Courcoué

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Courcoué
La Mairie
La Mairie
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Richelieu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Richelieu
Maire
Mandat
Annik Simon
2008-2014
Code postal 37120
Code commune 37087
Démographie
Gentilé Courcouéziens
Population
municipale
250 hab. (2007)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 05″ N 0° 23′ 48″ E / 47.0347222222, 0.39666666666747° 02′ 05″ Nord
       0° 23′ 48″ Est
/ 47.0347222222, 0.396666666667
  
Altitude Min. 59 m — Max. 122 m
Superficie 15,66 km2
Localisation

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Courcoué est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre. Les habitants de Courcoué sont les Courcouéziennes et les Courcouéziens.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune de Courcoué est située au sud-ouest du département de l'Indre-et-Loire dans la région Centre. Elle fait partie du canton de Richelieu, arrondissement de Chinon, et a une superficie de 1 566 hectares. Courcoué est installée dans une vallée sèche et enclavée par deux coteaux. Elle est bordée au nord par la commune de La Tour-Saint-Gelin et au sud par celle de Braslou à l'est par Verneuil-le-Château et Luzé et à l'ouest par Chaveignes.

C'est un village situé au fond d'une vallée sèche entourée de plateaux crayeux : le lieu-dit « La Combe » en est l'illustration et offre un panorama sur le Richelais. Courcoué fait partie du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

La mairie se situe à 94 mètres d'altitude.

Voir aussi la référence du lien externe de la vue aérienne de Courcoué[1].

Les grandes villes à proximité de Courcoué sont :

Situation détaillée des villes et villages aux alentours :

La Tour-Saint-Gelin 1,8 km Chaveignes 2,6 km Braslou 3,8 km
Luzé 4 km Chezelles 4,7 km Verneuil-le-Château 5,1 km
Braye-sous-Faye 5,4 km Richelieu (Indre-et-Loire) 5,5 km Champigny-sur-Veude 6,2 km
Razines 6,6 km Lémeré 6,6 km Brizay 7,7 km
Rilly-sur-Vienne 8 km Theneuil 8 km Assay 8,4 km
Faye-la-Vineuse 9,4 km Pouant 9,4 km Marigny-Marmande 9,6 km
Jaulnay 9,8 km L'Île-Bouchard 9,9 km

Histoire [modifier]

Paléolithique moyen [modifier]

De tout temps le site de notre région a laissé des traces d'occupation humaine, preuve en est les quantités inusitées d'outillages moustériens, dans la période du paléolithique moyen, entre 80 000 et 37 000 ans avant J.-C. Lors des recherches topographiques, effectuées en 1945, 46 et 47, pour la révision du cadastre, il a été trouvé sur les sols de Preugny, au lieu-dit « La Pièce de Preugny »[2] un fragment de 85mm de la pointe d'un coup de poing en silex jaune et au Puits-Morin un racloir épais en silex sur les rebords du coteau septentrional, plus exactement sur le haut du versant, dans les sols calcaires.

Néolithique [modifier]

Les premières installations humaines sur le territoire de Courcoué semblent dater du Néolithique (environ 5 000 ans avant J.C.), en raison probablement de ses terres cultivables faciles à travailler.

  • Il a été trouvé lors de la révision du cadastre à la Rivière-Marteau et La Bonde, entre ces deux fermes, une dizaine de grattoirs variés, dont un caréné et trois sur bouts de lames assez soignés, un tranchet, une pointe de petite sagaie arquée, deux talons de haches polies en silex et environ 200 éclats de silex et de jaspe attestant une occupation sur ce site.
  • Quelques trouvailles ont aussi été faites au Bois-des-Dames : des éclats, des fragments de lames, un perçoir soigneusement retouché, des fragments de scie à encoches ainsi qu'un dizaine de grand couteaux en silex originaires des ateliers du Grand Pressigny.
  • Dans les Fonds de Courcoué ont été découverts : un grattoir en jaspe[3] et en bordure du chemin rural n°32, dit de Bellevat-aux-bouchets[4], et un éclat de hache polie en silex[5].
  • Au Carroi de La Commission une fouille a laissé apparaître un tranchant de hache polie en silex et une petite hache à bords équarris.
  • À La Mabilière : deux beaux grattoirs dont on remarque des encoches symétriques de la base pour subvenir à l'attache d'un emmanchement.
  • Entre La Mabilière et Les Bruères : Deux haches polies, une en diorite et l'autre en roche verdâtre.
  • À Beaumené : un grattoir et une hache polie.
  • Les Bouchets : une pointe de sagaie arquée.
  • Les Bois-Godets : Un grattoir et une lame à arêtes écrassée[6].

Période mégalithique [modifier]

Hormis les témoignages de la Préhistoire, plusieurs vestiges de la période mégalithique (3 000ans avant J.-C.) ont dû disparaître, comme le laisse supposer le toponyme de Chillou (le caillou), attestant l'ancienne existence d'un menhir ou d'un dolmen (Chillou-Viré au lieu-dit Braslou).

L'âge du fer [modifier]

De l'époque de l'âge du fer, il nous reste peu de témoignage hormis dans la région du tumulus des Bois-Semés à Braslou, observé en 1930 qui après des fouilles comprenait quatre squelettes et des fragments d'objets de fer en très mauvais état.

Époque celtique [modifier]

Beaucoup plus tard, lorsque les Celtes envahirent la Gaule vers (1 200 avant J.-C.), des états se formèrent. C'est environ 500 ans avant J.-C que les Turons[7] délimiteront leur région en s'installant sur les voies navigables (Loire, Cher, Indre et une partie de la Vienne) en laissant aux Pictons[8] les bas plateaux du Richelais et du Loudunais actuels.

  • On a découvert à Courcoué des tombes mérovingiennes[9] Mais curieusement aucunes traces d'occupation gauloise ou gallo-romaine n’ont été signalées. Il semblerait que notre région semble avoir échappée à la colonisation romaine et que l'invasion des Francs[10], créèrent de nouveaux lieux d'implantation jusqu'alors délaissés, tels Benais, Courcoué, Nouans et Vernou. Les Celtes ayant conservé leurs habitudes nordiques, accoutumés à vivre dans les bois[11] devaient s'adonner à l'élevage de bêtes peu exigeantes, comme les chèvres, porcs, apiculture et chasse.

Toponymie [modifier]

Au cours de son histoire, la commune de Courcoué a porté plusieurs noms. Courcoué pourrait venir pour les uns de Curciacum ou du mot Gallois celtique Cor-goed[12]. Pour les autres, il aurait dérivé vers 1094, du nom latin Corcuius[13] pour trouver l'appelation Curcue en 1106[14]. Puis vers 1131 dans une charte de l'Abbaye de Bois-Aubry[15], on trouve inscrit Corcoe ou Corcoué, au XVIIe siècle, on l'appelait Corcoué en Poitou et finalement Paroisse Saint-Denis-de-Courcoué au XVIIIe siècle[16]. Puis son nom actuel. Cette cour "Cour" qui se trouvait à l'intérieur d'une ferme au milieu des bois précédera un château qui deviendra le siège de la châtellenie de Courcoué[17]. Comme nombre de localités voisines, elle a été à partir du XIe siècle un fief de Faye-la-Vineuse, à Foy et Hommage lige[18].

Administration [modifier]

Maire de Courcoué [modifier]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1807 Monsieur Joseph Guillot[20] Inconnu  
1830 - Monsieur Pallu Inconnu  
1837 1846 Monsieur Jacques Faucillon Inconnu  
1846 1851 Monsieur Georges Guérin Inconnu  
1851 1852 Monsieur Pallu Inconnu  
1852 - Monsieur Guellerin Inconnu  
1862 - Monsieur Beaufumé Inconnu  
1870 1881 Monsieur Jules Néron Inconnu  
1970 2000 Monsieur Pierre Balzeau Inconnu  
mars 2001 réélue en 2008 Madame Annick Simon Inconnu  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Communauté de communes du pays de Richelieu [modifier]

Courcoué fait partie de la Communauté de communes du pays de Richelieu situé dans le pays du Chinonais et qui regroupe également les communes : d'Assay, de Braslou, de Braye-sous-Faye, de Champigny-sur-Veude, de Chaveignes, de Courcoué, de Faye-la-Vineuse, de Jaulnay, de La Tour-Saint-Gelin, de Lémeré, de Ligré, de Luzé, de Marigny-Marmande, de Razines, de Richelieu (Indre-et-Loire), et de Verneuil-le-Château.

Démographie [modifier]

Évolution démographique de Courcoué
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
388 413 454 380 406 440 428 402 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 421 419 412 427 457 422 438 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
397 422 391 366 380 393 359 370 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
370 364 280 284 259 239 248 250 251
2009 2012 - - - - - - -
253 250[21] - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; 2006 : population municipale légale.
Sources : INSEE [22] et Ldh/EHESS/Cassini [23].

Graphique d'évolution de la population, 1794-1999

Voici ci-dessous, un tableau démographique sur la ville de Courcoué classé par date de recensement.


Lieux et monuments [modifier]

Carte de Cassini de La Combe au XVIIe siècle.
  • Sur la commune se situe le Panorama de la Combe (La Combe, carte de Cassini du XVIIe siècle, cadastre de 1836; cadastre de 1949).
  • La commune compte un château (le château de Courcoué, XIXe siècle, qui domine le village) et trois manoirs privés (le manoir et maison noble de la Mabilière, XVIe/XVIIe siècles, le manoir de la Messardière XVIe siècle, remanié, et le manoir de Preugny (Proviniacum), XVIe/XVIIe siècle).
  • Une croix de chemin.
  • Des vallons verdoyants.
  • De nombreuses sources d'eau.
  • Église Saint-Denis : Le seul édifice de la commune ouvert au public est l'église paroissiale du bourg, avec massif clocher carré, qui est dédiée à saint Denis. La paroisse, avant la Révolution, appartenait au diocèse de Poitiers. Elle fut fondée au XIIe siècle et a subi plusieurs remaniements. La nef du XIIe siècle était primitivement unique. Sa charpente est recouverte d'ardoise et lambrissée à chevet plat. Celle-ci aboutit à une travée carrée située sous le clocher qui date de la même époque. Le chœur a été refait au XVIe siècle ainsi que la chapelle seigneuriale. Au XVIIe siècle fut ajouté sur la droite du chœur (chœur lambrissé du XVIe siècle à chevet plat) un petit collatéral, communiquant avec lui par trois arcades reposant sur des chapiteaux de piles octogonales. Inscriptions sur la cloche : « L'an 1807, j'ai été bénite par Mr Etienne Michau curé de Snt âgé de 81 ans et nommée Suzanne Joseph par Mr Joseph Guillot maire de Courcoué et par DE elle Suzanne Lebrun fille de Mr Pierre Lebrun adjoint ». M. Guy du Chazaud pense que Snt pourrait être mis pour « séant ». La cloche est décorée ains : on trouve un Christ en Croix côté Nord, un calvaire sur trois marches côté Sud et une marque de fondeur côté Ouest. En 1860, la municipalité décide la reconstruction de la façade ainsi que son agrandissement, les plans seront de M. Pallu architecte à Tours. C'est également à cette époque que fut créée une tribune dont l'accès se fait par une petite tourelle construite à cet effet. Les vitraux sont signés de Lucien Léopold Lobin.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Alexis Louis Marie de Lespinay, chevalier du Pally et de l'Empire (24 août 1752 - Chantonnay ✝ 15 février 1837 - Poitiers), fut un homme politique français du XIXe siècle. Sa famille possédait au XVIIIe siècle la terre de la Chardonnière, paroisse de Vouvray, et divers fiefs dans la paroisse de Courcoué.

Légendes de Courcoué [modifier]

Les Fées

La légende voudrait que la Pierre aux Joncs ait été érigée par des fées. Ces fées se réunissaient ou dansaient au clair de lune autour des monuments anciens à Château-la-Vallière, Civray-sur-Esves, Vaujours, au bois des Dames et à minuit dans la Bruyère sur la route de Courcoué à La Tour-Saint-Gelin.

Elles avaient du goût pour l'architecture grâce à leur outil de prédilection, le marteau d'or, et pouvaient édifier des monuments en un temps record, portant les pierres sur la tête ou au bout du doigt. Les pierres venaient toutes seules à leur volonté, les esprits des bois débitaient les châtaigniers dans la forêt du Truisson sur leur ordre pour construire les «dubes» de Saint-Ours et l'oratoire (Loches). Ainsi furent également érigés le dolmen de Hys entre Grenillé et Le Liège, le dolmen de Mettray, dit la Grotte aux Fées ou la Chambre aux Fées, tout comme le menhir de Villandry au Bois Lureau (la Pierre-aux-joncs, photos).

Ressources et productions [modifier]

  • Céréales, polyculture
  • Élevage
  • Volaille
  • Élevage de chiens et de chats
  • Laiterie de la Croix-Morin
  • Coopérative agricole

Vie locale [modifier]

  • Fête communale
    • 8 mai
    • 14 juillet.

Herbier et flore [modifier]

Les menthes forment un genre (Mentha) de plantes herbacées vivaces de la famille des Lamiacées (Labiées), sous-famille des Nepetoïdeae, tribu des Menthae, comprenant de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales.

Description détaillée de cette menthe verte de la région de Courcoué à La Combe (voir l'Herbier Tourlet, site de Université François-Rabelais[24] à Tours) :

Mentha spicata (Menthe verte) de "La Combe" :

  • Famille : Labiées (Lamiaceae)
  • Genre : Mentha
  • Numéro Tourlet: 0946
  • Nom Tourlet: Mentha viridis
  • Nom actuel : Mentha spicata L. subsp spicata
  • Nom commun : Menthe verte (de "La Combe", voir la photo dans le site de l'Herbier Tourlet).
  • Numéro de la Flore de Corillion : 894

Dans le dictionnaire Tourlet nous trouvons une remarque concernant cette plante : Le taxon M. latifolia Tourlet (946.19) ne mérite pas d'être distingué du type près du village de la Combe, 27 septembre 1906 (Collecteur : Tourlet).

Voir aussi [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Carte de Courcoué
  2. Dans le cadastre B2
  3. cadastre B494
  4. Cadastre B501
  5. BAVC 1950
  6. BAVC tome V n°4, notes de Gérard Cordier
  7. Turons : ancêtres des tourangeaux
  8. Pictons: ancêtres des poitevins
  9. Lettre de M. Baudoin 1865 MSAT
  10. Les Francs : Peuplade germanique qui en 481 investit partiellement les anciens centres d'habitat gallo-romain
  11. la construction en pierre leur était inconnue et étrangère
  12. Cor-goed signifie : petit bois ou petite forêt
  13. Corcuius signifiant : cour
  14. Cartulaire de Saint-Michel de Noyers, dans l'abbaye Notre-Dame de Noyers, sous le titre d’Ecclésia Curcue
  15. Bois Aubris 37120 Luze
  16. Registre d'état civil de Courcoué
  17. E. Millet
  18. « Lige » vient de l’allemand « all ledig » (libre = ledichman, plus tard ledigmann).
  19. Archives d'I&L, C, 600, 650 : E,146 : G, 123, 281. Registre d'état-civil de Courcoué
  20. Il était fermier et procéda à la destruction des papiers féodaux de son ancien propriétaire, le citoyen de Mondion, seigneur de Courcoué. Extrait des registre des délibérations municipales : le 14 frimaire an II (le 4 décembre 1793) de la République française une et indivisible, la municipalité de Courcoué procède au triage des titres du citoyen Mondion (François de Mondion, ci-devant seigneur de Tournelay, La Chambaudière et de Courcoué, qui avait servi en qualité de major général dans l'armée du comte d'Eistaing pendant la guerre d'indépendance d'Amérique). Tous les titres de féodalité sont livrés aux flammes en présence du Conseil de la Commune et de la citoyenne Mondion qui fit preuve du républicanisme le plus marqué et pour finir le vendredi 9 mai (20 floréal an II) la municipalité brûlera le reste des titres (le reste de ces lambeaux du despotisme).
  21. Recensement de la population au 1er janvier 2007, sur INSEE. Consulté le 6 janvier 2010
  22. Courcoué sur le site de l'Insee
  23. Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
  24. Responsable de la publication : M. Loïc Vaillant, Président de l'Université. Responsable scientifique : Marc Rideau, Université François-Rabelais, Service Informatique et Réseaux, Parc de Grandmont, 37200 Tours

Lien externe [modifier]