SK (transport)

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Le SK est un système de transport hectométrique construit par la société Soulé de Bagnères-de-Bigorre. Le nom SK provient des initiales du fabricant (Soulé) et du concepteur (Yann de Kermadec).

Ce système est à base de petites cabines roulant sur des rails et tractées par un câble à vitesse continue. Ceci est directement dérivé des ensembles de remontées mécaniques bien que Soulé fut un constructeur de matériel ferroviaire.

Un système de pinces débrayables assure la saisie du câble sous les cabines. Cette technique est adaptée sur de courtes longueurs ; elle ne convient pas pour des lignes longues, sinueuses, pourvues de nombreux arrêts provoquant de nombreuses sorties de câble. En outre, un problème de stabilité apparaît à vitesse maximale (environ 36 km/h).

À ce jour, six sites ont été équipés d'un système SK. Dix-sept sites d'implantation ont été étudiés en Île-de-France dont la liaison Gare de Lyon - Gare d'Austerlitz.

Ligne SK de Villepinte[modifier | modifier le code]

Une ligne de SK desservait le parking du Parc des expositions de Villepinte. Il n'est plus en service à ce jour[réf. nécessaire].

Ligne SK de Noisy-le-Grand[modifier | modifier le code]

Vestiges du SK de Noisy-le-Grand avec une bouche d'aération au premier plan et le terminus au second plan.
Vestiges du terminus du SK de Noisy-le-Grand.

Une ligne de SK de 560 mètres a été construite mais jamais exploitée à Noisy-le-Grand[1],[2].

Le Syndicat des Transports Parisiens (futur STIF) lance le la création de cette ligne entre la Gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est et la ZAC dite « complexe Mail-Horizons » du promoteur Christian Pellerin qui n'a jamais vu le jour, en raison de la banqueroute de celui-ci. Soixante-dix millions de francs auraient été investis dans ce projet (dont quinze à la charge de la ville)[3],[4].

Non ouvert au public, l'équipement a été entretenu, avec au moins une circulation à vide par mois entre 1993 et 1999, pour un coût estimé d'un million de francs annuel. La RATP l'a mis depuis sur cales. Selon le maire, la technologie est obsolète, les pièces de rechange indisponibles et les compétences techniques éparpillées. « Apparemment, les cabines ne sont plus entretenues depuis cinq ans. Hormis le fait de démanteler l'ensemble et reboucher le tunnel, je ne vois pas d'autres solutions possibles. Mais cela risque de coûter une petite fortune ». La RATP refuse d'évoquer ce projet avorté[4].

Les principales dates du projet :[1]

Aucune ouverture n'est envisagée ni envisageable, l'équipement étant obsolète et inexploitable car non conforme aux normes en vigueur selon la municipalité[5]. D'autres systèmes SK ont fonctionné (Villepinte, Yokohama, Vancouver) et fonctionnent à travers le monde (Shanghai), la technologie répond à toutes les normes de sécurités en la matière. Cet équipement appartient toujours aux Établissements publics d'aménagement de Marne-la-Vallée (Epamarne), dépendant de l'État, qui l'a conçu et qui reste responsable de son éventuelle démolition.

Lignes SK de Roissy-Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SK 6000.

Deux lignes de SK 6000 ont été construites à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, copiant ainsi le modèle de l'aéroport de Shanghaï. La première ligne devait ouvrir le , mais la longueur de la ligne (3 500 m) causait de nombreux problèmes techniques rendant impossible son ouverture au public. La ligne 2 devait ouvrir en 1997 mais elle n'a pas été non plus ouverte bien qu'elle ait fonctionné à blanc sans difficultés.

Jamais opérationnel, ce projet a coûté 148 millions d'euros avant d'être abandonné. Une partie de son génie civil a toutefois été réutilisée pour le CDGVAL, navette automatique interne à l'aéroport, dont la première ligne est entrée en service en 2007.

Le SK de Shanghai[modifier | modifier le code]

SK 6000 dans le Bund Sightseeing Tunnel, à Shanghai, Chine

Le SK de Shanghai est un SK 6000 dont la technologie et les cabines sont identiques à celles utilisées à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Mis en service en janvier 2001, le SK de Shanghai est le dernier SK en service au monde à ce jour.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le SK de Noisy-le-Grand », métro-Pole (consulté le 21 août 2010)
  2. [PDF] Chambre régionale des comptes d'Île-de-France - Rapport d'observations définitives, commune de Noisy-le-Grand (93) : Exercices 2001 et suivants, p. 9 (ou 11 du PDF)
  3. « Ligne de "métro" SK, Noisy le Grand »,‎ 2007 (consulté le 21 août 2010)
  4. a et b Le fiasco du mini-métro de Noisy-le-Grand, Le Parisien, édition de seine-Saint-Denis, 21 août 2010
  5. Noisy magazine, no  124, février 2007, (mensuel municipal de Noisy-le-Grand)