Doué-la-Fontaine

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Doué-la-Fontaine
Hôtel de ville de Doué-la-Fontaine.
Hôtel de ville de Doué-la-Fontaine.
Blason de Doué-la-Fontaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Doué-la-Fontaine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine
Maire
Mandat
Michel Pattée
2014-2020
Code postal 49700
Code commune 49125
Démographie
Gentilé Douessins
Population
municipale
7 519 hab. (2011)
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 38″ N 0° 16′ 28″ O / 47.1938888889, -0.274444444444 ()47° 11′ 38″ Nord 0° 16′ 28″ Ouest / 47.1938888889, -0.274444444444 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 105 m
Superficie 35,9 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-douelafontaine.fr/

Doué-la-Fontaine est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Elle se situe dans la région naturelle et historique du Saumurois.

Déjà occupé sous l'Antiquité, le territoire de l'actuelle commune devient la résidence des souverains carolingiens pendant un temps, puis se développe sous le Moyen Âge. Elle devient, à partir du XVIIIe siècle et sous l'initiative de Joseph François Foullon, un important centre pépiniériste.

En 1964, Doué-la-Fontaine absorbe les communes de Douces et de Soulanger. Elle devient alors la seconde agglomération du Saumurois, et la 8e du département du Maine-et-Loire. Elle est un centre économique d'importance avec la présence de 370 entreprises, ainsi qu'un centre touristique grâce au parc zoologique de Doué-la-Fontaine, qui accueille plus de 200 000 visiteurs par an.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Saumurois, Doué-la-Fontaine se trouve dans le Douessin, au cœur du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, à 10 km au nord-est de Montreuil-Bellay (en direction de Loudun), 14 km au sud-ouest de Saumur, 40 km à l'est de Cholet et 40 km au sud-est d'Angers.

Les communes limitrophes sont Louresse-Rochemenier, Dénezé-sous-Doué, Forges, Montfort, Brossay, Vaudelnay, Les Verchers-sur-Layon, Concourson-sur-Layon et Saint-Georges-sur-Layon.

Selon le classement établi par l’Insee en 1999[1], Doué-la-Fontaine est une ville isolée, c’est-à-dire une unité urbaine d’une seule commune ; elle est non polarisée, ne faisant partie d’aucune aire urbaine ni d'aucun espace urbain.

Rose des vents Louresse-Rochemenier Louresse-Rochemenier et Dénezé-sous-Doué Forges Rose des vents
Montfort N Saint-Georges-sur-Layon
O    Doué-la-Fontaine    E
S
Concourson-sur-Layon Vaudelnay et Les Verchers-sur-Layon Brossay

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a 10 à 12 millions d’années, la mer des Faluns occupait l’emplacement de la commune. L’éloignement de ses eaux vers l’ouest laissa place au falun, épaisse couche de calcaire coquillier.

Hydrographie, relief et paysage[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par de petits affluents du Layon, qui coule à proximité, au sud-ouest. La rivière du Douet prend sa source sur le territoire de la commune, au nord, et coule vers l'ouest pour rejoindre le Layon. Le ruisseau de la Ganache naît au sud et coule vers l'ouest où il rejoint le ruisseau de Court-s'il-pleut à la frontière de Concourson-sur-Layon.

Doué-la-Fontaine s'étend sur un plateau entre deux vallées : celle du Layon au sud, et celle du Douet au nord. Au nord de la commune l'altitude s'élève à 50 mètres pour remonter au fur et à mesure que l'on progresse au sud, où l'altitude culmine à 103 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La D761, en 2×2 voies, entre sur le territoire de la commune au nord-ouest et contourne le bourg de Soulanger jusqu'au sud de celui-ci pour rejoindre la D960 qui entre au sud-ouest et contourne le reste de la commune pour repartir vers le nord-est. Au nord, la D69 entre dans la commune pour bifurquer vers l'est et rejoindre la D960. Plusieurs autres départementales convergent en étoile vers le bourg de Doué-la-Fontaine: les D213 et D214 au nord-est, les D761, D87 et D89 au sud et sud-est et les D170, D84 et D83 à l'ouest et au sud-ouest.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau AnjouBus dessert la commune sur deux lignes différentes. La ligne 5 fait le trajet Angers ↔ Doué-la-Fontaine ↔ Montreuil-Bellay, et compte jusqu'à quatre arrêts au maximum sur la commune, dont le Parc zoologique de Doué-la-Fontaine. La ligne 6, du trajet Saumur ↔ Doué-la-Fontaine ↔ Vihiers ↔ Cholet, marque trois arrêts[3]. Le transport scolaire est également géré par Anjou Bus et le Conseil général de Maine-et-Loire. Plusieurs navettes joignent les villages et hameaux du canton aux établissements scolaires de Doué-la-Fontaine. Pour les lycéens, plusieurs bus scolaires font également les trajets Doué-la-Fontaine ↔ Saumur[4],[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2009, les 3 513 logements de la commune sont à 90 % des résidences principales. On compte 1 197 sont des maisons (81,3 %) ; les appartements n'en représentent que 18,4 % (15,5 % en 1999). Il y a 267 logements vacants en 2009, soit 7,6 % du total des logements. Les habitants sont majoritairement propriétaires (59,6 %) et 38,9 % sont locataires[6].

Plus de la moitié (52,4 %) des ménages en 2009 ont emménagés dans leur résidence principale il y a 10 ans ou plus. Sur le total des 3 173 résidences principale, 1 434 (45,2 %) possèdent plus de 5 pièces et seul 52 (1,6 %) ne possèdent qu'une unique pièce. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,4 en 2009 (4,7 pour les maisons, 2,9 pour les appartements). La très grande majorité des résidences (97,6 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. Pour le chauffage, la plupart des résidences (43,9 %) possèdent un chauffage individuel tout électrique, 36,7 % possèdent un chauffage central individuel et 6,5 % un chauffage central collectif. Enfin, 71,3 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnement[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 814 et 835, le territoire de la commune porte le nom de Thedoadus, Thedwat, Teutwadus et Theodwadum, puis Doadum en 847. Pour Albert Dauzat, le nom proviendrait d'un nom d'homme germanique Theudoad tandis que pour Ernest Nègre, il provient du nom d'homme latin Deodatus. On retrouve le lieu mentionné dans In villa Doadensi vers 980, Castrum Doadus vers 1050 et de castro Daodo vers 1055. On mentionne un Hugo de Doe vers 1060. Le nom évolue en Doe vers 1182, puis en Douetum vers 1392. En 1500, on mentionne Doué près Saumur[7],[8].

Le mot doué proviendrait également d'une forme ancienne, douet, définissant un passage d'eau naturel ou anthropique. Dans leur « Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou », Verrier et Onillon mentionnent à la fois le terme Doue, aphérèse de douve, et le terme Douet pour désigner un lavoir[9]. Dans le cas de Doué-la-Fontaine, le doué peut faire référence à la source de la commune connue dés l'antiquité[7].

Le nom de Doué-la-Fontaine a été adopté en 1893, il est devenu officiel par décret le 11 avril 1933[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de passage humain se trouvent dans la découverte d'outils du Moustérien. La période néolithique a livré des haches en pierre polie, des os et des cornes travaillées. Six dolmens se répartissent sur l'actuel canton de Doué-la-Fontaine, témoignage d'une occupation humaine au néolithique[10].

De l'âge du bronze ont été retrouvé plusieurs haches, des pointes et des flèches, des fers de lances et un bracelet gravé de motifs géométriques ainsi qu'une épée du Hallstatt. Le territoire communal actuel se serait retrouvé dans une zone frontière entre le peuple gaulois des Andécaves et celui des Pictons[10].

Pendant la période gallo-romaine, le territoire du canton de Doué aurait vu l'installation de villas dont certaines limites seraient visibles sur des vues aériennes. La ville actuelle se trouvait probablement au croisement d'anciennes voies romaines entre Saumur, Angers, Montreuil-Bellay, Gennes[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le VIIIe siècle, le territoire de Doué relève de l'Aquitaine. Pépin le Bref y reçoit vers 760 la soumission de Waïfre, duc d'Aquitaine. À partir des années 790, Louis, fils de Charlemagne, roi d'Aquitaine, réside régulièrement depuis 781 dans la villa ou le palatium de Theotwadum. En 814, Louis y apprend la mort de son père, devenant dès lors le nouvel empereur. Il y reçoit également en 832 la soumission de Pépin Ier, roi d'Aquitaine. Il ne reste pas de vestiges de la résidence des carolingiens[10].

Le 15 février 847, Charles le Chauve donnent aux moines de Cunault le territoire de Doué et ses environs[11]. Une aula est construite au sud du bourg actuel, dernier quart du IXe siècle. Le bâtiment est divisé et agrandi au milieu du Xe siècle avant d'être gravement endommagé par un incendie. À la fin du Xe siècle, il est surélevé et probablement transformé en forteresse avant d'être emmotté au début du XIe siècle[12].

Une agglomération se développe autour de l'église Saint-Léger et de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Les moines de Cunault, chassés par les invasions vikings, sont réfugiés à l'abbaye de Tournus. Les comtes d'Anjou en profitent pour se saisir de leurs domaines. Afin de récupérer une partie de ceux-ci, l'abbé de Tournus, Eude, concède le territoire de Doué au comte d'Anjou Geoffroy Grisegonelle. À la mort de Geoffroy en 987, le nouveau comte, Foulques Nerra, y fonde un castrum près de l'agglomération qui est alors fortifiée[11].

Le château de Doué est donné vers 1024 par le comte d'Anjou à Aimeri, fils de Gelduin de Saumur et de Grécie de Montreil-Bellay, fait prisonnier pendant la prise de Saumur. Celui-ci décide de se rebeller contre le comte d'Anjou qui le fait prisonnier en 1026. Cependant, les seigneurs de Doué continuèrent à se trouver parmi les plus rebelles à l'autorité comtale. Le château est assiégé en 1109 et en 1123 par Foulques le Réchin et en 1147 par Geoffroy Plantagenêt qui le détruit[11].

Au XIIIe siècle, le bourg est prospère: il possède des halles et des foires, ainsi qu'un marché aux draps. En 1229, un hôpital est fondé par les bourgeois de la ville. Au XIIIe siècle, Eustachie de Doué apporte par mariage le fief à la famille de l'Isle-Bouchard. Le fief est érigé en baronnie. La ville et le château de Doué sont endommagés pendant la Guerre de Cent ans. Le mariage de Catherine de L'Isle Bouchard avec Georges Ier de La Trémoille en 1427 fait passer la baronnie aux mains de la famille de La Trémouille[11].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, Doué a l'honneur de voir passer et séjourner Catherine de Médicis, Charles IX, Henri de Navarre et Louis XIII. En 1694, Louis XIV constitue la ville en municipalité et lui donne ses armoiries. Mais c'est sous l'impulsion du Baron Joseph François Foullon que la cité connaît ses heures les plus prospères. Restaurant le château de Doué, il fait planter 500 000 peupliers d'Italie, introduit la culture de la luzerne et du sainfoin, établit les pépinières à Soulanger où il fait bâtir un château. Il fait aménager la fontaine, seul point d'eau de la ville, qui alimente six moulins, un bassin pour les blanchisseuses et un abreuvoir.

Par ailleurs, il fait aménager un champ de foire nécessaire à l'expansion du commerce et, surtout, promeut, avec l'aide d'un jardinier royal, la culture des roses qui fait aujourd'hui la réputation internationale de Doué.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Joseph François Foullon est une des premières victimes de la Révolution française. Le château est détruit. Il ne reste aujourd'hui que les écuries et une partie des fondations du mur d'enceinte.

Lors de la Guerre de Vendée, Doué est prise par les Vendéens le 7 juin, puis de nouveau le 3 août. Ils en sont chassés par les Républicains le 5, ces derniers devant repousser une nouvelle attaque vendéenne le 14 septembre.

Le 30 novembre 1793, 1200 prisonniers d'Angers sont transférés à Doué. Ils y seront emprisonnées dans les Arènes ou l'église Saint-Pierre jusqu'au 22 janvier 1794. 184 d'entre eux meurent en prison en l'espace de deux mois. Entre 350 et 370 prisonniers supplémentaires sont guillotinés ou fusillés[13].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, Doué connaît l'essor au XIXe siècle. La culture et la production de rosiers s'intensifient. Le chemin de fer est inauguré en 1896. Doué est l'une des premières petites villes de province à être électrifiée grâce à une centrale électrique autonome.

Au début du XXe siècle, les industries locales tournent à plein régime et le développement horticole continue.

le 1er octobre 1964 Doué-la-Fontaine fusionne avec Douces et Soulanger (fusion simple)[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé, proportionnellement au nombre d'habitant, de 29 élus : le maire, 7 adjoints au maire et 21 conseillers municipaux. La municipalité possède une douzaine de commission[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1995 Jean Bégault UDF  Député (1973-1997)
1995 2014 Jean-Pierre Pohu UMP Notaire, président de la CC région de Doué-la-Fontaine, conseiller général (1992-2004)
2014 en cours Michel Pattée[16]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine[17], elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 519 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 151 1 805 1 969 2 313 2 479 2 490 3 193 3 149 3 194
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 204 2 336 2 335 3 210 3 245 3 260 3 263 3 271 3 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 334 3 345 3 369 3 062 3 185 3 189 3 158 3 402 3 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 895 6 018 6 497 6 724 7 260 7 450 7 442 7 428 7 519
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 23,6 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 30,3 %).
Pyramide des âges à Doué-la-Fontaine en 2008 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,7 
8,8 
75 à 89 ans
14,0 
14,3 
60 à 74 ans
14,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,8 
18,8 
30 à 44 ans
17,6 
19,0 
15 à 29 ans
15,3 
18,4 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Nantes, la commune dispose de quatre écoles maternelles et élémentaires communales.

Le département gère un collège (collège Lucien Millet).

Les lycées les plus proches se trouvent à Saumur.

Les Douessins disposent également d'établissements privés catholiques sous contrat, gérés par la direction diocésaine de Maine-et-Loire : l'école du Sacré-Cœur (école maternelle et élémentaire privée) et le collège Saint-Joseph[22].

La commune dispose en outre d'une antenne locale de l'École Intercommunale de Musique du Saumurois[23].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1959, pour célébrer son titre auto-proclamé de « capitale européenne de la rose », est organisé dans la ville les « Journées de la Roses », avec visites d'installation de roses dans les caves troglodytes, animations et concours sur le thème de la rose. En 2011, la manifestation accueille 18090 visiteurs[24].

Santé[modifier | modifier le code]

L’hôpital local de Doué-la-Fontaine possède une capacité de 270 lits ainsi que 46 places en SSIAD. L’hôpital local est réparti sur trois sites: l'EHPAD de Doué-la-Fontaine, l'EHPAD de Nueil-sur-Layon et le centre inter-hospitalier du Douessin. Si l'établissement est bien classé en matière de lutte contre les infections nosocomiales, il est en revanche moins bien classé pour la tenue du dossier patient, la communication avec le médecin traitant et le dépistage des troubles nutritionnels[25].

La commune dispose sur son territoire de médecins généralistes, de chirurgiens dentistes, de kinésithérapeutes et ostéopathes, d'orthophonistes, d'orthoptiste, de sage-femme, de podologues, de pharmaciens, de psychologues, d'infirmières et d'ambulanciers[26].

Culture[modifier | modifier le code]

En 2010, la bibliothèque municipale compte 30 000 documents (livres, revues, DVD). Le patrimoine culturel de la commune y est ainsi mis à disposition, de même que des animations ponctuelles (rencontres d'auteurs, conférence,...) et régulières (heure du conte, atelier de calligraphie,etc).

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs équipements sportifs, dont le plus important est le stade municipal, composé d'une piste d'athlétisme, d'un terrain de basket, de handball et de volley ball, de quatre courts de tennis ainsi qu'un terrain de football ou de rugby. Elle dispose en outre d'un skate park, des trois salles omnisports, d'un terrain extérieur multi-sports, et d'un centre aquatique[27].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, la commune fait partie de la paroisse St-Denis des Faluns[28]. Le culte est rendu dans l'église Saint-Pierre[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2009, selon l'Insee, Doué-la-Fontaine hébergeait 370 entreprises dont 34 dans l’industrie, 44 dans la construction, 240 dans le commerce, le transport et les services divers et 52 dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale. Les établissements présents sur la commune emploient en 2009 un total de 2 840 personnes[6].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Toutes exploitations confondues, 96 exploitations agricoles se trouvent sur le territoire de la commune en 2000, contre 125 en 1988. La surface cultivable a diminué, passant de 2 762 hectares en 1988 à 2 488 en 2000. Dans cette surface, 1 537 hectares sont constitués de terres labourables, dont 737 à destination de la culture céréalière. La surface agricole utile moyenne d'une exploitation est de 33 hectares en 2000, en augmentation de 5 hectares par rapport à 1988[6].

En 2000, 11 exploitations élevaient des bovins (24 en 1988) et 5 des volailles (37 en 1988). Le nombre de têtes est passé de 712 à 601 pour les bovins, et de 550 à 188 pour les volailles durant cette période[6].

En 2009, l'agriculture employait 147 personnes sur la commune, soit 4,9 % du total d'emplois[6].

Appellations sur le territoire[modifier | modifier le code]

La commune possède au total 23 appellations sur le territoire[30] :

  • AOC - AOP Anjou blanc, Anjou gamay, Anjou gamay nouveau ou primeur, Anjou rouge, Anjou mousseux blanc, Anjou mousseux rosé, Rosé de Loire, Rosé d'Anjou, Rosé d'Anjou nouveau ou primeur, Saumur blanc, Saumur mousseux blanc, Saumur mousseux rosé, Saumur rouge, Cabernet de Saumur, Cabernet de Saumur nouveau ou primeur, Cabernet d'Anjou, Cabernet d'Anjou nouveau ou primeur, Crémant de Loire blanc, Crémant de Loire rosé
  • AOC Saumur Puy-Notre-Dame
  • IGP Bœuf du Maine ; Brioche vendéenne ; Melon du Haut Poitou

« Capitale européenne de la rose »[modifier | modifier le code]

Depuis la promotion de la culture de la rose par Joseph François Foullon vers 1790, Doué-la-Fontaine est devenue la « capitale européenne de la rose ». Sur les douze millions de plants de rosiers produits chaque année en France, sept sont produits à Doué-la-Fontaine, en faisant également le premier centre européen de production. Entre 200 et 300 hectares de terres sont exploitées par les pépiniéristes douessins, produisant plus de 2 000 variétés de rosiers. Près de 30 entreprises rosiéristes sont présentes sur la commune[31],[32],[33].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2012, Doué-la-Fontaine comptait 5 établissements hôteliers ** pour un total de 102 chambres, ainsi qu'un camping ** de 146 emplacements[6].

Animation pédagogique de la curée des vautours au zoo.

Le Parc zoologique de Doué-la-Fontaine, situé dans des anciennes carrières de pierre, est un des sites les plus visités de Maine-et-Loire. En 2010, il a accueilli 231 764 visiteurs[34].

Les autres sites touristiques comprennent:

  • Les Arènes (public)
  • Les Perrières (public)
  • La Sablière (privé)
  • La Cave aux Sarcophages (privé)
  • Les Ruines st Denis
  • Le Musée des Anciens Commerces (privé)
  • La Roseraie Municipale
  • Le Bioparc (privé)
  • Les Chemins de la Rose (privé)
  • La Rose Bleue (privé)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments historiques: la Motte Carolingienne, le Château de Soulanger, l'Église Saint-Denis et la Seigneurie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Alexandre Caffin (1751-1819), général des armées de la Révolution, né à Doué-la-Fontaine.
  • Anthony Réveillère (1979), footballeur né à Doué-la-Fontaine.
  • Noël Roquevert (1892-1973), acteur, né à Doué-la-Fontaine.
  • Francine Caron (1945), écrivain, poète, traductrice et universitaire, a siégé de 1975 à 1995 aux jurys des prix de la commune.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).svg

Les armes de la commune de Doué-la-Fontaine se blasonnent ainsi :
d'azur, à la lettre D capitale d'or enfermant une fleur de lys d'argent[35].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Girault Pascal, Doué-la-Souterraine, une cité oubliée
  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1978, 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)
  • Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Le Coudray-Macouard, Cheminements,‎ 2004, 398 p. (notice BnF no FRBNF39295447, lire en ligne), p. 52-53.
  • A.-J. Verrier et R. Onillon, Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou, t. I et II,‎ 1908, consulter en ligne (tome I), consulter en ligne (tome II)
  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! » Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques,‎ 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page INSEE [1] ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  2. « Doué-la-Fontaine », sur geoportail.fr (consulté le 12 juillet 2012).
  3. « Plan des lignes », sur anjoubus.fr (consulté le 08 août 2012).
  4. « Fiches horaires: Doué », sur [2] (consulté le 08 août 2012).
  5. « Fiches horaires: SAUMUR », sur [3] (consulté le 08 août 2012).
  6. a, b, c, d, e, f et g « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012).
  7. a et b Augereau 2004, p. 74
  8. a et b Port 1978, p. 55
  9. Verrier et Onillon 1908, p. 298
  10. a, b, c et d Port 1978, p. 57
  11. a, b, c et d Port 1978, p. 58
  12. Étude des vestiges de l'aula, Doué la Fontaine (Maine et Loire)
  13. Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 455.
  14. INSEE, Code Officiel Géographique, Modifications des communes de Maine-et-Loire, consultées le 24 juin 2012
  15. ville-douelafontaine.fr: Conseil municipal
  16. « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département du Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  17. Insee, Composition de l'EPCI de la Région de Doué la Fontaine (244900973), consulté le 17 novembre 2013
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. « Évolution et structure de la population à Doué-la-Fontaine en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012).
  21. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012).
  22. « Vie scolaire », sur ville-douelafontaine.fr (consulté le 08 août 2012).
  23. ECOLE DE MUSIQUE sur ville-saumur.fr
  24. anjou-tourisme.com: chiffres clés 2012
  25. HOPITAL LOCAL DOUE LA FONTAINE sur platines.sante.gouv.fr
  26. Accueil et soins sur ville-douelafontaine.fr
  27. ville-douelafontaine.fr: Equipement sportif
  28. http://catholique-angers.cef.fr/La-Paroisse,796
  29. http://saintdenisdesfaluns.free.fr/horaires_messes.html
  30. Doué-la-Fontaine sur le site de l'INAO - Consulté le 5 août 2012
  31. duocomagri.com: Une plateforme régionale d'innovation pour la rose en Anjou
  32. ville-douelafontaine.fr: Entreprises
  33. aveniragricole.net: A Doué-la-Fontaine, on voit l’avenir en roses
  34. « Chiffres cles du tourisme en Anjou »
  35. « Doué la Fontaine », sur labanquedublason2.com (consulté le 20 août 2012)