Beaugency

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Beaugency
Le château de Beaugency vu depuis un ballon
Le château de Beaugency vu depuis un ballon
Blason de Beaugency
Blason
Beaugency
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Beaugency
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Beaugency
Maire
Mandat
David Faucon
2014-2020
Code postal 45190
Code commune 45028
Démographie
Gentilé Balgentiens
Population
municipale
7 580 hab. (2011)
Densité 461 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 45″ N 1° 37′ 57″ E / 47.7791666667, 1.632547° 46′ 45″ Nord 1° 37′ 57″ Est / 47.7791666667, 1.6325  
Altitude Min. 78 m – Max. 118 m
Superficie 16,45 km2
Localisation

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Liens
Site web beaugency.fr

Beaugency est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Ses habitants sont appelés les Balgentiens[1].

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[2] et possède le label Les Plus Beaux Détours de France[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive droite de la Loire à 26 km en aval d'Orléans, 32 km en amont de Blois et à 142 km au sud-ouest de Paris.

Elle appartient à l'unité urbaine de Beaugency et à l'aire urbaine d'Orléans.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Vernon, Garambault, La Chataigneraie,

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Beaugency et des communes limitrophes

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

Beaugency possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (-5 à 4 °C) et pluvieux, et des étés modérés (16 à 35 °C). La température moyenne est de 10 à 15 °C sur l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bas latin Balgentiacus. Balgentius, nom de personne d’origine gauloise, et suffixe latin de possession acus. La graphie Baugency est étymologique ; les variantes Boisgency et Beaugency s’expliquent par confusion phonétique entre les sons bau, beau et bois.
Balgentiaco, VIIe s. (monnaie mérovingienne) ; De Balgenciaco, 1106 (Actes de Philippe 1er, p. 394) ; Baugencicenses [Baugençois], 1075 (Actes de Philippe 1er, p. 194) ; Hainricus de Balgentiaco, 25 août 1076 (Cartulaire de Saint-Vincent du Mans, charte 589) ; Simon Baugenciacensis, 1149 (Archives Départementales du Loiret-H-prieuré Notre-Dame de Bonne-Nouvelle) ; De Balgenciaco, XIIe s. (Corpus Christianorum, t. XLII, p. 239) ; Baugentiacus, XIIe s. (Chroniques des comtes d’Anjou, p. 65) ; Bosci de Jenci, 1210 (Actes de Philippe II Auguste, n° 237) ; Simonis de Bauganciaco, super terra de Baugenciaci, 31 mars 1317 (Archives Nationales-JJ 54A, fol. 21 v°, n° 319) ; Johan de Baugenci l’ainzné, 25 juillet 1345 (Cartulaire de Blois, chartre 45, p. 125) ; Baugency, 1359 (Archives Départementales du Loiret-A 132) ; Baugency, septembre 1367 (Archives Nationales-JJ 97, n° 512, fol. 134) ; Sur la route de Blois à Montargis, près de Balgency, février 1376 (Archives Nationales-JJ 108, n° 102, fol. 64) ; Jehan de Boisgency, avril 1408 (Cartulaire de Blois, chartre 53, p. 149) ; Baugency, 1483 (Archives Nationales-JJ 213, n° 33, fol. 28) ; Baugency, 11 octobre 1526 (Archives Nationales-Z1E 1133, fol. 41 r°) ; Baugency, 1581-1582 (Archives Communales d'Orléans-CC 206) ; Ville de Beaugenci, 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Ms 995, fol. 16).

Le donjon du château de Beaugency

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Beaugency a connu une occupation humaine précoce. La butte des Hauts-de-Lutz, à l'ouest de la ville actuelle, a révélé un atelier moustérien datant de l'époque de l'homme de Néandertal. La cité semble avoir été fréquentée assidument par les chasseurs-cueilleurs de l'épipaléolithique qui ont laissé les traces de leur intense activité de taille dont les caractères constituent le facies « beaugencien »[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation gauloise ont été notées dans ce même lieu. Pourtant, la ville, dont le nom latin Balgenciacus révèle l'existence d'un domaine rural gallo-romain, s'est développée plus à l'est, à proximité immédiate de la Loire, sur un site d'éperon qui signe sa fonction militaire initiale[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des monnaies du premier tiers du Xe siècle mentionnent un Balgenci-castrum ou castellum qui caractérisent une ville forte ou une forteresse carolingienne[4].

La dynastie des seigneurs de Beaugency apparaît au début du XIe siècle dans l'orbite de celle des comtes de Blois dont ils sont alors les vassaux. Leur forteresse constituera un important point de résistance contre les tentatives d'empiètement des rois de France dont le domaine jouxte la terre de Beaugency, jusqu'à ce que Philippe le Bel se rende acquéreur du lieu en 1292.

Sous l'autorité des sires de Beaugency, la cité connut un essor remarquable, lisible dans l'accroissement de la localité dans un triple système d'enceintes. La dernière enceinte d'enveloppement fut édifiée entre 1118 et 1130 et intégra un espace de plus de vingt hectares dont la ville ne sortit pas avant le XXe siècle. La construction d'un pont sur la Loire, attesté dès le début du XIIe siècle, constitua un atout considérable qui permit le développement d'une économie d'échange fructueuse. La renommée des seigneurs locaux fut telle que Beaugency fut choisi pour accueillir deux conciles relatifs aux démêlés matrimoniaux de deux rois de France : en 1104,le roi Philippe Ier fut sommé - sans succès - de se séparer de son épouse illégitime Bertrade de Montfort. Puis, en 1152, le roi Louis VII le Jeune obtint l'annulation de son mariage d'avec Aliénor d'Aquitaine[5]

Beaugency, par sa position de forteresse sur la Loire, fut une ville souvent contestée. Elle fut notamment un enjeu dans les combats de la guerre de Cent Ans. Jeanne d'Arc libéra la ville de l'occupation des Anglais durant sa campagne de Loire, au cours de la bataille de Beaugency juste avant sa victoire à Patay le 18 juin 1429[4].

Légende de la Maille d’or

La légende rapporte que vers l'an 850, Simon Ier de Beaugency était atteint d'une maladie grave, qu'il allait mourir lorsqu'un matin, il sentit une odeur douce et agréable qui s'était répandue dans la ville et, qu'à l'instant, il fut guéri. Quelques jours plus tard, il apprit que le jour même de sa guérison « miraculeuse » le clergé d'Amiens avait trouvé les restes de saint Firmin et que, à cette occasion, une odeur douce et agréable s'était répandue sur Amiens. Simon fut convaincu que sa guérison était liée à la découverte des restes de Saint Firmin.

Simon Ier fit don de sa seigneurie au clergé d'Amiens qui le laissa en gérance à ses descendants à la condition que le sire de Beaugency vienne rendre hommage à Amiens chaque année et verse une « Maille d'or » (pièce d'or) destinée à financer des étudiants d'Amiens. Si le sire de Beaugency ne versait pas la « Maille d'Or », les étudiants d'Amiens étaient en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant d'ailleurs loger et nourrir aux frais de la ville jusqu'à ce que cette fameuse « Maille d'or » fût versée.

Au XVIe siècle, Calvin, alors étudiant en théologie à Amiens, est venu à Beaugency avec d'autres étudiants réclamer le versement de cette « Maille d'Or ».

L'une des principales rues de Beaugency s'appelle aujourd'hui la rue de la Maille d'Or.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, durant les Guerres de Religion, la ville fut à plusieurs reprises le siège de violents combats entre troupes adverses. Les Huguenots incendièrent l'ensemble des édifices religieux en 1568. Quatre ans plus tard, ils furent les victimes des massacres de la Saint-Barthélémy.

En 1562, la ville est prise et pillée par les protestants, les femmes violées[6].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Beaugency le 24 août, et le massacre des protestants s’y répète[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une importante église paroissiale de Beaugency, détruite par les Révolutionnaires de l'an II, portait le nom de Saint-Firmin. Il en reste aujourd'hui le clocher typique qui donne la silhouette caractéristique de la ville. Celui-ci renferme un carillon qui joue trois fois par jour l'air du Carillon de Vendôme. Cette chanson dont on ne connait plus qu'une strophe remonte à la période la plus noire de la guerre de Cent Ans où le royaume de France était réduit à la portion congrue[8].

La ville fut un chef-lieu de district de 1790 à 1795[9].

En 1846, le chemin de fer arrive à Beaugency ce qui constitue une révolution pour une ville qui était un relais de voitures de postes très important, 350 personnes travaillant à l'entretien des chevaux et des relais doivent se reconvertir.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[10], dont un à Beaugency[11]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[12]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[11].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

À la suite du débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, des divisions allemandes dont « Das Reich » qui étaient stationnées au sud de la Loire font mouvement vers le nord à la rencontre des troupes Alliées. Pour arrêter cette progression, les Alliés décident de bombarder tous les ponts sur la Loire. Le bombardement du pont de Beaugency intervient le 16 juin 1944. Les bombardiers américains ne font que de légers dégâts au pont, mais la ville est gravement touchée, 64 morts civils sont recensés. Un habitant de Beaugency, agriculteur, voyant cette catastrophe et comprenant que les bombardiers américains vont revenir pour finir le travail décide de faire sauter la première arche du pont avec de l'explosif agricole. La première arche du pont est la plus large, la plus fragile, car elle devait laisser le passage aux bateaux tirés par des équipages sur le chemin de halage. L'arche est détruite, les avions de reconnaissance américains constatent que le pont est impraticable pour le passage d'une division blindée. Le bombardement ne sera pas renouvelé.

Le 16 septembre 1944, c'est la reddition de la colonne Elster, commandée par le général Botho Henning Elster, qui, remontant du sud-ouest, se rend au général Macon, commandant du 83e division d'infanterie américaine, en présence de représentants de la 2e division blindée française. Le général Elster, après des combats contre la résistance intérieure française, avait eu des contacts avec le maquis du nord de l'Indre et annoncé son intention de se rendre car il était convaincu qu'il ne pouvait rentrer en Allemagne. Mais il voulait que sa division soit désarmée par des troupes régulières. Les 18 850 soldats et 754 officiers de la division Elster sont désarmés à l'entrée sud du pont.

Le général Macon avait organisé une « prise d'armes » lors de cette reddition[13]. Les représentants de la Résistance avaient fort peu apprécié la cérémonie consécutive à leur victoire dont ils avaient l'impression qu'elle leur avait été « volée »[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Jean Pierre Pandelle   Médecin
Conseiller général du canton de Beaugency (1848-1870)
1870  ? Francois-Gabriel Denizet   Notaire
 ?  ? Pascal Corneau   Escompteur
Conseiller général du canton de Beaugency (1887-1889)
 ?  ? Alexandre Ferdinand Villain-Tournois   Négociant, viticulteur
Conseiller général du canton de Beaugency (1892-1906)
 ?  ? Eugène Verrière   Banquier
Conseiller général du canton de Beaugency (1906)
1908 1940 Charles Hyvernaud Radical Médecin
Conseiller général du canton de Beaugency (1906-1940)
 ?  ? M. Moineau Divers gauche puis Centriste Conseiller général du canton de Beaugency (1945-1970)
 ?  ? Alain Jarsaillon UDF-CDS Médecin
Conseiller général du canton de Beaugency (1976-1989)
1989 1995 Thérèse Cherrier Divers droite Conseiller général du canton de Beaugency (1989-1994)
1995 2014 Claude Bourdin PS Conseiller en formation
Député (1991-1993)
Conseiller général du canton de Beaugency (depuis 1994)
2014 en cours David Faucon Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Beaugency sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Beaugency Maire Claude Bourdin 2008 2014
Cantonales Beaugency Conseiller général Claude Bourdin 16 mars 2008 2015
Législatives 1ère circonscription Député Olivier Carré 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Beaugency

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est impliquée dans trois accords de jumelage :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Beaugency.

En 2011, la commune comptait 7 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 515 4 842 4 520 4 920 4 883 4 849 4 844 4 851 5 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 072 5 052 5 029 4 635 4 466 4 439 4 544 4 313 3 994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 761 3 635 3 532 3 250 3 292 3 502 3 560 3 573 4 052
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 401 5 530 6 534 7 190 6 917 7 106 7 584 7 648 7 580
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée François Villon.

Beaugency est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans sud-ouest. La commune possède trois écoles maternelles, trois écoles primaires, deux collèges et deux lycées[18] :

  • les écoles maternelles et primaires publiques du mail, des chaussées et Garambault ;
  • les collèges public Robert Goupil et privé Notre-Dame ;
  • le lycée d'enseignement général et technologique François Villon et le lycée professionnel privé L'abbaye.

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

  • Foire du 1er mai
  • Les Sons et Lumières de Beaugency : chaque année le dernier week-end de juin et premier week-end de juillet (spectacle historique nocturne en rapport avec la ville de Beaugency, sur le Petit Mail)[19].
  • La plage éphémère du 14 juillet au 15 août sur les bords de Loire[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbatiale Notre-Dame
Le clocher Saint-Firmin

Civils[modifier | modifier le code]

  • L'ancien hospice des XIIe et XVIe siècles inscrit à l'inventaire des Monuments historiques le 13 juin 1929[A 1] ;
  • L'ancienne prison datant des XIVe et XVe siècles dont la façade est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 17 mai 1933[A 2] ;
  • L'hôtel de ville est un édifice renaissance du XVIe siècle qui comporte quelques tapisseries ; il fut classé Monument historique en 1840[A 3] ;
  • Le château de Dunois datant des XVe et XVIe siècles, situé dans un bâtiment subsistant de la forteresse, très postérieur au donjon, est composé d'un édifice à deux étages avec une tourelle d'escalier[A 4]. Le logis seigneurial de Jean d'Orléans-Longueville est daté de 1518[A 5]. L'ensemble est classé Monument historique depuis le 18 août 1926 et héberge aujourd'hui le musée de l'Orléanais ; il est fermé pour travaux jusqu'en environ 2012.[réf. nécessaire]
  • Les vestiges d'un donjon dit « tour de César », du XIe siècle, dominent la ville de ses 36 m de haut, ainsi que quelques murs d'enceinte. Le donjon est classé Monument historique depuis 1840[A 6] ;
  • Des vestiges de l'ancienne enceinte de la ville datant du XVIe subsistent sur la place Nationale. Ils sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 18 août 1944[A 7] ;
  • Le moulin de Choiseau datant des XVIe et XIXe siècles[A 8] ;
  • La maison de la Pyterie des XVe et XVIe siècles où logèrent les chanoines de l'abbaye Notre-Dame de 1586 à 1626[A 9] ;
  • Les halles de la place du Petit marché datant de 1880[A 10] ;
  • Un four de tuilier du XIXe au lieu-dit du Pré d'Allonne[A 11] ;
  • L'hôtel de la Croix d'or du XVe, partiellement inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 23 juin 1947[A 12] ;
  • L'hôtel Tarat des XVIe et XVIIe siècles[A 13] ;
  • La porte de la Tour de l'horloge des XIe et XVIIIe siècles, classée Monument historique le 5 septembre 1922[A 14] ;
  • La maison de Guillaume Charles des XVe et XVIe siècles[A 15] ;
  • Le bâtiment ayant hébergé l'école primaire supérieure inaugurée le 25 août 1889 est aujourd'hui situé dans l'enceinte du collège Robert Goupil[A 16] ;
  • Le bâtiment ayant hébergé la caisse d'épargne de Beaugency achevé en 1903[A 17] ;
  • Le pont de Beaugency franchit la Loire et supporte la route départementale D925 qui relie la commune à Lailly-en-Val[A 18] ;
  • Le viaduc de Beaugency est un pont ferroviaire enjambant la rue des marais ; il est emprunté par la ligne Paris - Bordeaux[A 19] ;
  • La gare de Beaugency.

Religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame classée Monument historique en 1862[A 20] ;
  • L'ancienne abbaye Notre-Dame des XIe, XIIe, XVe et XVIIe siècles, inscrite à l'inventaire des Monuments historiques le 13 décembre 2006, a été transformée en hôtel[A 21] pour sa partie orientale et en Lycée d'enseignement professionnel privé[21] pour sa partie longeant la Loire. Elle contient deux peintures à l'huile de la fin du XVIIIe représentant Moïse sauvé des eaux[B 1] et Abigayil intercédant auprès de David[B 2] ;
  • L'église Saint-Étienne, actuellement désaffectée est un édifice du XIe siècle construit sur un plan en croix latine avec un grand transept. Elle fut classée Monument historique en 1840[A 22] ;
  • L'église Saint-Claude au lieu-dit Vernon, datant des XVIe et XIXe siècles[A 23] ;
  • L'ancienne chapelle Saint-Michel datant du XVe fut détruite en 1863[A 24] pour laisser la place à un abattoir construit avec les matériaux de l'ancien édifice religieux qui fonctionna jusqu'en 1986[A 25].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Beaugency et les arts[modifier | modifier le code]

Dans une légende relatée par James Joyce pour son petit-fils, Le Chat et le Diable[25], le diable aurait aidé à la construction du pont de Beaugency sur la Loire[26]. Comme paiement, il demanda l'âme du premier passant qui s'aventurerait sur son pont. L'unique victime fut en fait un chat que les habitants laissèrent filer sur la construction. De là, vient peut être le surnom chats donnés aux balgentiens bien que d'autres sources pensent qu'il ne s'agit que de la contraction de châtaignes dont la commune était riche.

Honoré de Balzac situe à Beaugency plusieurs scènes de son roman Sur Catherine de Médicis[27] (paru de 1836 à 1844).

Victor Hugo place l'acte V du drame Marion Delorme à Beaugency.

Alexandre Dumas, dans Les Trois Mousquetaires (1844) situe la première rencontre de D'Artagnan avec Milady de Winter au pont de Meung-sur-Loire, distant de Beaugency d'une quinzaine de kilomètres. Cependant, à cette époque, il n'y avait pas de pont à Meung-sur-Loire. Dumas s'est donc probablement inspiré du pont de Beaugency dans son roman en le plaçant à Meung-sur-Loire.

"Beaugency, vous savez, cette petite ville où j'achète toujours des andouilles" (Paul Claudel, Entretiens dans le Loir-et-Cher p. 747).

Dans le roman intitulé Moonraker (1955) de Ian Fleming, James Bond, à l'issue de l'aventure, pense prendre du bon temps dans un village sur les rives de la Loire : « places like Beaugency, for instance ».

En 1969[28], Pierre-Max Dubois compose un concerto pour clarinette et cordes en quatre mouvements intitulé « Beaugency Concerto »[29].

Le chanteur américain David Crosby cite Beaugency dans une chanson intitulée Orléans, sur l'album If I could Only Remember my name datant de 1971.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Charles à Beaugency, 15 rue Porte-Vendômoise
Naissances dans la commune

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est la suivante : Manibus date lilia plenis.

Blason de Beaugency

Les armes de Beaugency se blasonnent ainsi :

Fascé d'or et d'azur de six pièces, semé de fleurs de lis de l'un à l'autre[31].

Blason de Beaugency

Un autre blasonnement a existé : De gueules, à la tour d'or[32].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Docteur Pellieux et Lorin de Chaffin, Essais historiques sur la ville et le canton de Beaugency, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1856 (réimpr. 1988), 128 p.
  • Histoire de la ville et du canton de Beaugency pendant la guerre de 1870, Orléans, M. Herluison,‎ 1871, 186 p. (lire en ligne)
  • Jean Schmidt, Beaugency : étude de géographie urbaine,‎ 1957, 268 p.
  • Émile Gervaise, Beaugency : six mille ans d'histoire : ma cité natale, E. Gervaise,‎ 1974, 252 p.
  • Jacques Asklund, Histoire des rues de Beaugency, Bulletin de la société archéologique et historique de Beaugency,‎ 1984, 112 p. (ISSN 0339-817 X)
  • Daniel Vannier, André Bezard et Charly Hel, Beaugency : princesse de la Loire, Communication-presse-édition,‎ 1997 (réimpr. 2002), 141 p. (ISBN 9782909006444)
  • Beaugency : monuments du Moyen Âge et de la Renaissance, Société française d'archéologie, coll. « Bulletin monumental »,‎ 2007, 134 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 25 mai 2010)
  2. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis,‎ 2000 (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire,‎ 2006 (consulté le 15 décembre 2009)
  3. « Beaugency, princesse de Loire », sur www.plusbeauxdetours.com, Les plus beaux détours de France,‎ 2009 (consulté le 25 mai 2010)
  4. a, b, c et d Jacques Asklund. Histoire des rues de Beaugency. Bulletin de la Société archéologique et historique de Beaugency. 1984.
  5. Cet évènement fut lourd de conséquences puisque qu'Aliénor d'Aquitaine se remaria très rapidement avec Henri Plantagenêt, futur roi d'Angleterre, en apportant comme dot à son nouvel époux l'Aquitaine et les territoires environnants, point de friction constant entre la couronne de France et celle d'Angleterre, l'une des causes principales de la future guerre de Cent Ans.
  6. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 232.
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
  8. Pellieux. L'histoire de Beaugency.
  9. « Administration ancienne sur Cassini », sur http://cassini.ehess.fr/ (consulté le 25 mai 2010)
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  11. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  13. Jacques Asklund. La reddition de la colonne Elster. Bulletin de la société archéologique et historique de Beaugency no 33. 2007.
  14. Le général Elster a été condamné à mort pour trahison par le IIIe Reich, il fut prisonnier aux États-Unis et mourut chez lui en Allemagne en 1952
  15. « Site officiel du comité de jumelage Beaugency-Hiltrup », Blogger (consulté le 28 septembre 2011)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
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  20. - Plage d'hier et d'aujourd'hui
  21. Lycée de l'Abbaye www.lycee-abbaye.fr
  22. Palmarès des villes et villages fleuris dans le Loiret. Consultation : janvier 2009.
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  24. Site naturel protégé des Rives de Beaugency
  25. Gallimard jeunesse, 2010, 32 p. (L'Heure des histoires). ISBN 978-2-07-062985-5
  26. Préface de Stephen J. Joyce : « Tu peux visiter Beaugency, voir le beau et solide pont qui enjambe la Loire, et rêver… »
  27. Édition dite du Furne, vol.15, Études phisosophiques, p. 518,539,580
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  29. Dubois Pierre-Max, Beaugency Concerto, lmi-partitions.com
  30. Edwige Feuillère, la grande dame de Beaugency, Reflets du Loiret, 2008, juillet-août 2008, p. 25.
  31. La France illustrée, 1882, Victor Adolphe Malte-Brun - « aujourd'hui ».
  32. La France illustrée, 1882, Victor Adolphe Malte-Brun - « autrefois ».
  • La liste des objets recensés sur la base Palissy du Ministère de la Culture :
  1. « Beaugency / Munster Hiltrup » (consulté le 26 septembre 2011)
  2. « Beaugency / Hakusan » (consulté le 28 septembre 2011)
  3. « Beaugency / Świątniki Górne » (consulté le 26 septembre 2011)