Razines

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Razines
Image illustrative de l'article Razines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Richelieu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Richelieu
Maire
Mandat
Daniel Dupuy
2014-2020
Code postal 37120
Code commune 37191
Démographie
Gentilé Razinois
Population
municipale
242 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 35″ N 0° 22′ 43″ E / 46.97638889, 0.37861111111146° 58′ 35″ Nord 0° 22′ 43″ Est / 46.97638889, 0.378611111111  
Altitude Min. 56 m – Max. 134 m
Superficie 14,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte administrative d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Razines

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Razines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Razines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Razines

Razines est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve dans une campagne très reculée, à environ 10 km de Richelieu (Indre-et-Loire); Razines est bordé par le petit cours de la Veude. Les villages aux alentours sont Jaulnay, Braslou, Braye-sous-Faye, ou encore Faye-la-Vineuse. L'accès le plus simple à Razines, se fait par la RD 749.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une très ancienne tradition veut qu'à la veille de la bataille de Poitiers, en 732, les Sarrasins soient venus camper à Razines avec leur chevaux, attirés par l'abondance et la pureté des eaux vives qui y jaillissaient un peu partout. Ils auraient baptisé l'endroit « Ras el-Aïn », le « pays des sources », qui nous aurait donné « Razines ». Dès le XIIe siècle en tout cas, Razines figure dans le cartulaire de l'abbaye du Noyers sous le nom d'« ecclesia Beata Maria de Razina ». Sur ce document il apparaît qu'en 1106, un certain Adémar de Granier, résident de Faye-la-Vineuse dont relevait, à titre de fief, le territoire de Razines, fit don de l'intégralité de ses droits sur l'église de Razines tout juste construite, à l'abbaye de Noyers. Razines fut l'un des fiefs de Faye-la-Vineuse durant des siècles. Razines est aujourd'hui rattachée à la province ecclésiastique de Tours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de Razines est Daniel Dupuis, et le conseil municipal est composé de onze conseillers et conseillères. Razines fait partie du diocèse de Tours et du canton de Richelieu. Si Razines a aujourd'hui son église, son presbytère, sa mairie et son école, ce ne fut pas toujours le cas : au milieu du XIXe siècle Razines ne possédait plus ces bâtiments, et était destinée à mourir. En effet, en 1860, le préfet d'Indre-et-Loire estima que Razines était bien trop pauvre pour bénéficier encore du statut de commune, et décida que l'espace communal devait être divisé en trois et rattaché aux communes voisines. Pour sauver le village, un des concitoyens, le docteur Paulin Archimbault, fit construire à ses frais une église, un presbytère ainsi qu'une école. Le restant des villageois offrit une mairie à la commune. Et c'est ainsi qu'en 1861, la commune fut sauvée. L'église continue encore aujourd'hui d'organiser des messes, dites par le curé de village de Braslou. L'école accueille les deuxièmes années de maternelle des cinq villages alentour, celle de Jaulnay, les premières années, et celle de Braslou, les troisièmes années. L'ancienne épicerie de la rue des Caves est fermée depuis 1998, le seul commerce restant sur la commune de Razines étant maintenant l'auberge de la place. Les principales activités agricoles sur la commune sont la culture intensive du melon et des céréales, et la viticulture.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1830   Charles Reverdy    
1874 1884 Désiré Beausse 1er du nom    
1884 1904 Désiré Beausse 2ème du nom    
  1995 Henri Beausse    
mars 2001 mars 2008 Cécile Giraudet    
mars 2008 en cours Daniel Dupuy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
297 291 265 298 299 332 355 341 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
350 345 344 300 323 322 372 365 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 363 360 323 344 332 328 351 366
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
333 316 254 253 262 246 243 242 242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Razines est un vieux village aux confins de la Touraine et du Poitou. Son passé est on ne peut plus riche pour un si petit village.

La vieille église[modifier | modifier le code]

L'ancienne église de Razines fut l'un des premiers monuments et bâtiments construits sur la commune. Elle fut construite bien en dehors du bourg au Xe siècle. Elle possède une façade orientale, encore bien conservée, présentant une belle porte en plein cintre aux élégantes voussures, un larmier soutenu par des modillons sculptés, le tout surmonté d'un clocher à peigne à deux baies jumelles.

Le château de Chargé[modifier | modifier le code]

Ancien fief de l'abbaye de Noyers, le château fut construit par un certain Isembard de Chargé, qui l'a offert, avec l'abbaye du Noyers, à sa femme Oda. Passé ensuite en différentes mains, profondément remanié aux XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par les De Blet, ses propriétaires, saisi à la Révolution en qualité de bien national, il existe toujours et ses bâtiments abritent une exposition agricole. Le château possédait des dépendances, notamment la bâtisse de Haute-Claire, désormais propriété de la famille Beausse depuis plus de deux siècles. Un souterrain de plus de 800 mètres, assez large pour accueillir un attelage de chevaux, courait depuis le château pour conduire les seigneurs de Chargé vers la bâtisse. On dit aussi qu'il y avait un second souterrain, menant de Haute-Claire à la vieille église. Il existait également une chapelle accolée au château construite au XIVe siècle, celle-ci sera détruite en 1890.

Le prieuré de Saint-Gilles-des-Cols[modifier | modifier le code]

Situé au nord de Saulnay, dépendance de l'abbaye de Noyers et fief du château de Saumur, Ce prieuré aurait été construit au XIe siècle, sur un tumulus. Il y aurait eu ici une source qui guérissait de la folie. À 800 mètres de cette chapelle, se trouvait un champ de foire et les fouilles archéologique menées à cet emplacement font remonter son origine à l'époque gallo-romaine. Bien après l'époque médiévale s'y tenait encore une foire annuelle en mémoire d'une victoire sur les musulmans. Il y a d'ailleurs non loin de la chapelle le « Carroi des sept chemins », où se tenaient deux foires au bestiaux annuelles jusqu'en 1900. Les derniers vestiges de la chapelle étaient encore visibles en 1850. Il n'en reste aujourd'hui pour seule trace qu'un bénitier en calcaire, propriété d'une famille du village.

Autres sites historiques[modifier | modifier le code]

Le château du Pont, « Terra de ponte araldi », était au XIe siècle un pont fortifié dépendant de l'abbaye du Noyers et entouré de douves. C'était à cette époque le seul pont sur la Veude. Il était en 1500 propriété de René de Razines. L'édifice a été entièrement rebâti au XVIIe siècle ; n'en subsiste aujourd'hui qu'un pavillon à deux étages.

Le manoir de Réveillon et le château de Milly sont quant à eux deux excellents exemples de bâtisses tourangelles telles que l'on pouvait en voir au XVIIe siècle.

Le domaine de Garelière, où sur 22 hectares s'étend l'un des meilleurs vignobles de la région, est une ancienne propriété du cardinal de Richelieu, d'où il tirait autrefois son propre vin de table, le faisant venir à Paris. Le domaine de la Garelière fut racheté à la famille de Richelieu par M. Girard, le propriétaire de Réveillon. La famille a rénové le vignoble et en tire aujourd'hui un vin d'exception et qui bénéficie désormais d'un label A.O.C .

Beaucoup d'autres monuments sont encore à découvrir sur la commune de Razines, comme le château du Fougeray, construit au XIXe siècle par les Pradeau, et d'autres vestiges : four, lavoir, souterrains, moulin (comme celui de Girrault ou de Daudet)…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]