Viéville-en-Haye

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Viéville-en-Haye
Église Saint-Airy.
Église Saint-Airy.
Blason de Viéville-en-Haye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Canton de Thiaucourt-Regniéville
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
Marc Martinoli
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54564
Démographie
Population
municipale
163 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 37″ N 5° 55′ 38″ E / 48.9436, 5.927248° 56′ 37″ Nord 5° 55′ 38″ Est / 48.9436, 5.9272  
Altitude Min. 270 m – Max. 357 m
Superficie 8,54 km2
Localisation

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Viéville-en-Haye

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Viéville-en-Haye

Viéville-en-Haye est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. L'église a pour patron Saint Airy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama du village.

Au Moyen Âge, les habitants de Viéville devaient au duc de Lorraine une garde au château de Prény.

Viéville-en-Haye fut ruiné par la soldatesque messine lors du conflit de 1427-29 qui opposa la cité de Metz au duc de Lorraine et ses alliés. Alarmé par Jean Griffon, abbé de Sainte-Marie-aux-Bois qui détenait la collation de la cure de Viéville, le duc de Lorraine René d'Anjou ordonna la restauration de ce village par une charte datée de 1436. Soixante-dix années plus tard, ce lieu était toujours ruiné et vide d'habitants. Grâce aux dons du chevalier Nicolas de Heu et de l'écuyer Nicolas Remiat qui abandonnaient aux Prémontrés « tout tel droit, wagiere, seigneurie, assises, retenues, rentes, censes, droictures et revenus » dans les localités de Viéville-en-Haye et de Vilcey-sur-Trey, Pierre de Prény, abbé de Sainte Marie-au-Bois put faire appel en 1504 à des colons afin de reconstruire cette localité et leur concéda à cette fin les terrains nécessaires pour édifier « deux reins de maisons », ainsi que des terres à cultiver; de même une partie de la forêt abbatiale fut cédée à la nouvelle communauté villageoise de Viéville-en-Haye. Cette restauration fut cette fois une réussite et les religieux de Sainte-Marie purent prélever dîmes et rentes dont « l'assise » sur leurs nouvelles ouailles.

Lors de la guerre de Trente ans, vers 1635, les Suédois, convertis au protestantisme, y apportèrent la désolation.

Le village est détruit pendant la guerre de 1914-1918, après évacuation de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Marc Martinoli    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266 255 279 243 262 288 295 314 306
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
301 305 296 256 265 251 241 255 250
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
245 230 211 178 178 177 181 168 151
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
159 133 124 125 150 162 165 163 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument de la 5e Div. US (1918).
  • Maison seigneuriale de 1752 avec un colombier de 1781, au milieu de la localité. Détruite au cours de la Première Guerre mondiale.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Airy construite en 1920.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • BAZAILLE Manuel;
    • "L'abbatiat de Jean Griffon";Nos Villages lorrains;n°98;juin 2005.
    • "L'abbatiat de Pierre de Prény";Nos Villages lorrains;n°102;avril 2006.
    • "L'abbatiat de Servais de Lairuels";Nos Villages lorrains;n°113;octobre 2008.
  • OLRY, E. - Répertoire archéologique de l'Arrondissement de Toul, Cantons de Domêvre, Toul-Nord et Thiaucourt. - (Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 1871, 2nde série, 13e vol.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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