espèces comme des Caldésies à feuilles de parnassie, Marsilée à quatre feuilles, Souchet de Michelie, Laîche de Bohème...
Les prairies[3] maigres et pelouses siliceuses des buttes de grès sont adaptée parfaitement à la sécheresse de l'été avec une végétation qui est particulièrement résistante à une forte chaleur. Dans les pelouses siliceuses, des buttes de grès développent des petits trèfles à affinité méditerranéenne, des Hélianthèmes en ombelle voire et des anémones pulsatille. Dans les prairies maigres, on rencontre la Sérapias langue, parfois en grand nombre.
Les landes à bruyère[3] accueillent dans les trouées le Glaïeul d'Illyrie, la Linaire de Pélissier. Dans les dépressions humides, des microtourbières à droséra à feuilles rondes ou encore la Grassette du Portugal.
Les pelouses[3] sur calcaires abritent un grand nombre d'espèces adaptées comme l'Astragale à feuilles de glycine. Les orchidées exigeantes en chaleur et en milieu calcaire trouvent une place de choix sur ces pelouses. Dans les pelouses sur calcaire, on dénombre plus de vingt espèces dont certaines sont protégées au niveau régional. De plus, en limite nord de répartition, on rencontre une multitude d'espèces végétales comme le trèfle strié, l'Érable de Montpellier, l'amélanchier, la campanule érine. Au final, on compte pas moins de 350 espèces végétales liées aux pelouses et lisières calcicoles. Se développer sur un milieu si difficile nécessite une capacité d'adaptation. Certaines espèces que l'on trouve là, ne se rencontrent que dans ce type de milieu : ainsi de petits arbres nains comme l'Hélianthème couché et la germandrée des montagnes, des plantes grasses comme certains orpins, des plantes annuelles à développement printanier au niveau des dalles rocheuses, des plantes parasites, des légumineuses...
Les forêts[3] d'ubac des vallées de la Creuse et de l'Anglin permettent aux fougères, Scolopendre et Dryopteris de pousser sur leurs pentes. Ponctuellement, sur les coteaux, se rencontrent des plantes de montagne issues du massif central : lys, scille fausse jacinthe, laîche digitée, renouée bistorte.
Les marais[3] sur calcaire dans les trouées du Choin et du Marisque, une flore originale très diversifiée s'offre aux regards : Parnassie des marais, épipactis des marais, Samole de Valérand et la fameuse Orchis de la Brenne.
Faune [modifier]
Environ 2 000 espèces d'insectes[4] sont référencées à ce jour, principalement des lépidoptères et des coléoptères. Sur une estimation d'environ 12 000 à 15 000 insectes potentiellement présents, on dénombre 61 espèces de libellules sur les 91 que compte la France, de belles populations de Cétoines et de Lucanes cerf-volant liées aux vieux chênes, ainsi que des papillons rares comme l'Azuré des mouillères, le Grand cuivré et le Damier de la succise.
Le parc compte 32 espèces de poissons[4], dont le lamproie de rivière, le lamproie marine et le lamproie de Planer. La suppression du barrage de Maisons rouges sur la Creuse, laisse espérer le retour du saumon...
En Brenne se rencontrent 15 des 28 espèces françaises d'amphibiens[4] dont le rarissime Pélobate brun, le Triton marbré, le Triton crêté et le Sonneur à ventre jaune. De belles populations de Grenouille verte, de rainette verte, de Crapaud calamite et de Pélodyte ponctué animent les étangs en période de reproduction.
Parmi les reptiles[4] présent dans le parc, l'animal emblématique est la Cistude d'Europe qui trouve ici un lieu de prédilection. Plusieurs dizaines de milliers d'individus font ainsi de la Brenne, la première région française pour cette espèce. Parmi les 9 autres espèces présentes, on note l'abondance de la Vipère aspic, des Couleuvre à collier, Couleuvre vipérine verte et jaune et du lézard vert occidental.
La Brenne figure au 4e rang des zones humides françaises d'importance internationale, selon la classification UICN, avec plus de 200 espèces d'oiseaux aquatiques[4] visibles au cours de l'année. Son intérêt concerne, avant tout, les espèces nicheuses (40) comme le Grèbe à cou noir, le Grand butor, le Blongios nain, le Busard des roseaux et la Guifette noire. En hivernage, les étangs retiennent régulièrement 12 000 canards, 600 grèbes, 3 000 foulques, 1 500 cormorans, 150 grandes aigrettes et 35 000 vanneaux auxquels viennent s'ajouter quelques Garrot à œil d'or, Harle piette, Harle bièvre, Fuligule nyroca et Pygargue à queue blanche. En période de migration, on observe de beaux passages de limicoles (Chevalier combattant, Barge à queue noire...) et de grues qui survolent la Brenne par milliers.
Il est possible d'observer jusqu'à 267 espèces d'oiseaux terrestres[4] nichant sur le parc comme l'Engoulevent d'Europe, la Bondrée apivore, l'Aigle botté, le Courlis cendré, l'Œdicnème criard, le Busard cendré et l'Outarde canepetière ainsi que dans les milieux agricoles, la Fauvette pitchou et le Busard Saint-Martin dans les landes.
Une des grandes caractéristiques de la Brenne est la présence de populations très importantes de grands mammifères[4] (cerf élaphe, chevreuil, sanglier en expansion). Dans les étangs, on observe un grand nombre de ragondins et rats musqués. Des espèces comme la genette d'Europe et le loir sur les vallées, le campagnol de Gerbe et de bonnes populations de chauves-souris sont aussi observables sur le territoire. À noter le retour de la loutre et du castor depuis quelques années.
Histoire [modifier]
Aux marges du Berry, la Brenne était une zone marécageuse infertile. Ne sachant qu'y faire pousser, les moines, au XIIe siècle, eurent l'idée d'y emprisonner les eaux et de créer de longs chapelets d'étangs. C'est l'aspect le plus frappant du paysage tel qu'on le voit aujourd'hui.
Le parc naturel régional de la Brenne fut créé le 22 décembre 1989[5], suite à une forte mobilisation des élus et acteurs locaux voulant réagir contre la dévitalisation de leur territoire. Il a été classée Ramsar en 1991. Le premier renouvellement à eu lieu le 10 septembre 1998[5], puis le deuxième le 1er septembre 2010[5].
Population [modifier]
Démographie [modifier]
Communes [modifier]
Le parc compte 51 communes[12], avec une superficie de 1 766,2 km2.
Culture [modifier]
Gastronomie [modifier]
Le Pouligny-saint-pierre est un fromage de chèvre, fabriqué dans le parc naturel.
Tourisme [modifier]
Missions et gestion [modifier]
Missions [modifier]
Les missions[13] du parc sont les suivantes :
- la protection et la gestion du patrimoine naturel, culturel et paysagé ;
- l'aménagement du territoire ;
- le développement économique et social ;
- l'accueil, l’éducation et l’information ;
- l'expérimentation.
Fonctionnement [modifier]
Le parc fonctionne[13] grâce à une structure bien définie.
Il y a tout d'abord :
- Syndicat mixte :
- il regroupe les communes, les communautés de communes, le département de l’Indre et la région Centre. Il veille à la mise en œuvre de la charte ;
- Comité syndical :
- les communes y sont représentées par au moins un délégué (2 au-delà de 1 000 hab), ainsi que le conseil général de l'Indre (6 délégués) et la région Centre (6 délégués). Il regroupe au total environ 70 délégués. Son travail est de voter le budget et prendre les grandes décisions, quant aux affaires courantes elles sont gérées par un bureau de 24 membres.
- Organes de concertation :
- les commissions de travail : 8 commissions associent les élus et les acteurs socio-économiques et associatifs. Elles proposent et suivent les projets et les actions,
- le conseil de développement durable : il évalue l’action du parc,
- le conseil scientifique : il est composé de scientifiques de différents horizons qui connaissent le territoire et qui peuvent conseiller ou expertiser ;
- Équipe technique :
- 25 personnes assurent la gestion de la structure, le montage, le suivi, l’animation et l’évaluation des différents projets ;
- Partenariats :
- c’est un appui sur les partenaires locaux pour mettre en œuvre la charte ;
- Budget :
- le syndicat mixte ne prélève pas d’impôt. Il vit des cotisations et participations de ses membres. Ainsi, en 2009, le fonctionnement courant est assuré par les cotisations des communes, du département de l’Indre, de la région Centre et du ministère de l’écologie et du développement durable.
Notes et références [modifier]
- Site du PNR de la Brenne : La région naturelle, consulté le 24 décembre 2011.
- Site du PNR de la Brenne : Paysages, consulté le 24 décembre 2011.
- Site du PNR de la Brenne : Flore et végétation, consulté le 24 décembre 2011.
- Site du PNR de la Brenne : Faune, consulté le 24 décembre 2011.
- Site du PNR de la Brenne : Présentation, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales de 1968 à 1999 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales 2006 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales 2007 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales 2008 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales 2009 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site de l'Insee : Populations légales 2010 des communes du département, consulté le 5 janvier 2013.
- Site du PNR de la Brenne : Organisation du territoire, consulté le 23 décembre 2011.
- Site du PNR de la Brenne : Qu'est-ce qu'un Parc ?, consulté le 24 décembre 2011.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Brenne (région naturelle)
- Brenne

- Liste des sites Ramsar de France
- Champagne berrichonne
- Boischaut Sud
- Boischaut Nord
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Brenne secrète, photographies de Fernand Michaud, texte de Jean-Marie Laclavetine, Maison du Parc régional de la Brenne.
- Terre de Brenne de Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen. Textes : Maurice Soutif (ISBN 978-2-9513174-3-7).
- La Brenne, carnets de photographes naturalistes, texte et photos Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen (ISBN 9782951317406).