Aramis

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Aramis

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Portrait d'Aramis
Ce portrait illustre la porte de l'ancienne abbaye laïque du village d'Aramits.

Nom de naissance Henry d’Aramitz
Naissance vers 1620
Décès entre 1659 et 1680
Nationalité Français
Pays de résidence Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale
Abbé laïc et Mousquetaire
Ascendants
Pierre d’Aramitz (Son grand-père)
Charles d’Aramitz (Son père)
Catherine de Rague (Sa mère)
Conjoint
Jeanne de Béarn-Bonasse
Descendants
Deux fils (Armand et Clément) et deux filles

Henry d’Aramitz ou Aramis, né vers 1620[1], est un abbé laïc qui a inspiré le personnage fictif d'Aramis dans le roman d'Alexandre Dumas, les Trois Mousquetaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Comme Porthos, Aramis appartient à une famille illustre du Béarn. À la différence des autres mousquetaires béarnais, il est d’origine militaire noble.

Son grand-père, le capitaine huguenot Pierre d’Aramitz[2], joue un rôle fort actif dans les guerres de religion qui sévissent dans le Béarn et la Soule à l’époque de Jeanne d'Albret. Marié à Louise de Sauguis, fille d'un abbé laïc de la Soule, il en a trois enfants : l'aîné, Phébus, disparaît prématurément. Marie, la benjamine, qui épouse en 1597 Jean du Peyrer, est la mère de Jean-Armand du Peyrer, le célèbre comte de Tréville, capitaine lieutenant des mousquetaires, né en 1598 à Oloron. Charles, le cadet, sert le premier dans la compagnie des mousquetaires que commande son neveu depuis 1634. Il épouse Marie de Rague, fille du seigneur d'Espalungue, près de Laruns. De cette union naissent deux filles et Henry, qui inspirera à Alexandre Dumas son célèbre personnage[1]. Henry d’Aramis est ainsi cousin germain du comte de Tréville.

En mai 1640, Henry d'Aramis devient le second mousquetaire de sa famille, aux côtés de son père qui occupe alors le poste de maréchal des logis (fourrier). Les archives militaires n'indiquent rien sur les états de service du père et du fils, ni ce qu'ils deviennent après la dissolution de leur compagnie en 1646[1].

En 1650, Henry, bien que peut-être de confession protestante, épouse Jeanne de Béarn-Bonasse, appartenant à l'une des familles les plus en vue du catholicisme du Béarn. De cette union naissent quatre enfants : deux filles et deux fils, Armand et Clément. Ce dernier vend la demeure familiale en 1690 à un cousin[1].

Personnage de roman[modifier | modifier le code]

L’Aramis d'Alexandre Dumas ne doit, semble-t-il, à celui de l’Histoire (Henry d’Aramitz, dont on ignore les dates de naissance et de mort, Aramits étant un village béarnais), que son nom et l’idée d’une vocation ecclésiastique. Le personnage de Dumas se nomme le chevalier d'Herblay. Son prénom, René, et non plus Henry, est mentionné dans Vingt Ans après ; il est d'ailleurs l'un des quatre compagnons dont le prénom soit révélé au lecteur, l'autre étant Athos (Olivier de La Fère).

Aramis, malgré sa vocation religieuse, ne manque jamais la moindre occasion de jeter le code religieux aux orties : il commande un festin de roi, alors qu'il prépare sa thèse, il « donne un coup de pied à un homme et salue une femme » (dans Vingt Ans après), il traîne dans toutes les intrigues en tout genre (femmes, politique, pouvoir, armée), il n'hésite jamais à tuer, il abuse même ouvertement de ses privilèges d'ecclésiastique (par exemple, dans Vingt Ans après, il fait un discours incendiaire incitant la foule à lapider un noble qui s'est moqué de lui pendant la messe) et se moque de ses devoirs religieux (plus tard, quand il a combattu ce même noble en duel, D'Artagnan lui demande s'il l'a tué - ce à quoi Aramis lui répond cyniquement : « Je ne sais pas. De toute façon, je lui avais, au préalable, donné l'absolution in articulo mortis »).

Porte, dernier vestige de l'abbaye laïque d'Aramits

Tout au long des trois romans, il devient clair qu'Aramis est un visionnaire qui a compris l'importance du pouvoir religieux. Son ascension dans les rangs de l'église ne sert, en réalité, qu'à lui offrir un pouvoir supérieur à celui du roi : son rôle-clef dans le complot de l'homme au masque de fer (dans Le Vicomte De Bragelonne) le prouve... une fois de plus (« À vous la couronne, à moi la tiare. »). Il tente de détrôner Louis XIV pour le remplacer par son frère jumeau : son complot est cependant déjoué par Nicolas Fouquet, qui refuse d'y participer et délivre le roi.

Aramis doit fuir en Espagne, non sans avoir causé la mort de Porthos en le persuadant de participer à ses manigances. Ce passage est particulièrement important, car il insinue qu'Aramis a pleuré pour la toute première fois de sa vie, en comprenant ce qu'il a fait.

Des années plus tard, Aramis, devenu duc et diplomate en Espagne, est pardonné par Louis XIV au nom des alliances politiques et peut revenir librement à la cour de France.

Le véritable Aramis était abbé laïc. Le personnage de Dumas (abbé d'Herblay) tout à la fois ambitionne une carrière dans l'Église et est le plus séducteur des mousquetaires. Dans Le Vicomte de Bragelonne, il devient évêque de Vannes, puis général des Jésuites.

Le Dernier Amour d'Aramis[modifier | modifier le code]

En 1993, un journaliste de L'Express, Jean-Pierre Dufreigne, a écrit un roman dans lequel il imagine la suite des aventures d'Aramis : Le Dernier Amour d'Aramis. Après avoir appris la mort de D'Artagnan à Maastricht, l'évêque de Vannes organise trois messes funéraires : une pour chacun de ses trois regrettés amis. Puis frappé de cécité, il vit avec la femme qu'il aime et à qui il raconte des éléments méconnus de sa vie.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Le rôle d'Aramis est interprété par :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Panneau d'information de la porte de l'ancienne abbaye laïque d'Aramits
  2. L'orthographe du patromyne familial varie selon les époques : Aramitz, Aramits, Aramis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]