Villebernier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Villebernier
Vue générale depuis les hauteursde Dampierre-sur-Loire.
Vue générale depuis les hauteurs
de Dampierre-sur-Loire.
Blason de Villebernier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Allonnes
Intercommunalité C.A. Saumur Loire Développement
Maire
Mandat
Christiane Pelletier
2014-2020
Code postal 49400
Code commune 49374
Démographie
Gentilé Villebernois, Villebernoise
Population
municipale
1 458 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 14″ N 0° 01′ 46″ O / 47.2538888889, -0.0294444444444 ()47° 15′ 14″ Nord 0° 01′ 46″ Ouest / 47.2538888889, -0.0294444444444 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 32 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Villebernier

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Villebernier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villebernier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villebernier

Villebernier est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Loire depuis les berges de Villebernier, avec au fond le château de Saumur

Commune angevine implantée sur la rive nord de la Loire[1], Villebernier est située entre Angers et Tours, et est à proximité d'Allonnes, Varennes-sur-Loire et Saint-Lambert-des-Levées.

Partagée entre le Baugeois et le Saumurois, cette commune ligérienne s'étire sur les bords de la Loire. Pour s'en protéger, les habitants de la vallée bâtirent au fil des siècles une levée de terre qui borde tout au long le territoire. L'Authion, affluent du grand fleuve, irrigue aussi ses terres maraîchères.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Eclésia de Villa Bernone ancienne villa romaine apparaît dès l'an 1154.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villebernier possède quelques richesses architecturales qui font le charme de cette commune ligérienne.

L'église romane et le manoir de Launay, construction du roi René, monument historique de la commune, date du début du XVe siècle, en 1414. La chapelle Notre-Dame des Eaux, dont l'histoire remonte à la grande crue de la Loire en 1843, est curieuse par son architecture arrondie.

Une cale et un petit port dit de St-Mainbeuf, ont été installés en 1857 en amont du bourg, à l'extrémité d'une pointe de terre qui formait autrefois l'île St-Mainbeuf où s'ancrent fièrement quelques plates de Loire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Villebernier se blasonnent ainsi :

Coupé : au 1er d'azur à un château flanqué de deux tours couvert d'argent accosté en chef d'une croix patriarcale de sable bordée d'or à dextre et d'une fleur de lis du même à senestre, au 2e d'or maçonné de sable, à une gabare (bateau fluvial) de sable voguant sur une champagne ondée d'azur, les voiles ferlées d'argent, et au pavillon d'or brochant sur la partition[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Michel Breau    
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Jonval    
mars 2014 en cours Christiane Pelletier[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement[4], elle même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
969 1 096 1 027 1 215 1 340 1 312 1 398 1 402 1 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 282 1 225 1 228 1 142 1 071 1 064 1 014 978 930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
918 899 836 827 782 795 865 949 1 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 097 1 137 1 162 1 245 1 306 1 349 1 396 1 388 1 445
2011 - - - - - - - -
1 458 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 20,3 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 23,2 %).
Pyramide des âges à Villebernier en 2008 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
7,0 
14,6 
60 à 74 ans
15,2 
21,7 
45 à 59 ans
20,9 
19,0 
30 à 44 ans
20,5 
15,6 
15 à 29 ans
14,9 
23,3 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 86 établissements présents sur la commune à fin 2010, 36 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 12 % du secteur de la construction, 37 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[9].

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de Launay (classé monument historique)
    La première mention connue du manoir remonte au début du XVe siècle, il appartenait à un certain Jean-Crist en 1414. Au centre d'une forêt, le petit manoir se composait de corps de logis en fer à cheval entourant une cour qui s'ouvrait vers l'ouest.
    C'est en 1444 qu'il est vendu au duc d'Anjou, le roi René, qui en fit don à sa femme Isabelle de Lorraine deux ans plus tard. Quelques semaines après, le roi René y organisa des fêtes dont un tournoi célèbre qui fut dit « Pas de Launay » ou « Pas de Perron ». René augmenta le domaine, y fit des travaux de restauration et de construction, ajoutant deux corps de bâtiments.
    Cette construction est l'une des premières architectures Renaissance en France juste à la fin du Moyen Âge. Vingt propriétaires se succédèrent, pour ne citer que les plus célèbres : Louis XI, Charles VIII, Louis XIII, etc.
    Au XVIIIe siècle, Boulay du Martray transforma la façade côté parc en faisant de grandes ouvertures, aucuns travaux n'ayant été entrepris au cours des derniers siècles, les toitures avaient subi le dommage du temps, les façades en pan de bois victimes de la mauvaise couverture menaçaient l'écroulement. Conservé et rénové avec passion et minutie dans la pure tradition de l'époque grâce à une importante participation de l'État Français, un parfum de paix et de tranquillité se dégage de cet ensemble qui rappelle le caractère exceptionnel et privilégié qu'avait voulu donner le roi René à cette demeure : un lieu de vacances, de retraite, ou rien ne fut conçu pour la guerre ou la violence.
  • La chapelle Notre-Dame-des-Eaux
    Elle fut construite sous l'égide du Curé Théar, suite à la crue en 1843.
    La légende voudrait que lors de cette grande crue qui envahit la vallée, une statuette de la Vierge, transportée par les eaux boueuses, vint s'échouer sur les abords du bourg protégeant ainsi les habitations d'un plus grand désastre (40 cm d'eau seulement à cet endroit). Les croyants voyant là un signe du Ciel firent édifier en son honneur cette chapelle où ils vinrent vénérer leur statuette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN, Géoportail Villebernier (49), consulté le 9 juin 2014
  2. Blasonnement selon les descriptions figurant sur le site officiel de la mairie de Villebernier
  3. « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  4. Insee, Composition de l'EPCI de Saumur Loire Développement (244900361), consulté le 7 novembre 2013
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Villebernier en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  8. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  9. Insee, Statistiques locales du territoire de Villebernier (49), consultées le 16 juin 2013