Saint-Jean-de-Braye

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Saint-Jean de Braye
Jardin de la mairie
Jardin de la mairie
Blason de Saint-Jean de Braye
Blason
Saint-Jean-de-Braye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-de-Braye
Intercommunalité Agglomération Orléans Val de Loire
Maire
Mandat
David Thiberge
2014-2020
Code postal 45800
Code commune 45284
Démographie
Gentilé Abraysien
Population
municipale
19 257 hab. (2011)
Densité 1 406 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 46″ N 1° 58′ 19″ E / 47.9127777778, 1.97194444444 ()47° 54′ 46″ Nord 1° 58′ 19″ Est / 47.9127777778, 1.97194444444 ()  
Altitude 100 m (min. : 95 m) (max. : 127 m)
Superficie 13,7 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintjeandebraye.fr

Saint-Jean-de-Braye est une commune française située dans l'Agglomération Orléans Val de Loire (AgglO), dans le département du Loiret et dans la région Centre.

La commune fait partie du périmètre du Val de Loire inscrit depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[1] en tant que paysage culturel exceptionnel. Autrefois commune rurale avec ses vergers et ses vignes, c'est aujourd'hui une petite ville de près de 19 000 habitants qui participe aux pôles de compétitivité orléanais axés sur les cosmétiques et l'informatique. Il y existe un dynamisme associatif avec près de cent-trente associations culturelles et sportives[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est dérivé directement de celui de l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, située dans l'ancien village sur un promontoire en bord de Loire.

Braye, du gaulois braga, qui signifie « lieu marécageux » ou « lieu humide », semble faire référence à la position de l'église à proximité immédiate de la Loire. Lors de la fixation du toponyme, le cours du fleuve laissait probablement un espace marécageux ou une grève au pied de l'édifice.

Saint-Jean-de-Braye aurait été nommé également « Saint Jean de Bionne » avant 1150. Bionne est un ancien fief actuellement situé sur la commune de Chécy. Il a donné son nom à la rivière qui le jouxte, ainsi qu'à la commune de Boigny-sur-Bionne.

La raison du choix de Saint Jean-Baptiste comme patron de l'église locale n'est pas connue. Cependant son patronage est fréquent dans la région, ainsi que le montre le cas de paroisses proches : Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Jean-le-Blanc. On évoque aussi la coutume orléanaise des feux de la Saint-Jean le 24 juin comme étant l'origine du choix du patron[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située dans la région naturelle du Val de Loire, au point le plus septentrional de la Loire, dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans. Le site de bord de Loire sur un promontoire offre une vaste vue sur le paysage ligérien et sur la cathédrale d'Orléans. Les centre-ville d'Orléans et Saint-Jean-de-Braye sont distants de 5 km environ. L'autoroute A10 est à une distance de 15 km et la RN 20 à 11 km. On peut ainsi rejoindre Paris, distant de 137 km par l'A10 et 126 km par la RN20. Les deux ponts les plus proches sont le pont René Thinat à Orléans (à 4,5 km), et le pont de Jargeau14 km).

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le canal d'orléans à Saint-Loup

La ville est bordée au sud par la Loire, avec 4,5 km de berges. Le bief de Saint-Jean-de-Braye du canal d'Orléans traverse la commune en longeant le fleuve. Deux anciens ports mariniers subsistent : celui du bourg et celui de Saint-Loup.

À l'Est, elle est au contact d'Orléans. Le vieux bourg, avec son église, est situé dans la partie sud du territoire communal, à proximité immédiate de la Loire et en hauteur par rapport au niveau de l'eau. Le nouveau centre, qui a connu un essor au début des années 1990 avec la création du centre-bus, du lycée Jacques Monod, de la médiathèque, se situe plus au centre du territoire.

La partie nord, plus agricole, est coupée par la tangentielle, voie périphérique de l'agglomération orléanaise. Une zone industrielle est implantée au nord-ouest de la commune. elle comprend notamment un dépôt d'hydrocarbures. La partie la plus au nord de la commune est marquée par la forêt de Charbonnière, qui appartient à la ville d'Orléans, et la limite est par la petite rivière de la Bionne. Le parc technologique de Charbonnière, situé en lisière de la forêt, constitue la deuxième zone industrielle.

Le slogan de Saint-Jean-de-Braye, « la ville qui bouge entre Loire et forêt », résume donc cette situation.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vieux bourg

La densité de la commune est de 1 296 habitants au km², 1 364 en 2006. Elle compte 7 579 logements, dont 94 % de résidences principales, 4,5 % de logements vacants et 1,5 % de logements secondaires ou occasionnels ; 50,5 % des logements sont individuels, et 49,5 % collectifs[4] ; 54 % des habitants sont propriétaires, et 21,5 % des logements sont en HLM[5] conformément à la loi SRU.

Les proportions de logements selon l'époque d'achèvement montrent bien le fait que la ville s'est développée récemment, à partir de la Seconde Guerre mondiale. Seuls 9,5 % des logements datent d'avant 1945, 38 % ont été construits de 1949 à 1974, et 36 % de 1975 à 1989. 16,5 % datent de 1990 à 1999[4].

L'urbanisation est relativement continue entre Orléans et Saint-Jean-de-Braye, avec des hauteurs de construction modestes. Elle est plutôt résidentielle au sud. Le vieux bourg, les bords de Loire et les Hauts de Saint-Loup sont constitués de maisons individuelles groupées ou isolées, plutôt anciennes, ainsi que du vieux cimetière et du parc public des Longues-allées. On peut observer plusieurs belles demeures avec de grands terrains à proximité de la Loire. Le Pont Bordeaux, quartier sud-ouest, regroupe une partie de lotissements et une partie d'immeubles. Le centre-ville et le quartier Mondésir (juste au sud du centre-ville), construits pour l'essentiel dans les années 1980 - 1990, comportent des maisons en majorité groupées et des immeubles collectifs (jusqu'à 8 étages), et regroupent la plupart des commerces.

Au Nord (quartiers Croix de Pierre, Clocheton, Vomimbert et Godde) et à l'Est, l'urbanisation est moins dense, et principalement résidentielle. Les maisons individuelles isolées sont regroupées en lotissements. Le petit Bois et le nouveau cimetière, paysager, constituent des coupures vertes entre le centre-ville et les lotissement à l'est (quartier Picardière, Belle Allée, Frédeville, Roche, Richaudière / Diderot ou quartier de la gare).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orléans, Semoy Semoy Boigny-sur-Bionne, Checy Rose des vents
Orléans N Checy, Combleux
O    SAINT-JEAN-DE-BRAYE    E
S
Orléans La Loire (fleuve) Checy, Combleux

Géologie et reliefs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géologie du Bassin parisien.

Saint-Jean-de-Braye se situe dans la moitié sud du Bassin parisien. Ses sols sont plutôt argileux.

La topographie est globalement plane. L'altitude varie de 97 mètres au niveau de la Loire à 127 mètres au nord, au lieu-dit la Grande-Maison. Le centre-ville se situe à 103 mètres d'altitude. Les terrains à proximité immédiate de la Loire sont situés sur un bourrelet, et sont donc légèrement surélevés (105 à 110 mètres).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le site est marqué par le lit de la Loire. La commune est en partie inondable, et a fait face à plusieurs crues exceptionnelles, notamment dans certaines parties du vieux bourg, en 1846, 1856 et 1866. En période d’étiage l’été, de larges bancs de sable occupent le lit mineur. En période de crues, les bords de Loire sont inondés, les îles sont submergées et les arbres ont souvent un ou deux mètres de tronc sous l’eau. Le débit de la Loire augmente, elle charrie des végétaux. Enfin, à une échelle plus grande, il a existé des variations du lit de la Loire dans le passé : le tracé des îles, notamment, change[6].

La commune est inscrite au plan de prévention des risques d'inondations (PPRI) de la vallée de la Loire, dans la section « agglomération d'Orléans », approuvée le 2 février 2001.

Le canal d'Orléans longe la Loire sur sa partie nord.

La Bionne est une petite rivière qui constitue la limite est de la commune. Elle se jette dans la Loire lorsqu'elle pénètre en limite ouest de Combleux. Le Ruet, petit ruisseau qui provient d'étangs de Marigny-les-Usages, forme un étang à l'extrémité nord de la commune, dans le parc de Charbonnières. C'est un affluent de la Bionne. Deux autres ruisseaux sont présents sur le territoire, ils sont busés : l'Égoutier, à l'ouest, en provenance de Semoy, et la Corne, au centre, qui prend sa source à la Borde.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Loiret.

Saint-Jean-de-Braye possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année. La ville profite de la douceur caractéristique du Val de Loire, et due au fleuve. La Loire fut glacée notamment en 1790 et 1985 au cours d’hivers exceptionnellement froids.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Dessertes[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Centre-bus « Léon Blum » de Saint Jean de Braye, 2008, avant les travaux du tramway

Les premiers services de transports urbains datent de 1973. Le point bus Léon Blum a été inauguré en 1989[7], mais détruit en 2010 pour laisser place aux travaux de la ligne B du tramway. Un nouveau point de correspondance bus/tram/cars a été construit à quelques mètres de là. Saint-Jean-de-Braye est desservie par les bus du réseau TAO (lignes Tram B 2 8 15 19 33 37 Gézi) et par le réseau de cars départemental Ulys (lignes 3, 6, 16, 17, 99).

Liaisons piétonnes[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreuses venelles qui maillent les différents quartiers. La forêt de Charbonnière compte de nombreux chemins piétons et cyclistes, ainsi qu'un parcours de santé. Le chemin piéton (GR 32) longeant la Loire et le canal d'Orléans est très fréquenté par les piétons et les cyclistes. Il fait partie du projet national de la Loire à vélo, et participe à la valorisation du site du Val de Loire classé patrimoine mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L’habitation de la région orléanaise commence dès l’époque gallo-romaine.

Deux voies romaines sont attestées sur la commune : Orléans (Cenabum) - Sens (Agedincum) et Orléans (Cenabum) - Autun (Augustodunum). Ces deux voies confluent à Saint-Loup. Les Romains plantent les premières vignes, à proximité de la Loire ; cette activité perdurera jusqu’au XXe siècle[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l’agriculture progresse aux dépens de la forêt, la vigne se développe et l’Orléanais est au cœur du domaine royal. Les villages s’organisent autour des églises et la navigation sur le fleuve se développe. L'église date du XIIe siècle, ainsi que le couvent de Saint-Loup, fondé en 1249 et devenu abbaye en 1640. Le 4 mai 1429, Jeanne d'Arc prend d'assaut la bastille Saint-Loup, ouvrant ainsi la voie pour la libération d'Orléans.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les vignerons représentent les deux tiers des métiers exercés. Au XVIIe siècle, le canal d’Orléans est construit. Sous la Révolution et l’Empire, le canal est la voie la plus fréquentée de France, et il résulte des embouteillages aux écluses et une vie foisonnante à Chécy et Combleux. Entre 1790 et 1794, Saint-Jean-de-Braye s'agrandit en sa partie ouest, en absorbant « Saint Loup lez Orléans »[8].

du XIXe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843, l’arrivée du chemin de fer à Orléans marque la fin de l’activité fluviale sur la Loire. De 1908 à 1921, le canal est prolongé par le canal de Loire à Saint-Jean-de-Braye[6], mais il servira très peu aux transports de marchandises, au profit du train. Au début du XXe siècle, le canal n’est plus rentable et il est abandonné.

En 1893, la mairie actuelle est construite. Elle est alors au milieu des champs[9]. En 1912, la crise du phylloxéra entraîne la destruction de deux tiers des parcelles de vigne. Le début du XXe siècle constitue une période de crise (crise économique, guerres mondiales…) et de profond changement : la vigne est remplacée par du maraîchage, l’eau et l’électricité se développent[6].

Après 1950, l’agriculture se modernise, les parcelles sont remembrées, les vignes et le maraîchage laissent place à l’arboriculture (pommiers, poiriers, cerisiers) puis à des lotissements. Le village devient ville. Ceci est d’autant plus marqué à Saint-Jean-de-Braye où l’ancien bourg (avec l’église) et le nouveau centre-ville sont séparés.

Aujourd’hui, il ne reste que 200 ha d’arboriculture (poiriers, pommiers et 1 ha de vigne). Quelques champs de céréales marquent encore le paysage mais l’industrie et le tertiaire prédominent désormais[6].

Le centre-ville se construit à partir de 1980[9], avec d'abord des maisons groupées, puis des immeubles, et divers équipements publics en 1988 - 1989.

Bien que Saint-Jean-de-Braye appartienne à un espace à l'est d'Orléans occupé depuis 2000 ans, l'évolution des dernières décennies l'ont profondément modifié. L’impact paysager est fort, les vignes jadis présentes partout sur le territoire ont disparu, et les cultures fruitières et le maraîchage n'occupent plus qu'un espace restreint.

« Les vergers étaient partout, et ils sont encore, inclus dans toutes les mailles du tissu urbain : [...] il en reste dans Saint-Jean-de-Braye et ailleurs. Il en reste surtout rive sud. […] En attendant leur disparition, ils contribuent indirectement à l’image de marque des établissements, pour peu que ceux-ci acceptent encore leur voisinage, comme c’est le cas dans la banlieue est, autour de Dior ou de la caisse régionale du crédit régional mutuel[10]. »

— Orléans, 1995

La ligne B du tramway est inaugurée en 2012.

Anciens lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Beau-Séjour, Beauvois, Bellevue, Bionne, Charbonnière, Coquille, Feularde, Frédeville (ou Fretteville), Genouilly, Gradoux (ou Gradou), Guignegault, La Bédinière, La Belle-Allée, La Binoche, La Bissonnerie, La Borde, La Bouillère, La Bussière, La Camardière, La Fausse-Belaude (ou Fosse-Belaude), La Gerberie, La Godde, La Grand-Maison, La Grenouillère, La Haute-Croix, La Motte-Saint-Euverte (château), La Picardière, La Pointe, La Poudrerie, La Providence, La Vallée, Laveau, Le Barreau-Vert, Le Bignon, Le Bourg, Le Carré (ou Le Grand-Carré), Le Célériau, Le Coin-Buffet, Le Larry, Le Pavillon, Le Petit-Bignon, Le Petit-Bois, Le Petit-Pavillon, Le Petit-Vomimbert (ou le petit Vaumimbert), Le Poirier-Bonneau, Le Port, Le Quiard, Les Bas-Avaux, Les Bons-Enfants, Les Châtaigniers, Les Coutures, Les Fourchettes, Les Longues-Allées, Les Maisons-Neuves, Les Noues (ou Noué), Les Quatre-Vents, Les Tilleuls, Les Venelles, L'Orbette, L'Orme-aux-Loups, L'Orme-du-Martroi, Ormeteau, Miramion, Montdésir (Château des Longues-Allées), Roche (ou La Roche), Rochefort, Sainte-Marie, Saint-Loup (ou Carré Saint-Loup), Vomimbert (ou Vauminbert)[11],[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Braye

Les armes de Saint-Jean-de-Braye se blasonnent ainsi :

D'azur à la porte d'enceinte fortifiée avec ses entremurs d'argent ajourés et maçonnés de sable ouverte de gueules le tout posé sur des ondes du même mouvant de la pointe ; l'ouverture chargé d'un agneau pascal la tête contournée d'argent nimbé d'or tenant une croix haute pommetée de sable à laquelle est appendue une bannière d'argent à la croisette de gueules ; la porte crénelée sommée d'un avant-bras issant d'argent tenant une épée en pal du même à la garde d'or, la pointe férue en une couronne royale ouverte aussi d'or et accostée de deux fleurs de lys du même[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Alors que l'orléanais est plutôt de droite, la ville est plutôt ancrée à gauche, hormis un passage à droite de la municipalité de 2001 à 2008.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours David Thiberge PS Conseiller général depuis 1998
2001 2008 Jacques Chevalier UMP Consultant
1983 2001 Jean-Pierre Lapaire PS Député de 1988 à 1993
1971 1983 Marcel Joriot PS  
1912 1937 Louis Gallouédec    
1890 1904 Émile Rossignol    
1848 1890 Désiré Brouard    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Saint-Jean-de-Braye sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Saint-Jean-de-Braye Maire David Thiberge 2008 2014
Cantonales Saint-Jean-de-Braye Conseiller général David Thiberge 27 mars 2011 2015
Législatives 6e circonscription Député Valérie Corre 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Démocratie participative[modifier | modifier le code]

Six comités de quartier sont constitués depuis novembre 2008. Ils fonctionnent selon un régime associatif établi dans une charte, avec un bureau élu pour deux ans. Il existe également des ateliers de travail urbain et des États généraux sur des questions thématiques (par exemple l'éducation, États généraux achevés en janvier 2009). Les citoyens sont par ailleurs autorisés à assister à tous les conseils municipaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Schéma de cohérence territoriale[modifier | modifier le code]

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l'agglomération orléanaise a été approuvé en décembre 2008[14]. C'est un document avec lequel le PLU, et donc la politique de la ville, devront être en cohérence. Ses objectifs concernant Saint-Jean-de-Braye pour les années à venir sont principalement les suivants (extraits) :

Loire Trame Verte[modifier | modifier le code]
  • améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants en leur permettant de redécouvrir et de se réapproprier la Loire, ses berges et ses paysages ;
  • promouvoir l’image de l’agglomération aux plans national et international en s’appuyant sur le fleuve récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de ses paysages culturels vivants. Sa réalisation s’appuie sur deux grands axes :
    • la création d’un grand parc de Loire de plus de 600 ha qui englobe le fleuve et ses rives du pont George V d'Orléans (à l'ouest de Saint-Jean-de-Braye) à Combleux (à l'est de Saint-Jean-de-Braye) ;
    • la création de coulées vertes pour relier les paysages de forêt du nord de l’agglomération et les cultures maraîchères du val au sud à la Loire et au Loiret.
Urbanisation maîtrisée[modifier | modifier le code]
  • limiter l’étalement urbain, conformément à la loi SRU, qui vise une gestion économe de l’espace, notamment pour assurer l’équilibre entre le développement et la protection des espaces naturels, tout en respectant les principes du développement durable ;
  • stopper la tendance vers une urbanisation continue de l’axe ligérien, pour préserver son patrimoine écologique et paysager : La Chapelle-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-Braye, Chécy ;
  • protéger l’agriculture, qui a un rôle essentiel à jouer dans la préservation des paysages et assure, à proximité immédiate de la ville, une fonction productive à forte valeur ajoutée : horticulture, maraîchage, arboriculture fruitière
  • densifier plutôt qu’étaler, dans l'esprit de la densification urbaine.
Protection de l'eau[modifier | modifier le code]
  • préserver les ripisylves pour la protection des cours d’eau, entretenir les affluents du Loiret et de la Loire, les restaurer ;
  • contrôler la qualité des rejets d’eaux pluviales dans les fossés et les cours d’eau ;
  • continuer l’amélioration des traitements des eaux usées[Note 1] ;
  • infiltrer au plus près les eaux pluviales, quand elles ne sont pas polluées.

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune possède un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé.

Projets opérationnels[modifier | modifier le code]

Équipements publics[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes, datant de 1937, a été rénovée durant le mandat de l'ancien maire, Jacques Chevalier. La rue de la mairie a été requalifiée au cours de ce projet, avec un aménagement paysager évoquant les anciens vergers de la commune.

Une halle a été construite face à la médiathèque, avec une estrade et un carillon réalisé par la fonderie de cloches Bollée.

Aménagements des bords de Loire[modifier | modifier le code]
Point septentrional de la Loire

Plusieurs aménagements sont réalisés progressivement au bord de la Loire, notamment un amphithéâtre végétal, une pierre marquant le point septentrional de la Loire, plusieurs belvédères.

Projets actuels et futurs[modifier | modifier le code]

La ville souhaite réaliser un "écoquartier" (quartier supposé particulièrement respectueux de l'environnement) au clos de Malvoisine, situé entre la Loire et le centre-ville. Elle a voté l'acquisition de ce terrain de six hectares[15].

Elle va également réaliser un terrain d'accueil de vingt emplacements pour les gens du voyage sur le terrain dit des « Dépendances de la Borde ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'association « Amitiés abraysiennes sans frontières » a été créée en 1985, elle coordonne les échanges entre Saint-Jean-de-Braye et les villes étrangères ayant établi des liens d'amitié (Roumanie, Québec, Maroc) ou de jumelage[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3]. En 2009, Saint-Jean-de-Braye était la quatrième commune la plus peuplée du département.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 1 114 1 095 1 089 1 269 1 287 2 304 2 306 1 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 507 1 568 1 648 1 740 1 877 1 905 1 962 1 911 1 985
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 858 1 852 1 994 2 012 2 207 2 635 2 642 3 577 4 146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 619 7 601 12 120 13 318 16 387 17 758 18 692 19 257 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La photographie représente l'entrée de l'entreprise Christian Dior, à Saint Jean de Braye dans le Loiret, en France. Derrière un grand portail blanc qui fait toute la largeur de la photographie, le nom de l'entreprise est inscrit en grandes lettres sur le haut du bâtiment d'accueil, de forme carrée. On distingue également en lettres dorées l'inscription « Parfums Christian Dior » sur un mur isolée face à l'entrée; l'arrière-plan montre l'espace boisé du pôle économique de Charbonnières, dans lequel est implantée l'entreprise que l'on voit au fond derrière les grands arbres.
L'entrée de l'entreprise Christian Dior à Saint Jean de Braye. 2005-04

Anciennement viticole, puis maraîchère, son économie est désormais essentiellement tertiaire. Saint-Jean-de-Braye compte environ 10 000 employés.

Les industries sont réparties en trois parcs d'activité et zones industrielles[19].

  1. Le parc technologique d'Orléans-Charbonnière regroupe des industries cosmétiques telles que Christian Dior, depuis 1973, avec près de 1 350 salariés en 2005. Sephora a aussi été implanté sur la commune une dizaine d'année. À noter également, la présence du siège régional du Crédit agricole sur le site Coquille - Charbonnière. Dior est le premier employeur de l’agglomération, et c’est aussi la première entreprise du Loiret. Le pôle de cosmétique est le premier pôle régional en France dans ce domaine.
  2. Une zone industrielle, ouverte en 1972, est implantée à proximité immédiate d'Orléans et de la tangentielle. elle est composée du parc d'activité des Châtelliers pour 20 ha (réservoirs d'hydrocarburant) et du parc Archimède pour 120 ha. En 2004, plus de 140 entreprises étaient présentes sur ce Parc. Les Ateliers de constructions Électriques d'Orléans (ACEO), ancienne usine d'Ambert créée en 1917, produisent des alternateurs de 3 à 60 tonnes, et 85 % de la production est exportée au niveau mondial. Après plusieurs plans de licenciements, l'entreprise a reçu l'aide de la commune en 1989 et s'était modernisée depuis[7].
  3. Enfin, un autre pôle économique est situé au bord de la Loire, avec notamment le groupe IBM qui emploie près de 800 salariés (2006). Il est la 8e entreprise du Loiret.

Par ailleurs, le centre-ville comporte de nombreux commerces et services de proximité (notamment plusieurs banques). Plusieurs hôtels sont implantés en centre-ville et dans le parc technologique de Charbonnière.

Le taux de chômage était de 8,7 % en 1999[20], contre 12,8 % en France à la même date[21]. L'arche abraysienne (maison de l'économie, de l'emploi et de la formation) offre un accompagnement aux demandeurs d'emploi, et travaille également avec les entreprises[22].

On recensait, en 1999, 8 321 actifs ayant un emploi, dont 4 236 hommes et 4 085 femmes. Parmi eux, 2 629 travaillaient dans Saint Jean de Braye même (soit 31,6 %), 4593 dans la même aire urbaine, 5326 ailleurs dans le département et 366 dans des départements différents[23].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Jacques Monod
Le lycée Gaudier-Brzeska

Saint-Jean-de-Braye est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Est. La commune possède huit écoles maternelles, six écoles primaires, deux collèges et deux lycées[24].

Un centre aéré ou centre de loisir sans hébergement (CLSH), la Godde, construit en 1969, ainsi que plusieurs centres sociaux, proposent des activités péri-scolaires. Une crèche est présente depuis 1972 en ce qui concerne la petite enfance.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Braye a vu régulièrement des sportifs monter au niveau national en judo, gymnastique, badminton ou volley-ball. En gymnastique artistique féminine, l'AS Tamaris[28] a été le premier club de Région Centre à atteindre l'élite nationale (Division Nationale 1). L'Orléans Loiret Basket, club de basket-ball professionnel créé en 1993, réunit les villes de Saint Jean de Braye, Fleury les Aubrais et Orléans, et évolue depuis plusieurs années au plus haut niveau national. La commune dispose d'une halle des sports, de trois complexes sportifs associés aux deux collèges et au lycée, d'un terrain de football, d'une piscine, de courts de tennis et de terrains de pétanque. Par ailleurs, plusieurs écoles sont également associées à des équipements sportifs (dojo, terrain extérieur multisport, complexe sportif avec mur d'escalade et salle de boxe). La ville compte de nombreuses associations sportives, notamment la société municipale omnisports culturelle (SMOC), créée en 1972, qui compte 4 100 adhérents répartis en 23 sections et associations (gymnastique volontaire, football, judo, randonnée pédestre, natation, wushu…)[29].

Santé[modifier | modifier le code]

La polyclinique privée des longues-allées, ouverte en 1986, est implantée sur la commune, et est spécialisée dans la chirurgie de la main. Plusieurs pharmacies et cabinets médicaux sont également implantés, ainsi qu'un centre de planification (planning familial). Une maison de retraite a été ouverte en 1983[7]. Un centre pour handicapés trisomiques accueille notamment des personnes en fin de vie.

Cultes[modifier | modifier le code]

Il existe sur la commune un temple protestant, l'église Saint-Jean-Baptiste et une aumônerie catholique, et une communauté musulmane.

Écologie[modifier | modifier le code]

Photographie de la Loire en été sous un grand soleil. Deux personnes pêchent, une autre est dans une barque. L'arrière plan est un paysage de Loire très vert, avec de nombreux arbres sur les îles.
La Loire à Saint Jean de Braye (Saint-Loup), un cadre de vie et un milieu naturel riche. 2008

Les habitants de l'agglomération apprécient les richesses écologiques et paysagères du territoire et fréquentent assidument les différents milieux naturels.

Écologie ligérienne[modifier | modifier le code]

La Loire est marquée dans cette région par la migration d’oiseaux (sternes naines, pierregarains, etc.) qui s’y reproduisent, et de poissons (saumons, anguilles, aloses…) qui remontent le courant pour se reproduire dans les eaux claires de la haute Loire. Le lit de la Loire est aussi riche en végétaux : l’étiage permet le développement de plantes annuelles (carex, roseaux). Les bords de Loire sont également un lieu de développement privilégié d’arbres tels que saules, peupliers, ormes, frênes, chênes. Le canal contribue à cette richesse écologique[6].

La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et règlementations à Saint Jean de Braye. Le site est situé dans le périmètre du « Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire » (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000[30]. Il est doublement classé au niveau européen, il appartient d'une part depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une surface de 7 120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve[31] et est d'autre part classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7 684 ha, s'intitule « Vallée de la Loire et du Loiret »[32]. Enfin, le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du « site de Combleux », d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages[33].

Écologie forestière[modifier | modifier le code]

Le parc de Charbonnière (180 ha) constitue le deuxième lieu de richesses écologiques, avec la présence de nombreux animaux. Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées dans ce parc : pics, mésanges, fauvettes, chouettes, bondrées… Les grands mammifères sont également présents : cerfs, sangliers. Dans la forêt ou la grande prairie du parc, de nombreux végétaux se développent : Orchidées protégées, charmes, chênes, châtaigniers, noisetiers, pins sylvestres, lierre, millepertuis, muguet… Des végétaux plus spécifiques à la Sologne sont également présents : fougères, bruyères, callunes. La mise en valeur du patrimoine naturel du parc de Charbonnière est, de même que pour la Loire, une préoccupation des pouvoirs publics. Elle se traduit par une exploitation du bois qui privilégie la diversité et par une réglementation de la localisation des entreprises : les entreprises les plus importantes doivent se localiser dans les clairières, avec un renforcement des lisières de bois. De plus, les pouvoirs publics ont replanté 10 ha de chênes et veillent à ne pas empêcher le passage des grands animaux[34],[35].

Conservatoire botanique[modifier | modifier le code]

Le conservatoire national du Chrysanthème Paul Lemaire se situe à Saint-Jean-de-Braye. Il a été fondé en 1990. Le Conservatoire a pour mission de collecter des variétés rares et anciennes, et d’assurer la préservation et la valorisation de ce patrimoine végétal rarissime. Il est spécialisé dans les chrysanthèmes uniflores, dont la collection compte plus de 300 espèces[36].

Recyclage[modifier | modifier le code]

Une déchèterie est présente dans la zone industrielle de la commune, au nord-ouest. L'AgglO gère la collecte des ordures ménagères et du tri sélectif. Elle a également mis en place un système pour encourager le compostage dans les jardins individuels (don de composteurs et formation des habitants).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, construite au XIIe siècle, entre 1143 et 1147, est de style gothique. Elle a été classée monument historique le 18 octobre 1910[37]. L'architecture est un mélange d'arcs en plein cintre et d'ogives. Une chapelle est dédiée à Saint Vincent, patron des vignerons.
  • Une éolienne métallique, datant de 1872, est classée aux monuments historiques depuis 1993. Elle est située dans la cour de la fonderie. Elle servait en tant que pompe à eau et a été endommagée par la tempête de décembre 1999. Elle devrait être rénovée pour fin 2009[38].
  • Le Château de Charbonnière, construit entre 1895 et 1900 pour un parfumeur, a été racheté par la commune d'Orléans : lieu d'expositions occasionnelles, il est entouré d'un grand parc (pelouses et forêt) ; il remplace un château plus ancien.
  • Le Château du Clos-de-Saint-Loup (prolongé par une chapelle romane), entouré d'un parc privé de 8 ha, est inscrit par un arrêté de 1975 au titre de la loi du 2 mai 1930[39]. Le Parc se compose d'alignements de tilleuls à l'est, de cèdres et de boisements plus ou moins dense à l'ouest. Il offre une très belle vue sur la Loire et le canal au sud.
  • Le Château de Coquille (ou grande Coquille), est entouré d'un vaste parc privé en forme de coquille dont les plans ont été dessinés par André Le Nôtre au XVIIe siècle.
  • Le château de Miramion du XVIIe siècle, agrandi au XVIIIe siècle, a lui aussi des jardins privés dessinés par Le Nôtre. Il est situé au nord du centre-ville, dans le quartier Vomimbert.
  • Le château de la Fosse Belaude, date pour l'essentiel du XVIIe siècle. Une chapelle du XVe siècle a été conservée. Le Nôtre a possédé ce manoir et en a dessiné les jardins.
  • Le château de la motte Saint Euverte, situé à l'extrémité est de la commune au bord de la Bionne, date probablement du XVIIe siècle.
  • Le Conservatoire national du chrysanthème a été fondé en 1990. 500 m² de serres sont ouvertes au public[40].
  • Une stèle à la mémoire de Jean et Alice Pelletier, résistants abraysiens, a été inaugurée en 2008 dans le quartier des Armenault, lors du 90e anniversaire du 11 novembre 1918.

Cadre de vie et espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville est Ville fleurie avec deux fleurs, attribuées par le Concours des villes et villages fleuris en 2007[41]. En plus de ses espaces naturels (Loire et forêt de Charbonière), différents parcs, jardins publics et aires de jeux verdissent la ville pour une surface totale d'espaces verts d'environ 65 hectares[42]. En 2010, une gestion différenciée de ces espaces est mise en place progressivement[42].

Le Parc des longues allées, associé au Château des longues allées, a été ouvert au public en 1978. Il est composé de massifs horticoles et d'allées sableuses à l'avant du château, dans un environnement forestier. Cela constitue la première entrée. La deuxième entrée se fait par l'école de musique, et permet d'accéder à une aire de jeux pour enfant et à des zones semi-naturelles à l'arrière. Sur le côté de l'aire de jeu, un grand arbre, qui devait être abattu, a été sculpté par un sculpteur burkinabé, pour symboliser l'amitié liée au jumelage avec Boussouma.

Le jardin de la mairie relie la Médiathèque, la mairie, et les commerces du centre-ville. Il se compose de plusieurs bassins d'eau, d'une pelouse et d'une promenade sous les rosiers. Il est agrémenté par plusieurs œuvres d'art (mur de céramiques égyptiennes, sculpture de vitraux…) réalisées par les écoles de Saint Jean de Braye avec l'association l'Atelier.

Le nouveau cimetière, nommé cimetière de Frédeville, est paysager. On y retrouve des ambiances forestières ainsi qu'un jardin asiatique pour la dispersion des cendres[43].

Parmi les plantations d'arbres d'alignement, on peut noter la présence d'une dizaine de Ginkgo Biloba sur la place du marché.

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Le Château des Longues-Allées, entièrement réhabilité en 2005, dispose d'un théâtre, d'une école de musique et d'une salle d'exposition. L'école de musique, créée en 1963, était initialement répartie entre l'école Jean Zay et le sous-sol de la mairie. Elle a été transférée en 1976[7].
  • La Médiathèque construite en 1989 pour tout l'est-orléanais, propose des CD, livres, films et logiciels, mais également des expositions.
  • La Fonderie de cloches Bollée, installée depuis 1838, a fondu quelques cloches prestigieuses (Ottawa, basilique de Yamoussoukro…), et abrite actuellement un musée campanaire depuis 1992[44] ;

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

  • L'Association l'Atelier, créée en 1988, fait découvrir l'art aux enfants des écoles maternelles et primaires, en partenariat avec différents musées parisiens, et expose les œuvres des enfants dans la ville[45].
  • Le Comité des Sages de Saint-Jean de Braye comprend notamment un groupe sur l'histoire locale.
  • La compagnie théâtrale Clin d'Œil a été créée en 1986[46].
  • La compagnie professionnelle « Ô » de théâtre, marionnettes, formes animées, a été créée en 1998[46].
  • L'harmonie de Saint-Jean-de-Braye a été créé en 1859[47].

Divers[modifier | modifier le code]

Sa gare a été, en 2009, le lieu de tournage de plusieurs scènes du film Elle s'appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner[48]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Les Joutes nautiques de la Saint-Loup ont lieu en juin, sur un bief du canal d'Orléans ;
  • La fête de l'Atelier, en juin, rassemble les élèves des écoles de Saint-Jean-de-Braye, mais aussi les parents et habitants, autour d'un spectacle théâtral et pyrotechnique. À cette occasion, les œuvres des enfants réalisées dans l'année sont exposées dans différents lieux de la commune (médiathèque, château des longues allées, commerces…) ;
  • Le feu d'artifice du 14 juillet a souvent lieu au bord de la Loire ;
  • Le forum des associations a lieu chaque année en septembre. Chaque association peut présenter ses activités ou réaliser des animations ;
  • Le salon régional du Chrysanthème a lieu chaque année à l'automne ;
  • Le marché se tient tous les vendredi après-midi sur la place du marché et tous les dimanche matin en centre-ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Amélioration des traitements des eaux usées : la station d'épuration de Combleux, qui gère les eaux usées de Saint-Jean-de-Braye, n'est pas aux normes en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes sur le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO
  2. Description de la ville aujourd'hui dans le site officiel de la ville
  3. Les origines de Saint Jean de Braye sur le site officiel de la commune
  4. a et b Logements de Saint Jean de Braye : le Parc, 1999
  5. Logements de Saint Jean de Braye : les occupants, 1999
  6. a, b, c, d, e et f Michel Marinier, Monique Borrat et al., 2000, Chécy, ville de Loire
  7. a, b, c, d, e et f Histoire de Saint Jean de Braye, résumé historique, Groupe Histoire locale du Comité des sages de Saint Jean de Braye ; réédition de juin 2004
  8. Saint Jean de Braye sur le site de Cassini.
  9. a et b Histoire de Saint-Jean-de-Braye sur le site officiel de la ville, groupe Histoire locale du comité des sages de Saint-Jean-de-Braye, 2009.
  10. Michel Grésillon, Orléans, Anthropos, coll. « Villes »,‎ 1995, 158 p. (ISBN 2-71782-839-7)
  11. Site de localisation de communes et paroisses anciennes, rubrique Lieux-dits, hameaux & autres lieux anciens, rubrique Carte de Cassini
  12. http://www.saintjeandebraye.fr/La-ville/Histoire-et-patrimoine/Histoire-de-la-ville-generalites/Histoire-SJB
  13. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : octobre 2008.
  14. lien vers le SCOT sur le site de l'AgglO
  15. Projet du clos de Malvoisine sur le site officiel de la ville.
  16. L'association Amitiés abraysiennes sans frontières
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. Carte des zones d'activités du bassin d'Orléans, Chambre du Commerce et de L'Industrie
  20. Formes d'emploi de Saint-Jean-de-Braye, INSEE, 1999
  21. Formes d'emploi en France, INSEE, 1999
  22. Présentation de l'Arche abraysienne sur le site officiel de Saint-Jean-de-Braye
  23. Actifs ayant un emploi à Saint Jean de Braye et mobilité sur le site de l'insee, 1999
  24. Éducation : liste des écoles de la circonscription dOrléans-Est, liste des collèges du Loiret et liste des lycées du Loiret sur le site de l'inspection académique d'Orléans.
  25. Le lycée Jacques Monod
  26. Collège Pierre de Coubertin
  27. Collège Saint-Exupéry
  28. L'association sportive "Les Tamaris"
  29. Site de la société municipale omnisports culturelle (SMOC)
  30. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis,‎ 2000 (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire,‎ 2006 (consulté le 15 décembre 2009)
  31. Fiche de la DIREN (direction régionale de l'environnement) sur la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire »,2007
  32. Fiche de la vallée de la Loire et du Loiret, site du ministère de l'écologie, 2006
  33. Fiche de la DIREN sur le site classé de Combleux, 2000
  34. Ina Ranson, 1997, Saint-Jean-de-Braye : intégrer l'environnement rural, urbain et industriel en misant sur le partenariat
  35. Claire Gasnier pour la direction des espaces verts et la direction de l’information et de la communication d’Orléans, 2002, Jardins, parcs et promenades d’Orléans.
  36. Conservatoire national du Chrysanthème
  37. Base Mérimée
  38. La République du Centre, édition Orléans, 11 juin 2008, p 15
  39. Fiche de la DIREN sur le site inscrit du Château et du Parc de Saint Loup, 2000
  40. Le conservatoire national du chrysanthème sur le site du Conseil général du Loiret. 27 octobre 2000.
  41. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris de France
  42. a et b Vers une gestion différente des espaces, magazine communal Regards no 144 de mai 2010, p.5.
  43. Plus d'informations sur le cimetière paysager de Frédeville : Les cimetières paysagers, des espaces verts pour tous, article de la revue Paysage Actualités no 295, décembre 2006 - janvier 2007, p20 ; LENFANT Carine : Les exemples de Saint-Jean-de-Braye (45), Grossac (44), Les Clayes-sous-Bois (78)
  44. La fonderie de cloches Bollée sur Cœur de France. Consultation : mars 2009.
  45. Site web de l'association l'Atelier
  46. a et b Site officiel de la ville, section culture
  47. La République du Centre, édition Orléans, 15 mai 2009, p 16
  48. Greck C, Des abraysiens au cinéma, La République du centre, 13 octobre 2010, édition d'Orléans, p17
  49. Article sur Albert Guyot en anglais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Patron, Recherches historiques sur Saint-Jean-de-Braye, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1864 (réimpr. 1996), 114 p. (ISBN 2-84178-080-5)
  • François Marchand, Saint-Jean-de-Braye par ses rues et ses lieux-dits