Henri Duparc (compositeur)

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Henri Duparc
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Henri Duparc en 1880

Nom de naissance Eugène-Marie-Henri Fouques-Duparc
Naissance
Paris,Drapeau de la France France
Décès (à 85 ans)
Mont-de-Marsan, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur
Style Romantisme
Mélodie
Maîtres César Franck
Élèves Jean Cras

Œuvres principales

Dix-sept mélodies

Henri Duparc est un compositeur français né à Paris le et mort à Mont-de-Marsan (Landes) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Duparc, 1858, 10 ans.

Duparc fait ses études secondaires au collège jésuite de Vaugirard. Son professeur de piano est César Franck, qui lui fait comprendre qu'il ne sera jamais un pianiste virtuose, mais qu'il y a en lui l'étoffe d'un compositeur.

À l'image des musiciens qui lui sont contemporains, Henri Duparc répond à l'appel du temps : réconcilier mélodie et parole afin que cesse le différend entre le discours libre de la musique et celui, syntaxique et sensé, du langage verbal[1].

La guerre de 1870 met à mal les relations entre Français et Allemands, y compris sur le plan musical. Les artistes se divisent, les sensibilités s'opposent entre partisans de Wagner et partisans de Berlioz. Henri Duparc ressent physiquement l'abîme qui s'ouvre au cœur même de sa génération. Une maladie nerveuse — imprécisément diagnostiquée par les médecins — s'abat implacablement sur lui, entravant sa force créatrice. « Pourquoi n'as-tu pas dit, ô rêve, où Dieu nous mène. Pourquoi n'as-tu pas dit s'ils ne finiraient pas, l'inutile travail et l'éternel fracas dont est faite la vie, hélas la vie humaine ? » (La Vague et la Cloche, poème de François Coppée).

Composées au prix d'un effort surhumain, les dix-sept mélodies d'Henri Duparc, que Lucien Rebatet décrit comme l'« union parfaite de la mélodie et des paroles », sont d'une grâce incontestable. Le cycle de ses compositions s'achève en 1885 quand la maladie nerveuse dont il est atteint depuis de nombreuses années l'empêche définitivement de composer. Il ne meurt toutefois que le 12 février 1933.

Son dernier opus, La Vie antérieure, aura occupé l'esprit du compositeur pendant dix ans (1874-1884). En dépit de sa brièveté - quatre minutes - cette œuvre a les proportions d'un édifice gothique : la richesse de l'expression harmonique, le lyrisme des moindres inflexions sont extraordinaires.

Henri Duparc n'eut qu'un seul élève, Jean Cras (1879-1932) qu'il appelait affectueusement « le fils de mon âme ».

Bien qu'il ait détruit un grand nombre de ses compositions, ses dix-sept mélodies, d'une grande facture, sensibles et expressives, ont fait de lui un compositeur majeur de la fin du XIXe siècle.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henri Duparc.

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

  • Feuilles volantes, op.1 (1869)

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Sonate pour violoncelle et piano (1867)

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

La moitié de ces mélodies a été orchestrée par Duparc lui-même.

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Benedicat vobis Dominus (1882) pour soprano, ténor, basse et orgue

Références[modifier | modifier le code]

  1. Évelyne Andréani, « Les rapports texte-musique ou les Aventures du sens », Analyse musicale no 9, Paris, octobre 1987.
  2. Et non pas Léonore, comme on lit parfois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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