Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau
Le château d'Azay-le-Rideau
Le château d'Azay-le-Rideau
Blason de Azay-le-Rideau
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Azay-le-Rideau
Intercommunalité C.C. du Pays d'Azay-le-Rideau
Maire
Mandat
Michel Verdier
2008 - 2014
Code postal 37190
Code commune 37014
Démographie
Gentilé Ridellois(es)
Population
municipale
3 408 hab. (2007)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 44″ N 0° 28′ 01″ E / 47.2622222222, 0.46694444444447° 15′ 44″ Nord
       0° 28′ 01″ Est
/ 47.2622222222, 0.466944444444
  
Altitude Min. 36 m — Max. 102 m
Superficie 27,34 km2
Localisation

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Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau

Azay-le-Rideau est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre. La commune est célèbre pour son château. La ville d'Azay-le-Rideau est le chef-lieu du canton. Ses habitants sont appelés les Ridellois, Ridelloises.

Constitué en Communauté de Communes depuis le 1er janvier 2001, le territoire du Pays d'Azay-le-Rideau comprend 12 communes rurales : Azay-le-Rideau, Bréhémont, La Chapelle-aux-Naux, Cheillé, Lignières-de-Touraine, Pont-de-Ruan, Rigny-Ussé, Rivarennes, Saché, Thilouze, Vallères et Villaines-les-Rochers.

Sommaire

Géographie [modifier]

Vue aérienne de la ville

Azay-le-Rideau est une commune d'Indre-et-Loire à l'ouest de Tours. Elle est située dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine[1]. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Histoire [modifier]

Héraldique [modifier]

Blason d'Azay-le-Rideau

Les armes d'Azay-le-Rideau se blasonnent ainsi : D'azur aux trois aigles d'or[2].

Origines [modifier]

Azay-le-Rideau (Aziacum en latin) possède une origine très ancienne remontant au moins à la période romaine comme l'atteste la découverte en 1837 de restes d'une villa gallo-romaine de l'autre côté de l'Indre, face au château actuel[3].

Moyen Âge [modifier]

Le bourg d'Azay-le-Rideau s'est formé au Moyen Âge autour d'un prieuré bénédictin de l'Abbaye de Cormery et de la forteresse du seigneur Ridel d'Azay, chevalier de Philippe-Auguste, qui édifia une forteresse défensive pour protéger la route entre Tours et Chinon. Le chevalier Ridel d'Azay est mentionné pour la première fois comme seigneur du lieu dans une charte de 1119[3]. Le 4 juillet 1189, Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, affronta une coalition de ses fils avec Philippe-Auguste, roi de France. Sa défaite se conclut par le traité d'Azay-le-Rideau qui établit son fils Richard seul héritier du trône d'Angleterre. Il reste peu de vestiges médiévaux à Azay, hormis l'église, car le bourg fut brûlé en 1418 lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : le dauphin Charles — le futur Charles VII, indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc — qui séjournait à Azay fut insulté par la garnison bourguignonne qui occupait la place forte. Le capitaine et ses 350 soldats furent exécutés, et le village incendié ; il garda jusqu'au XVII° siècle le surnom d'Azay-le-Bruslé.

Renaissance [modifier]

Le château actuel fut bâti entre 1518 et 1527 par Gilles Berthelot sous le règne de François Ier. Se reporter à :

Article détaillé : Château d'Azay-le-Rideau.

Seconde Guerre mondiale [modifier]

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes du général Feldt arrivent face à la ville de Tours sur la rive droite de la Loire. Le général Pichon de Saumur, constitua un groupement pour la défense de la Loire entre Amboise et Ancenis et établit son PC à Azay-le-Rideau[4].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernard Cordier    
mars 2008 en cours Michel Verdier DVG  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique de Azay-le-Rideau
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 750 1 570 1 634 1 896 2 023 2 105 2 113 2 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 965 2 073 2 063 2 108 2 160 2 116 2 126 2 175 2 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 318 2 282 2 142 1 971 2 064 1 977 1 827 2 150 2 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
2 610 2 755 2 749 2 915 3 053 3 106 3 337 3 408[5] -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; 2006 : population municipale légale.
Sources : INSEE[6] et Ldh/EHESS/Cassini[7].

Graphique d'évolution de la population, 1794-1999

Économie [modifier]

Dès le XIXe siècle siècle une association de compagnons existait à Azay-le-Rideau et jusqu’à la seconde guerre mondiale : le compagnon de passage était assuré d’y trouver le gîte, le couvert et une embauche[8].

Le site d'activités de La Loge regroupe 26 entreprises artisanales ou PME sur 13 hectares[9].

Secteur primaire [modifier]

  • La production fruitière est la première activité économique du canton. Essentiellement présente en son centre (Lignières, Vallères et Azay-le-Rideau), elle représente environ 900 hectares de vergers que se partagent 50 arboriculteurs, soit la moitié des professionnels du département. En 1990, 1200 hectares de vergers cantonaux produisaient 40 000 tonnes de pommes et 20 000 tonnes de poires[9].
  • Le canton produit des vins blancs et rosés en AOC « Touraine-Azay-le-Rideau[10] » délimitée en 1939 dans dix communes voisines. Les vins rosés proviennent principalement du grolleau, un cépage local. Les vins blancs quant à eux sont issus du chenin.

Industrie [modifier]

Elhyss est une entreprise de chaudronnerie industrielle située dans la zone artisanale de la Loge, fabriquant en équipement de traitement des eaux spécialisé dans la fabrication sur mesure de convoyeurs à vis, compacteurs & dégrilleurs. Fabrication artisanale intervenant dans les secteurs de la tuyauterie, de la mécanique et de la charpentes métallique[11].

Enseignement [modifier]

  • La Maison Familiale Rurale d' Azay-le-Rideau[12] est un centre de formation professionnelle associatif,accueillant des élèves en classe de 4e et 3e (orientation professionnelle) jusqu'aux niveaux CAP et BAC PRO (Carrières sanitaires et sociales ainsi que vente-conseil), les élèves sont dans un système de formation par alternance (50 % du temps en stage et 50 % du temps à l'école). Elle accueille 150 élèves.

Lieux et monuments [modifier]

Église Saint-Symphorien
  • Le château d'Azay-le-Rideau, propriété de l'État français, classé Monument historique. Le style d'Azay-le-Rideau est d'une pureté incomparable. La construction a été terminée dans l'espace de 8 ans ; on n'a, depuis lors, altéré ni sa forme ni ses ornements. Nulle part ne fut réalisée plus complète harmonie entre un monument et un paysage[13].
  • L'église Saint-Symphorien est l'église paroissiale[14] d'Azay-le-Rideau. Une église existait déjà sur ce site au VIe siècle, elle faisait partie d'un domaine donné à l'abbaye de Cormery vers 1030. Les moines la restaurèrent au XIe siècle puis l'agrandirent au XIie siècle. La deuxième nef avec son portique en « anse de panier » et sa vaste baie de style flamboyant fut terminée en 1519. Les seigneurs d'Azay ajoutèrent une chapelle, en son sud en 1603[3]. Le vitrail de la chapelle ainsi que tous les vitraux de la façade sud furent détruits pendant la Seconde Guerre mondiale ; les verrières ont été remplacées en 1955, sous la direction des Beaux-Arts, par des vitraux modernes qui sont l'œuvre du maître verrier Max Ingrand.
  • Le musée Maurice Dufresne : ses dix mille mètres carrés de bâtiments sont implantés au milieu d'un parc de six cent soixante-dix ares aux arbres centenaires et abritent plus de trois mille machines anciennes et pièces de collection. Au fil du temps, le musée Maurice Dufresne a acquis nombre de chefs-d’œuvre mis en valeur dans les vastes locaux de Marnay qui comptent plus de quarante salles dans lesquelles les pièces du musée sont présentées sous forme thématique (le machinisme agricole, la soierie et les métiers à tisser, la mousqueterie, l'énergie hydraulique...)[15].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Azay dans les arts [modifier]

En littérature [modifier]

Honoré de Balzac cite Azay-le-Rideau dans ses romans, en particulier Le Lys dans la vallée (1836). La partie de l'Indre-et-Loire comprise entre Azay-le-Rideau et Montbazon lui doit d'ailleurs son surnom la vallée du Lys. « Ma mère décida que j'irais passer quelques jours à Frapesle, château situé sur l'Indre entre Montbazon et Azay-le-Rideau chez l'un de ses amis, à qui sans doute elle donna des instructions secrètes[16] »

Saut d'eau sur les bord de l'Indre

Notes et références [modifier]

  1. Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine
  2. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  3. a, b et c Carré de Busserolles, Dictionnaire géographique, historique et bibliographique d'Indre-et-Loire, 1878
  4. Journal des marches et opérations du groupement Pichon, SHAT 34 N3 dossier 5
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2007, sur INSEE. Consulté le 6 janvier 2010
  6. Azay-le-Rideau sur le site de l'Insee
  7. Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
  8. http://www.museecompagnonnage.fr/
  9. a et b [1]
  10. Site officiel des vins d'Azay-le-Rideau
  11. Elhyss
  12. http://www.mfr-azay.fr/
  13. Georges Jéhan, Azay-le-Rideau, Souvenirs du temps passé (1928)
  14. http://sites.google.com/site/saintblaise37/
  15. Musée Maurice Dufresne
  16. édition dite du Furne, vol.9, p.261.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]