Faye-la-Vineuse

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Faye-la-Vineuse
Image illustrative de l'article Faye-la-Vineuse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Richelieu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Richelieu
Maire
Mandat
David Cailleteau
2014-2020
Code postal 37120
Code commune 37105
Démographie
Gentilé Fagiens
Population
municipale
286 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 28″ N 0° 20′ 28″ E / 46.9577777778, 0.34111111111146° 57′ 28″ Nord 0° 20′ 28″ Est / 46.9577777778, 0.341111111111  
Altitude Min. 62 m – Max. 131 m
Superficie 17,55 km2
Localisation

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Faye-la-Vineuse est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre.

Ses habitants sont appelés les Fagiens et Fagiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Faye-la-Vineuse est située à 7 km de Richelieu. Elle est construite sur une colline de 110 m d'altitude dominant les alentours. Faye est traversée par le ruisseau d'Auzon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faye-la-Vineuse compte aujourd'hui un peu plus de 300 habitants (313 au dernier recensement, mais il y a des naissances, des départs, des arrivées, des décès). Pourtant, au Moyen Âge, cette cité fortifiée recensait environ dix mille personnes intra et extra muros. C'était en effet la cité la plus importante de la région avant que Richelieu ne fût construite. Son nom viendrait du latin « Fagus » (hêtre) qui donna « Fagia », puis « Faye ». La ville était le centre d'un fief qui correspondait à peu près au canton actuel. Le fait que la commune soit construite sur une colline a été déterminant dans le rôle de la défense. La commune de Braye-sous-Faye en porte encore la trace dans son nom.

Au XIe siècle, Foulques Nerra fit construire un château-fort et fortifia le bourg. Les remparts étaient percés de quatre portes monumentales, chacune disposant d'un pont-levis. En 1064, Raoul de Châtellerault s'affaira à l'essor de la ville, en construisant trois églises ainsi qu'une crypte. La population du bourg ainsi que des fiefs environnants est estimée à environ 10 000 habitants. En 1593 presque toutes les constructions furent détruites par les aléas des guerres de religion, annonçant ainsi le déclin de la cité médiévale. En 1626 Richelieu racheta la ville.

En 1790-1794, Faye-la-Vineuse a annexé la commune de Saint-Jouin-lès-Faye, et en 1795-1800 elle a annexé Marnay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Laure Girault-Pillault    
mars 2008 en cours Jean-Luc Auvray    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 286 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
387 732 660 697 687 722 725 756 808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
798 805 741 721 719 678 677 604 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624 634 598 510 512 533 526 514 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
583 597 490 409 343 285 313 286 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le principal monument de la commune de Faye est la collégiale Saint-Georges, bâtiment religieux très important à l'époque médiévale. Elle a été fondée en 1039 par Dame Nivès, seigneur de Faye et remaniée aux XIIe et XIXe siècles. La collégiale était attachée au château aujourd'hui détruit. L'ensemble est de style roman mais sa conception annonce le gothique. Elle est du Poitou de par son chevet et ses absidioles, du Val de Loire par les hautes fenêtres de la nef et de l'abside, du Berry par ses deux passages latéraux reliant la nef et le chœur, byzantine par ses piliers lisses sculptés à leur base et portant de magnifiques chapiteaux, son chœur et sa chapelle rayonnante. La crypte possède de magnifiques chapiteaux du XIIe siècle. Du haut des terrasses fortifiées le panorama est superbe.
Vue du ciel, l'église de la collégiale a la forme d'une croix tournée vers Jérusalem (c'est-à-dire vers le sud-sud-est). Elle possède une nef et un chœur plutôt remarquables et très bien conservés. On dit que sa crypte a contenu autrefois plusieurs reliques, dont une qui n'était autre que la dent de saint Georges. D'après l'histoire, la dent a été prise par les protestants durant les guerres de religion. La crypte était également consacrée au Saint-Sépulcre et à sainte Marie-Madeleine. La collégiale Saint-Georges est la seule église restante de la commune sur les quatre qui existaient encore au XVIIIe siècle.
Pour autant, le caractère de village médiéval affiché sur les panneaux indicateurs paraît exagéré. Faye-la-Vineuse est tout simplement un village qui a l'avantage de ne pas être traversé par une route à grand trafic comme beaucoup de petites localités peuvent en souffrir. La présence d'environ soixante résidences secondaires prouve d'ailleurs son pouvoir d'attraction.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]