Limeray
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| Limeray | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Centre |
| Département | Indre-et-Loire |
| Arrondissement | Tours |
| Canton | Amboise |
| Code Insee | 37131 |
| Code postal | 37530 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Jacques Breussin 2008-2014 |
| Intercommunalité | C.C. des Deux Rives |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 52 m (mini) – 116 m (maxi) |
| Superficie | 14,39 km² |
| Population sans doubles comptes |
1 055 hab. (2006) |
| Densité | 66 hab./km² |
Limeray est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre. Ses habitants sont appelés les Limeriens, Limeriennes.
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Limeriacum, Lemerium, Limeriaco, Lumere, Lymere, Limereyo... le Moyen Âge n’était pas très fixé sur l’orthographe du nom. Parmi les origines proposées, on peut immédiatement évacuer la tradition populaire qui voudrait qu’il provienne de la présence hypothétique d’une fabrique de limes, ce nom, issu du latin lima, n’étant apparu qu’en 1175, alors que la racine Lim figurait déjà dans les noms de Limeray. De même, la relation avec le nom gaulois limo signifiant « orme » paraît peu probable.
Une hypothèse ferait découler Limeray de Lithomiacum, nom du domaine appartenant à un certain Lithomar, propriétaire terrien des premiers siècles, d’origine probablement germanique, dont on ne sait pratiquement rien. Toutefois la même origine étant proposée pour Limé (Aisne), Limersheim (Bas-Rhin) et Limeyrat (Dordogne)[1], la référence ne paraît guère fiable, d'autant que le passage de la racine « Litho » à « Limer » ne semble pas très évident.
Reste enfin plus probable de faire dériver Limeray du latin limes qui signifie à la fois limite, borne, chemin, séparation et aussi lit d’une rivière. Ce qui s’expliquerait facilement par le fait que Limeray était, à l’époque gallo-romaine, une étape militaire romaine sur la rive droite de la Loire, à mi-parcours des deux journées de marche de 30 km chacune séparant Blois de Tours[2].
[modifier] Géographie
À mi-chemin entre Blois et Tours, à 5 km en amont d'Amboise, le village de Limeray est situé au pied du coteau nord de la Loire. Il s'étend de la rive droite du fleuve jusque sur le plateau. Il est traversé par son affluent, la Cisse, et par le ruisseau de Mesland.
Limeray se situe au cœur des châteaux de la Loire. Commune viticole de l'aire d'appellation d'origine contrôlée « Touraine-amboise », elle est traversée par la route touristique des vignobles de Touraine.
[modifier] Histoire
Après avoir été une simple étape militaire sur la rive droite de la Loire, Limeray abrita un atelier monétaire à l'époque mérovingienne avant de devenir un fief appartenant, en 1190, à Jean Ier d'Amboise, puis à ses descendants directs jusqu'en 1431. Lorsqu'il hérita de ce fief, Jean Ier d'Amboise affranchit aussitôt les habitants de Limeray de la taille et des autres droits onéreux. Après avoir appartenu plusieurs siècles à la famille d'Amboise cette terre devint une prévôté royale, elle fut alors confisquée par la couronne, d'abord mise en gage, puis ensuite vendue.
Paul Scarron (1610-1660), écrivain burlesque du XVIIe siècle, possédait les métairies des Fougerêts et de la Rivière. Surtout connu pour être le mari de Françoise d’Aubigné, petite-fille du poète Agrippa d’Aubigné et future Madame de Maintenon, de 25 ans sa cadette, il y séjourna en sa compagnie durant l'hiver 1652-1653.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Limeray se blasonnent ainsi : D'or à un soleil levant de gueules, rayonnant de sable, surmonté de trois grappes de raisin aussi de gueules mal ordonnées, issant d'une rivière ondée d'azur mouvant de la pointe, le reflet dudit soleil aussi de sable chargé d'un cor de postillon du champ[3]. |
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | en cours | Jean-Jacques Breussin | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Graphique d'évolution de la population, 1794-1999
[modifier] Lieux et monuments
Église Saint-Saturnin[5]:
Construite vers 1032 par le seigneur Hugues de Limeray, elle fut remaniée de nombreuses fois aux XIe siècle, XIIe siècle, XVIe siècle et XVIIIe siècle. L'abbesse de Moncé refusant depuis 1690 de financer les réparations indispensables du clocher, celui-ci s'écroula le 10 décembre 1711 en détériorant gravement le chœur. Après plusieurs actions juridiques, le Roy en son conseil tenu à Versailles le 16e jour d'avril condamna les religieuses à payer sa reconstruction. La terrible crue de la Loire de 1856 envahit l'église et y produisit des dégâts importants.
Palais de Justice[6]:
Au départ de la rue d'Enfer demeurent les vestiges d'un ancien auditoire (également appelé Audience) construit au XIVe siècle qui servit de palais de Justice au Prévot Royal de Limeray.[7]
Abbaye de Moncé :
Prieuré de femmes de l'Ordre cistercien, fondé en 1209 par Sulpice d'Amboise, Ier chevalier-Banneret de Touraine, et érigé en abbaye en 1652 par le pape Innocent X. L'abbaye abritait au XVIIe siècle 40 religieuses. Elle fut presque intégralement rasée à la Révolution française entre 1792 et 1798. L'église [8] et le logis abbatial furent à leur tour démolis en 1844 pour permettre la construction de l'actuel château de style Renaissance. Il n'en reste qu'un pavillon du XIVe siècle à la droite du château.
Relais de Poste :
Encore appelé "La Vieille Poste". Comme beaucoup de villages situés en bordure d’un axe routier important, Limeray possède sur la levée de la Loire au lieu dit "Le Haut Chantier", un relais de la Poste aux Chevaux construit à la fin du XIVe siècle resté actif jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. En 1960 son propriétaire d'alors, Pierre Paul, y crée un musée de la Vieille Poste, ultérieurement transféré à Amboise qui l'a depuis définitivement fermé.
[modifier] Vie communale
Le premier ou second dimanche de juillet est consacré à une promenade gourmande d'environ 5 km parmi les vignes, permettant aux vignerons de Limeray de faire découvrir leurs vins et les spécialités tourangelles, avec la complicité de la Commanderie des Grands Vins d'Amboise et des confréries gourmandes de la région.
Un marché est organisé chaque jeudi.
[modifier] Jumelage
Kientzheim (France) depuis juin 1999
[modifier] Personnalités liées à la commune
Théophane de Poltava, confesseur de la famille du tzar Nicolas II de Russie, vécut à Limeray en ermite dans la caverne des Trois Renards, à partir de 1931 et jusqu'à sa mort survenue le 19 novembre 1940. Il est enterré dans le cimetière urbain de Limeray, tombe № 432.
[modifier] Notes et références
- ↑ Origine des noms de villes et des villages de France - P-H Billy - Famot - 1981
- ↑ Bulletin Municipal de Limeray
- ↑ Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
- ↑ Données démographiques sur le site de l'INSEE
- ↑ Classée monument historique le 16 octobre 1992 pour son clocher roman et son mobilier.
- ↑ Classé monument historique le 24 avril 1968.
- ↑ Une tradition locale non vérifiée voudrait que Louis XI y rendit la justice.
- ↑ Construite en 1212 par un bourgeois de Tours nommé Hermenard
[modifier] Bibliographie
- Sites et Monuments du Val de Loire - Denis Jeanson - 1976
- Itinéraire historique et monumental en Touraine - J-X Carré de Busserole - 1891
- Le Patrimoine des communes d'Indre-et-Loire - Éditions Flohic - 2001
- Dictionnaire QUID

