Thiaucourt-Regniéville

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Thiaucourt
Regniéville
L'église.
L'église.
Blason de ThiaucourtRegniéville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Canton de Thiaucourt-Regniéville
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
Jean-Claude Dotte
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54518
Démographie
Population
municipale
1 268 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 18″ N 5° 52′ 01″ E / 48.955, 5.86694444444 ()48° 57′ 18″ Nord 5° 52′ 01″ Est / 48.955, 5.86694444444 ()  
Altitude Min. 202 m – Max. 347 m
Superficie 19,01 km2
Localisation

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Thiaucourt
Regniéville

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Thiaucourt
Regniéville

Thiaucourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Regniéville forme une exclave séparée du chef-lieu communal par Viéville-en-Haye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Malgré la présence de traces d'habitat pouvant remonter aux gallo-romains, la fondation de Thiaucourt doit être attribuée au leude franc Théobald qui s'installa aux temps mérovingiens sur le site, dès lors connu sous le toponyme de la Theobaldi-curtis.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Elle fut cédée en bloc en 761 à l'abbaye de Gorze. Les possesseurs successifs de parts de territoire étant en constantes transactions pieuses avec les abbayes voisines de Saint-Benoît et de Sainte-Marie-aux-Bois, Thiaucourt et ses forêts intégrèrent définitivement le comté de Bar en 1279, lorsque Thiébaut II en obtint la propriété contre la cession aux bénédictins de Gorze de Saint-Julien-lès-Gorze, Villecey-sur-Mad et Onville.

Riche de ses bois de Woëvre que la communauté exploite déjà en 1285 et de productions viticoles appréciées (citation de 1178), l'histoire discrète de Thiaucourt sera marquée jusqu'à la Révolution par la culture de la vigne, les tribulations des temps féodaux et par l'ascension administrative. Elle se fera lentement, au détriment du chef-lieu de prévôté de Lachaussée, sous l'égide des ducs de Bar puis de Lorraine, seigneurs exclusifs du lieu jusqu'en 1789.

Une dynastie de prélats, officiers et administrateurs comtaux puis ducaux emprunte son nom au bourg barrois (archiprêtres de Gorze, chanoines, prévôts de Lachaussée, maires de Thiaucourt…). Son apogée se situe au XVIe siècle avec Didier de Thiaucourt, capitaine du château de Bar et maréchal de l'artillerie du duc René II. Elle possède longtemps une grosse tour inféodée à Bar, appuyée contre le fort de Thiaucourt et divers vignobles comme la vigne de la Clouyère. Ses armes sont « D’argent à un levron de sable passant ». Le lévrier marchant, noir sur fond blanc, mais sans le collier traditionnel de l'animal de cour, révèle le dévouement certain de la famille au souverain de Bar, corroboré par les archives, mais sans servilité excessive. La dynastie, bourgeoise à l'origine, passe lentement dans l'aristocratie de moyenne lignée. Le services de guerre rendus par un de ses membres, Vivien, donnent l'occasion au duc Robert de Bar, en 1393, de prononcer l'un des premiers anoblissements du duché. La tombe du chevalier en grand harnois pouvait se contempler jusqu'à la Révolution dans la petite église paroissiale de Prény.

Mal protégé par ses palissades et les tours de son fort, malgré sa compagnie d'arbalétriers (1333), le bourg est ravagé à plusieurs reprises au gré des conflits opposant les ducs, les cités et les évêchés. Il est, selon la chronique, soumis au pillage incendiaire notamment de Charles le Téméraire. Les documents montrent une population rendue exsangue par la peste de 1348 et évidemment la guerre de Trente Ans. Elle est régulièrement soumise aux tributs divers comme aux passages de troupes. Le duc Robert de Bar banquette ainsi chez les Thiaucourt, aux frais de l'habitant, avec le fleuron de la chevalerie barroise, la nuit du 15 au 16 décembre 1395.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pour des raisons économiques et administratives, le bourg bénéficie d'un attrait relatif auprès des ducs. Ils prescrivent dans le courant des XVe-XVIe siècles la réalisation de l'enceinte dont les vestiges les plus significatifs (les portes) disparaissent vers 1870. Il en reste aujourd'hui un pan de courtine d'une cinquantaine de mètres et deux bastions vers l'ancienne « porte aux Loups ». Les ducs réglementent à plusieurs reprises l'usage du patrimoine forestier opulent de la communauté (notamment par le grand règlement de 1582), ils accordent foires et marchés (1462, 1573), des franchises sur les fours et pressoirs (1553), exemptent les bourgeois de la garde du château de Lachaussée et transfèrent la justice prévôtale au maire ducal (1580).

La lente conquête d’une prééminence administrative du bourg de Thiaucourt sur la forteresse de Lachaussée, gardienne des confins du duché aux bornes des évêchés de Metz et Verdun, prend fin avec les réformes révolutionnaires, après avoir connu son point culminant en 1661 puis en 1751, dates d'érection du bourg en chef-lieu de prévôté puis de bailliage. C'est ainsi que peuvent être confondues souvent deux catégories d'armoiries : celles de la cité et celles de la prévôté ou du bailliage qui lui succède. L'écu parsemé de croix recroisetées avec ses deux tours adossées des barbeaux ducaux, sont celles de la châtellenie barroise (Lachaussée puis Thiaucourt). L'écu à quatre cantons, deux avec le tau grec et la grappe de raisin au naturel et deux avec les armes de Bar, surmontées de l'enceinte citadine, sont évidemment celles de la communauté. Elles ne peuvent pas se confondre non plus avec celles de la famille de Thiaucourt, au lévrier.

Le point d'orgue de la renommée viticole de ce terroir favorisé que fut le cru de Thiaucourt se situe dans le courant des XVIIe et XVIIIe siècles, où des exportations sont attestées, en particulier à la cour des évêques de Verdun et vers la Flandre. On trouve aussi mention du vin de Thiaucourt dans les inventaires de courtisans ducaux et dans les archives des douanes intérieures des principautés lorraines pendant tout le Moyen Âge et l'époque ultérieure.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la florissance du XVIIIe siècle, où la petite ville de Thiaucourt bouillonne de l'activité de ses vignerons et de sa micro-société d'avocats, notaires et juristes, la ville prend une part très effacée mais banale aux troubles révolutionnaires.

La prospérité du vignoble thiaucourtois, dont les plus beaux fleurons sont en possession des familles bourgeoises issues de la basoche d'ancien Régime, est annihilée à son tour brutalement par les épidémies agricoles et par le désenclavement ferroviaire de la vallée du Rupt-de-Mad entre 1850 et 1900. Le vignoble, sauvé par les plants américains, perdure cependant et fait encore parler de lui. On trouve du Thiaucourt dans les communs de la Cour des Windsor et sur le paquebot Normandie. Il est même très probable que du Thiaucourt a figuré sur la carte des vins du pont de troisième classe du Titanic (où il est encore…). Il est vrai que ce vin rouge, typé et charnu, avec sa culotte ovale caractéristique et propre à une conservation de durée moyenne, a parfois des saveurs proches de certains « châteaux » du bordelais ; rien de comparable en tous cas avec les charmants vins gris du Toulois, qui sont d'une toute autre essence. Tout est ici dans le terroir local et dans son exposition exceptionnelle sur le coteau du Rupt-de-Mad. Cet atavisme donne très naturellement à son rosé une propension à virer à la champagnisation lorsqu'il est jeune et cela, sans aucune intervention extérieure. Il surprend alors par son abord fougueux et pétillant et sa mousse ressemble alors étrangement à celle du cidre.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire américain.
Cimetière militaire allemand.

Première ville française reconquise par les Américains de la 2th DIUS le 12 septembre 1918, après quatre années d'occupation par le corps bavarois, relativement paisibles, la ville perd beaucoup de ses enfants et de son âme antique pendant la Première Guerre mondiale et en particulier lors des bombardements de libération. À une population de veuves asservies, affamées par les réquisitions, parvient pendant de longs mois le sourd grondement et les éclairs nocturnes des combats du Bois-le-Prêtre, des tranchées du front de Haye, puis de la boucherie de Verdun.

Relevée de ses ruines vers 1920, elle a perdu en particulier tout ce qui faisait son cachet de petite ville d'ancien Régime : ses maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècle. L'église paroissiale, reconstruite en 1732 n'a plus de clocher, dynamité par le libérateur, le couvent des Capucins (1708) a perdu son église, le pont médiéval de 1552 a sauté et bien des hôtels particuliers de la belle époque du bailliage sont à bas, comme par exemple la « maison du Fort » avec sa tourelle-escalier, sous le presbytère, qui a remplacé la tour féodale des Thiaucourt. On rétablit cependant la ligne du Thiaucourt-Toul, le « tacot » ou « tortillard » mais pour peu de temps, en évitant le viaduc ferroviaire de Bouillonville, supprimé lui-aussi pour des causes économiques. Le territoire et le nom du village martyre de Regniéville est aujourd'hui adjoint à celui de Thiaucourt, pour que jamais ces événements tragiques ne soient oubliés.

Thiaucourt, gardien de 35 000 tombes de toutes nationalités est aujourd'hui une des plus grandes nécropoles militaires de France et possède l'un des plus beaux cimetières militaires américains d'Europe.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de canton, frappé par les mutations économiques (voyez le départ de son ancienne et célèbre fromagerie ou la fermeture définitive de sa gare SNCF), occupe cependant une position centrale dans le parc naturel régional, au cœur de la vallée du Rupt-de-Mad, rivière poissonneuse et coulée verdoyante dont le potentiel de développement est encore insoupçonné.

Gageons que l'immigration récente d'une population rajeunie où subsistent çà et là des alliances à quelques familles de souche, saura débanaliser les attraits notamment touristiques encore inexploités du pays thiaucourtois, sans renier au contraire certains des atouts qui ont marqué une histoire honorable.

La famille De Thiaucourt[1][modifier | modifier le code]

Aux temps féodaux, il a existé dans l'entourage des souverains lorrains (abbayes, évêchés de Metz et de Verdun, comtes et ducs de Bar, ducs de Lorraine…) une dynastie de prélats et grands officiers qui a porté le nom du bourg dont elle est issue. Il n'est pas facile de savoir si et comment elle se rattache à cette famille.

On trouve les premières apparitions de l'antique famille De Thiaucourt dans les archives de l’Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. Elles désignent une famille de possédants introduite dès le XIIe siècle mais auprès des bénédictins de Gorze. Ses cadets, les clercs, profitent largement des cures et archiprêtrises de la région puis des prébendes canoniales des cathédrales de Metz et Verdun. L’un d’eux, Alard, chantre de la cathédrale de Metz, protagoniste de certaines querelles entre la curie épiscopale et l’édilité messine, obtient même l’appui intéressé des papes d’Avignon.

Les XIIIe-XIVe siècles trouvent cette fois les aînés des Thiaucourt, les laïcs, trustant les emplois de prévôts dans les châtellenies barroises de la Woêvre (Trognon-Heudicourt, Lachaussée, Etain…) et dans l’office de maire féodal ou d'échevin de Thiaucourt. Les registres de la chambre des comptes de Bar égrainent ainsi les actes gestionnaires des cousins, oncles et neveux du clan qui se succèdent dans les emplois, au cœur des conflits sanglants qui mettent alors aux prises les principautés de l’Est. En 1393, l’un d’eux est gratifié, pour services rendus, d’un des premiers anoblissements du Barrois. Son tombeau, le représentant en grand harnois de chevalier, est visible jusqu'à la Révolution dans l'ancienne chapelle paroissiale de Prény.

Les ravages de la seconde moitié du XIVe siècle mettent à mal la famille et un patrimoine foncier réparti entre différents villages proches dont le plus beau symbole constitue la tour féodale appuyée contre l’aître et le fort de Thiaucourt. Au service des politiques ducales, vers le milieu du XVe, les deux grandes branches familiales sont amenées à quitter définitivement le berceau du pays thiaucourtois pour suivre les dynasties souveraines successives dans leurs pérégrinations: guerres de Metz, bataille de Bulgnéville aux côtés du Roi René, siège puis victoire de Nancy (1477), expéditions italiennes des ducs angevins, etc.

La reconnaissance de René II est à la hauteur du zèle indéfectible de cette caste des « grands lévriers de Bar »: les deux derniers Thiaucourt, père et fils, ont des postes de responsabilité importants dans la capitale barroise, alors siège habituel de la cour. Le père est conseiller du duc. Le fils devient capitaine de la place de Bar et de diverses autres forteresses, puis maréchal de l’artillerie ducale. Au milieu du XVIe siècle, le dernier Thiaucourt, un bâtard légitimé, évolue encore dans le cercle étroit de la domesticité du duc Antoine et, symbole de cette proximité physique, porte un sobriquet révélateur : « le bâtard de la chambre ». Mahaut d’Apremont, cousine des Thiaucourt, recueillera finalement l’ensemble des pièces de l’héritage, délaissées par les derniers rejetons de la famille, les filles, mariées à des nobles lorrains ou nanties de crosses abbatiales.

Quelques regards furtifs sur quelques faits qui les concernent montrent le type d'emploi tenu par les Thiaucourt dans l'histoire ducale, au hasard.

1134, les premières aumônes de la famille aux cisterciens de Saint-Benoît-en-Woêvre.

Vers 1290, sur les bords de l’étang de Lachaussée, les écuyers de Haumont et les premiers Thiaucourt partagent leurs bois et leurs terres avec les cisterciens de Saint-Benoît…

Le 2 mai 1350, le seigneur de Bouillonville, maître Alard de Thiaucourt, aumônier de l’abbaye de Gorze, en son confortable hôtel de Metz, relit un courrier, scellé du pape d’Avignon, le désignant chantre de la cathédrale…

En pleines moissons 1372, convoqués sous la férule des sergents, nous voici cette fois courant à la forteresse de Lachaussée, où le prévôt, un Thiaucourt, nous mande de faire les charrois pour reconstruire une tour: l'anglois menace…

La nuit du 18 mars 1373 à Thiaucourt, banquet à la table du maire et du prévôt, tous les deux membres de la famille de Thiaucourt, accueillant le duc Robert de Bar en personne dans leur donjon du fort, de retour d’une expédition avec 80 chevaliers et écuyers…

A l’heure des vêpres en ce 10 décembre 1395, sous la halle de Thiaucourt, voici l’assemblée bourgeoise, négociant un emprunt faramineux avec un usurier messin pour subvenir aux subsides que le duc est venu en personne leur soutirer quelques jours avant.

Pouffons de rire, cependant, spectateurs des vendanges de 1415, face au « Gros Collignon de Thiaucourt », ce rentier dévôt à l’allure bizarre, une figure locale, scrutant au pressoir banal le comptage des tandelins recueillis dans sa vigne de la Clouyère…

Et puis, nous voici sur les murailles du château de Bar-le-Duc, en 1492, en compagnie du sire Didier de Thiaucourt, capitaine de la place, le futur maréchal de l’artillerie de René II, ajustant le tir d’une bombarde…

Partageons aussi les secrets de famille des palais ducaux de Bar et de Nancy, devant la cheminée de la grande salle du château de Rembercourt, en 1531, avec le bâtard de Thiaucourt, valet de chambre du duc Antoine…

Les Thiaucourt sont mêlés personnellement à bien d’autres événements encore, souvent dramatiques. Les archives qui portent leur griffe sont trop souvent en liens avec les malheurs de la guerre, les réquisitions et "la grande peste de 1348" qui envoie à la fosse pas loin de la moitié des habitants de Thiaucourt, Pannes, Xammes, Béney, Bouillonville…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
  • Le 1er octobre 1942, Thiaucourt absorbe Regniéville (code INSEE : 54448)
  • Le 22 décembre 1962, Thiaucourt devient Thiaucourt-Regniéville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Louis Cossin Divers droite Ancien Conseiller général
mars 2014 -- Jean-Claude Dotte Divers Ancien Conseiller municipal
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 044 1 133 1 156 1 244 1 367 1 589 1 657 1 697 1 869
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 642 1 610 1 402 1 385 1 460 1 474 1 424 1 265 1 231
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 207 1 064 830 1 171 1 047 989 1 051 1 128 1 132
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
1 093 1 078 1 106 1 054 1 039 1 180 1 268 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cimetière américain de 1914-1918, inauguré par Albert Lebrun et l'ambassadeur Herrick le dimanche 8 novembre 1925 (4 153 sépultures dont 117 tombes de soldats inconnus).
  • Cimetière allemand de 1870 et de 1914-1918 (11 685 tombes).
  • Substructions gallo-romaines en plusieurs points de la commune.
  • Nombreuses demeures XVIIIe siècle.
  • Lavoir monumental XIXe siècle.
  • Ruines du village de Regniéville.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église.
Chapelle de Regniéville.
  • Église reconstruite après 1918.
  • Vestiges de l'ancien couvent des capucins, XVIIIe siècle.
  • Chapelle de Regniéville.

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée du costume militaire : inauguré en 1988 par le Général Bigeard député de la circonscription, il présente 50 ans de costumes d'époque des armées françaises, américaines et allemandes de la première moitié du XXe ; pièces rares ou insolites ; évocation des combats de 1914-18, reconstitution d'une tranchée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pays de naissance de plusieurs généraux :
    • Justin Clinchant, né à Thiaucourt le 21 décembre 1820, décédé à Paris en 1881 - Général français du second Empire et de la 3e République
    • François Louis Mengin, né à Thiaucourt le 15 septembre 1815, décédé à Nancy le 3 janvier 1889 - Général de Brigade d'Artillerie
    • René Xhaard, Général de Corps d'Armée, né à Thiaucourt le 23 janvier 1922 et décédé à Bar sur Aube le 30 janvier 2011.
  • Henry Poulet (1874-1941), né à Thiaucourt, conseiller d'État, préfet du Haut-Rhin de 1918 à 1920, chef de cabinet du président de la République et auteur de plusieurs études sur l'histoire de Thiaucourt au XVIIIe siècle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Becus, Le Canton de Thiaucourt : histoire, situation agricole et vinicole, notices biographiques de ses hommes marquants, Paris, Res universis, 1993, (Fac-sim. de "Thiaucourt", Nancy : A. Voirin, 1892)
  • Abbé Joseph Marange, Thiaucourt et ses habitants au cours de l'histoire, Thiaucourt, 1968, 231 p.
  • Henry Poulet, Les Habitants d'une petite ville lorraine au XVIIIe siècle [Thiaucourt], Le Pays lorrain (Nancy), 1907

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ouvrage en cours d’édition : Les Thiaucourt, grands commis des souverains lorrains auteur, Maurice Châteaux - 2006. (260 pages de narration avec 500 annotations extrêmement documentées sur les villages et le site de Thiaucourt aux temps médiévaux, renvoyant à plus de 300 pages d'archives originales produites en annexe, tableaux généalogiques, cartes et illustrations). Les sources relatives aux grandes dates de l'histoire du bourg sont tirées des autres ouvrages (Jaulny, Rembercourt…) ou des divers travaux de cet auteur, lesquels citent systématiquement les cotes d'archives, sources bibliographiques ou les origines des informations sur lesquels ils s'appuient. Il serait trop long de les énumérer ici.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]