Varennes-sur-Loire

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Varennes-sur-Loire
Moulin cavier, « Le Champ-des-Îles ».
Moulin cavier, « Le Champ-des-Îles ».
Blason de Varennes-sur-Loire
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Allonnes
Intercommunalité C.A. de Saumur Loire Développement
Maire
Mandat
Gérard Bornes
2008-2014
Code postal 49730
Code commune 49361
Démographie
Gentilé Varennais, Varennaise
Population
municipale
1 884 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 21″ N 0° 03′ 17″ E / 47.2391666667, 0.0547222222222 ()47° 14′ 21″ Nord 0° 03′ 17″ Est / 47.2391666667, 0.0547222222222 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 32 m
Superficie 22,66 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de Varennes-sur-Loire

Varennes-sur-Loire est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Varennes-sur-Loire sur la carte de Cassini

Cette commune est située dans la vallée de l'Authion, en bordure de Loire sur la rive gauche, en limite du département d'Indre-et-Loire.

La position de Varennes-sur-Loire est exceptionnelle : la commune est implantée sur un monticule insubmersible en retrait de la levée et sur un axe nord sud perpendiculaire à la Loire. Cette levée a été construite aux XIIe et XVe siècles à la suite d'une charte d’Henri II Plantagenêt faisant état d’un système de digues pour endiguer les crues de la Loire.

Les inondations de la Loire sont des inondations de plaine régulières et progressives, plus ou moins rapides en fonction de la topographie et des aménagements du bassin versant, par suite de pluies importantes et durables provoquant le débordement du cours d’eau. Les inondations qu'a connues le Val d’Authion relèvent du type « crues mixtes », c'est-à-dire une conjonction de crues d’origine atlantique et de crues d’origine cévenole (amont du bassin). Les espaces situées derrière des levées sont exposés à des inondations par submersion ou par risque de ruptures brutales de la levée. La dernière rupture de la levée de l'Authion date de 1856. Les dernières crues les plus importantes du fleuve sont celles de 1910 et décembre 1982. La crue de référence qui a servi à l’élaboration du plan de prévention du risque inondation (PPRi) est celle de juin 1856, reconnue comme événement historique.

La commune de Varennes-sur-Loire étant exposée au risque naturel d'inondation sur tout ou partie de son territoire, un plan de prévention des risques technologiques et naturels[1] (PPRT) a été élaboré le par arrêté préfectoral (révision no 2006-148 du 16 février 2006).

Arrêtés portant reconnaissances de catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Catastrophe Début Fin Arrêté du Paru au
Journal officiel
Inondation :
* Par ruissellement et coulée de boue
* Par une crue (débordement de cours d’eau)
Inondation :
* Par ruissellement et coulée de boue
* Par une crue (débordement de cours d’eau)
Mouvement de terrain - Tassements différentiels
Inondation :
* Par ruissellement et coulée de boue
* Par une crue (débordement de cours d’eau)
Mouvement de terrain
Inondation :
* Par ruissellement et coulée de boue
* Par une crue (débordement de cours d’eau)
Source : Arrêté préfectoral

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches sont (classées selon la distance orthodromique du centre du bourg) :

  • Montsoreau ~ 2 km
  • Turquant ~ 3 km
  • Candes-Saint-Martin ~ 4 km
  • Parnay ~ 5 km
  • Fontevraud-l'Abbaye ~ 6 km
  • Souzay-Champigny ~ 7 km
  • Allonnes ~ 7 km
  • Saint-Germain-sur-Vienne ~ 7 km
  • Brain-sur-Allonnes ~ 7 km
  • Chouzé-sur-Loire ~ 8 km
  • Couziers ~ 10 km
  • Villebernier ~ 10 km
  • Saint-Nicolas-de-Bourgueil ~ 10 km

Écologie[modifier | modifier le code]

La commune, ayant approuvé la charte du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, a été classée appartenant au parc naturel régional par décret du .

L'ilôt de Parnay, en bordure de Loire, constitue un site de nidification important pour plusieurs espèces d’oiseaux protégés, en particulier la sterne naine, la sterne pierregarin, le pluvier petit-gravelot. Le site fait l'objet d’un suivi ornithologique.

Un « sentier des Mariniers » relie Chouzé-sur-Loire à Varennes-sur-Loire en longeant la Loire en rive droite, du confluent de la Loire et de la Vienne en direction du pont de Montsoreau, formant des circuits pédestres de 4 km, 8 km ou 12 km.

Un parcours cycliste traverse la commune : le projet « La Loire à vélo », lancé en 1995, comptera à terme 800 km — dont 600 km de parcours déjà aménagé, sécurisé et signalé —, 300 aires d'arrêt ainsi que l'accessibilité des gares aux vélos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges préhistoriques et antiques attestent d'une présence protohistorique. Le village est mentionné au Xe siècle. Le nom actuel de Varennes[2] a une consonance géographique. En effet, une varenne désignait un monticule insubmersible qui se formait dans le lit de la Loire et où se réfugiaient les animaux durant les crues (d'où les lapins de « garennes »).

La commune porte le nom de Varennes-sous-Montsoreau jusqu'en 1892, et de Varennes-sur-Loire après cette date ; à partir de 1791 elle fait partie du canton de Brain-sur-Allonnes et depuis 1797 du canton d'Allonnes.

Les premiers rails arrivèrent dans le département du Maine-et-Loire en 1848 à Varennes-sur-Loire. Ces rails seront les premiers de la région des Pays-de-la-Loire[3] pour assurer un débouché maritime à la Compagnie du PO par l’intermédiaire de sa filiale la Compagnie de Tours à Nantes avec laquelle elle fusionnera le 7 mars 1852. En décembre 1848, la construction de la ligne de Tours à Saumur représente un des maillons de la radiale Paris-Nantes et au-delà. Depuis, la gare de Varennes a été fermée et le bâtiment vendu.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Varennes-sur-Loire (Maine-et-Loire) .svg
Trois tours d'or sur champ de gueules[4] représentent les trois fiefs dont dépendait Varennes : la Motte, Chavigny et Chanfreau.
L'écusson de sable[4], chargé d'un lapin de garenne arrêté d'argent[4], évoque le vieux mot varenne.
La ligne ondulée blanche représente la « Levée », digue construite vers 1160.
La partie bleue symbolise la Loire.
La cloche posée sur vagues d'azur[4] est celle des mariniers, symbole de la marine de Loire.

Administration[modifier | modifier le code]

Maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1788   Alain Nicolas - -
1790   Alain Nicolas - -
1792   Bruneau - -
An V   Félix Morry - -
1er Messidor an VIII   Louis Champneuf - -
1808   Jacques-Clément Bonnemère - -
1813   Jacques-Clément Bonnemère - -
  Pierre Bouilly - -
  Jacques-Clément Bonnemère - -
  Pierre Bouilly - -
  Pierre Bruneau - -
1832   Joseph-Claude Bonnemère - -
  Pierre-René Jean Bouilly - -
 ?   Léon Niverlet - -
  Louis-Pierre Hervé - -
  Léon Niverlet - -
  Urbain Rousse-Milsonneau - -
  Courtois - -
  Jean Gauchais - -
  Camille Courtois - -
Albert Marsille - -
  Alfred Terrien - -
Jean Meynard - Maçon
André Gaignard - Agriculteur
Marcel Bietrix - Mécanicien
Pierre Constantin - Vétérinaire
Jacques Saint-Cast - Capitaine au long cours retraité
Gilles Langé - Enseignant
en cours Gérard Bornes - Militaire retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Participations aux élections[modifier | modifier le code]

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 872 - 82,89 % Jacques Chirac RPR 180 - 17,11 % Jean-Marie Le Pen FN 1118 - 81,84 % [5]
2007 688 - 61,70 % Nicolas Sarkozy UMP 427 - 38,30 % Ségolène Royal PS 1162 - 85,07 % [6]
2012 420 - 39,29 % François Hollande PS 649 - 60,71 % Nicolas Sarkozy UMP 1143 - 81,18 % [7]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002  %  %  % [8]
2007  %  %  % [9]
2012  %  %  % [10]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004  %  % 527 - 39,12 % [11]
2009  %  % 502 - 36,22 % [12]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004  %  %  % [13]
2010  %  %  % [14]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Varennes-sur-Loire est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de .
2001  %  %  % [15]
2004  %  %  % [16]
2008  %  %  % [17]
2011  %  %  % [18]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001  %  %  % [19]
2008  %  % 1017 - 73,80 % [20]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 397 - 45,01 % (51,04 %) 485 - 54,99 % (48,96 %) 915 - 71,21 % [21]
2000 230 - 70,77 % (73,21 %) 95 - 29,23 % (26,79 %) 396 - 29,57 % [22]
2005 413 - 44,79 % (45,33 %) 509 - 55,21 % (54,67 %) 954 - 71,51 % [23]


Nombre d'inscrits aux différentes élections, abstentions, blancs et nuls, exprimés :

  • Référendum 1992 : 1285, 370 (28,79 %), 33 (3,61 %), 882 (96,39 %)
  • Référendum 2000 :1 339 , 943 (70,43 %), 71 (17,93 %), 325 (82,07 %)
  • Présidentielle 2002 : 1366, 248 (18,16 %), Blancs/Nuls = 66 (5,90 %), 1052 (94,10 %)
  • Européenne 2004 : 1347, 820 (60,88 %), 17 (3,23 %), 510 (96,77 %)
  • Référendum 2005 : 1334, 380 (28,49 %), 32 (3,35 %), 922 (96,65 %)
  • Présidentielle 2007 : 1366, 204 (14,93 %), 47 (4,04 %), 1115 (95,96 %)
  • Municipale 2008 (19 sièges à pourvoir) : 1378, 361 (26,20 %), 36 (3,54 %), 981 (96,46 %)
  • Européenne 2009 : 1386, 884 (63,78 %), 26 (5,18 %), 476 (94,82 %)
  • Présidentielle 2012 : 1408, 265 (18,82 %), 74 (6,47 %), 1069 (93,53 %)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement[24].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 792 2 144 2 256 2 500 2 416 2 605 2 596 2 596 2 536
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 407 2 205 2 209 2 000 1 934 1 807 1 746 1 734 1 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 578 1 536 1 449 1 378 1 392 1 395 1 406 1 559 1 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 766 1 726 1 655 1 840 1 847 1 800 1 896 1 884 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 22,6 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
Pyramide des âges à Varennes-sur-Loire en 2008 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
9,0 
75 à 89 ans
10,9 
13,3 
60 à 74 ans
14,6 
23,0 
45 à 59 ans
21,0 
19,8 
30 à 44 ans
19,1 
15,5 
15 à 29 ans
13,6 
19,1 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Structures communales[modifier | modifier le code]

Varennes a disposé d'une compagnie de sapeurs-pompiers, depuis la création des « gardes-pompiers » par Napoléon, jusqu'à sa dissolution le .

Varennes dispose également d'un camping, le camping de la Brêche, situé à proximité de l'étang de la Brêche[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football a fusionné avec celui de la commune de Villebernier. L'USV, en fusionnant, a donné l'ESVV, dont les résultats sont partagés entre les juniors et les seniors.

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis le , la commune a une fanfare, l'Harmonie musicale de Varennes-sur-Loire, qui anime régulièrement les fêtes villageoises.

Médias[modifier | modifier le code]

Le central téléphonique desservant la commune est situé à Montsoreau, de l'autre côté de la Loire. Il comporte environ 2 500 lignes. Bien qu'équipé des offres ADSL, ADSL Max et ADSL 2+ du réseau France Télécom[30], il n'est pas possible pour nombres d'abonnés de bénéficier de ces offres.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Vide-greniers : dernier dimanche de mai ;
  • Grande tablée Varennaise : samedi soir, mi-juin ;
  • Fête des battages : dernier dimanche de juillet ;
  • Visites du moulin du Champ des Isles.
  • Grande tablée des petits-champs.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 116 établissements présents sur la commune à fin 2010, 38 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 10 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[31].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture inscrite aux Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Façade de l'église de Varennes-sur-Loire

L'église paroissiale Saint-Martin-de-Vertou à Varennes-sur-Loire est située sur la place du jeu de Paume. Elle est construite selon un plan en croix latine.

Son clocher date du XIIe siècle ; les 4e et 5e travées du bas-côté nord sont du dernier quart du XVe siècle (on y distingue une date incomplète 149.) ; le bas-côté sud est construit en 1515 (dates gravées dans la 5e travée et au-dessus de la porte sur la façade ouest, seules les 4e et 5e travées paraissent avoir été voûtées à cette date ; les trois autres travées sont couvertes provisoirement jusqu'en 1560, date à laquelle elles reçoivent des voûtes (portant la date) ; le chœur et la travée le précédant sont commencés en 1516, achevés en 1518 (porte la date) ; la nef est couverte d'un lambris en 1520 permettant ainsi la bénédiction de l'église le  ; suit alors la construction des 1re, 2e et 3e travées du bas-côté nord en 1531 (porte la date) ; en 1880 a lieu la réfection des piliers de la nef (porte la date), avec destruction du lambris et construction de voûtes de style XVIe siècle ; en même temps, il y a réfection des charpentes et de la toiture de la nef, puis reconstruction des trois pignons de la façade ouest.

Sur les clefs de la voûte de la nef centrale, sont représentées les armes du pape Léon XIII et de monseigneur Freppel, évêque d'Angers.

Tableau peint par Claude Musy[modifier | modifier le code]

Il représente la famille royale agenouillée aux pieds de saint François d'Assise prêchant la dévotion au scapulaire. D'une largeur de 80 cm sur une hauteur de 45 cm, il est signé Claude Musy pinxit invenit. Claude Musy l'aurait peint dans le 2e quart du XVIIe siècle, probablement vers 1636. Propriété de la commune et protégé depuis le , il est désormais classé au titre des objets classés Monuments historiques depuis le .

Moulins à vent[modifier | modifier le code]

La position géographique de Varennes étant dans un couloir de vents de deux vents dominants, il y a eu jusqu'à neuf moulins à vent[33] à Varennes-sur-Loire, dont sept de type cavier, partiellement conservés ou détruits ; tous cessèrent de fonctionner avant ou pendant la Première Guerre mondiale.

L'histoire de la paroisse de Varennes indique qu'un moulin à vent fut détruit en 1617 par la foudre.

La Croix-des-Noues[modifier | modifier le code]

Le moulin à vent de La Croix-des-Noues, inscrit aux MH, a été construit en 1852 ; les virants et les tournants provenaient d'un moulin situé à Bonneveau, sur la commune de Brain-sur-Allonnes ; il était équipé d'ailes Berton ; il a cessé de fonctionner en 1914 ; un nouveau logis est élevé alors au sud du massereau, à l'emplacement de deux caves détruites. Dans la partie inférieure maçonnée du moulin, ne subsistent que deux caves voûtées en plein-cintre de part et d'autre de la tour du massereau, les deux autres ayant été détruites lors de la construction du nouveau logis sud.

Le Champ-des-Îles[modifier | modifier le code]

Moulin Beilloire-Hersard[modifier | modifier le code]

Le seul moulin cavier du Champ-des-Îles encore existant —et visitable—, inscrit aux MH, a été construit de 1822 à 1826 (indiqué dans le cadastre de 1840). Il fut équipé d'ailes Berton et cessa de fonctionner en 1915. Restauré par le couple Nicole Granier-Claude Vinatier à partir de 1977, il a été remis au vent le [34]. Le , en fin de soirée, la tête de l’arbre s’est brisée au ras de la hucherolle et les quatre ailes sont tombées sur la masse et la toiture des bâtiments voisins.

Propriétaires successifs[35] :

  •  : Vente par M. Robidat, vétérinaire à Varennes-sur-Loire, à M. Patrice Fouricau ;
  •  : Vente par M. Fouricau à M. Louis-Honoré Borien, meunier-boulanger à Varennes ;
  •  : Vente à M. François Nicolas Beilloire, marinier, et sa femme Louise Cholet ;
  • Désiré Urbain Beilloire (1849-1911), hérite de ses parents ; à son mariage (4 novembre 1872) avec Ernestine Hersard, leurs initiales B et H sont gravées sur la maison ;
  •  : Mort de Désiré Beilloire, sa veuve cède l'exploitation du moulin en 1913 à Lechat, meunier voisin ;
  •  : Mort d'Hernestine Hersard-Beilloire ; le moulin revient en héritage à Mathilde, Désirée, Ernestine Beilloire (1881-1964) ;
  •  : M. et Mme Granier reçoivent en héritage par donation de Mathilde Beilloire, moulin, maison et terres ;
Moulins Gaignard[modifier | modifier le code]

Deux autres moulins sur la propriété Gaignard sont désormais entièrement détruits dont celui sur lequel était fixé un cadran lunaire sur lequel est écrit en vieux français[36] :

« Le passage de l'ombre c'est un temps
Ce n'est pas ô mortels cette ombre qui se passe
Sont vos ans, sont vos jours qui ne font que passer
L'ombre passe et repasse tous les ans, tous les jours.
Mais vos ans et vos jours passent sans repasser »

C'est le que les voûtes du moulin Gaignard s'effondrent. Marguerite Tortu l'apprend à sa mère Mathilde :

« ...ce moulin et celui dont les pierres ont servi à construire la maison des Gaignard appartenaient aux seigneurs du château de Champhroux. Parmi les décombres du moulin, un cadran lunaire en ardoise daté de 1661 est retrouvé, détail fourni le 2 mai par Marguerite. Il y a une photographie de celle-ci tenant le cadran lunaire entre ses mains que Mathilde fait reproduire sous forme de cartes postales... »

— Sylvie Estrade, La terre, le père et le moulin, page 180

Moulin Marsille[modifier | modifier le code]

Il reste encore le massereau (l'assise) du moulin de la propriété Marsille.

Moulin Lechat[modifier | modifier le code]

Le moulin est construit en 1818 par Pierre Beaufils sur la parcelle « d 962 ».

En 1847, il est propriété de René Beaufils, fils du précédent qui le vends en 1862 à Toussaint Mitonneau, marchand de grains[37]. Il est revendu le 1er mars 1869 à Louis Soyer et sa femme Joséphine Malecot pour la somme de douze mille cinq cent cinquante francs[38] ; il est transmis par héritage en 1883 à Marie-Joséphine Soyer, épouse d'Auguste Lechat[39] ; le 28 décembre 1899 il est à nouveau transmis par héritage à Louis-Xavier Lechat ; le 18 mars 1931[40]il est retransmis à Jean-Paul Lechat, propriétaire actuel.

Le moulin s'est arrêté de fonctionner en 1915 et les ailes démontées pour échapper à une imposition de l'époque. Différentes pièces de l'intérieur ont servi à la reconstruction du moulin bleu à Bourgueil (Indre-et-Loire) ; les chandelles qui soutenaient les meules sont maintenant sous l'autel dans l'église de Varennes. La hucherolle qui devenait dangereuse a été démontée en 1965 et il ne reste maintenant que le massereau.

Mongeville[modifier | modifier le code]

À Mongeville, un moulin à vent cavier a été construit en 1846 dont ne subsiste que la partie inférieure en terre et maçonnerie ; les tournants et virants en charpente ont été détruits ; le logis est construit à la même époque à l'écart du moulin.

Ferme de Mongeville[modifier | modifier le code]

La ferme de Mongeville à Varennes-sur-Loire est une maison d'habitation de plan rectangulaire en pan de bois construite dans la première moitié du XVIIe siècle (une cheminée aujourd'hui disparue portait la date 1517). Cette maison inscrite aux MH, inhabitée depuis fort longtemps, est dans un état de conservation archéologique exceptionnel.

Manoir de Chanfreau[modifier | modifier le code]

Le manoir de Chanfreau date du XVe siècle ; son logis a été en partie détruit au XIXe siècle. De ce fait, sa toiture a été abaissée en 1924 (datation par travaux historiques) et les percements de la façade sud ont été modifiés au cours des années 1950-60. L'entrée comprend un pigeonnier, et les vestiges d'une enceinte, avec une grange et des logements au nord-est. L'un de ces derniers a été remanié en 1706 (porte la date). Le logement sud construit en 1728 (porte la date), est actuellement en ruine. Les combles du logis primitif (détruit en 1924) étaient desservis par un escalier dans une tour située sur la façade sud[41] et détruite au XIXe siècle.

Maisons de maîtres[modifier | modifier le code]

Il subsistent de nombreuses maisons de maîtres, construites en tuffeau et couvertes d'ardoises comme par exemple celle située aux « Grandes Gourdes » dont le corps de bâtiment côté est du logis date du XVe siècle, celui du rez-de-chaussée à l'ouest, de la 2e moitié du XVIe siècle, rehaussé d'un étage et de combles au cours de la 2e moitié du XVIIe siècle ainsi que les parties agricoles au sud et le logement des domestiques. Ces derniers, remaniés et agrandis au XIXe siècle, ont été vendus au début du XXe siècle pour former une propriété distincte. Le logis de ferme a été allongé vers l'est en 1943 (porte la date). Une magnifique girouette est située sur le bâtiment sud-est des parties agricoles.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Varennes-sur-Loire

Le monument aux morts de Varennes-sur-Loire est situé sur la place du jeu de Paume, face à l'église. Construit en 1921, son décor représente un buste de femme figurant la république, encadré de chutes de laurier, surmonté d'une palme.

Ports sur la Loire[modifier | modifier le code]

En allant vers Villebernier, au lieu-dit Gaure, un port datant de la 2e moitié du XIXe siècle est constitué de quatre cales étagées sur deux niveaux : les deux cales inférieures, partant du lit de la Loire rejoignent un plateau intermédiaire d'où s'élèvent les deux cales supérieures pour atteindre le niveau de la RN152 au sommet de la levée. C'est de là que partait et arrivait le bac permettant la traversée de la Loire, bac remplacé par la construction plus à l'est d'un pont en 1901.

Du lieu-dit Le port de Varennes, encore plus à l'est, on a une vue sur Montsoreau, Candes St Martin et le confluent de la Loire et de la Vienne. Ce lieu est actuellement utilisé en espace de loisirs (parcours pédestre).

Pont de Varennes-Montsoreau[modifier | modifier le code]

Construit en 1901, il franchit la Loire entre les communes de Varennes-sur-Loire et de Monsoreau. C'est un pont-route en poutres en treillis[42].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont fut détruit par la Résistance, qui l'a bombardé depuis les hauteurs de la rive sud pour s'opposer aux Allemands qui avaient envahi Varennes.

Gare SNCF[modifier | modifier le code]

La gare de Varennes-sur-Loire est inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du .

Dans une scène du film La cage aux rossignols, tourné dans les studios des Buttes-Chaumont puis à Varennes et l‘abbaye de Fontevraud en 1944, on peut voir le comédien Noël-Noël entrer dans la gare en courant avant que le tournage du film soit interrompu par l'offensive américaine qui a suivi le débarquement du 6 juin 1944.

Elle est actuellement fermée à tout trafic (voyageurs ou marchandises).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Référence bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Estrade, Claude Rivals, La terre, le père et le moulin : ou les carnets de Mathilde, femme chrétienne en Anjou, Cheminements, coll. « Les Gens d'ici »,‎ 2001 (ISBN 2-914474-05-9)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. loi Bachelot
  2. Le nom de la commune a largement évolué au cours des siècles : Varennoe en 931, Varena en 1150, Varenna-in-Valeya en 1348, Varennes-sous-Montsoreau en 1414, Varennes en 1496, Varennes-sous-Bourgueil en 1685, Varannes-sous-Montsoreau jusqu'à la Révolution durant laquelle elle s'orthographie Varennes-sous-Montsoreau, puis à partir de 1892, son nom actuel de Varennes-sur-Loire.
  3. Évelyne et Jean-Pierre Rigouard, Gares et tortillards des Pays de la Loire, Turquant, Cheminements (ISBN 978-2-84478-713-2)
  4. a, b, c et d Couleurs : gueule = rouge ; azur = bleu ; sable = noir ; argent = blanc argenté
  5. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  6. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  7. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  8. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  9. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  10. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  11. Résultats des élections européennes de 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  12. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  13. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  14. Résultats des élections régionales de 2010 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  15. [xls] Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  16. Résultats des élections cantonales de 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  17. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  18. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  19. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  20. Résultats de l’élection municipale de 2008 sur le site du Figaro.
  21. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
  22. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
  23. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
  24. Insee, Composition de l'EPCI de Saumur Loire Développement (244900361), consulté le 7 novembre 2013
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Varennes-sur-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  28. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juin 2012)
  29. Le nom dont l'origine est assez obscure, pourrait venir du germanique brecha qui signifie fracture ou passage en référence à l'espace étroit entre La Loire et l'étang.
  30. Il n'y a aucune offre en dégroupage.
  31. Insee, Statistiques locales du territoire de Varennes-sur-Loire (49), consultées le 16 juin 2013
  32. Inventaire général Pays de la Loire, 1979, notice N° IM49000389
  33. Inventaire général Pays de la Loire, 1979, notice N° IA00114161
  34. Jean Guilbaud, Au temps des moulins à vent, collection Mémoire en Images, p. 125
  35. Sylvie Estrade, La terre, le père et le moulin, pages 335-340
  36. Reportage paru dans Le Courrier de l'Ouest du 12 octobre 1961
  37. Vente le 1er avril 1862 : acte notarié devant Maître Baudry, notaire à Varennes-sous-Montsoreau pour la somme de dix mille francs
  38. acte notarié devant Maître Baudry
  39. acte notarié devant Maître Breton, notaire à Varennes-sur-Loire
  40. acte devant Maître Picard, notaire à Brain-sur-Allonnes
  41. visible sur une représentation en élévation datée de 1791
  42. Serge Vannier, Les ponts de la Loire, Romorantin-Lanthenay (France), CPE - Communication-Presse-Edition,‎ 2002 (ISBN 284503170X), p. 253-255