Neuvy-en-Sullias

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Neuvy-en-Sullias
L'église Saint-Jean-Baptiste et le monument aux morts
L'église Saint-Jean-Baptiste et le monument aux morts
Blason de Neuvy-en-Sullias
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Jargeau
Maire
Mandat
Hubert Fournier
2014-2020
Code postal 45510
Code commune 45226
Démographie
Gentilé Neuvysulliens
Population
municipale
1 233 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 43″ N 2° 14′ 46″ E / 47.7952777778, 2.2461111111147° 47′ 43″ Nord 2° 14′ 46″ Est / 47.7952777778, 2.24611111111  
Altitude Min. 106 m – Max. 149 m
Superficie 25,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Neuvy-en-Sullias

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Neuvy-en-Sullias

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Neuvy-en-Sullias

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Neuvy-en-Sullias
Liens
Site web www.neuvy-en-sullias.fr

Neuvy-en-Sullias est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

La commune est située dans le périmètre de la région naturelle du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé, dans l'aire urbaine d'Orléans, au confluent des régions naturelles du Val de Loire et de la Sologne, à 9,5 km de Châteauneuf-sur-Loire, à 14 km au Sud-est de Jargeau, à 32 km à l'Est d'Orléans, à 35 km au Nord-ouest de Gien et à 131 km au Sud de Paris.

Les routes départementales 55 et 951 (ex-RN 751) et le sentier de grande randonnée de pays (GRP) dit sentier historique de la vallée des rois traversent le territoire de la commune.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Carrés ; Les Beauvinières ; La Chaise ; La Mainferme ; La Colonie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tigy Sigloy Guilly Rose des vents
Tigy N Guilly
O    NEUVY-EN-SULLIAS    E
S
Vannes-sur-Cosson Vannes-sur-Cosson, Viglain Viglain

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à proximité de la rive gauche de la Loire mais son territoire ne s'étend pas jusqu'à la rive. Le Beuvron, le Dhuy, le Mothois, le Leu, le Massy traversent Neuvy et le Bourillon, sous-affluent de la Loire par le Cosson y prend sa source.

Plusieurs étangs sont situés sur le territoire de la commune : Les Audenots ; Neuf ; Le Prélong ; La Vacherie ; Meunier ; La Chappe ; Les Bruyères ; Le Bouchat ; Les Bœufs.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

Neuvy-en-Sullias possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'homme cambré, statue de la période Ier siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C., découverte à Neuvy-en-Sullias en 1861 et exposée au musée historique et archéologique de l'Orléanais
Article détaillé : trésor de Neuvy-en-Sullias.

Sur le territoire de la tribu gauloise des Carnutes, un hameau où l'on pratique l'élevage de chevaux est décrit sous le nom de Cassiciate ou Cassicion ; il correspond à l'actuel quartier du Chassis[2].

Un temple sur la voie menant d'Orléans à Sancerre constituait un lieu de pèlerinage important.

En 1861, un des plus remarquables ensembles de bronzes gallo-romains, connu sous le nom de trésor de Neuvy-en-Sullias, est découvert à l'ouest du bourg sur le site du Mothois (la Motte, à l'abri des crues de la Loire), dans une sablière maintenant remplacée par une habitation. Le trésor a été découvert derrière un mur de briques et de pierres sèches[3]. La détermination du dieu à qui était dédicacé le temple, est basée sur l’interprétation de l'inscription sur la plaque qui accompagne la statue du cheval de Neuvy. Or cette inscription peut être lue de deux façons, dont chacune indique un dieu différent. On a longtemps pensé que le temple avait été dédié à un certain dieu appelé Rudiobus[2], un dieu inconnu jusque là et que les partisans de cette interprétation ont assimilé à Rudianos (en) ; mais il pourrait avec plus de raison l'avoir été à Esus, ici juxtaposé (mais très clairement sans assimilation) à Jupiter[4],[5],[Note 1]. La quasi-totalité des pièces du trésor a été rachetée par le musée historique et archéologique de l'Orléanais.

Lors des grandes invasions des Ve et VIe siècles, le village est construit légèrement au sud du hameau : Noviacus (855) ou Novus Vicus (900) signifiant « le nouveau village »[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Entre 1861 et 1880, les restes d'un cimetière important sont découverts : 18 sarcophages d'époque mérovingienne datant du Ve siècle et une vingtaine de fosses alignées sont mis à jour à 50 mètres du lieu-dit « Le Mothois »[6]. Dans un des sarcophages, il y avait une lame de fer de 53 cm, identifiée comme un scramasaxe[Note 2],[7]. Cette arme daterait probablement du VIIe siècle[8].

Vers 1040, Gauzlin de Fleury, abbé de l'abbaye de Fleury, ordonne au moine Arnauld de construire l'église de Novo Vico, lapideo tabulatu fabricavit ecclesiam, achevée vers le début du XIe siècle. En effet, la paroisse de Neuvy appartenait à l'abbaye de Fleury, René de Maulde en apporte la confirmation d'après un diplôme royal d'octobre 891[9].

Au XIVe siècle, Neuvy appartient au Sullias, un archidiaconé. Le village constitue également un Pagus, fief des seigneurs de Sully qui y rendent Justice[10].

Vers 1395, la châtellenie de Châteauneuf s'étend jusqu'à Neuvy avec ses vassaux du roi de France : Jean Bruslé en 1458, Jean Mignat, bourgeois de Sully en 1483 et pour le domaine de Touffou, Charles Lamy, écuyer en 1596, inhumé par le curé Denis Lebel le 12 avril 1614[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

La statue en bronze représentant un cheval découverte dans le trésor de Neuvy-en-Sullias en 1861 est figurée sur le blason
Blason de Neuvy-en-Sullias

De sinople à un cheval passant d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois molettes d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'arrondissement d'Orléans et le canton de Jargeau ; elle adhère à la communauté de communes de Sully-sur-Loire.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Hubert Fournier   Traiteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Neuvy-en-Sullias.

En 2011, la commune comptait 1 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
403 416 418 447 423 551 580 633 667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 758 843 782 811 743 782 786 791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
718 711 657 568 567 549 506 481 486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
450 408 483 590 798 933 985 1 039 1 168
2011 - - - - - - - -
1 233 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste
  • L'église Saint-Jean-Baptiste contenant un un tableau peint en 1860 par Henri Riballier, représentant le Christ en croix[14] ;
  • Les maisons de la première moitié du XIXe siècle[15] ;
  • Les châteaux du Giloy et de Coulon.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la circonscription de Châteauneuf-sur-Loire de l'académie d'Orléans-Tours ; l'école primaire est rattachée au secteur du collège de Tigy[16].

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Association Neuvy-en-Sullias, histoire d'un village fondée en 2008[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'interprétation de l'inscription jusqu'ici couramment acceptée, avec dédicace à Rudobius, est : « AVG(usto) RVDIOBO SACRVM / CVR(ia) CASSICIATE D(e) S(ua) P(ecunia) D(edit) / SER(vius) ESVMAGIVS SACROVIB SER(vius) IOMAGLIVS SEVERVS / F(aciendum) C(uraverunt) » ; traduit par : « A l'auguste Rudiobus / la curie du (Vicus) Cassiciacus a fait cette offrande en la payant de ses deniers / Servius Esumagius Sacrovir, Servius Iomaglius Severus / ont pris soin de faire exécuter ce travail. ». Mais cette inscription se lit tout aussi bien de la façon suivante : « AVG(ustis) RVDIOBO SACRVM / CVR(ator) CASSICIATE D(e) S(ua) P(ecunia) D(edit) / SER(viens) ESV MAG(n)VS SACROVIB(is) SER(viens) I(ovi) O(ptimo) MAGI(n)VS SEVERVS / F(aciendum) C(uraverunt) » ; traduite par : « Aux augustes dieux suprêmes / L'administrateur de l'espace cultuel a fait cette offrande à ses fais / Le Grand Servant d'Esus Sagrovibis et le Grand Servant de Jupiter Très Bienfaisant Severus / Se sont chargés de la réalisation. »
  2. Arme de guerre des Francs
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis,‎ 2000 (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire,‎ 2006 (consulté le 8 décembre 2013)
  2. a, b et c Le temple du dieu gaulois Rudiobus à Cassiciate. Identification de cette localité, par Jacques Soyer, archiviste du département du Loiret, membre non résidant du Comité des travaux historiques. Paris, Imprimerie nationale, 1921. Extrait du Bulletin de la section de géographie, 1920 ; Bibliothèque de l'école des chartes, 1922, vol. 83, no 1, p. 169-170. en ligne
  3. J.-F. Bradu, Le trésor de Neuvy-en-Sullias - La découverte.
  4. Jacques Pons, Rudiobus l'imposteur - Retour sur l'inscription de Neuvy-en-Sullias. Académie d'Orléans, Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts, VIe Série- Tome 18 - 2008.
  5. J.-F. Bradu, Le trésor de Neuvy-en-Sullias - L'inscription.
  6. Léon Dumuys, « Une excursion archéologique à Neuvy en Sullias », Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans, Orléans, Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans,‎ 1880
  7. Musée historique et archéologique de l'Orléanais, inv. 8285 : scramasaxe, époque barbare, sans provenance: L.45 ; l5 cm, acquis avant 1940.
  8. Baratin, 1974,p 91-92.[précision nécessaire]
  9. Historiographie de Gauzlin, par André de Fleuri.[précision nécessaire]
  10. Louis Martin, « Un pays de l'Orléanais et du Giennois, le Sullias », Bulletin de la Société historique et archéologique du Giennois, Société historique et archéologique du Giennois, no 7,‎ janvier 1952, p. 8-11
  11. Pouillot 2012, p. ?
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. « Tableau représentant le Christ en croix », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Maison 1 », base Mérimée, ministère français de la Culture, « Maison 2 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Circonscription de Châteauneuf > Organisation administrative > Écoles de la circonscription », sur www.ac-orleans-tours.fr, Académie d'Orléans-Tours (consulté le 9 mars 2014)
  17. Katy Lucas, « L’histoire du village devient un ouvrage », La République du Centre,‎ 18 avril 2012 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Pouillot, Neuvy-en-Sullias, histoire d'un village, Gien, Imprimerie Centrale de Gien,‎ 2012, 212 p. (ISBN 978-2-9502-5582-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :