Cadre noir
Le Cadre noir est un corps de cavaliers d'élite français, instructeurs à l'École nationale d'équitation (ou ENE) près de Saumur en Maine-et-Loire. La doctrine du Cadre noir, fixée par le général L’Hotte au XIXe siècle, est « le cheval calme, en avant, et droit ». L’équitation de tradition française, exercée principalement au Cadre noir, a été inscrite en 2011 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
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Origine du nom [modifier]
Dans la terminologie militaire, due aux guerres napoléoniennes, les cadres sont un ensemble de gradés chargés de l’encadrement de la troupe. Les sous-lieutenants formés à l’école de cavalerie de Saumur portent, à partir de 1876, un uniforme aux tons bleus, sombre en grande partie, plus ou moins défini : on les surnomme le « Cadre bleu »[1]. En 1888, est évoquée la possibilité d'appeler l’école le « cadre d’or », suivant les caractéristiques colorées des éperons, viroles de cravaches et les décorations du képi et de la tunique[1]. Le chef d’escadrons de Contade change la tenue en 1898 pour imposer le noir, autant par facilité d'intendance que pour suivre un effet de mode des plus fortunés parmi les élèves[1]. Le nom de « Cadre noir »[N 1] s'impose alors comme nom d’usage.
Jusque récemment, le Cadre noir s'appelait pour l’armée française « les écuyers du Manège de Saumur »[2] : c’est le 21 janvier 1986 que le Cadre noir gagne officiellement son nom en devenant un organisme officiel[2]. Jusque là, le nom n'était pas déposé ni protégé, seulement un usage : pour illustration, en 1986, l’école demande à deux entreprises locales de lui verser des subsides pour leur utilisation de ce nom, ce qui lui est refusé[1]. L’utilisation du surnom est ancienne, sa première mention remonte à 1900, où un chroniqueur de la revue Sport Universel Illustré utilise le terme de « Cadre noir »[2]. L’usage militaire est officialisé par le lieutenant-colonel de Saint-André, écuyer en chef de 1964 à 1972, qui fit son papier à en-tête au nom de « Cadre noir, l’écuyer en chef[1] » en lieu et place de « l'écuyer en chef du Manège » ou « Manège, l’écuyer en chef »[1].
Le Cadre noir est, en tous points un lieu unique au monde, tant par son fonctionnement que par son histoire. Napoléon Ier a dit en repartant d'une visite du Cadre noir en 1812 :
« Je suis choqué, de voir que l'on fait manger cette jeunesse appartenant aux meilleures familles de France dans des gamelles en fer battu, comme les soldats. L'École ne répond nullement à mon attente, et il faut qu'elle devienne le plus bel établissement du monde[3]. »
Histoire [modifier]
Le Cadre noir a toujours été associé historiquement à la ville de Saumur, le groupe de cavaliers d'élite a fait connaître son nom dans le monde entier[4].
Prémices [modifier]
À la fin du XVIe siècle, Henri IV missionne Philippe Duplessis-Mornay à Saumur pour y fonder une « université Protestante » au sein de laquelle une académie d'équitation est établie. L'académie d'équitation est dirigée par Monsieur de Saint-Vual[N 2],[1], formé à l'Académie catholique d'Angers selon les principes d'Antoine de Pluvinel. L'académie est fermée lors de la révocation de l’édit de Nantes.
En 1763, Louis XV réorganise la cavalerie française par l'intermédiaire du duc de Choiseul. Une école, gérée et encadrée par le « Corps royal des carabiniers », est créée à nouveau à Saumur pour accueillir les officiers de tous les régiments de Cavalerie. Elle fonctionnera jusqu'en 1788. Liée à l'histoire des monarques et des cours, à la fois prestige et privilège presque exclusif de la noblesse, la haute équitation subit par la suite les effets des conspirations et des guerres de l'empire[5].
XIXe siècle [modifier]
À la fin de l'année 1814, Louis XVIII crée à Saumur l’École d'instruction des troupes à cheval par ordonnance, en la transférant depuis Saint-Germain-en-Laye[6], où Napoléon avait créé le 8 mars 1809 une école spéciale de cavalerie pour former des cadres de régiments et ainsi fournir l'armée du pays constamment en guerre[7],[N 3]. En 1815, le général Levesque de La Ferrière est appelé à la diriger ; en même temps, les principes équestres de Jacques d'Auvergne, c'est-à-dire la recherche d'une équitation utilitaire sur un cheval droit[8], y sont appliqués sous l'influence du marquis Ducros de Chabanne[6].
Son activité allant décroissant à partir de 1822, cette école est régénérée par Charles X[N 4] sous le nom d’École royale de cavalerie en 1825[6]. Un manège militaire et un manège d'académie composent l'essentiel des structures[9]. Constitué d'écuyers civils, le manège académique est destiné à parfaire la formation équestre des officiers[5].
Le premier carrousel est présenté en 1828. Les écuyers exécutent les reprises de Sauteurs et d'Instructeurs. Lors de cette présentation, les écuyers sont déjà coiffés du Chapeau de Manège, aussi appelé Lampion ou Bicorne. M. Cordier introduit l'entrainement aux sauts tels qu'ils sont pratiqués à Versailles, et le travail aux piliers[6], d'abord réservés aux cavaliers les plus doués de l'école, les sauts s'imposent dans l'instruction comme test pour la solidité en selle[10]. À partir de 1830, avec la disparition de l'École de Versailles, Saumur devient la seule école dépositaire de la tradition équestre française[11]. En 1847, la forme des sauts est fixée et ne changera plus jusqu'à nos jours[10].
La couleur noire de l'uniforme est décidée sous le règne de Louis-Philippe pour différencier ses écuyers de ceux de l'« École de cavalerie », qui sont alors habillés en bleu. À partir de cette époque, l'école est le cadre presque exclusif des instructeurs d'équitation de l’École de cavalerie plus tard devenue l’École d'application de l'arme blindée et de cavalerie.
En 1865, la création de la Société hippique française marque la naissance de l'équitation de sport et l'année suivante, Alexis L'Hotte présente pour la première fois une reprise de manège et des sauts en liberté en dehors de Saumur (au palais de l'Industrie), dans le cadre d'un concours avec des cavaliers de l'école. En 1870, son successeur est sommé d'orienter l'école de Saumur vers davantage de pratiques sportives et en extérieur[12].
XXe siècle [modifier]
Au début du XXe siècle, le Cadre noir s'intéresse aux compétitions équestres récemment introduites aux Jeux olympiques, ses cavaliers vont peu à peu s'illustrer dans chacune des trois disciplines : dressage, saut d'obstacles et concours complet d'équitation, autrefois nommé military[13]. En 1919, le commandant Wattel donne au Cadre noir une nouvelle orientation plus moderne et sportive, trois ans plus tard, un centre de préparation aux épreuves sportives y est créé[14].
Avant les années 1970, l'école de Saumur n'est pas une école d'équitation pure comme l'est l'École de Versailles ou comme l'École de Vienne. C'est une école de cavalerie, où le cheval est utilisé surtout à des fins militaires. Le Cadre noir devient civil en 1968[réf. souhaitée]. En 1972, l’École nationale d'équitation est créée par décret (elle doit l'édification de sa doctrine à l'influence de deux chefs d'école du milieu du XIXe siècle) et le Cadre noir est rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports[5],[13], il commence à former les cadres enseignants d'équitation[15].
Au milieu des années 1970, il est envisagé de supprimer le Cadre noir, « jugé anachronique, inutile et trop coûteux ». L’État développe alors sa vocation diplomatique et promotionnelle, qui lui vaut d'être sauvé[16].
En 1984, deux femmes font leur entrée au Cadre noir[17] : Florence Labram, lauréate du cours de formation des instructeurs[17], et Mireille François, professeur au cercle parisien de « l'Étrier »[17]. Elles sont les premières femmes a pouvoir bénéficier de l'enseignement du Cadre noir[17].
Le 21 janvier 1986, le Cadre noir devient un organisme officiel et le nom apparaît pour la première fois dans un document officiel[2]. Jusque-là, l'armée française nommait le Cadre noir « les écuyers du Manège de Saumur »[2].
Depuis 1989, le directeur de l’école a toujours été un civil. Depuis 2010, cette école fait désormais partie de l'Institut français du cheval et de l'équitation. Ses membres sont composés majoritairement de civils mais aussi de militaires, neuf écuyers en 2006. Depuis 1996, le Cadre noir est décrit comme « l'ensemble du corps enseignant de l'école nationale d'équitation[réf. souhaitée] », ses membres sont sélectionnés sur leurs performances en équitation sportive et l'obtention du brevet d'état d'éducateur sportif du deuxième degré[18].
XXIe siècle [modifier]
Fin 2011, alors que la crise financière rend l'octroi de subventions à la filière équestre française de plus en plus difficile[19], l’équitation de tradition française, exercée principalement au Cadre noir, est inscrite par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[20],[21].
Fonctionnement et missions [modifier]
Le ministère de la Défense nationale détache 7 militaires pour intégrer le corps des 43 écuyers, c'est le ministre des Sports, après consultation de son homologue de la Défense, qui nomme l'écuyer en chef.
Au sein de l'Ecole Nationale d'Equitation, les écuyers du Cadre noir ont pour mission :
- de former les cadres enseignants de l’équitation, français et étrangers ;
- de soutenir et participer au développement du haut-niveau dans les trois disciplines olympiques, Dressage, Saut d'obstacles et Concours complet d'équitation ;
- de contribuer au maintien et au rayonnement de l'équitation française tant dans le domaine de la recherche et de la documentation que dans celui des pratiques et des présentations publiques qui ont pour objectif la mise en valeur de leurs savoir-faire.
Les écuyers, outre le travail de dressage traditionnel, travaillent aussi les sauts d'école, montés ou à pied. Ces sauts sont au nombre de trois :
- La courbette : « Le cheval se dresse vers le ciel, antérieurs ployés ; le cavalier garde sa position et se retrouve en arrière de la verticale »[22],
- La croupade : « le cheval exécute une ruade énergique en étendant complètement les membres postérieurs »,
- La cabriole : combinaison presque simultanée d'une courbette et d'une croupade.
Les sauts montés sont effectués sans étriers.
Écuyers [modifier]
Les écuyers forment un corps de cavaliers formateurs-experts en techniques équestres. Leurs rôles est de mettre en pratique les missions du Cadre noir soit :
- De perpétuer les traditions de l'équitation française par des représentations publiques telles que les galas ou sur des concours nationaux ou internationaux ;
- Enseigner auprès des compétiteurs ;
- Engager des recherches constantes dans le domaine équestre.
À fin 2011, les écuyers du Cadre noir sont quarante, parmi lesquels trois femmes. Ils revêtent la tenue noire, avec laquelle l'écuyer en chef leur remet aussi une cravache à trois viroles qu'ils sont les seuls à posséder[23].
Écuyers en chef [modifier]
À la fin du XIXe siècle, l'écuyer en chef était surnommé le « grand dieu »[24], parce que les écuyers étaient surnommés « les dieux » et la reprise des écuyers « la reprise des dieux ».
Il est directeur adjoint de l'Institut français du cheval et de l'équitation.
Chevaux [modifier]
Le Cadre noir compte trente chevaux « sauteurs », dont la moitié en formation, et trente chevaux de manège[25].
Choix [modifier]
Les chevaux du Cadre noir sont achetés chez des éleveurs de toute la France. Ils sont choisis à l'âge de trois ans et généralement sur des concours régionaux, grâce à une subvention. À la différence de l'École espagnole de Vienne, où ne sont montés que des Lipizzans, le Cadre noir fait appel à plusieurs races de chevaux[26], principalement des Selle français ainsi que des Anglo-arabes[25], mais également des Pur Sangs, en fonction des disciplines demandées. Tous sont de robe alezane ou baie, afin d'obtenir des reprises homogènes[25]. Le Cadre noir renouvelle environ 10 % de son effectif chaque année.
Des morphologies spécifiques sont recherchées, les chevaux sauteurs sont plus forts et trapus que ceux de la reprise de manège, plus longilignes et près du sang[25].
Dressage [modifier]
Les chevaux sont dressés après leur achat, ce dressage dure six à huit ans, trois ans sont consacrés au dressage classique et trois à cinq ans au dressage spécifique, celui des chevaux sauteurs étant plus longs puisqu'ils sont âgés de dix à douze ans lorsqu'ils sont présentés en reprise. Les chevaux de manège peuvent être aptes dès huit ans[25].
Retraite [modifier]
Les chevaux âgés ou fatigués sont réformés chaque année, généralement à l'âge de seize ans. Ils sont vendus de 500 à 1 600 €, leur nouveau propriétaire doit s'engager à « ne pas les utiliser à des fins lucratives »[25].
Représentations [modifier]
Le Cadre noir présente pendant l'année des galas et des présentations publiques. Les présentations publiques au « Grand manège » d'avril à octobre présentent le travail de dressage du cheval aux longs rênes, à l'obstacle ainsi que des sauts d'écoles et sont accompagnés des commentaires d'un écuyer[27]. Les Galas sont une mise en spectacle des présentations publiques. Parmi eux, le Carrousel de Saumur au mois de juillet implique en plus des écuyers du Cadre noir la section équestre de l'école de cavalerie de Saumur ainsi qu'une présentation des véhicules motorisés et blindés des Écoles militaires de Saumur[28].
(en parenthèse le nombre de présentations dans l'année)
Dans le cadre de ses Galas, le Cadre noir se déplace régulièrement à l'étranger, notamment en Suisse (Genève, Lausanne), à Vienne invité par l'école espagnole d'équitation ou à Lisbonne invité par l'école portugaise d'art équestre.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Bien qu’en français l'adjectif ne prenne normalement pas de majuscule, « noir » est souvent écrit avec un N en capitale d’imprimerie.
- 1erécuyer professeur de l'Académie d'équitation de Saumur, nommé par Henri IV
- L'Empereur Napoléon Ier signa le décret d'organisation de l'école le 17 mai 1809 à Schönbrunn.
- Ordonnance du 10 mars 1825 : transfert de l'École de Versailles à Saumur.
Références [modifier]
- Perrier et Durand 1994, p. 10
- Perrier et Durand 1994, p. 9
- Perrier et Durand 1994, p. 15
- Williams 1975, p. 54
- Stéphane Angers et Michel Denance, L'univers du cheval et du cavalier, Paris, SOLAR, 1998.
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 69
- Perrier et Durand 1994, p. 14
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 68
- cheval bleu (30 octobre 2006)
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 70
- site officiel (30 octobre 2006)
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 79
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 80
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 82
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 210
- « Les chevaux d'orgueil », L'express, 5 octobre 1995 [texte intégral]
- Perrier et Durand 1994, p. 91
- Franchet d'Espèrey 2007, p. 211
- Vincent Lasseret, « Éditorial : Patrimoine commun » dans Cheval magazine, octobre 2011
- UNESCO, « L’équitation de tradition française ». Consulté le 2 mars 2012
- Le Cadre noir distingué, France 3 Pays de la Loire, 28 novembre 2011. Consulté le 4 mars 2012
- Voir le site de l'ENE
- « Une Caennaise écuyère au Cadre noir de Saumur. » dans Ouest-France, 18 octobre 2011.
- Laurioux 2005, p. 43
- Les Chevaux de l'IFCE, Association Les Amis du Cadre Noir. Consulté le 4 mars 2012
- http://www.equinfo.org/saumur/
- cadrenoir.fr : Présentations publiques
- cadrenoir.fr : Galas à Saumur
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Persival, programme de recherche et simulateur équestre.
- Équitation de tradition française
- École de cavalerie de Saumur
- École nationale d'équitation (ENE)
Liens externes [modifier]
- Site officiel du Cadre noir et de l’ENE
- Le Cadre noir, document vidéo de la Radio télévision suisse, de 8 min 56 s, daté de 1959, avec le colonel Patrice Lair.
- La Doctrine équestre du colonel Margot en PDF.
Bibliographie [modifier]
- (en) Dorian Williams, Great riding schools of the world, Macmillan, 1975, 320 p. (ISBN 002629060X et 9780026290609)
- Association des amis du Cadre noir, Le Cadre noir de Saumur, Saumur, Association des amis du Cadre noir, 1977, 40 p.
- Henri Dumont-Saint-Priest et Henry Du Breuil (baron) (ill. Paul de Cordon), Le Cadre noir, Julliard, 1981, 179 p. (ISBN 2260002595 et 9782260002598)
- École nationale d'équitation (ill. Alain Laurioux), Le Cadre noir insolite, Saumur, École nationale d'équitation, 1991, 88 p.
- Jacques Perrier et Durand (dir.), L'Épopée du Cadre noir de Saumur, Lavauzelle, 1994, 110 p. (ISBN 2è7025-0331-4)
- Roger Gaborieau (ill. Alain Laurioux), Le Cadre noir de Saumur, École nationale d'équitation, 1996, 39 p.
- Patrice Franchet d'Espèrey, Le Cadre noir de Saumur, Paris, Arthaud, 1999, 159 p. (ISBN 2-7003-1211-2)
- Jean-Pierre Tuloup, Une histoire des écuyers du Cadre noir de Saumur : des origines au XXIe siècle, Grandvaux, coll. « Une histoire de », 2000, 237 p. (ISBN 2909550249 et 978-2-9095-5024-4)
- Alain Laurioux (dir.), Écuyers du Cadre noir de Saumur, Flammarion, 30 septembre 2005, 157 p. (ISBN 2-0820-1401-0).
Collectif d'auteurs composé de Jean-Louis Andreani, colonel Paolo Angioni, Bertrand du Breuil, Gérard Causse, Edmonde Charles-Roux, Jérôme Clément, Hubert Comis, Jean-Pierre Digard, Maurice Druon, le général Dupuy de la Grand-Rive, le général Pierre Durand, Jean Favier, Patrice Franchet d'Espèrey, Jérôme Garcin, François Gibault, Jean-Louis Gouraud, Luc de Goustine, Jean-Paul Guerlain, Philippe Karl, Christiaan Kröner Jean-Pierre Laborde, colonel Loïc de La Porte du Theil, Xavier Libbrecht, Patrice Monmousseau, François Nourissier, Anne-Marie Philipe, Christian Renonciat, Jean Rochefort, Alix de Saint-André, Jean-Louis Sauvat, Jean Teulère et Michel Tournier, en hommage au Cadre Noir de Saumur.
- Patrice Franchet d'Espèrey, La Main du maître : Réflexions sur l'héritage équestre, Odile Jacob, 2007 (ISBN 9782738120335) [lire en ligne]
- Guillaume Henry et Alain Laurioux, Les Hauts Lieux de l’art équestre, Éditions Belin, 2008, 207 p. (ISBN 978-270114667-6)
- Patrice Franchet d'Espèrey (dir.) et Jean Lagoutte, L'Équitation française, le Cadre noir de Saumur et les écoles européennes : Doctrines, Traditions et Perspectives, Lavauzelle, 2011, 300 p.
- Pierre Durand, Le Cadre noir du colonel Margot, Éditions Charles Hérissey, 2012, 136 p. (ISBN 291441739X et 9782914417396)
- Guillaume Henry et Alain Laurioux, Le Cadre noir de Saumur, des origines à nos jours, Éditions Belin, 2012, 208 p. (ISBN 978-2-7011-6245-4)