Montreuil-Bellay

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Montreuil-Bellay
Montreuil-Bellay, de gauche à droite : la collégiale, le châtelet et le château neuf
Montreuil-Bellay, de gauche à droite :
la collégiale, le châtelet et le château neuf
Blason de Montreuil-Bellay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Montreuil-Bellay (chef-lieu)
Intercommunalité C.A. Saumur Loire Développement
Maire
Mandat
Marc Bonnin
2014-2020
Code postal 49260
Code commune 49215
Démographie
Gentilé Montreuillais, Montreuillaise
Population
municipale
4 034 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 56″ N 0° 09′ 08″ O / 47.1322222222, -0.15222222222247° 07′ 56″ Nord 0° 09′ 08″ Ouest / 47.1322222222, -0.152222222222  
Altitude 54 m (min. : 29 m) (max. : 73 m)
Superficie 48,96 km2
Localisation

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Montreuil-Bellay
Liens
Site web Site de la Mairie

Montreuil-Bellay est une commune française, située sur la rivière Thouet, dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune angevine du sud Loire se situe dans le Saumurois. Implantée à l'extrême sud-est du département de Maine-et-Loire, Montreuil-Bellay est limitrophe des départements de la Vienne (commune de Pouançay) et des Deux-Sèvres (commune de Saint-Martin-de-Sanzay).

Baignée par le Thouet, Montreuil-Bellay est située au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). La commune est également arrosée par un affluent du Thouet, la Losse, ainsi que par l'ancien canal de la Dive.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cizay-la-Madeleine Le Coudray-Macouard
Saint-Just-sur-Dive
Brézé Rose des vents
Vaudelnay
Le Puy-Notre-Dame
N Épieds
O    Montreuil-Bellay    E
S
Saint-Martin-de-Sanzay Antoigné Pouançay

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Montreuil-Bellay.
Vestiges du camp de concentration.

Un petit établissement monastique, probablement à l'origine du nom actuel de la cité, est attesté dès le XIe siècle près d'un gué du Thouet (future ville basse). L'église paroissiale Saint-Pierre y est construite peu après, proche du prieuré Saint-Nicolas dit « Les Nobis » fondé entre 1097 et 1103. Vers 1026, Foulques Nerra établit un donjon, sur les hauteurs, et un fief confiés à son vassal Berlai (qui par déformation deviendra Bellay), prémices de la future ville haute.

Fils de Foulque le Réchin, Foulques V le Jeune devient comte du Maine et d'Anjou en 1109. Il soumet les vassaux rebelles, prenant plusieurs châteaux dont celui de Montreuil-Bellay en 1124[1].

Quelques années plus tard éclatèrent des révoltes de barons en Anjou. Il faudra plusieurs années de siège à Geoffroy V d'Anjou, à partir de 1148, pour que tombe la place de Montreuil-Bellay[2].

La famille Berlai entre plusieurs fois en conflit avec son suzerain et conserve le domaine jusqu'en 1217. Une nouvelle famille s'y installe pendant deux siècles, les Melun-Tancarville, puis les d’Harcourt qui laissent de fortes traces à la ville en achevant, notamment, le château ainsi que l'enceinte fortifiée détruite plusieurs fois auparavant.

Montreuil-Bellay dans la sénéchaussée de Saumur sous l'Ancien régime

Montreuil-Bellay fait partie des 32 villes closes de l'Anjou. La ville intra-muros, encore très homogène aujourd'hui, n'évolue que très peu après le XVe siècle.

Sous l'Ancien Régime, Montreuil-Bellay devient le chef-lieu d'une importante élection réunissant 57 paroisses (dont celle de Cholet jusqu'en 1750, date à laquelle Cholet eut son propre subdélégué et des pouvoirs étendus sur l'ensemble des Mauges).

Tout comme le reste de l'Anjou, Montreuil-Bellay fait partie de la généralité de Tours, de l'autorité judiciaire de la sénéchaussée de Saumur et du diocèse de Poitiers sur le plan religieux.

Le commerce jusque-là florissant périclite dès le milieu du XVIIIe siècle, et ce malgré la canalisation du Thouet depuis le XVe siècle.

La maison priorale de la congrégation de Saint-Maur eut pour procureur le philosophe Dom Deschamps, de 1759 à sa mort en 1774.

Le déplacement du centre administratif à Saumur, durant la Révolution française, achève de réduire l'importance commerciale, économique et administrative de la ville, simple chef-lieu de canton depuis 1790.

La ville est prise, provisoirement, par les Vendéens le 8 juin 1793. L'Arbre de la Liberté est arraché.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir une extension de la ville hors de ses murs, le long des routes d'Angers et de Saumur ouvertes dès 1841, ou de celle de Poitiers créée en 1885.

La ville se situe depuis la fin du XIXe siècle sur la ligne de chemin de fer qui relie Tours à La Roche-sur-Yon via Saumur, Thouars, Bressuire, ancienne ligne ParisLes Sables-d'Olonne très fréquentée, et est donc de ce fait connectée au réseau ferré pour des trajets réguliers vers Paris. Par ailleurs une ligne de tramway existait jusqu'à la Seconde Guerre mondiale entre Montreuil-Bellay et Bressuire via Argenton-Château.

Du 8 novembre 1941 au 16 janvier 1945, la France fit du site de Montreuil-Bellay un camp pour « individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ». Ils étaient Manouches, Gitans, Roms, Sintés, et plus généralement Tsiganes. Ce camp était à la base un stalag implanté par les Allemands le 21 juin 1940, et qui fut ensuite géré par le régime de Vichy[3]. En juillet 2010, les ruines de ce camp ont été inscrites monument historique afin d'empêcher leur disparition totale et d'en faire un lieu de mémoire pérenne[4].

Le 1er janvier 1968 l'ancienne commune de Méron est rattachée à celle de Montreuil-Bellay (fusion simple)[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Baugé
« D'azur à la croix d'or, cantonnée de quatre besants du même »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1975 Edgard Pisani UD-Ve  
  avril 2010 Paul Loupias DVG  
avril 2010 mars 2014 Jocelyne Martin   Directrice du CFA et CFPPA
mars 2014 en cours Marc Bonnin    
Les données manquantes sont à compléter.

Montreuil-Bellay est municipalité et chef-lieu du canton de Montreuil-Bellay depuis 1793.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement[7], elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 034 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 614 1 765 1 480 1 907 1 870 2 013 2 013 1 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 008 2 015 2 055 1 889 1 906 2 071 2 048 2 104 2 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 082 2 206 2 227 2 153 2 123 2 113 2 237 2 265 2 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 349 3 086 3 989 4 093 4 041 4 112 4 060 4 029 4 034
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 22,6 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
Pyramide des âges à Montreuil-Bellay en 2008 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
2,0 
7,6 
75 à 89 ans
11,3 
14,8 
60 à 74 ans
16,0 
18,8 
45 à 59 ans
18,3 
19,2 
30 à 44 ans
19,8 
19,3 
15 à 29 ans
14,3 
20,1 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sont présents sur le territoire communal :

Services[modifier | modifier le code]

Montreuil-Bellay dispose d'un centre de secours, d'une gendarmerie et d'un bureau de poste. Au niveau des services à la personne, on y trouve une maison de retraite, une maison familiale, une crèche "1 2 3 soleil" et une médiathèque municipale.

Montreuil Bellay possède deux campings ainsi qu'une aire de service pour camping-cars.

Animations[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2010, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France[12] a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris.

Tous les ans, durant le week-end de l'Ascension, le festival « l'art en fête » organise une animation autour de spectacles de rues gratuits ainsi qu'un marché artisanal[13].

Au mois d'août, le concours des peintres dans la ville prend place le long du Thouet.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 344 établissements présents sur la commune à fin 2010, 16 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 11 % du secteur de l'industrie, 6 % du secteur de la construction, 54 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du Château de Montreuil-Bellay

La commune de Montreuil-Bellay comporte 18 inscriptions au Patrimoine[15], dont 17 monuments historiques.

Sites classés[modifier | modifier le code]

Autres sites inventoriés[modifier | modifier le code]

  • Ferme semi-troglodytique, rue de la Basse Ardenne, des XVIIe et XVIIIe siècles
  • Plusieurs fermes et maisons des XVe XVIe XVIIe et XVIIIe siècles
  • Maison troglodytique, rue du Prés aux Iles
  • Manoir Saint-Christophe dit « manoir l'Ardiller », des XVe et XVIIe XVIIIe siècles
  • Moulin du Château, à eau, du XVe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Toussenel (1803-1885), écrivain et journaliste français, est né à Montreuil-Bellay
  • Charles Dovalle (1807-1829), poète français, est né à Montreuil-Bellay
  • Edgard Pisani (né en 1918) , homme politique français, plusieurs fois ministre, fut maire de la commune de 1965 à 1974

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grousset 1935, p. 13.
  2. Jean Favier, Les Plantagenêts, Origine et destin d'un empire, éd. Fayard, 2004.
  3. Camp d'internement pour les Tsiganes
  4. Un ancien camp de tziganes inscrit comme monument historique Article de L'Express.fr, le 2 août 2010
  5. Code officiel géographique de Montreuil-Bellay, sur le site de l'Insee, consulté le 24 juin 2012.
  6. Armoiries d'argent au sanglier de sable enregistrées le 27 mars 1700, Armorial des communes de Maine-et-Loire
  7. Insee, Composition de l'EPCI de Saumur Loire Développement (244900361), consulté le 7 novembre 2013
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Montreuil-Bellay en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  11. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  12. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 28 février 2011.
  13. Festival l'art en fête
  14. Insee, Statistiques locales du territoire de Montreuil-Bellay (49), consultées le 28 avril 2013
  15. Ministère de la Culture, Monuments historiques et Inventaire général du patrimoine culturel
  16. « Ancien couvent des Augustins », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  17. « Ancien hôpital Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  18. « Ancien hôtel rue Nationale », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  19. « Ancien presbytère de l'église Sainte-Catherine », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  20. « Ancien prieuré des Nobis », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  21. site officiel du château de Montreuil-Bellay
  22. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  23. « Église paroissiale », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  24. « Enceinte fortifiée de la ville », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  25. « Menhir dit de l'Accomodement », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  26. « Menhir de la pierre de Lenay », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  27. « Moulin du Boëlle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  28. « Porte du Moulin », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  29. « Maison dite la Minotière », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.
  30. « Porte Nouvelle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 mars 2011.