Meung-sur-Loire

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Meung-sur-Loire
Château de Meung-sur-Loire
Château de Meung-sur-Loire
Blason de Meung-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Meung-sur-Loire
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Pauline Martin
2014-2020
Code postal 45130
Code commune 45203
Démographie
Gentilé Magdunois
Population
municipale
6 100 hab. (2011)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 46″ N 1° 41′ 57″ E / 47.8294444444, 1.6991666666747° 49′ 46″ Nord 1° 41′ 57″ Est / 47.8294444444, 1.69916666667  
Altitude 100 m (min. : 82 m) (max. : 113 m)
Superficie 20,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-meung-sur-loire.fr

Meung-sur-Loire (/mœ̃ syʁ lwaʁ/) est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Ses habitants sont appelés les Magdunois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive nord de la Loire à une quinzaine de kilomètres à l'ouest d'Orléans. Elle est traversée par les Mauves, ensemble de trois rivières, issue de la nappe phréatique de la région naturelle de la Beauce et qui s'écoulent vers le fleuve sur une dénivellation d'environ 18 m. Des retenues d'eau, d'une hauteur moyenne d'un mètre, ont été construites dès le Xe siècle afin de créer des chutes d'eau capables de faire fonctionner différents moulins (à farine, à foulon, à poudre, à tan).

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ouzouer-le-Marché Huisseau-sur-Mauves Orléans Rose des vents
Cravant (Loiret) N Cléry-Saint-André
O    MEUNG-SUR-LOIRE    E
S
Beaugency Lailly-en-Val Dry

Transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des occupations mésolithiques sont signalées au « Mousseau » et à « La Haute-Murée »[2].

Le village gallo-romain s'appelait Magdunum et était situé dans une région très marécageuse.

En 408, les Alains incendient le fortin gallo-romain. Dans la tradition, c'est saint Liphard (vers 520) qui assainit les lieux en canalisant les cours d'eau qui devinrent les mauves. Il y construit une chapelle, devenue monastère par la suite.

En 1103, le roi Louis VI s'empare de la forteresse. Un an plus tard, les reliques de Saint Liphard sont placées dans l'église. Le logis abbatial fortifié qui jouxte l'église est mis en construction durant le XIIe siècle.

Au XIIe siècle, l'église est rénovée dans le style gothique et Jeanne d'Arc vient s'y recueillir en 1429. L'édifice est à nouveau restauré vers 1570, au XIXe siècle et en 1985.

En 1857, 38 moulins possédaient leur « droit d'eau », c'est-à-dire l'autorisation administrative de fonctionner.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[3], dont un à Meung-sur-Loire[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Bénigne-Léon Le Couteulx du Molay[6]   Député, conseiller général
1912 1938 Emmanuel Troulet    
1938 1945 Léonce Séjourné    
1945 1953 Lucien Denis    
mars 1953 mars 1965 Pierre Barrault    
mars 1965 1969 Georges Renard    
1969 mars 1977 André Bizon    
mars 1977 mars 1983 Roger Destouches    
mars 1983 mars 2001 Éric Doligé UMP Député de 1988 à 2001, sénateur depuis 2001, conseiller général, président du conseil général
mars 2001 mars 2008 Christian Couté    
mars 2008 en cours Pauline Martin    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Meung-sur-Loire sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Meung-sur-Loire Maire Pauline Martin 2008 2014
Cantonales Meung-sur-Loire Conseiller général Éric Doligé 27 mars 2011 2015
Législatives 2e circonscription Député Serge Grouard 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Meung-sur-Loire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Meung-sur-Loire.

En 2011, la commune comptait 6 100 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 500 4 418 4 484 4 976 4 630 4 653 4 515 4 603 4 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 065 3 660 3 677 3 520 3 624 3 435 3 489 3 373 3 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 087 3 048 3 054 2 949 3 077 3 208 3 164 3 201 3 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 718 4 116 4 601 5 604 5 993 6 254 6 152 6 122 6 100
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Printemps des poètes en mars ;
  • Festicolor, le premier week-end du mois de juin[9] ;
  • La foire de la Saint-Martin en novembre ;
  • Petites formes mouvantes et émouvantes en novembre ;
  • Ciné nuits d'automne en novembre, festival de films musicaux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cachot du château de Meung-sur-Loire
  • Depuis 2006, une part importante du territoire communal est couverte par une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP)[10]. Elle comprend le centre historique et la vallée des Mauves.
  • La collégiale Saint-Liphard (ou Saint-Lifard), du XIe au XIIIe siècles, bâtie sur la tombe du saint, est un édifice comportant des parties romanes. Le clocher est adossé à une tour fortifiée, dite Manassès de Garlande. Le plan de l'église est en "trèfle" (trois absides semi-circulaires) ce qui n'est pas habituel dans la région. Elle contient un orgue (de 18 jeux, 2 claviers et pédalier) reconstruit par Haerpfer-Erman en 1971. L'église est classée Monument Historique sur la liste de 1840[11].
  • Le château de Meung-sur-Loire, résidence de campagne des évêques d'Orléans, voisin de la collégiale, a été construit et détruit à plusieurs reprises. Les parties existantes les plus anciennes datent du XIIe siècle et furent bâties par Manassès de Seignelay (évêque de 1207 à 1221). Subsiste actuellement le corps principal de forme rectangulaire, flanqué de trois tours (la dernière ayant été détruite). Il fut occupé par les anglais lors de la guerre de Cent Ans. La façade postérieure fut reconstruite de style classique par Fleuriau d'Armenonville (évêque de 1713 à 1733). Le château se caractérise également par la présence de souterrains comportant des cachots, une chapelle et où sont visibles différents instruments de torture médiévaux dont l'un servait pour le "supplice à l'eau". Le château est classé Monument Historique depuis 2004 tandis que son parc est site naturel classé depuis 1942[12].
  • La porte d'Amont est le seul reste des fortifications ayant cerné la ville. Elle date de 1629. Elle comporte une horloge dont un des cadrans compte 61 minutes ! Edifice inscrit en 1925 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[13].
  • Le musée municipal dédié à Gaston Couté ainsi qu'à François Quatrehomme, un archéologue et paléontologue amateur local
  • L'arboretum des Prés de Culands, créé en 1987, comporte une collection importante d'houx (Conservatoire national d'ilex). Il est labellisé Jardin remarquable[14].
  • Les mauves comportent sur leurs rives de nombreux moulins (près de 29 édifices, à farine, à papier ou "à tan" pour la tannerie). Toute activité liée à la meunerie a désormais cessé.
  • Le musée de l'escrime, ou musée van Oeveren, est situé dans le château de Bel-air[15].
  • Les statues de Gaston Couté et de Jean de Meung sur le quai Jeanne d'Arc.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Halo lumineux de l'agglomération orléanaise située à près de 20 km en amont

La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[16].

Une partie des berges de la Loire est accessible aux piétons et cyclistes.

La commune bénéficie d'un environnement fluvial relativement préservé, comme en témoignent le plancton aérien, les hirondelles ou les chauve-souris observables au-dessus et sur les bords de la Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le commissaire Maigret, personnage fictif de Georges Simenon, protagoniste et héros de romans policiers, y passait volontiers ses vacances et s'y est retiré une fois la retraite venue. La ville est citée une cinquantaine de fois dans les romans de Simenon et Ceux du Grand Café voit s'y dérouler entièrement une enquête. Cependant, aucun lieu (comme le Gand Café ou la maison de sa retraite) n'est clairement identifié[19] ;
  • Le roman Les Trois Mousquetaires (1844) d'Alexandre Dumas débute à Meung-sur-Loire ;
  • Le fin du roman Le Club Dumas (1993) d'Arturo Pérez-Reverte se passe dans le château de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meung-sur-Loire

Les armes de Meung-sur-Loire se blasonnent ainsi :

« D'argent à trois roses de gueules tigées et feuillées de sinople »[20].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 26 mai 2012).
  2. Rozoy (Dr J.-G.) - 1978 - Les derniers chasseurs. L'Epipaléolithique en France et en Belgique. Essai de synthèse. Charleville, Rozoy éd., 30 cm, 3 vol., 1500 p., 6500 objets figurés.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  4. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  6. « Bénigne, Léon LE COUTEULX DU MOLAY (1810 - 1878) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Site du festival Festicolor
  10. http://www.meung-sur-loire.com/flash/telechargements/zone-zppaup.pdf Périmètre de la ZPPAUP sur le site de la commune
  11. Sa fiche sur la base Mérimée : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=cmer1&VALUE_1=meung%2dsur%2dloire&FIELD_2=cmer2&VALUE_2=&FIELD_3=cmer3&VALUE_3=&FIELD_4=cmer4&VALUE_4=&FIELD_5=cmer5&VALUE_5=&FIELD_6=Appellation&VALUE_6=&FIELD_7=cmer6&VALUE_7=&FIELD_8=Date%20protection&VALUE_8=&NUMBER=4&GRP=0&REQ=%28%28meung%2dsur%2dloire%29%20%3aLOCA%2cPLOC%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%244P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=50&MAX3=50&DOM=All
  12. Sa fiche sur la base Mérimée : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=cmer1&VALUE_1=meung%2dsur%2dloire&FIELD_2=cmer2&VALUE_2=&FIELD_3=cmer3&VALUE_3=&FIELD_4=cmer4&VALUE_4=&FIELD_5=cmer5&VALUE_5=&FIELD_6=Appellation&VALUE_6=&FIELD_7=cmer6&VALUE_7=&FIELD_8=Date%20protection&VALUE_8=&NUMBER=5&GRP=0&REQ=%28%28meung%2dsur%2dloire%29%20%3aLOCA%2cPLOC%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%244P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=50&MAX3=50&DOM=All
  13. Sa fiche sur la base Mérimée : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=cmer1&VALUE_1=meung%2dsur%2dloire&FIELD_2=cmer2&VALUE_2=&FIELD_3=cmer3&VALUE_3=&FIELD_4=cmer4&VALUE_4=&FIELD_5=cmer5&VALUE_5=&FIELD_6=Appellation&VALUE_6=&FIELD_7=cmer6&VALUE_7=&FIELD_8=Date%20protection&VALUE_8=&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%28meung%2dsur%2dloire%29%20%3aLOCA%2cPLOC%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%244P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=50&MAX3=50&DOM=All
  14. Comités des parcs et Jardins de France
  15. Site du musée de l'escrime
  16. « Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret », sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 8 juin 2010)
  17. Rose F, Jean ou Jehan de Meung, Le Petit Solognot, été 2010, p40-41
  18. Fiche d'Alain Corneau sur Allociné.fr
  19. De Laage S, Notre enquête sur le commissaire Maigret à Meung-sur-Loire, été 2010, p36-37
  20. Gaso. Blasonnement de Meung-sur-Loire. Consultation : mars 2008.