Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau
Le château d'Azay-le-Rideau.
Le château d'Azay-le-Rideau.
Blason de Azay-le-Rideau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Azay-le-Rideau
Intercommunalité C.C. du Pays d'Azay-le-Rideau
Maire
Mandat
Arnaud Henrion
2014 - 2020
Code postal 37190
Code commune 37014
Démographie
Gentilé Ridellois(es)
Population
municipale
3 452 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 44″ N 0° 28′ 01″ E / 47.2622222222, 0.466944444444 ()47° 15′ 44″ Nord 0° 28′ 01″ Est / 47.2622222222, 0.466944444444 ()  
Altitude Min. 36 m – Max. 102 m
Superficie 27,34 km2
Localisation

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Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau

Azay-le-Rideau est une petite commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre. La commune est célèbre pour son château. La ville d'Azay-le-Rideau est le chef-lieu du canton. Ses habitants sont appelés les Ridellois, Ridelloises.

Constitué en Communauté de Communes depuis le 1er janvier 2001, le territoire du Pays d'Azay-le-Rideau comprend 12 communes rurales : Azay-le-Rideau, Bréhémont, La Chapelle-aux-Naux, Cheillé, Lignières-de-Touraine, Pont-de-Ruan, Rigny-Ussé, Rivarennes, Saché, Thilouze, Vallères et Villaines-les-Rochers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville.

Azay-le-Rideau est une commune d'Indre-et-Loire à l'ouest de Tours. Elle est située dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine[1]. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Azay-le-Rideau

Les armes d'Azay-le-Rideau se blasonnent ainsi : D'azur aux trois aigles d'or[2].

Origines[modifier | modifier le code]

Azay-le-Rideau (Aziacum en latin) possède une origine très ancienne remontant au moins à la période romaine comme l'atteste la découverte en 1837 de restes d'une villa gallo-romaine de l'autre côté de l'Indre, face au château actuel[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Azay-le-Rideau s'est formé au Moyen Âge autour d'un prieuré bénédictin de l'Abbaye de Cormery et de la forteresse du seigneur Ridel d'Azay, chevalier de Philippe-Auguste, qui édifia une forteresse défensive pour protéger la route entre Tours et Chinon. Le chevalier Ridel d'Azay est mentionné pour la première fois comme seigneur du lieu dans une charte de 1119[3]. Le 4 juillet 1189, Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, affronta une coalition de ses fils avec Philippe-Auguste, roi de France. Sa défaite se conclut par le traité d'Azay-le-Rideau qui établit son fils Richard seul héritier du trône d'Angleterre. Il reste peu de vestiges médiévaux à Azay, hormis l'église, car le bourg fut brûlé en 1418 lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : le dauphin Charles — le futur Charles VII, indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc — qui séjournait à Azay fut insulté par la garnison bourguignonne qui occupait la place forte. Le capitaine et ses 350 soldats furent exécutés, et le village incendié ; il garda jusqu'au XVII° siècle le surnom d'Azay-le-Bruslé.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le château actuel fut bâti entre 1518 et 1527 par Gilles Berthelot sous le règne de François Ier. Se reporter à :

Article détaillé : Château d'Azay-le-Rideau.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes du général Feldt arrivent face à la ville de Tours sur la rive droite de la Loire. Le général Pichon de Saumur, constitua un groupement pour la défense de la Loire entre Amboise et Ancenis et établit son PC à Azay-le-Rideau[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernard Cordier    
mars 2008 mars 2014 Michel Verdier DVG  
        - Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 452 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 750 1 570 1 634 1 896 2 023 2 105 2 113 2 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 965 2 073 2 063 2 108 2 160 2 116 2 126 2 175 2 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 318 2 282 2 142 1 971 2 064 1 977 1 827 2 150 2 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 610 2 755 2 749 2 915 3 053 3 100 3 337 3 452 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Dès le XIXe siècle, une association de compagnons existait à Azay-le-Rideau et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale : le compagnon de passage était assuré d’y trouver le gîte, le couvert et une embauche[7].

Le site d'activités de La Loge regroupe 26 entreprises artisanales ou PME sur 13 hectares[8].

Personnage connue à Azay le Rideau[modifier | modifier le code]

Norbert Bouchet(1915-1974) Ingénieur , directeur de l'équipement qui a œuvré après la guerre de 1939-1944 à la reconstruction des ponts sur la Loire et au creusement des entrepôts souterrains de l’armée à Saint Mars la Pile.

[modifier | modifier le code]

  • La production fruitière est la première activité économique du canton. Essentiellement présente en son centre (Lignières, Vallères et Azay-le-Rideau), elle représente environ 900 hectares de vergers que se partagent 50 arboriculteurs, soit la moitié des professionnels du département. En 1990, 1200 hectares de vergers cantonaux produisaient 40 000 tonnes de pommes et 20 000 tonnes de poires[8].
  • Le canton produit des vins blancs et rosés en AOC « Touraine-Azay-le-Rideau[9] » délimitée en 1939 dans dix communes voisines. Les vins rosés proviennent principalement du grolleau, un cépage local. Les vins blancs quant à eux sont issus du chenin.

Industrie[modifier | modifier le code]

Elhyss est une entreprise de chaudronnerie industrielle située dans la zone artisanale de la Loge, fabriquant en équipement de traitement des eaux spécialisé dans la fabrication sur mesure de convoyeurs à vis, compacteurs & dégrilleurs. Fabrication artisanale intervenant dans les secteurs de la tuyauterie, de la mécanique et de la charpentes métallique[10].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • La Maison Familiale Rurale d' Azay-le-Rideau[11],[12]est un centre de formation professionnelle associatif,accueillant des élèves en classe de 4e et 3e (orientation professionnelle) jusqu'aux niveaux CAP et BAC PRO (Carrières sanitaires et sociales ainsi que vente-conseil), les élèves sont dans un système de formation par alternance (50 % du temps en stage et 50 % du temps à l'école). Elle accueille 150 élèves.

Monsieur Venot y a enseigné la technologie au collège Honoré de Balzac

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien.
  • Le château d'Azay-le-Rideau, propriété de l'État français, classé Monument historique. Le style d'Azay-le-Rideau est d'une pureté incomparable. La construction a été terminée dans l'espace de 8 ans. Au XIXe siècle, son propriétaire, le marquis de Biencourt, fit apporter des modifications à son aspect extérieur. Une grosse tour fut abattue et remplacée, tandis qu'une tour identique était ajoutée à l'angle nord-est, réalisant ainsi une symétrie parfaite. Nulle part ne fut réalisée plus complète harmonie entre un monument et un paysage[13].
  • L'église Saint-Symphorien est l'église paroissiale[14] d'Azay-le-Rideau. Une église existait déjà sur ce site au VIe siècle, elle faisait partie d'un domaine donné à l'abbaye de Cormery vers 1030. Les moines la restaurèrent au XIe siècle puis l'agrandirent au XIIe siècle. La deuxième nef avec son portique en « anse de panier » et sa vaste baie de style flamboyant fut terminée en 1519. Les seigneurs d'Azay ajoutèrent une chapelle, en son sud en 1603[3]. Le vitrail de la chapelle ainsi que tous les vitraux de la façade sud furent détruits pendant la Seconde Guerre mondiale ; les verrières ont été remplacées en 1955, sous la direction des Beaux-Arts, par des vitraux modernes qui sont l'œuvre du maître verrier Max Ingrand. La façade du XIe siècle conserve d'intéressants éléments sculptés. Classée MH en 1908[15].
  • Le musée Maurice Dufresne : ses dix mille mètres carrés de bâtiments sont implantés au milieu d'un parc de six cent soixante-dix ares aux arbres centenaires et abritent plus de trois mille machines anciennes et pièces de collection. Au fil du temps, le musée Maurice Dufresne a acquis nombre de chefs-d’œuvre mis en valeur dans les vastes locaux de Marnay qui comptent plus de quarante salles dans lesquelles les pièces du musée sont présentées sous forme thématique (le machinisme agricole, la soierie et les métiers à tisser, la mousqueterie, l'énergie hydraulique...)[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Azay dans les arts[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

Honoré de Balzac cite Azay-le-Rideau dans ses romans, en particulier Le Lys dans la vallée (1836). La partie de l'Indre-et-Loire comprise entre Azay-le-Rideau et Montbazon lui doit d'ailleurs son surnom la vallée du Lys. « Ma mère décida que j'irais passer quelques jours à Frapesle, château situé sur l'Indre entre Montbazon et Azay-le-Rideau chez l'un de ses amis, à qui sans doute elle donna des instructions secrètes[17] »

Saut d'eau sur les bords de l'Indre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine
  2. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  3. a, b et c Carré de Busserolles, Dictionnaire géographique, historique et bibliographique d'Indre-et-Loire, 1878
  4. Journal des marches et opérations du groupement Pichon, SHAT 34 N3 dossier 5
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. http://www.museecompagnonnage.fr/
  8. a et b [1]
  9. Site officiel des vins d'Azay-le-Rideau
  10. Elhyss
  11. http://www.mfr-azay.fr/
  12. http://mfr.azay.free.fr/blog/
  13. Georges Jéhan, Azay-le-Rideau, Souvenirs du temps passé (1928)
  14. http://sites.google.com/site/saintblaise37/
  15. « Monuments historiques » (consulté le 15 juin 2013)
  16. Musée Maurice Dufresne
  17. édition dite du Furne, vol.9, p.261.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]