Astugue

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Astugue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton de Bagnères-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Bigorre
Maire
Mandat
Serge Marquerie
2014-2020
Code postal 65200
Code commune 65043
Démographie
Population
municipale
282 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 37″ N 0° 04′ 20″ E / 43.0936111111, 0.0722222222222 ()43° 05′ 37″ Nord 0° 04′ 20″ Est / 43.0936111111, 0.0722222222222 ()  
Altitude 650 m (min. : 391 m) (max. : 733 m)
Superficie 7,96 km2
Localisation

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Astugue est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom proviendrait de l'appellation locale gasconne des houguères (les fougères) et des tugayes (les thuies ou ajoncs d'Europe), d'où serait sortie l'appellation populaire : Estugo, Astuga (nom occitan de la commune) et Astugue.

Les habitants de la commune d'Astugue sont des "Astuguais, Astuguaises"

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, que l'on découvre sur l'un des derniers coteaux qui s'étagent, du pied du Montaigu vers la plaine, est situé, pratiquement au centre géométrique d'un triangle équilatéral ayant pour sommets les villes de Bagnères-de-Bigorre, Lourdes et Tarbes.

Il est bordé au sud, par les communes de Trébons et Labassère ; au sud-ouest et à l'ouest, par celles de Neuilh, Ossun-ez-Angles, la Hitte et Arrayou ; au nord, par celle d'Orincles ; au nord-est, par celle de Loucrup ; et à l'est, par celle de Montgaillard.

Si le nombre d'habitants n'y a jamais été très élevé (il n'en restait guère plus de deux cents à la veille du dernier grand conflit mondial), son territoire est, par contre, particulièrement étendu pour un petit village de cette importance et les cinquante et quelques maisons, encore habitées jusqu'à la fin de la première moitié du vingtième siècle, y sont dispersées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième d'or aux trois pals de gueules, au deuxième et au troisième d'argent à la hache de sable.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2009 en cours Serge Marquerie[2]    
mars 1983 2009 Jean-Paul Rigal    
Les données manquantes sont à compléter.
 MAIRES SUCCESSIFS
 ============
  • ARTIGUSSE Jacques 1792-1794
  • DOLEAC Jean 1794-1796
  • LABORDE Dominique 1796-1800
  • DUCLOS Jean Marie 1800-1810
  • CENAC Pierre Barthélémi 1810-1848
  • DUCLOS Jean Marie 1848-1851
  • CENAC Pierre Barthélémi 1851-1855
  • CENAC Vincent 1855-1881
  • DOLEAC Pierre 1881-1895
  • FRANCES Jean Marie 1896
  • CENAC Désiré 1896-1908
  • ARTIGUSSE Simon 1908-1910
  • DOLEAC Pierre 1910-1919
  • DOLEAC Pierre 1910-1919
  • LERBEY Simon 1919-1925
  • DUFFOURC Jean Siméon 1925-1931
  • LABORDE Lucien 1931-1945
  • LABORDE Dominique 1945-1947
  • MENVIELLE Frédéric 1947-1977
  • MENGELLE Abel 1977-1983
  • RIGAL Jean Paul 1983-2009
  • MARQUERIE Serge 2009-

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576 494 554 670 700 714 681 691 684
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650 628 601 582 587 546 512 513 450
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
441 417 414 318 299 276 263 238 386
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
256 225 185 171 204 219 301 308 284
2011 - - - - - - - -
282 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Divers[modifier | modifier le code]

Le préventorium d'Astugue, construit en 1939, s'est aujourd'hui modernisé et porte le nom d'« Hôpital le Montaigu » (du nom du Pic du Montaigu, que l'on peut apercevoir de cet endroit).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, Astugue avait eu un seigneur, célèbre, surtout, pour sa sévérité ou plutôt sa cruauté : on l'appelait le comte d'Astugue. Entr'autres privilèges, il avait celui de disposer de la mariée, la première nuit de ses noces. On raconte qu'à la suite d'une de ces cérémonies, l'époux s'étant montré peu accommodant, fut arrêté et pendu près de sa propre maison et défense fut faite aux parents d'enlever le corps. Cette malheureuse victime des mœurs féodales était un nommé Péruilhou, nom qu'on donne encore à une grange près de laquelle il avait été exécuté. Autrement le lieu ordinaire de ces actes de barbarie et d'iniquité, était un monticule appelé "Castéra" (de castet ou château) et où se trouvaient quelques vieux chênes servant aux pendaisons. Ce seigneur possédait la majeure partie du territoire de la commune. A l'emplacement du château est bâtie, aujourd'hui, une belle maison qui porte le nom de Castet.

Au XIXe siècle, il y avait, aussi, au village un « guérisseur » célèbre, connu sous le nom de « l'ome d'Astuguo », l'homme d'Astugue et qui paraît-il guérissait la rage.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Banque du Blason
  2. G. Bringuier, « Astugue. Vœux du maire : J.-P. Rigal honoré », La Dépêche, 2 février 2009.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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