Arnaville

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Arnaville
Église Saint-Étienne.
Église Saint-Étienne.
Blason de Arnaville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Thiaucourt-Regniéville
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
René Cailloux
2014-2020
Code postal 54530
Code commune 54022
Démographie
Gentilé Arnavillois, Arnavilloise
Population
municipale
621 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 43″ N 6° 01′ 52″ E / 49.0119444444, 6.0311111111149° 00′ 43″ Nord 6° 01′ 52″ Est / 49.0119444444, 6.03111111111  
Altitude Min. 171 m – Max. 354 m
Superficie 5,22 km2
Localisation

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Arnaville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Village de 605 habitants situé au confluent du Rupt de Mad et de la Moselle, à 171 m d'altitude il est le plus bas de Meurthe-et-Moselle. Arrondissement de Toul, canton de Thiaucourt-Regniéville, il intègre le parc régional de Lorraine. 550 hectares environ dans un cadre verdoyant et vallonné à moins de 20 km du centre de Metz.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1914.

Elle est située sur le versant est de la colline du Rudemont. Cuesta de la Moselle.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de plusieurs quartiers différents. La Grand Rue est l'axe majeur, elle est essentiellement composée de maisons anciennes d'avant-guerre. Les demeures de la Place de l'église sont les plus anciennes. La Rue de Gorze est très récente, toutes les propriétés sont des résidences construites principalement dans les années 1970.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Arnaville est entourée des communes de Bayonville-sur-Mad à l'Ouest (en remontant la vallée du Rupt de Mad), de Pagny-sur-Moselle au Sud (en direction de Pont-à-Mousson) et de Novéant-sur-Moselle au Nord (en direction de Metz).

Histoire[modifier | modifier le code]

Première mention du village en 851 sous le nom de "Villa Arnoldi", puis Arnaldivilla jusqu'à la fin du XIIe siècle où apparaît "Arnavilla". En 1669, deux protestants, habitants de Metz, se virent confisquer leurs immeubles sur ordre du duc de Lorraine, Charles IV. Arnaville dépendait en partie de la Lorraine et en partie de la Terre de Gorze, donc du roi de France et ne fut entièrement incorporée au duché de lorraine que de 1718 à 1766.

Le traité de Francfort en 1871 place la frontière Franco-Allemande entre Arnaville et Novéant au nord, où eut lieu "l'affaire Schnæbelé" en avril 1887. Non défendu, le village est occupé dès le premier jour du conflit de 1914-1918.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Arnaville fut le théâtre de dramatiques combats au cours de la bataille de Metz en septembre 1944, opposant la Ve division de la IIIe armée américaine à la 462e Infanterie-Division allemande, appuyée par des panzers des 3e, 15e et 17e SS-Panzergrenadier-Division[1] Alors que la tête de pont de Dornot est évacuée le 10 septembre 1944, la IIIe armée américaine reprend pied sur la rive ouest de la Moselle dans le secteur d’Arnaville sous la conduite du colonel Yuill, commandant le Xe Combat Team. Pour la première fois en Europe, l’armée américaine utilise des écrans de fumigènes dans une opération offensive. L’opération menée par le 84e Chimical Engineer Compagnie est un succès. Le 12 septembre, la contre attaque allemande est prévisible. Le 37e Panzer Grenadier Regiment de la XVIIe division blindée, le 8e Panzer Grenadier Regiment et la 103e Panzer-Abteilung de la 3e Panzergrenadier Division et le 115e Panzer Grenadier Regiment de la 15e Panzerdivision sont engagés aux côtés du bataillon Vogt de la 462e Infanterie-Division pour contenir la tête de pont d’Arnaville. L’artillerie de campagne allemande, soutenue par les batteries des forts Driant (Kronprinz) et Verdun (Haeseler), pilonne les troupes américaines. De son côté, l’artillerie américaine répond par un tir de barrage soutenu, tirant plus de 5700 salves sur ce secteur. L’aviation américaine du 371e groupe TAC appuie ses troupes au sol, détruisant même, par un coup au but, une batterie du fort Sommy, dans le Groupe fortifié Verdun, et des batteries lourdes situées près de Mardigny. Les régiments de PanzerGrenadier et le bataillon Vogt supportent de lourdes pertes. Plus de dix Panzers et plusieurs half-tracks allemands furent détruits ce 12 septembre 1944[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1670 1672 Jacques Anthoine -  ??
1673  ? Estienne Bazaille - Vigneron
... ... Ermend COLLIGNON - Cultivateur
 ?  ? Edmond LELEU - Employé Acierie de Pompey
1959 1971 Léon BOURGON - Instituteur retraité
1971 1989 Raymond Poirson - Fonctionnaire
1989 2020 René Cailloux - Entrepreneur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
694 476 865 863 882 841 821 827 835
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
749 787 813 914 851 797 706 634 697
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
747 779 587 636 713 604 567 668 665
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
663 640 583 597 609 595 592 605 621
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Présence gallo-romaine : vestiges de castellum du bas Empire au lieu-dit Château de la Citadelle.
  • Châtelet à l'emplacement d'une ancienne maison forte, détruite au XVIIe, au lieu-dit la Citadelle.
  • Quelques maisons XVIe/XVIIeautour de l'église.
  • Site préhistorique du Rudemont : à 300 mètres d'altitude, sur le plateau de Rudemont, se trouve un important site préhistorique. Une pointe de flèche laisse à penser que des hommes se sont installés ici à la fin de l'âge de bronze et au début de l'âge du fer. Une enceinte préhistorique domine la vallée de plus de 60 mètres. Des sépultures y sont découvertes en 1979 et 1980. Elles dateraient de plus de 5 000 ans.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle du cimetière.
  • Église Saint-Étienne XVIIIe siècle : tour romane de défense.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel au cimetière : nef XVIIIe siècle, chœur XIVe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Canal latéral de la Moselle : écluse.
  • Feu de la Saint-Jean : reconnue dans la France, cette fête a lieu le 24 juin, date symbolique du solstice d'été. Au dernier samedi du mois de juin, l'association locale construit un édifice en bois de plusieurs mètres de hauteur. Cette fête réunit plusieurs milliers de visiteurs chaque année et connait un succès de plus en plus grandissant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Editions Pierron, Sarreguemines, 1984. (pp 247-279).
  2. René Caboz, La bataille de Metz, Editions Pierron, Sarreguemines, 1984 (pp. 303-304).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011