Véretz

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Véretz
Image illustrative de l'article Véretz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Montlouis-sur-Loire
Intercommunalité C.C. de l'Est Tourangeau
Maire
Mandat
Danielle Guillaume
2014-2020
Code postal 37270
Code commune 37267
Démographie
Gentilé Véretzois
Population
municipale
4 218 hab. (2011)
Densité 304 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 38″ N 0° 48′ 23″ E / 47.3605555556, 0.80638888888947° 21′ 38″ Nord 0° 48′ 23″ Est / 47.3605555556, 0.806388888889  
Altitude Min. 47 m – Max. 94 m
Superficie 13,86 km2
Localisation

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Liens
Site web www.veretz.com

Véretz est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre.

Le nom se prononce Véretss mais les anciens habitants de la région disent plus couramment Vérette, et ses habitants sont appelés les Véretzois, les Véretzoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un village au cœur de la Touraine, proche de Chenonceaux et d'Amboise. Il est situé sur le Cher, en amont de la ville de Tours (12 km).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du bas-latin Virotius, nom de personne d’origine gauloise (Le z est muet et étymologiquement parasite.
) De Verotio, 983 ; Vairetum, XIIe s. (Bibliothèque nationale de France, collection Dom Housseau, charte de Hugues d’Amboise) ; Vairet, Veret, XIIIe s. (Dom Housseau, charte du chapitre Saint-Martin de Tours) ; S. Pierre de Veretz, chevalier, XIIIe s. (Bibliothèque nationale de France-Manuscrit français 17.128, p. 37) ;

In parochia de Varet, In parochia de Varez, début XIIIe s. (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, n° 312, Livre de Eschequeste, p. 291-292, 314) ;

Veretz, décembre 1366 (Archives Nationales-JJ 97, n° 49, fol. 22) ; Veretz, mai 1486 (Archives Nationales-JJ 218, n° 7, fol. 3 v°) ; Verets, XVIIIe s. (Carte de Cassini).


Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans, le 11 septembre 1356, lors de la chevauchée du Prince noir l'armée anglo-gasconne traverse le Cher aux environs de Véretz.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Véretz

Les armes de Véretz se blasonnent ainsi :

De gueules au clocher adextré, accompagné en cœur de deux toits de château soutenus par un pont de trois piles senestré, le tout d'or soutenu d'une lettre V capitale du même supportant deux ondes aussi d'or[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Yvon Thalineau DVG  
mars 2008 mars 2014 Philippe Fraysse DVD  
mars 2014 mars 2020 Danielle Guillaume DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 218 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885 876 841 855 898 966 984 919 947
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
923 935 906 845 869 860 851 779 787
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
726 703 713 621 618 630 620 708 681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
864 1 009 1 315 2 313 2 709 3 020 3 829 4 056 4 218
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Véretz a renoué avec la tradition de la batellerie, en développant le tourisme fluvial avec son association « Les mariniers du Jean Bricau », du nom du dernier batelier ayant exercé au village. Cette association propose des balades sur le Cher dans un fûtreau de construction traditionnelle.

Art et culture[modifier | modifier le code]

Situé au cœur du vieux village dans une demeure de vigneron de la fin du XVIIIe siècle, le centre d'Art contemporain le Tunnel 37 présente toute l'année des expositions thématiques en peinture, sculpture et céramique.

L'été l'exposition "Jardin d'Artiste" s'ouvre sur le jardin romantique niché au pied de la falaise de tuffeau.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • château de Veretz, reconstruit au XIXe siècle, domine la Vallée du Cher à l'entrée du village;
  • "La Chavonnière", grande maison de vigneron à deux ailes en équerre qui appartint à Paul-Louis Courier;
  • monument à la mémoire de Courier qui date de 1876, sur la place centrale du bas-village (rénové); sa stèle funéraire de forme dite "en borne", identique à celle de son père, sont dans le cimetière communal;
  • manoir de "La Gagnerie" (XIIIebâtiment religieux/XVe Métairie du château Extension XVIIIe);
  • manoir de "La Pidellerie" (XVe/XIXe siècle);
  • manoir de La Manse au lieu-dit La Guérinière (XXe siècle);
  • église Notre-Dame du XVIe siècle : nef ogivale, chapelle seigneuriale formant tribune, transept saillant, chœur de deux travées, clocher à base XIIe et étages XVIe siècle.
  • Le Caveau, autrement appelé la Grange, est également un lieu de culture et de divertissement incontournable de la commune. Les jeunes habitants s'y retrouvent fréquemment pour profiter du bon temps veretzois. (XXIᵉ siècle)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • A.D.G., de son vrai nom Alain Fournier (1947-2004), journaliste d'extrême droite et auteur de romans policiers, né à Véretz le 19 décembre 1947, inhumé au cimetière de la commune.
  • Gabrielle d'Estrées, favorite d’Henri IV née au château de la Bourdaisière en 1565 venait se déshabiller dans sa maison du quai Henri IV à Véretz pour se baigner dans le Cher.
  • Madame de Sévigné, la célèbre épistolière du XVIIe siècle, rendit régulièrement visite à son ami l'abbé d'Effiat, dans le château de Véretz, qu'elle décrivait comme « la maison qui passe tout ce que vous avez vu de beau, d'agréable, de magnifique ».
 En 1735 le duc d'Aiguillon aurait formé et fit imprimer sous ses yeux à Veretz, à un très petit nombre d'exemplaires, "un recueil des pièces les plus libres connues alors", sous ces mots : A Anconne, chez Uriel Bandant, à l'enseigne de la liberté(la reliure formant portefeuille est dotée d'une serrure et d'une clef); y figure, entre autres inédits, la traduction des Noels bourguignons de La Monnoye. L'exemplaire qui figura dans les bibliothèques du duc de La Vallière, du duc de Rivoli (vente de 1839, de Pierre Louys (vente de 1930) - que celui-ci enrichi de longues notes autographes sur l'ouvrage et son auteur - passa dans celle de Sacha Guitry (n°87 du catalogue de la vente du 25/03/1976 - arch. pers.).
  • Paul-Louis Courier, pamphlétaire français né à Paris en 1772 et mort assassiné dans la forêt de Larçay en 1825, a passé la dernière partie de sa vie vigneron de son état, dans la ferme de "La Chavonnière".
  • Eugène Bizeau, poète moderne, d'inspiration anarchiste, né et décédé à Véretz (1883-1989); la salle des fêtes porte son nom.
  • Maxime Danjou, dit "Duc Danjou", a œuvré pour la commune dans les années 1980; grand mécène, il a fait don d'une partie de son immense fortune afin d'ériger une buste en or massif le représentant sur la place principale.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]