Saint-Gervais-la-Forêt

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Saint-Gervais-la-Forêt
L'église Saint-Gervais
L'église Saint-Gervais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Blois-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois
Maire
Mandat
Jean-Noël Chappuis
2014-2020
Code postal 41350
Code commune 41212
Démographie
Gentilé Gervaisiens
Population
municipale
3 310 hab. (2011)
Densité 369 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 11″ N 1° 21′ 39″ E / 47.5697222222, 1.36083333333 ()47° 34′ 11″ Nord 1° 21′ 39″ Est / 47.5697222222, 1.36083333333 ()  
Altitude Min. 67 m – Max. 110 m
Superficie 8,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.stgervais41.fr

Saint-Gervais-la-Forêt est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre. Les habitants sont les Gervaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune limitrophe du sud de Blois, Saint-Gervais est le carrefour des quatre routes principales de Sologne. Trois d'entre elles se rejoignent, depuis 1770, au carrefour dit de la Patte d'Oie (Lamotte-Beuvron, Romorantin-Lanthenay et Contres). La quatrième arrive le long du Cosson et rejoint le village par le Nord.

Saint-Gervais est traversé par une rivière le Cosson et a vu disparaître au fil des siècles la rivière de la Poissonnière dont le lit est toujours présent dans l'actuel bourg.

Le village est ceint par le Sud et l'Ouest par la Forêt de Russy qui occupe la majeure partie de la commune (494 ha sur les 897 ha de surface totale du village), d'où le toponyme.

Les communes limitrophes sont Blois au nord, Vineuil à l'est, Mont-près-Chambord et Cellettes au Sud et Chailles à l'ouest.

L'altitude de la commune va de 67 mètres au nord (vallée du Cosson) à 110 mètres au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Puits typique du village

Connu sous le nom de Saint-Gervais-des-Près pendant plus de mille ans (entre le VIIIe siècle et la Révolution), puis Saint-Gervais-sur-Cosson, le village a pris son nom actuel le 11 août 1918 pour se distinguer des 17 autres communes homonymes[1],[Note 1].

Village de vignerons et de prairies, réputé dès le XVIIe siècle pour sa crème, il a pris entre 1794 et 1795, l'appellation de Bonne-Crème[2] et celui de Gervais-sur-Cosson[réf. souhaitée].

Le village a été sous domination des seigneurs de l'Aubépin entre 1034 et 1789[3]. Les premiers seigneurs de l'Aubépin se nommaient de Bapaulme, le plus célèbre fut Gabriel-Charles de Lattaignant, qui hérita de la seigneurie en 1724 et la vendit en 1734 au dernier seigneur de l'Aubépin, Adam-François-Melchior Mahy Du Plessis[4].

Du 20 décembre 1803 au 20 mars 1828, Saint-Gervais est rattachée à la ville de Blois.

L'électrification du village débute en 1910.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Gervais est le siège d'une plateforme de l'armée allemande du 18 juin 1940 au 1er septembre 1944. La commune a été largement bombardée entre le 15 et le 17 juin 1940. Un camp de prisonniers africains et malgaches fut établi dans les Perrières (carrières de pierres) en 1940.

En 1952, le réseau d'eau potable est mis en route. L'assainissement complet du village est bientôt terminé.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr saint gervais la forêt (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Gervais-la-Forêt se blasonnent ainsi :

De gueules à la branche d'aubépine de sinople fleurie de trois pièces mal ordonnées d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'une serpe d'or et voûté en berceau d'une pièce et deux demies d'or, maçonnées de sable.

Ce blason reprend les différents symboles du village. L'aubépine rappelle que le village a appartenu pendant 900 ans aux seigneurs de l'Aubépin, la serpe rappelle l'importance des vignerons par le passé et les voûtes sont celles des caves dans lesquelles était confectionnée la fameuse bonne crème de Saint Gervais. À cela s'ajoute le bleu du Cosson et le rouge de la forêt de Russy (qui signifait forêt rousse)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Membre fondatrice de la communauté de commune puis de la communauté d'agglomération de Blois 'Agglopolys', présidée par Christophe Degruelle. La commune de Saint-Gervais est aussi membre de plusieurs syndicats (Val ECO, SIVOM Saint Gervais-Vineuil, Syndicat du Bas Cosson...) Saint-Gervais est une des quatre communes qui forme le Canton de Blois-2 dont Michel Fromet est le Conseiller Général.

Mairie de St Gervais
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1939 1965 Henri Segouin   voyageur de commerce
1965 1971 André Jeulin PCF entrepreneur de dragage
1971 1983 Georges Larcade PCF directeur des impôts
1983 1995 Michel Eimer PS professeur, Conseiller général
1995 2014 Jean-Claude Guédé PS cadre administratif
2014 en cours Jean-Noël Chappuis   cadre La Poste

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
333 314 362 388 415 480 503 533 549
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
578 525 540 560 557 565 571 606 578
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
574 544 568 600 660 760 862 1 426 1 775
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
2 042 2 702 2 784 3 308 3 393 3 413 3 312 3 310 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 24,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Gervais-la-Forêt en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,6 
7,9 
75 à 89 ans
8,3 
15,9 
60 à 74 ans
17,5 
23,1 
45 à 59 ans
23,6 
18,8 
30 à 44 ans
19,4 
15,0 
15 à 29 ans
12,9 
18,9 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement axée sur le commerce. La zone commerciale partagée avec la commune de Vineuil est la première zone commerciale du département de Loir-et-Cher. La commune de Saint-Gervais héberge notamment les enseignes InterSport, Truffaut, Monsieur Bricolage, Gitem, Symphonie-Val-de-Loire, Mitsubishi, Pat'à Pain... Il est à noter surtout l'importance des commerçants du Centre-bourg (presse, esthéticienne, coiffeurs, épicerie, restaurants, boulangeries...) qui dynamisent la vie sociale des Gervaisiens.

On remarque aussi une dominante du secteur BTP (Enduits du Val de Loire, SETRA, DEA, Inéo Centre...) et une disparition du secteur primaire (reste encore un élevage de chevaux et poneys au Château).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

La commune accueille 23 associations dont

Sports

Culture et Loisirs

  • l'Éveil (comité des fêtes) qui organise les lotos, la foire aux crêpes, la fêtes des Rondiaux, le Père Noël des écoles et le Colis pour les anciens de Saint-Gervais
  • Association Musicale Églantine (école de musique, banda, Orchestre de jazz et Chorales)
  • Cercle Gervaisien (Initiation Musicale, Club de patchwork, Club des Doigts agiles)
  • le Théâtre du Cercle (troupe régulièrement sous la direction de Jean-Claude Deret qui interprète régulièrement ses œuvres)
  • La Bibliothèque ouverte les lundi, mercredi et vendredi après-midi
  • La Ludothèque (Prêt de jeux)
Ludothèque et Bibliothèque de Saint-Gervais

Vie Sociale

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles :

Il existe une école élémentaire publique de 8 classes, et une école maternelle publique de 4 classes. Ces deux établissements sont situés l'un en face de l'autre au sein d'un quartier piéton bordé par la Mairie d'un côté et le centre de Loisirs et la Halle des sports de l'autre.

Actions Enfance Jeunesse :

Santé[modifier | modifier le code]

La commune héberge plusieurs médecins dont deux généralistes, un ophtalmologue, deux kinésithérapeutes, deux dentistes, deux psychiatres, cinq infirmières libérales, un orthophoniste et un pédicure - podologue. Il y a aussi une pharmacie, un laboratoire d'analyses, un cabinet de radiologie et une clinique vétérinaire. Par ailleurs, la proximité de Blois ouvre aux Gervaisiens la complétude des soins nécessaires (Centre hospitaliers de Blois, Polyclinique, Mozaïque et médecine libérale).

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Une messe catholique a lieu le deuxième dimanche du mois à 10h30 à l'Église Saint-Gervais Saint-Protais. Le Presbytère Saint-Saturnin / Saint-Gervais est situé à Blois.

Une église évangélique est située sur le territoire de la commune sur la zone de la Bouillie et donc vouée à la destruction étant donné le projet de protection de ce territoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

105 odonymes recensés à Saint-Gervais-la-Forêt
au 29 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Clos Impasse Passage Place Route Rue Ruelle Sentier Tertre Autres Total
5 [N 1] 0 1 [N 2] 2 [N 3] 0 0 9 [N 4] 3 [N 5] 0 2 [N 6] 69 2 [N 7] 1 [N 8] 1 [N 9] 10 [N 10] 105
Notes « N »
  1. Allée André Ampère, Allée de Seur, Allée des Tournesols, Allée du 19 Mars 1962 et Allée Gustave Eiffel.
  2. Boulevard René Gentils.
  3. Chemin de Charbonnier et Chemin des Peupliers.
  4. Impasse de l'Écureuil, Impasse des Écoles, Impasse des Nigelles, Impasse du Moulin à Vent, Impasse de Levée des Pingres, Impasse des Belleries, Impasse des Cailloux Blancs, Impasse des Landiers et Impasse René Gentils.
  5. Passage Denis Papin, Passage du Caillou Blanc et Passage Henri Gérard.
  6. Route de Chambord et Route Nationale.
  7. Ruelle de l'Église et Ruelle des Écoles.
  8. Sentier du Cimetière.
  9. Tertre de la République.
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gervais Saint-Protais

Les seuls monuments de la commune qui sont protégés sont les trois ponts. Les plus anciens (ponts chastrés et le reste des ponts Saint-Michel), ainsi que depuis le 2 décembre 1946 le Pont de la route nationale sur la rivière Le Cosson qui date de 1771.

  • La mairie a été édifiée entre 1883 et 1884 suivant un plan classique ; Mairie au centre, surmontée du logement du couple d'instituteurs et encadrée par l'école des filles et celle des garçons. Le tout construit par Alexandre Bodier (maçon) et Alfred Joubert (charpentier) est inauguré le 28 septembre 1884[9].
  • Le prieuré, construit au XVIIe sur le coteau du Cosson pour un prieur de Saint-Solenne, fait face à la vallée de la Loire. C'est la dernière demeure de Jean-Eugène Robert-Houdin de 1851 à sa mort. À partir de 1856, il en fait une maison enchantée dans le jardin de laquelle il avait installé ses automates.
  • Le Château, proche du prieuré, demeure du XIXe aujourd'hui habité par la famille de Warren. Il a été construit en 1842 pour Louis-Catherine Bergevin, sur l'emplacement de la Juiverie, anciennement Le Vivier (commanderie templière du XIIeet XIIIe)[3] sur les plans de Jules de La Morandière.
  • La ferme de l'Aubépin, ferme fortifiée du XVIIIe était la ferme du dernier siège de la seigneurie. Le Château de l'Aubépin fut détruit sur ordre de Louis-Catherine Bergevin pour en récupérer les pierres afin de se faire construire le nouveau château sur l'emplacement de la Juiverie
  • Les Belleries, demeure construite entre le XVe et le XIXe siècle par le prieuré et monastère Notre-Dame de Boulogne. Elle fut la demeure du peintre Joseph-René Verdier (1819-1904). Son fils Félix qui était ingénieur y avait construit une usine à gaz et un laboratoire de chimie, encore visibles à l'heure actuelle. Le 27 février 1951, le Colonel Lauzières y reçut le Général de Gaulle.
  • L'église Saint-Gervais et Saint-Protais comporte une tour romane du XIIe siècle, seul vestige de l'ancienne église incendiée par les huguenots en 1567[3]. Elle fut reconstruite, agrandie et aménagée entre le XVIe et le XXIe (reconstruction en 2007 d'un caquetoir selon les plans et aquarelles d'époque).
  • La Haute Maison aujourd'hui surnommée le Parc à Chautemps' Demeure du XVIIIe (?) qui a appartenu notamment à Charles Lermit qui en avait fait, entre 1906 et 1916, une pension haut de gamme disposant d'une salle de billard, d'un putting golf, d'un tennis en terre battue, d'une charmille, d'une grotte pour enfants (détruite en 2011) tout cela au milieu d'un parc de 20 acres... Elle fut à partir de 1931 la demeure de Camille Chautemps. Réquisitionnée après la seconde guerre mondiale, elle a été divisée en 7 appartements mis à la disposition de foyers aux moyens modestes. La bâtisse fut détruite le 2 octobre 1953 par un incendie. Aujourd'hui il ne reste plus qu'une partie du parc qui est en cours de réaménagement pour devenir un parc pédestre.
  • La Conandière ou Conanderie ferme fortifiée (Closerie) du XVIIe rue des Courtines sur laquelle figure la marque de la crue de 1853.
  • La Piçonnière est selon la carte de Cassini une ferme fortifiée qui se situait dans l'actuelle rue Gérard Dubois. Des recherches sont en cours pour savoir s'il s'agit de la bâtisse ancienne du carrefour.
  • Le Bon-marché était la place occupée sur le haut de la route de Romorantin où se vendaient crèmes et bons vins.
  • Le Landier était une ferme spécialisée dans le commerce et le travail du bois. Commerce nécessaire pour fabriquer les tonneaux, pressoirs et barriques des vignerons. D'après les esquisses de la carte de Cassini, cette ferme devait se situer sur l'emplacement actuel de la Pouponnière, rue des Landiers.
  • le pont de la route nationale sur le Cosson fut construit en 1771 sur les plans de Messire Roger, ingénieur et bâtit par Fauconnet-Hue, maçons-charpentiers. Ce pont fait partie d'un projet global de la construction du chemin neuf qui devait relier le Pont Saint-Fiacre de Blois (aujourd'hui Pont Jacques-Gabriel) et les routes de Sologne.
  • Le Pont Saint-Michel sur le Cosson est mentionné dès le XIe siècle[3], pour relier Blois à Bourges. Il en reste aujourd'hui des piles dans les « fosses Saint Michel ». Ce nom est quelquefois donné par analogie au pont du moulin voisin qui enjambe le Cosson.
  • les ponts Chartrains (ou chastrés signifiant « coupés ») relient le chemin de Vineuil (actuelle Route de Chambord') à la levée Neuve (quartier de La Boire) ; l'armée de Jeanne d'Arc le traversa le 28 avril 1429 avec son armée pour aller délivrer Orléans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Guillon, (1686-1748) fut le premier 'maistre d'école' du village. Il officiait dès 1730 lors des veillées.
  • Gabriel-Charles de Lattaignant, (1697-1779) ecclésiastique, poète et chansonnier, auteur de j'ai du bon tabac, il hérita de la seigneurie de l'Aubépin qu'il dut revendre dix ans plus tard afin de pouvoir financer une vie parisienne particulièrement joyeuse.
  • Adam-François-Melchior Mahy Du Plessis, dernier seigneur de l'Aubépin. Il était écuyer, auditeur en la chambre des comptes de Blois et administrateur de l'Hôtel-Dieu de Blois. Il introduisit la culture de la luzerne et de la pomme de terre à Saint-Gervais.
  • Louis-Athanase Bergevin, (1753-1832), Notaire, maire de Blois (et de Saint-Gervais) entre 1803 et 1806 et vice-président du tribunal civil de Blois, il projeta construire l'actuel 'Château de Saint-Gervais' en acquérant la Templerie (juiverie), le château de l'Aubépin ainsi que plusieurs terres d'une surface totale de 198 ha.
  • Louis-Catherine Bergevin, (1798-1876) fils du précédent, il était Président du tribunal civil de Blois, Président du Conseil général de Loir-et-Cher et Député de l'arrondissement de Blois. Il est l'auteur avec Alexandre Dupré, avocat et bibliothécaire-adjoint de la ville, de l' Histoire de Blois (1846). Il fut aussi protecteur de notre commune par ses dons généreux tant pour la contribution de guerre exigée par les prussiens en 1871 que pour la restauration de l'église après son pillage de la révolution de 1848. Il fut aussi un conseiller municipal actif.
  • Jean-Eugène Robert-Houdin (1805-1871) mort dans sa maison Le Prieuré en 1871, il était prestidigitateur, horloger, ingénieur, et diplomate. Il avait offert à l'église Saint-Gervais une horloge pour mettre sur le clocher. Après plainte des habitants, elle fut retirée et offerte à la ville de Blois. Il fut conseiller municipal.
  • Joseph-René Verdier, (1819-1904) peintre aquarelliste né à Parcé-sur-Sarthe et élève d'Auguste Bonheur. Auteur de Étang au crépuscule(1888), petite fille jouant avec un chien, Les Oies (1866) et un matin dans la lande (musée du Mans). Il vécut dans la demeure des Belleries.
  • Édouard Dujardin (1861-1949), Né à Saint-Gervais, il est écrivain, essayiste, poète et journaliste. Connu surtout pour son roman Les lauriers sont coupés (1887), il y emploie pour la première fois le « monologue intérieur », procédé tout à fait nouveau. Il fut le fondateur de l'académie Mallarmé.
  • Edmond Coffignon (1863–1923), artiste peintre élève de Jean-Baptiste Corot fut le propriétaire de l'actuelle maison du centre de placement familial du département des Hauts-de-seine.
  • Camille Chautemps, (1885-1963) né à Paris le 1er février 1885 et mort à Washington le 1er juillet 1963, avocat de formation, il est élu maire de Tours en 1919. Député radical-socialiste de l’Indre-et-Loire (1919-1928), il représente ensuite le Loir-et-Cher comme député (1929-1934) et sénateur (1934-1940). Trois fois Président du Conseil, plusieurs fois ministre et fondateur de la SNCF, il est favorable à l’armistice et à l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain (16 juin 1940), il entre dans le gouvernement de celui-ci. En désaccord avec celui-ci, il démissionne dès juillet 1940 et s’exile aux États-Unis et choisit d'y demeurer jusqu'en 1944, date à laquelle il gagne l'Afrique du Nord. Après la Libération, il partage sa vie entre Paris et Washington, où réside sa famille. Il résida dans la Haute-Maison et finança en partie la réfection de la Rue Haute (aujourd'hui rue du Val Fleuri)
  • Louis Chesneau (1860-1935) curé de la paroisse de 1907 à 1935 a été le premier mémorialiste de la commune. Il rédigea notamment La paroisse de Saint-Gervais sous l'ancien Régime (1922), l'occupation prussienne à Saint-Gervais (1914), L'ancien pays de Saint-Gervais (1915). Il décéda au Presbytère de Saint-Gervais et fut enterré au cimetière de Saint-Gervais.
  • Jules Supervielle (1884-1960) poète qui séjourna dans sa maison de campagne rue Auguste Michel.
  • Raoul de Warren (1905-1992) Historien, généalogiste, juriste et romancier d'origine irlandaise. il est notamment l'auteur de La Terre de Saint-Gervais au Val de Loire (1965) mais aussi de romans fantastiques comme la Bête de l’Apocalypse, l’Énigme du mort-vivant. Il vécut de longues années au Château de Saint-Gervais qu'il avait reçu de son mariage avec Marie de Montrichard, avant de vendre celui-ci.
  • 'Auguste Michel (1925 - 1944) dit 'Fito', sous-lieutenant et chef de détachement FTPF, fut abattu par l'armée nazie devant la maison de ses parents le 5 juillet 1944 à l'âge de 19 ans. Sa mère, Louise Arbez-Michel, elle-même résistante fit mine de ne pas reconnaître son fils devant les militaires allemands pour protéger le réseau de résistance. Une plaque commémorative rue des ponts Saint-Michel rappelle le lieu de cet événement.
  • Jean-Claude Deret (1921- ), Comédien - scénariste -auteur/compositeur/interprète écrivain pour enfants—metteur en scène qui émerveille notre village par ses créations artistiques et qui a donné son nom à la salle polyvalente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir Saint-Gervais Page d'aide sur l'homonymie
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Bénard et Bruno Guignard, Blois rive gauche, 2003, Ed Alan Sutton
  2. Cordier G, La bonne crème de Saint-Gervais, Le petit solognot, no 43, hiver 2008, p12-13
  3. a, b, c et d Louis Chesneau, La Paroisse de Saint-Gervais sous l'Ancien Régime, 1922, imprimerie Saint-Paul
  4. Raoul de Warren, La Terre de Saint-Gervais au Val de Loire, 1965, imprimerie Saint-Gervais
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Saint-Gervais-la-Forêt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)
  9. Georges Cordier, Saint-Gervais d'hier et d'autrefois, 1980, imprimerie Repro-Service 41

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]