Joué-lès-Tours

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Joué-lès-Tours
L'église.
L'église.
Blason de Joué-lès-Tours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Joué-lès-Tours-Nord
Joué-lès-Tours-Sud
Intercommunalité Tours Plus
Maire
Mandat
Frédéric Augis
2014-2020
Code postal 37300
Code commune 37122
Démographie
Gentilé Jocondiens
Population
municipale
36 554 hab. (2011)
Densité 1 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 05″ N 0° 39′ 45″ E / 47.3513888889, 0.6625 ()47° 21′ 05″ Nord 0° 39′ 45″ Est / 47.3513888889, 0.6625 ()  
Altitude Min. 44 m – Max. 96 m
Superficie 32,41 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-jouelestours.fr

Joué-lès-Tours est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre. Ses habitants sont appelés les Jocondiens, Jocondiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Joué-lès-Tours est située au sud du Cher, et constitue le prolongement naturel de la ville de Tours, puisqu'elle en est la banlieue sud. La commune a une superficie de 32,41 km²[1].

Rose des vents La Riche La Riche / Tours Tours Rose des vents
Ballan-Miré N Chambray-lès-Tours
O    Joué-lès-Tours    E
S
Ballan-Miré Chambray-lès-Tours Chambray-lès-Tours

Toponymie[modifier | modifier le code]

Joué-les-tours est attesté sous la forme Gaudiacus au VIe siècle[2],[3]. Il correspond à un type toponymique fréquent en Gaule chrétienne et qui a donné, selon les régions : Joué (ouest) ; Jouy (centre-nord) ; Jouey (est) ; Gouy (normanno-picard) ; Gaugeac (sud) ; Jaujac (sud).

Il se compose du nom de personne chrétien Gaudius « le bienheureux » (cf. gaudia > joie) et du suffixe gallo-roman *-ACU signifiant « lieu de », « propriété de »[4].

Le gentilé des habitants, les Jocondiens, est basé, comme c'est souvent le cas, sur une latinisation approximative Jocunciacus que l'on trouve dès 898 (CH3, 14)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Joué-lès-Tours

Les armes de Joué-lès-Tours se blasonnent ainsi :

Parti d'azur et d'or à la tour de sable maçonnée d'argent brochant sur la partition[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Joué-lès-Tours fait partie de la communauté d'agglomération Tours Plus.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19 mai 1935 21 mars 1941 Oscar Monmarché Radical-socialiste Notaire
21 mars 1941 13 mai 1945 Aimé-Marie Niolle Nommé maire par le préfet ...
13 mai 1945 31 octobre 1947 Georges Mouret SFIO Contremaître de laboratoire
31 octobre 1947 13 mai 1953 Aurélien Béoutis Parti radical Charpentier, compagnon du Tour de France
13 mai 1953 8 août 1956 Jean Maridoneau UDIC Industriel
8 août 1956 25 juin 1995 Raymond Lory UCR Commerçant
25 juin 1995 mars 2014 Philippe Le Breton PS Cadre bancaire, vice-président du conseil général d’Indre-et-Loire, premier vice-président de Tour(s)plus, délégué au développement économique,

à la recherche et aux technologies de l’information et de la communication.

mars 2014 en cours Frédéric Augis Union de la Droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 36 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 515 1 777 1 671 1 700 1 776 1 769 1 791 1 780 1 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 845 2 010 2 043 2 106 2 302 2 381 2 470 2 538 2 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 466 2 595 2 730 3 143 3 440 4 163 4 704 5 684 6 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 074 17 826 27 450 34 704 36 798 36 517 36 233 36 554 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


  • Joué-lès-Tours est la deuxième commune du département en termes de population et la septième de la région Centre (soit la ville la plus peuplée en dehors des préfectures).
  • Chiffres complémentaires : 1 662 habitants en 1687 ; 1 200 habitants en 1724.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

La ville de Joué-lès-Tours s’est progressivement dotée d’un ensemble d’équipements de qualité au service d’une politique culturelle fondée sur l’accès de tous à une offre culturelle diversifiée, l’éducation artistique par la formation et la pratique, sans oublier le soutien à la création. De plus, on trouve un panel varié d'équipements sportifs. Enfin, il faut noter que la ville a sur son territoire le Centre de secours (sapeurs pompiers) principal du sud de l'agglomération tourangelle, non loin du lycée Jean-Monnet.

Bâtiments culturels
  • L’espace Malraux.
  • La médiathèque.
  • Une Maison Pour Tous.
  • Une Maison de l'Environnement.
  • Une Maison de la Jeunesse.
  • Une Maison des Associations.
  • Une Maison des Jeunes et de la Culture.
  • L'École de musique.
  • Le musée "La Caserne".
  • Le centre de loisirs La Borde.
  • Le Temps Machine, espace dédié au musiques actuelles.
Événements culturels
  • Le Week-end Vert : journées dédiées à la biodiversité et au développement durable (avril ; parc de la Rabière ; tous les ans).
  • Les Années Joué : festival des arts de la rue (premier week-end de juin ; centre-ville ; tous les ans).
  • Les Autos enjouées : musée à ciel ouvert d'automobiles de collection (début septembre ; centre-ville ; tous les deux ans).
  • Les Folies foraines : manèges, spectacles et animations (fin septembre ; parc de la Rabière ; tous les ans).
  • Les Féeriades de Noë : animations et marché de Noël (décembre ; centre-ville ; tous les ans).
Espaces naturels
  • Le lac des Bretonnières avec son château, un parcours sportif et un centre de voile.
  • Le parc de la Rabière avec son étang.
Monuments

La plupart de ces demeures sont privées et elles ne sont pas ouvertes à la visite.

  • Château de Beaulieu (XVIIIe siècle), château privé.
  • Château de la Marbellière (porte XIXe siècle), château privé.
  • Château de Rigny (XVIIIe siècle, agrandi au XIXe siècle), château privé mais ouvert un week-end par mois au public.
  • Château de l'Auberdière (XVIIIe siècle), château privé.
  • Château de l'Epan (XIXe siècle), château privé.
  • Château Taillard (XVIIe-XVIIIe siècles), château privé de la famille Taillard (famille appartenant à la haute bourgeoisie avec charges anoblissante inachevée).
  • Château des Bretonnières (XIXe siècle), château privé d'une famille de la petite bourgeoisie.
  • Château de la Crouzillière (XVIe siècle), en partie démoli en 1838, dont il ne reste que deux tours rondes. Le rez-de-chaussée de la tour nord servait de chapelle, mais à ce jour la tour n'existe plus.
  • Manoir de la Chaumette (XIXe siècle).
  • Manoir de Chérizy (XVe-XVIIe siècles).
  • Manoir de la Coudraye (XVIIe siècle, agrandi au XIXe siècle).
  • Manoir de la Mazeraie (XVe-XVIe siècles, agrandi au XIXe siècle).
  • Manoir de la Frazelière ou de la Petite-Rabière (XVIIe siècle).
  • Manoir de la Borde (XVIIe siècle, agrandi au XIXe siècle).
  • Manoir de la Bouchardière (XVIIIe siècle).
  • Manoir de la Liodère (porte du XVIe siècle)
  • Manoir de la Closerie de Beauregard (XVe siècle, reconstruit au XVIIe siècle).
  • Tour de la Maucanière ou du Clos-Saint-Victor (XVIIe siècle).
  • Vestiges du pont sur le Petit Cher dit Arche du Pin (gallo-romain).
  • Abbaye (fouilles du chantier du tramway).
Lieux de cultes
  • Catholique : quatre églises (Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Saint-Joseph, Proclamation-de-Marie, Notre-Dame-de-la-Paix).
  • Musulman : une mosquée.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Joué-lès-Tours compte huit écoles maternelles, dix écoles élémentaires, cinq collèges, trois lycées et un centre de formation d'apprentis.

Économie[modifier | modifier le code]

Joué-lès-Tours est une ville industrielle, très orientée vers le domaine du caoutchouc, au sein de laquelle de très grands groupes se sont implantés. On y trouve l'entreprise Hutchinson, spécialisée dans le caoutchouc qui a installé une importante unité de production destinée à équiper les poids-lourds, dans la zone d'activités de la gare de Joué-lès-Tours. Tupperware est également implantée à Joué-lès-Tours. Construite en 1973, l'usine de Joué-lès-Tours est l'une des quatre usines Tupperware érigées en Europe. Elle est également le centre mondial de compétence et de la coloration mais également la référence Européenne pour la qualité. Le groupe Zodiac, leader mondial de la fabrication et la vente de bateaux pneumatiques a également une importante usine.

Outre le domaine du caoutchouc, on trouve également une importante base logistique dans la seconde zone industrielle de Joué-lès-Tours avec des entreprises comme Chronopost (110 salariés), le centre de tri de La Poste (120 salariés), l'entreprise Médiapost SA (130 salariés), Neolog (40 salariés) et Samada, qui n'est autre qu'un entrepôt de stockage entreposage pour le groupe MONOPRIX. Enfin, le groupe de transport Le Berre (150 salariés) est également présent, avec un site spécialisé dans la messagerie, petits transports avec véhicules de moins 3,5 tonnes.

Est également présent dans les zones industrielles de Joué-lès-Tours Saint-Gobain, leader mondial de l'habitat avec des solutions innovantes dans la conception et la distribution de matériaux de construction. Joué-lès-Tours est le siège social de plusieurs entreprises telles que Onex (importante entreprise qui réalise des ensembles de matériels destinés à diverses industries chimiques et pétro-chimiques pour les traitements et la production de différents gaz industriels), SOGERES (spécialisée dans la restauration).

Le domaine de l'alimentation n'est pas en reste, puisque l'on y trouve des entreprises telles que Pomona (130 salariés) et les abattoirs SVA - Jean Rozé.

Joué-lès-Tours est une commune située dans la région de la Cosmétic Valley, pôle mondial dans les domaines pharmaceutique et de la cosmétologie. On y retrouve des entreprises telles Henry Schein spécialisée dans la vente, la distribution directe ou par catalogue de tous articles et fournitures dentaires ; Mega Dental également orientée vers la distribution de matérielle dentaire ; EURAXI PHARMA spécialisée dans les projets d'études cliniques.

  • Viticulture

Joué-lès-Tours est une commune viticole du vignoble de la Loire, située plus précisément dans la région viticole de la Touraine. À ce titre elle est autorisée à produire les vins : AOC Touraine, AOC Crémant de Loire, AOC Touraine Noble Joué, AOC Rosé de Loire et l'IGP Val de Loire[9].

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Piscine municipale Jean-Bouin.
  • Piscine municipale de l’Alouette.
  • La "Baignade".
  • Patinoire municipale.
  • Palais des sports Marcel-Cerdan.
  • Stade Jean-Bouin.
  • Gymnase Jean-Bouin.
  • Gymnase de l’Arche du Lude.
  • Gymnase Beaulieu.
  • Gymnase de la Rabière.
  • Gymnase de la Vallée Violette.
  • Salle de combat James Pradier (Sambo/Kick Boxing/ Grappling/ Lutte)
  • Dojo de la vallet Violette
  • Gymnase de l’Alouette.
  • Gymnase du Morier.
  • Gymnase Jean-Pierre-Matarazzo.
  • Salle de sports de combat James-Pradier.
  • Salle de tennis de table Jean-Bigot.
  • Stade Jules-Ferry.
  • Terrain de rugby Pierre-Albadejo.
  • Espace multisports Le "Stadium".
  • Complexe sportif des Bercelleries.
  • Base nautique du Lac.
  • Stade de tennis des Saints-Pères.
  • Terrain de BMX.
  • Skatepark.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « RGC édition 2013 », sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 1. p. 516.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit., éditions Larousse 1968.
  5. Ernest Nègre, Op. cit.
  6. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Placido Llorca, « Joué-lès-Tours, commune viticole », sur Vin Vigne,‎ 2012 (consulté le 21 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]