Chaingy
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| Chaingy | ||
La mairie |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Loiret | |
| Arrondissement | Orléans | |
| Canton | Meung-sur-Loire | |
| Intercommunalité | Syndicat Mixte du Pays Loire Beauce | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Durand 2008-2014 |
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| Code postal | 45380 | |
| Code commune | 45067 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cambiens | |
| Population municipale |
3 531 hab. (2010) | |
| Densité | 163 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 82 m — Max. 124 m | |
| Superficie | 21,69 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.chaingy.fr | |
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Chaingy est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre.
La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[1],[2].
Sommaire |
Géographie [modifier]
La superficie de la ville est de 2 169 hectares.
En 1870, son territoire est composé de 2 174 hectares de terrain de tertiaire moyen, produit des céréales, du vin, des bois.
Chaingy est située dans l'aire urbaine d'Orléans et l'unité urbaine de Chaingy, à 10 km à l'ouest d'Orléans et 7 km à l'ouest d'Ingré, en direction de Blois, en position médiane entre Orléans et Meung-sur-Loire.
La commune se trouve dans la région naturelle du val de Loire sur le Rollin et la ligne SNCF allant de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean.
Les communes limitrophes sont Ormes, Ingré, La Chapelle-Saint-Mesmin, Saint-Ay, Huisseau-sur-Mauves.
Histoire [modifier]
Chaingy comme les villages dont la consonance se termine par un "y", possède un passé très reculé remontant au moins à la civilisation celtique. S'il y avait marché ainsi que l'indique son nom. Le mot cambiner, dans le Midi, signifie échanger. Les "premiers habitants" à l'époque préhistorique vivaient à proximité de la Loire dans les grottes du coteau surplombant le fleuve, à l'abri des vents du nord. Cet endroit fut dénommé "Fourneaux" du fait de la fonte de minerais. Chaingy dont les maisons occupent la crête du coteau qui descend jusqu'à la Loire est une commune semi rurale, sans vestige historique particulier. Au temps où la "Marine de Loire" était florissante, les mariniers qui descendaient le fleuve faisaient escale à "Fourneaux". Au fil des ans, la population augmentant, celle-ci abandonna les bords de Loire pour s'installer à l'intérieur des terres, à l'abri des grandes crues.
En 498, Clodomir, troisième fils de Clovis et second fils de Clotilde, fait don du territoire de Chaingy aux Abbés de Micy, afin que ces abbés apprennent aux habitants à exploiter la terre. Les Abbés perçoivent les revenus et rendent la justice pendant plusieurs siècles. L'une des principales cultures développées sur le plateau fut la vigne dont le vin était conservé dans de caves creusées dans le sous sol calcaire. Les maisons vigneronnes furent construites avec le calcaire ainsi extrait. C'est ainsi qu'au cours des siècles le bourg de Chaingy s'est développé "Au Tertre", près de son emplacement actuel.
À l'occasion de travaux entrepris par EDF (au "Moulin de Pierre") la Société Archéologique de Meung-sur-Loire a fait d'intéressantes découvertes en mettant à jour huit fosses du deuxième âge de fer, vestiges paléolithique, néolithique et gallo-romain. À l'époque gallo-romaine, Chaingy se dénommait "Cambiacum", ce qui signifie "lieu d'échange". C'était un centre commercial assez important puisque les "Marchands" venant d'Orléans ou de la Beauce y échangeaient leurs produits.
En 1300, Philippe IV le Bel y avait sa maison de chasse à "Goumat" (lieudit en bordure de forêt) L'histoire de Chaingy s'inscrit dans la trame traditionnelle de l'histoire d'Orléans.
Une quittance, dans les archives de la fabrique, atteste qu'en vertu d'une transaction en date de 1607, l'abbaye de Saint-Mesmin recevait 14 pintes de vin sur chaque arpent de vigne.
En 1750, le célèbre juriste orléanais Pothier y possédait une maison de campagne au lieudit "l'Aire du Bois" il y venait passer l'été et y écrivit quelques uns de ses ouvrages.
La création d'une zone industrielle d'une dizaine d'hectares dite "Les Pierrelets" a permis l'implantation d'entreprises employant une main d'œuvre locale.
Au XVe siècle, Chaingy comptait 1 500 habitants. La cure donnait un revenu de 1 000 livres. L'abbé de Saint-Mesmin avait à Chaingy un revenu de 4 000 livres, était seigneur haut justicier de la paroisse et nommait le curé. S'il y avait deux petites censives dans la paroisse, celle de la Groue et celle du baron de Saint Laurent d'Orléans. En 1869, on compte 1 702 habitants. 200 dans le bourg, le reste dans 60 hameaux éloignés de 1 à 6 km du bourg. On compte environ 150 habitants au Cas Rouge et autant à La Groue, et près de 100 habitants dans chacun des hameaux de la grande Barre, du Tertre, de Fourneaux, et du Grand Prenay.
La proximité de la commune avec la ville d'Orléans a fait que sa population a presque doublé depuis 1962.
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Chaingy se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Patrimoine [modifier]
- L'église appartient à l'architecture romane primitive. Le 22 septembre 1793, l'église fut dépouillée de ses cloches, de ses vases sacrés, de deux calices et d'un ostensoir. Les croix furent abattues. En 1840 elle possédait encore ses fenêtres plein-cintre, étroites, semblables à celles de Saint-Étienne de Beaugency. L'église tombait en ruine après avoir souffert de la Révolution. Elle est sous le vocable de Saint-Symphorien et de Saint Jean Baptiste. Elle a 33 m de longueur sur 10 m de largeur et peut contenir 500 personnes. Le cimetière, le presbytère, les écoles sont auprès de l'église. Le presbytère appartient à la commune. L'école des garçons est dirigée par un instituteur; l'école des filles par 4 religieuses de la Providence, fondées en 1846 par mesdemoiselles Grangé. L'église possède les reliques de Saint-Symphorien et de saint Sébastien, données en 1580 par Monseigneur de la Saussaye, évêque d'Orléans. Les confréries du Saint Sacrement, de la Sainte Vierge, de Saint Vincent; l'association de la Propagation de la foi, les fêtes des corps d'état sont établies dans cette paroisse. Il y a un bureau de bienfaisance. Les religieuses des écoles vont secourir les malades à domicile. Mesdemoiselles Grangé ajoutent aux écoles une salle d'asile. Les habitants de Chaingy ont formé le projet de construire une nouvelle église (patron) en 1895. La guerre finie, le conseil de fabrique et le conseil municipal établirent le plan actuel du bourg en détruisant l’église d’architecture romane et en faisant construire la mairie, l’église (consacrée le 30 juin 1897) de style ogival et le presbytère (actuelle Poste) que nous voyons actuellement.
- La gare de Chaingy-Fourneaux-Plage
- Le site de Fourneaux-plage : reconnu le 4 avril 1947 par arrêté du ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres, le site de Fourneaux-plage a acquis depuis cette date une renommée régionale.
- La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[5] et dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 2 secteur embouchure du Loiret[6].
- La réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Léon Pellé (1881-1963), agriculteur et homme politique français sous la Troisième République, est né dans la commune.
- Yann Moix, écrivain et réalisateur français né en 1968, a vécu à Chaingy. Il a fait de la commune le lieu principal de son roman Podium.
Jumelages [modifier]
Rocca San Giovanni (Italie) depuis 1999
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis, 2000. Consulté le 15 décembre 2009
- Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire, 2006. Consulté le 22 juillet 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret, sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable. Consulté le 8 juin 2010
- Inventaire des ZNIEFF. Zone 6001. Secteur embouchure du Loiret, sur www.centre.ecologie.gouv.fr, Direction régionale de l'environnement Centre. Ministère français de l'écologie. Consulté le 2 juillet 2010
