Lacroix-sur-Meuse

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Lacroix-sur-Meuse
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Saint-Mihiel
Intercommunalité Communauté de communes du Sammiellois
Maire
Mandat
Régis Mesot
2014-2020
Code postal 55300
Code commune 55268
Démographie
Gentilé Lacruxiens
Population
municipale
713 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 28″ N 5° 30′ 44″ E / 48.9744444444, 5.51222222222 ()48° 58′ 28″ Nord 5° 30′ 44″ Est / 48.9744444444, 5.51222222222 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 359 m
Superficie 21,15 km2
Localisation

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Lacroix-sur-Meuse est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Lacroix-sur-Meuse est située dans la vallée de la Meuse côté rive droite et au carrefour de plusieurs vallées. Sa plaine forme un immense cirque naturel où de nombreux ruisseaux se jettent dans la Meuse.

Elle est située à 10 km de Saint-Mihiel, 28 km de Commercy, 25 km de Verdun, 45 km de Bar-le-Duc, 60 km de Metz, 74 km de Nancy.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par la route départementale no 964 (ancienne Route nationale 64) Charleville-Mézières - Neufchâteau et les routes départementales no 161 et no 162.

Elle est également desservie par le Canal de l'Est de Givet dans les Ardennes à Corre en Haute-Saône (au gabarit de Charles de Freycinet, c'est l'un des plus longs canaux de France avec ses 394 km de long). Cette voie navigable permet l’accès à la mer Méditerranée, en passant par la Saône et le Rhône, à la mer du Nord tout en traversant la Belgique et les Pays-Bas. Gabarit (longueur / largeur) : 38,9 m / 5,18 m ; tirant d'eau : 1,8 m ; tirant d'air : 3,5 m.

La commune de Lacroix-sur-Meuse est desservie chaque jour par des lignes directes d'autobus qui par leurs possibilités de correspondances, permettent de se rendre à Verdun, Saint-Mihiel, Commercy, Bar-le-Duc, Nancy et Metz.

Le viaduc de la Meuse, ouvrage d'art de la LGE Est Européenne, passe à proximité de la commune et la gare TGV EST d'Issoncourt est située à environ 30 km.

L'ancien port sur le canal de l'Est a été aménagé en halte fluviale avec pontons de stationnement pour le tourisme fluvial. Elle est située à environ 17 km du Lac de Madine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom du village vient du latin ad crucem.

  • En 940, 962, 1015, 1047, 1061, (Ad Crucem) dans le cartulaire de Saint-Paul de Verdun[1].
  • En 952, Bérenger, évêque de Verdun, donna aux bénédictins de l'église de Lacroix (Ad curtem Ecclesiam unam) pour la fondation de l'abbaye de Saint-Vannes[2].
  • En 968, l'évêque Thierry Ier de Metz, confirma à l'abbaye Sainte-Glossinde ses droits sur la moitié du village de Lacroix-sur-Meuse[3].

Ces mêmes droits furent reconnus le 12 mai 1433, à la Croix même dans les plaids-annaux, tenus par Dame Isabelle de Randek, abbesse de Sainte-Glosside, accompagnée de Catherine Layne, Marguerite de Varise et Isabelle d'Ex, religieuses de son monastère, en présence de l'Abbé de Saint-Mihiel[4].

  • En 980 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Vannes de Verdun (In pago in comitatu virdunensi vitta ad cruces)[5].
  • En 1047 (ad crucem) ch. de l'évêque Thierri de Verdun[6].
  • En 1049 (ad crucem "forte curtem" alodem cum silva) dans l'extrait de la bulle du Pape Léon IX en faveur de l'abbaye de Saint-Maur où sont spécifiées les terres et les églises de ce monastère[6].
  • En 1106 (Crux) dans la bulle du Pape Pascal II[6].
  • En 1135 (de Cruce supra Mosam) (Onera Abbatum).
  • En 1210 (crux super Mosam) (accord entre l'Abbé de Saint-Mihiel).
  • En 1269 (La Crois) (Abbaye de Saint-Mihiel 2.G.1).
  • Au XIIIe siècle (La Creux) (Abbaye de Saint-Mihiel).
  • En 1368 (Creux) (Archives départementales).
  • En 1571 (La Croix-sur-Meuze) (proc.-verb des coutumes.)
  • En 1656 (La Croix-sur-Meuse) (carte de l'évêché de Verdun).
  • En 1700 (La Croix) (carte des États).
  • En 1738-1749 (La Croix) (Pouillé de Verdun)
  • En 1790 (Lacroix-sur-Meuse) (loi du 22 décembre 1789 ordonnant la division de la France en départements et Lacroix-sur-Meuse en chef-lieu de canton).

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

En 1838 lors du creusement d’une carrière sur le territoire communal sont découverts une épée « gauloise », des torques à tampons du début du second âge du Fer.

Pour la période de l'Âge du fer < Connaissance de la Vallée de la Meuse du VIII et IV avant Jésus-Christ >, dans le cadre de l'archéologie préventive mise en place en 2002 lors de la construction de la ligne TGV-Est ; il a été découvert à Lacroix-sur-Meuse au lieu-dit « Les Battants: la petite Lochère », une nécropole à enclos de l'âge de fer (Hallstatt/terre ancienne : fouilles effectuées par J-C Brenon de l'INRAP en février 2003). Cette nécropole de tumuli datant de l’Âge du Fer a livré une quarantaine de sépultures dont une dizaine présentent les vestiges de monuments funéraires matérialisés par des enclos fossoyés. Les torques et bracelets en bronze accompagnant les défunts attestent la présence d’une population aisée. Cette fouille constitue un référentiel scientifique des plus importants.

Près de cette nécropole, il a été également découvert des traces d'habitat de faible densité implantés en bordure d'un ancien chenal de la Meuse. C'est d'ailleurs dans le comblement supérieur de ce paléochenal qu'avait été exhumée une grande épingle en alliage cuivreux datée du Bronze moyen, élément de parure funéraire le plus ancien du gisement et de localisation la plus occidentale connue à ce jour (Voir également le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne, place Alexandre-Godard, 51000 Châlons-en-Champagne).

À la période gallo-romaine, le diverticule de Verdun à Soulosse, venant de Troyon traversait Lacroix-sur-Meuse.

À deux kilomètres avant l'arrivée de ce chemin dans le village, au lieu-dit "Selouse", on a reconnu des substructions antiques.

Au lieu-dit Jossecourt, aurait existé une villa ou métairie, sur l'emplacement de laquelle furent exhumés en 1840 des tombeaux renfermant des armes en fer oxydé, sans doute de l'époque franque.
Au lieu-dit cimetière de Domremy, près du ruisseau au lieu-dit rue du Moulin, à 1 700 mètres au nord du village, on a trouvé en 1812 un grand bronze de Lucius Aelius et, en 1843, un grand bronze de Postume surfrappé sur monnaie de Trajan.

En 1879, lors des travaux de canalisation de la Meuse, on a découvert, entre Lacroix et Troyon, quinze monnaies romaines, dont un grand bronze de l'empereur d'Antonin le Pieux, quatre moyens bronzes de Germanicus, Domitien, Marc Aurèle, Faustine la Jeune, et dix petits bronzes de Claude le Gothique, Constantin Ier, Constantin II, Valentinien Ier, Valens, qui furent déposés au Musée de Verdun (L.II.p. 133)[7].

Les seigneurs de Lacroix-sur-Meuse[modifier | modifier le code]

La commune de Lacroix-Sur-Meuse dont les habitants se nomment Les Lacruxiens ; avant 1790, pour le temporel, elle faisait partie du Barrois non mouvant, du bailliage de Saint-Mihiel, justice seigneuriale ; pour le spirituel, elle faisait partie du Diocèse de Verdun, Archidiaconé de la Rivière, doyenné de Saint-Mihiel.

Sa seigneurie a pour origine l’une des quatre Baronnie-Pairie de l’évêché de Verdun, les alliances entre les familles des nobles du Saint-Empire, du Duché de Bar et de Lorraine, du royaume de France[8].

On remarque également que Lacroix-sur Meuse était un bien indivis des abbayes de Saint-Maur et Saint-Paul de Verdun, de l'abbaye de Saint-Mihiel.

Apremont, Branche cadette de Lorraine Aspremont aux trois Merlettes

Armoiries : 3 merlettes

Ancien chef-lieu d’une baronnie considérable et l’un des plus grands fiefs de l’évêché de Metz, ce fut un de ceux que l’évêque Étienne de Bar mit sous son obéissance en l’an 1140. Issus des avoués de Saint-Vanne qui gravitent autour de l’évêque de Verdun à la fin du Xe siècle, les seigneurs d’Apremont constituent un remarquable exemple d’ascension sociale : à la fin du XIIIe et au cours du XIVe siècle, leur lignage figure parmi les plus puissantes familles de seigneurs lorrains ; le 24 mars 1354, le roi des Romains Charles IV élève la seigneurie d’Apremont et de Dun à la baronnie[9],[10].

Jean IV Aspremont 3 Merlettes : Né vers 1384 (Son père Robin d’Aspremont), émancipé et hors tutelle, Seigneur de Haraucout, Louppy, Germiny, Chauvirey, Sénéchal de Lorraine et du Barrois, Bailli de Saint-Mihiel ; il achète la Seigneurie de Génicourt vers 1400, qui en 1487 passera dans le famille Apremont pour acquêt. Sa terre familiale sera Remenoncourt près de Revigny et achète en 1415 la forteresse de Marcheville en Woïvre à Hans de WINCHELIN. Il y résidait souvent et se partage entre marcheville, Saint-Mihiel et Apremont où il possédait une maison et pour laquelle il rendait hommage à Hue D’AUTEL. En premières noces, il épouse Nicolle de THIAUCOURT, en 1400, sans hoirs. En secondes noces, il épouse Mahaut De VILLERS dite veuve, le 27 septembre 1445, qui fera reprise de ces biens et ceux de son douaire.

Son fils aîné, Jacques qui épouse Anne CHOISEUL recevra immédiatement Marchéville, meurt en 1463. Sa fille Claude épouse Philippe Des ARMOISES puis Aubert de STAINVILLE.

En dénombrement, le 23 septembre 1445, on trouve les terres et seigneuries d’Ambly, Monthairon, Wassecourt, Génicourt, troyon, Jossécourt, La-croix-Sur-Meuse, Isle devant Jossécourt, Saint-Julien, bullainville, Gussainville, Marville et Paroy, perpont, Vaudoncourt, Doremy-la-canne, Dommarie, Baroncourt, Baalon, Brouenne, Quincy, Le Charmoy, des biens à Etain, Stenay, Laneuveville-devant-Stenay.

Watronville, Branche de Maisey.

Armoiries : D’or, à la croix de gueules[11].

Jean de Watronville : II du nom, écuyer, seigneur de Maisey et de Watronville pour un quart, épousa [12], Claude de SAVIGVY dont il eut un fils Jean de WATRONVILLE.

Jean de Watronville : III du nom, chevalier, seigneur de Maisey, de Watronville, pour un quart, de Neusviller et de Savigny, de Dombasle et Crevy en partie, du chef de Jeanne de SAVIGNY, qu’il avait épousée vers 1500. Il fut bailli d’Epinal, et établi, avec d’autres Seigneurs en 1539, Régent du Duché de Lorraine ; il décède en 1539. Ils ont pour enfants :

Geoffroy de Watronville, Ecuyer, Seigneur de Dombasle, et de Cevry en partie, il épousa Claude Des OBIERS, ils ont eu deux filles ; Françoise, mariée à Philippe de NETTANCOURT ; Jeanne, mariée à Charles de SEROCOURT. -Yolande de WATRONVILLE, mariée à Gérard de HOUSSE, écuyer, Seigneur de Watronville en partie, qui succéda à Jean de HARANGE dans l’office de Bailli de l’évêché de Verdun.

Claude de Watronville, religieuse au monastère des Dames prêcheresses de Nancy, où elle entra en 1511, à l’âge de 5 ans, et où elle mourut le 15 décembre 1586.

Perrin de Watronville (Dit Perrin de Savigny) écuyer, seigneur de Maisey et aussi de Watronville pour un quart, de Savigny, la Bresse en voges, Vigneules près de Rosières-au-Sel, Vitrimont, Marchainville-les- Nancy, Ranzières, Boulange, troyon, Lacroix etc. Il est né en 1511, Capitaine en 1556, Bailli de Saint-Mihiel. Gentilhomme de la chambre du duc Charles III de Lorraine vers 1560, il lui donna l’autorisation de construire à La Croix-sur-Meuse une forteresse avec pont levis. Il mourut le 5 octobre 1571, âgé de 59 ans, sans postérité, et fut inhumé en l’église paroissiale de Ranzières, village entre Verdun et Saint-Mihiel, dans laquelle sa veuve lui fit, élever, en 1572, un monument. Il avait épousé Jeanne de HOUSSE, sa cousine germaine, dont il n’eut point d’enfant. Elle était la fille de Henri de HOUSSE et de Clémence FAIZELET, et sœur d’Antoine HOUSSE, Conseiller, Maîtres des Requêtes du duc de Lorraine, dont la veuve fit ses reprises sur la terre de Wolmerange, en 1612. Jeanne de HOUSSE mourut le 22 mai 1599.

Dans la succession de Perrin de WATRONVILLE (dit Perrin de SAVIGNY) suivant deux actes passés devant LANDRES, Tabellion à Nancy, les 13 octobre 1584, et 19 décembre 1585, une partie de ses biens sont passés dans les maisons de Nettancourt et de Sérécourt et depuis cette époque les Nettancourt sont qualifiés de Seigneurs de Watronville. Une autre partie des biens sont revenus à la maison Savigny.

Nicolas d'Alençon : -Né vers 1547, décédé le 28 janvier 1627, son père était Nicolas d'Alençon, (1484-1576), sa mère Louise Périn. Comte d'Alençon, Baron de Bauffremont (par acquisition), Seigneur de Bauffremont, de La Croix-sur-Meuse, de Ville sur Saulx, etc., en Lorraine, famille anoblie par le Duc Charles III de Lorraine, le 10 décembre 1565, de la personne de Nicolas d'Alençon, natif de Vavincourt. Il épouse Marie de La Lieue (décédée en 1615). De ce mariage, il a eu Christian, 1er gentilhomme de la maison du Prince Éric de Lorraine, évêque de Verdun, il décède en 1639), il épouse Catherine de L’Église ; Lucrèce qui épouse Claude Michi[13].

Armoiries: D'azur, à la face d'or, accompagnée en clef d'un lévrier d'argent, colletée de gueules[14].

Georges de Savigny : Vers 1593, il vendit la moitié de ses terres et la seigneurie de la Bresse en Voges au duc Charles III de Lorraine. Son successeur le duc Charles IV de Lorraine, afin de régler les avances de Jacques RUTANT au duc Charles III, engagea ses domaines de La Croix-sur-Meuse à Jean RUTANT.

Armoiries : De gueules à trois lions d’or

Jean de Rutant : -Né vers 1560, (famille venue d'Angleterre) son père était Jacques de Rutant (1530) qui était marchand à Saint-Mihiel, prête de l’argent au Duc Charles III de Lorraine pour ses dépenses militaires qui lui accorde des titres de noblesse le 25 avril 1589 ; il est Seigneur de Savonnières. sa mère était Anne Le Drappier (1535).

Avocat à Saint-Mihiel en 1595, il est nommé Conseiller d'État de Lorraine par Charles IV de Lorraine, Lieutenant général du bailliage de Saint-Mihiel, Seigneur de Maizey, Troyon, Gerbeuville, Relincout, Senonville, Savonnières, Maizerey, Lisle, La Croix-sur-Meuse pour moitié, Varvigney, Saint-Baussant, Essey en voivre, Ambly, Montsot, Dompsévrin.

En 1613, il obtient l’érection en fief de la Grange, de Chantereine et du moulin de la Vaux y attenant, avec permission d’y entretenir un colombier de 300 bourses qu’il avait portée jusqu’à 800. Ce domaine avait alors 100 jours de terre et 60 fauchées de prés.

Il acheta aussi le domaine du duc de Lorraine à La Croix-sur-Meuse moyennant 26.600 francs auxquels il ajoute 12.225 francs afin d’y joindre la papeterie de Domremy, pour laquelle il avait difficulté. MM de Rosières et Platel, envoyés en qualité de commissaires pour instruire cette affaire, ne craignirent pas de signaler les usurpations du lieutenant-général, en faisant aussi observer qu’il serait fort difficile de trouver un tribunal pour le juger, sa famille ayant su envahir toutes les places de justice. Pour justifier cette opinion, il ne faut pas oublier d’ajouter, dès 1621, Jean Rutant fit donner sa survivance à son fils Jacques, qui n’était que lieutenant particulier, se réservant néanmoins la jouissance de son office jusqu’à sa mort.

Cette vente fut contestée : « Ce 29 mars 1622, Monsr Maucervel nous a monstré, estans en l'auditoire de Bar, une lettre que le prévost de Saint-Mihiel luy escrit et l'advertit de faire sçavoir à MM. que SA a esté surprise en la vendition qu'elle a fait du village de La Croix sur Meuse, dépendant de la recepte de Saint- Mihiel, au sr Rutant, lieutenant général au bailliage dudit lieu, pour le prix de douze mil deux cent tant de fr. et il dit qu'il vault plus de quarante mils fr. » (Journal de Gabriel Le Marlorat, auditeur à la Chambre des Comptes de Bar-le-Duc 1605-1632)

Il épouse le 17 novembre 1595 Anne Marien née vers 1565, fille de Jean Marien, prévôt de Marche et de Château-Salins, Seigneur de Fremery et d'Erise et de Marie Cabouat. De ce mariage, il y eut 14 enfants :

  1. Sébastienne née le 12 octobre 1594 à Saint-Mihiel épousa Gabriel De Maillet, Seigneur de Villotte, le 24 novembre 1613.
  2. Jacques, né le 16 novembre 1597 à Saint-Mihiel, Seigneur de l’île et de Gerbeuville qui se marie avec Françoise de Bettainvilliers.
  3. Marguerite, née le 30 avril 1602 à Saint-Mihiel, décédée le 20 octobre 1669 à Nancy, Dame de Chantreine et Dompsevrin, épousa le 30 janvier 1630 Charles Ier LE BEGUE né en 1599, décédé le 16 juillet 1667, Seigneur de Germiny, Olchey, Gauviller, Ognéville, des Voiries, Crespey, Viterne, ministre et secrétaire du duc de Lorraine Charles IV, sont inhumés en l’église paroissiale de Nancy.
  4. Marguerite, née le 30 juin 1603
  5. Jean, né le 2 août 1605 à Saint-Mihiel
  6. Lucie, née le 21 septembre 1606 à Saint-Mihiel
  7. Jeanne, née le 16 avril 1608 à Saint-Mihiel
  8. Jean, né le 16 avril 1610 à Saint-Mihiel.
  9. Marguerite, née le 13 novembre 1612 à Saint-Mihiel.
  10. Françoise, née le 19 novembre 1614 à Saint-Mihiel.
  11. Claude, née le 12 novembre 1615 à Saint-Mihiel fut mariée à Gérard Darmur, Seigneur de Senonville, lieutenant-général des armées impériales de Charles IV et en secondes noces, en 1649, à Jean de Bettainvillers
  12. Jeanne née le 12 août 1619 à Saint-Mihiel
  13. Marie, née le 5 juillet 1621 à Saint-Mihiel, seconde épouse de François de Bloise d'Amblemont, écuyer, Seigneur d'Amblemont, la Croix-sur-Meuse, Troyon. Elle décède le 8 novembre 1691 à la Croix-sur-Meuse et elle est inhumée à Saint-Mihiel
  14. Anne née le 8 février 1622 à Saint-Mihiel, première épouse de François de Bloise d'Amblemont écuyer, Seigneur d'Amblemont, la Croix-sur-Meuse, Troyon[15].

Armoiries: D'azur, à la fasce d'argent, chargée de trois têtes de lion arrachées de gueules, lampassée de même et accompagnée en clef de deux étoiles d’or et en pointe de trois besants de même, posé 2 et 4 ; pour cimier : un lion naissant de gueules tenant de ses pattes un étoile d’or et accompagnée de trois molettes d'or[16].

François 1er de Bloise d'Amblemont: -Né le 30 avril 1628 à Saint-Mihiel[17], Seigneur d'Amblemont et d'Imonville, huitième enfant de Blaise Bloise d'Amblemont, Conseiller à la cour souveraine de Saint-Mihiel, et de Catherine Rhoder de Casenove (veuve de Jean Rutant, seigneur d’Hannonville, conseiller d'État du duc de Lorraine).

En premières noces, il épousa Anne-Charlotte Rutant, fille de Jean Rutant et de Catherine de Rhoder de Casenove, qui lui apporta les terres d'Hannonville.

De ce mariage, il y eut Françoise-Catherine, François, Marguerite-Nicole. François épousa le 3 mai 1707, à Hannonville, Marie-Thérèse Comtesse d'Herbestein, Chanoinesse de Remiremont. De ce mariage, il y eut : François-Joseph né à Hannonville, le 8 mars 1709, qui fut nommé Chambellan du duc de Lorraine le 17 septembre 1720. Le 20 octobre suivant, il obtenait l'érection d'Hannonville en Comté, composé des hautes et basses justices de Tillot, Dommartin la Montagne, Amblemont, Fontaine, moitié de la Croix-sur-Meuse, Hannonville, Trevoisin, Boisgontier ou fossés-aux-quatre-seigneurs, Moulins, Laquel, La Vioux et les Ruppes, Rebeuville, Champelon, Morville et le Ban d'Allaville, le quart en île de Troyon, moitié de Bannoncourt, Ambly, Hamereville, le Huitième de Mouaville, la Seigneurie de la cour, enfin le quart et le sixième d'Imouville. François-Joseph de BLOISE, Comte de Bloise et d'Hannonville, chambellan du Duc Léopold, épousa Élisabeth-Charlotte-Léopoldine, Comtesse de Cardon et de Vidampierre, fille d'honneur de la Duchesse de Lorraine, sont nés : Marguerite-Nicole qui eut pour Marraine sa tante Nicole, Comtesse de Bloise, Dame de La Croix-sur-Meuse ; Anne-Barbe, jumelle de la précédente ; François-Joseph-Toussaint qui fut Commandeur de Malte ; Charlotte-Eugénie.

En secondes noces, il épouse Marie RUTANT qui décède à La-Croix-sur-Meuse le 8 novembre 1691 et qui est inhumée à Saint-Mihiel le 9 novembre 1691[18].

François 1er de BLOISE d’AMBLEMONT décède à La-Croix-sur-Meuse le 17 juin 1704 à l’âge de 76 ans. Après la cérémonie, il est inhumé dans l’église d’Hannonville suivant ses intentions devant le grand autel[19].

Nom francisé en De Bloisse en 1766 lors du rattachement de la Lorraine à la France.

Armoiries : d'Azur, à deux clefs d'argent passées en sautoir; pour cimier: un sauvage naissant[20].

De Rosières, De Rozières Branche de La Croix-sur-Meuse

La Famille de Rosières: Dont les origines sont de Touraine (Chinon)

-Armoiries : D'or, à deux léopards d'azur, l'un sur l'autre, armés et lampassés de gueules, celui de la pointe contourné, à la bordure engrêlée de gueules ; pour cimier: Un léopard de l'écu.

Il résulte du mémoire fourni par celle de Saint-Mihiel dite plus communément de La Croix-sur-Meuse, dont elle avait la Seigneurie, que le premier de ses membres venu en ce pays, était, pour ne pas remonter plus haut, Jean Seigneur de Rancourt, marié à Jeanne de La Mothe, Fille de Jean de La Mothe, Conseiller d'État du Duc Antoine de Lorraine et de Jeanne de Briey.

Charles de Rosières: Il est Seigneur de Vaulx le Petit, Euvezin, Bouillonville, Capitaine d'une Compagnie de 100 hommes de pied pour le service du Roi, par commission du 20 août 1612, ensuite Maréchal des Camps et Armées de sa Majesté, et Gouverneur de Marsal. Il épouse Marie Du Puy et ont pour enfants :

  • Jean de Rosières, marié à Bonne de la Chaussée et auteur de la branche des Seigneurs de Vaulx (Éteinte).
  • François de Rosières né le 28 octobre 1621, Seigneur de Sampigny, marié à Marguerite De Bloise d'Hannonville, Dame de La Croix-sur-Meuse.
  • Étienne de Rosières né en 1622, Seigneur d'Euvezin et Bouillonville, marié en 1res noces à Marie de Rosières, marié en secondes noces à Marguerite de Thomesson.

Étienne de Rosières : Fils de Charles de Rosières et de Marie Du Puy, il est né en 1622 à Coin-sur-Seille, et mort en 1654 Il est Écuyer, Seigneur d'Euvezin et de Bouillonville, il est Premier Maître d'hôtel de Charles IV, Duc de Lorraine et de Bar, Major du Régiment d'Infanterie d'Aunis.

Il épouse en premières noces le 30 décembre 1640, par contrat, sa cousine germaine, Marie de Rosières, née en 1622 (fille de Étienne de Rosières, seigneur de Monthairon, et de Anne Marien, veuve de Jean Rutant). Ils ont pour enfants :

Étienne II de Rosières : Seigneur de La Croix-sur-Meuse, Major d'un régiment de cavalerie pour le service du duc Charles IV ; il est tué à la bataille de Saint-François.

Charles Antoine de Rosières: Né le 17 février 1641, décédé le 1er juillet 1722 : Capitaine de cavalerie au service du Duc Charles IV ; il est Comte de Rosières, Seigneur d'Euvezin et de Bouillonville, Le Nœud, Dommarie et Monthairon. Il obtient au retour du Duc Léopold dans ses États, un diplôme le 21 novembre 1713, qui lui accorde et à toute sa prospérité le titre de Comte, en considération de l'ancienneté de sa Maison.

Il épouse en secondes noces en 1648 Marguerite de Thomesson (Fille de Louis Thomesson, Seigneur de Remécourt, Chambellan du Duc de Lorraine et d'Agnès de Véroncourt). Ils ont trois fils, morts au service du Roi sans avoir contracté d'alliance et une fille qui est religieuse.

Il fit partage par acte du 24 février 1654, passé devant Maître Robert, notaire à Saint-Mihiel, avec François et Jean ses frères, de plusieurs biens immobiliers fiefs et seigneurie à échus par le décès de feu honoré Seigneur Charles de Rosières, Seigneur de Vaux-le-Petit et de honorée Dame Marie Du Puy leurs Père et Mère.

Il passait la belle saison à La Croix-sur-Meuse, sa maison de Saint-Mihiel était voisine des arcades du palais. Suivant le partage par acte du 24 février 1654, il vendit à son frère François sa maison de Saint-Mihiel en s'y réservant un logement pour sa vie et celle de sa femme. Cette maison aujourd'hui fondue dans celle de Madame Chastel, fut revendue par François de Rosières en 1746 à Francquemont, moyennant un prix de 14 000 livres.

François de Rosières: Fils de Charles de Rosières et de Marie Du Puy, il est né le 28 octobre 1621[21]. Il épouse le 17 novembre 1653 Marguerite de Bloise d'Amblemont née le 14 juillet 1630 à Saint-Mihiel (Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1624 à 1639, Original abs, page 66, acte de naissance marguerite de Bloise d’Amblemont), Dame de La Croix (Fille de Blaise de Bloise d'Amblemont et de Anne Rutant) Il devient Seigneur de Sampigny et de La Croix-sur-Meuse, Comte de Rosières de Marchéville, Seigneur de La Croix-sur-Meuse, Doncourt et Valleroy. Ils ont pour enfants :

  • Étienne III de Rosières né le 20 mars 1655, Seigneur de La Croix-sur-Meuse.
  • Marie-Françoise de Rosières née le 6 mars 1658 à Saint-Mihiel qui épouse le 17 septembre 1681 Frédéric SIMONIN.
  • Marguerite de Rosières née en 1666, Dame de La-Croix-sur-Meuse, décédée le 23 novembre 1741 à Saint-Mihiel (Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1738 à 1754, Original abs, page 52, acte de décès de Marguerite de Rosières épouse Barrois). Elle épouse le 4 février 1684 à Saint-Mihiel, Jean-François Barrois né en 1641, décédé le 24 août 1726 à Saint-Mihiel [22], Chevalier, Seigneur de Saint-Remi, Troyon, Baron de Manonville, Comte de Koeur

Étienne III de Rosières: Fils de François de Rosières et de Marguerite de BLOISE d'Amblemont, il est né le 20 mars 1655 à Saint-Mihiel[23]. Il devient Capitaine au service de la France, fut Seigneur de La Croix-sur-Meuse. Étienne III de Rosières avait épousé, le 14 mai 1680 à La Croix-sur-Meuse[24], Anne-Thérèse De Maillet, fille de Nicolas De Maillet, Secrétaire de la Chambre du Comte de Bar et de Françoise Bourgeois (1625). Étienne III de Rosières outre les dons qu'il fit à la Charité de Saint-Mihiel, gratifia la Commune de La Croix-sur-Meuse de plusieurs rentes pour les pauvres et d'un gagnage lui provenant de Benoît de Maillet, Consul au Caire ; on voit qu'en toutes occasions, malgré sa nombreuse famille, il faisait de sa fortune un emploi généreux.
Il mourut le 24 novembre 1739 âgé de 86 ans ; il fut inhumé dans le chœur de l'église de La Croix-sur-Meuse où sa tombe, quelque peu égratignée pendant la Terreur, fut néanmoins laissée sur place jusqu'en 1862 que l'édificateur du nouveau temple (le curé Langard, sur le plan de Maxe, architecte diocésain), après avoir mis ses cendres aux décombres, la relégua devant la porte, pour servir de marches à l'entrée (la nouvelle église de Lacroix-sur-Meuse). Cette destination irrespectueuse ne répond guère aux sentiments de ses concitoyens contemporains qui manifestent leur attachement et reconnaissance envers leur Seigneur en assistant tous à ses funérailles, ce que son acte de décès constate, à leur honneur et au sien. Madame Anne-Thérèse De Maillet escortée des mêmes sympathies, fut conduite de même à côté de son mari le 3 novembre 1748, âgée de 96 ans ; il n'en reste aucun vestige.

Ils ont eu pour enfants :

  • Benoît, Nicolas ROZIERES né et baptisé le 6 octobre 1681 à La-Croix-sur-Meuse, il a eu pour parrain Nicolas-Jean de FAILLONNET, Seigneur de La Hayville, au nom de Monsieur Benoît MAILLET et pour marraine Dame Anne de FAILLONNET, femme de Monsieur de PROCHEVILLE, confident auprès de Monsieur le Seigneur de Ranzières[25]. Il est décédé le 28 octobre 1704 à La-Croix-sur-Meuse âgé de 23 ans. Son corps a été inhumé en l’église du dit lieu auprès la cérémonie. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202 page 68-89, acte de décès de Benoît, Nicolas de Rosières).
  • Joseph de ROZIERES né vers 1683
  • François, Augustin de ROZIERES né et baptisé vers 1685 à La-Croix-Sur-Meuse
  • Marguerite, Charlotte de ROZIERES née et baptisée vers 1686 à La-Croix-Sur-Meuse
  • Charlotte de ROZIERES née et baptisée le 2 octobre 1688 à La-Croix-sur-Meuse, elle a eu pour parrain Nicolas-François de GONDRECOURT et pour marraine Marguerite, Charlotte De VARIN, épouse de Marion-Gabriel-François d’ARMURE, Seigneur de Gerbéviller, cousin du Roy au parlement de Metz. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 50 ).
  • Rose de ROZIERES née 2 octobre, baptisée le 3 octobre 1688 à La-Croix-sur-Meuse, et fut conduite par ses parents au cimetière de la paroisse. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 50).
  • Nicolas, Gabriel de Rozières, né le 10 septembre 1690 à La Croix-sur-Meuse, baptisé le 18 septembre 1690 ; il a pour parrain Joseph, Nicolas De FRANEMONT, Seigneur de Denoue, pour marraine Barbe, Gervaise, épouse de Monsieur le Baron de NATILLIAC, Seigneur de Mayzee, Capitaine pour le service de sa Majesté (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 55-56).
  • Nicolas de ROZIERES né le 10 novembre 1691 à La-Croix-sur-Meuse ; il a eu pour parrain François- Augustin de ROZIERES et pour marraine Nicole de BLOISE d’AMBLEMONT. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 60).
  • Ange, Allexille de ROZIERES, né le 16 juin 1693 à La Croix-sur-Meuse, baptisé le 16 juin 1693. Il a eu pour parrain Joseph de ROZIERES, pour marraine Marguerite de ROZIERES (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 14-15). Il décède le 17 juin 1762.
  • Catherine, Victoire de Rozières née le 15 juin 1695 à La croix sur Meuse. Elle a eu pour parrain Augustin de ROZIERES, pour marraine mademoiselle Catherine, Rose BARROIS[26],[27],[28].
  • N. né le 23 avril 1706, baptisé à La-Croix-sur-Meuse et décédé le jour même le 23 avril 1706 (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 96 acte de décès de N ).

Nicolas-Gabriel de Rozieres : Fils d’Etienne III de Rosières, Seigneur de La Croix-sur-Meuse, né le 10 septembre 1690 à Lacroix-sur-Meuse (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 55-56) entra dans le Société des Jésuites le 14 octobre 1705, fit vœux solennels le 2 février 1724. On lui doit l'oraison funèbre de Louis XIV, qu'il prononça dans le collège royal de Strasbourg le 21 novembre 1715, elle fut imprimée à Strasbourg chez Michel Storck.

Il fit aussi imprimer à Nancy, chez J.B.Cusson, en 1729, in-4o, l'oraison funèbre de Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar (Dom Calmet, Bibliothèque de Lorraine) (Bibliothèque sacrée ou dictionnaire universel par les Révérends Richard et Giraud, tome vingt-unième, page 241, à Paris chez Boiste fils aîné, libraire-éditeur, M DCCC XXV).

Catherine-Victoire de Rozières: Fille d'Étienne III de Rosières et Anne-Thérèse De Maillet, elle est née le 15 juin 1695 à La croix-sur-Meuse, elle décède le 1er décembre 1763 à Bar-le-Duc. Dame de la Croix-sur-Meuse, elle est élève à la Maison Royale de Saint-Louis à Saint-Cyr du 6 novembre 1705 au 14 juin 1715. Elle épouse le 17 janvier 1719 Jean-Baptiste d'Alençon né le 26 septembre 1667 à Bar-le-Duc, décédé le 4 avril 1746 dans cette même ville (fils de François d'Alençon 1612-1679 et de Jeanne de Beurges) ; il est Comte d'Alençon, Baron de Bauffremont, Seigneur de Villotte. Ils ont pour enfants :

  • Jean d'Alençon décédé en 1728.
  • Mathias d'Alençon, né en 1724, Comte d'Alençon, Seigneur de Braux et de Naives en Blois.
  • Charles-Mathias d'Alençon né le 24 janvier 1727 à Bar-le-Duc, décédé le 15 avril 1794 à Paris ; il est Comte d'Alençon, Baron de Bauffremont, Seigneur de Neuville sur Ornain, Capitaine de Cavalerie au Régiment de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Gentilhomme de Lorraine et du Duché de Bar: Bailliage de Bar-Le-Duc[29].

Il épouse Françoise Thérèse Éléonore de Nettancourt de Passavant née en 1716, décédée en 1794. Député suppléant du bailliage de Toul, admis à siéger le 14 mars 1790 en remplacement du Comte de Rennel démissionnaire ; siégeant à droite sans avoir jamais pris la parole, il est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire le 15 avril 1794 pour intelligence avec les émigrés (Procès du Directoire)

  • Célestin d'Alençon né en 1740.

Après le décès d’Etienne III de ROZIERES (ROSIERES), son fils Nicolas Gabriel de ROZIERES, Seigneur de La-Croix-sur-Meuse, étant Prêtre donc sans lignée ; il ne subsista que deux Rameaux des seigneurs de La-Croix-sur-Meuse en la personne de ses deux fils François-Augustin et Ange-Allexille.

Le premier rameau en la personne de son fils François-Augustin de ROZIERES (Rosières):

François-Augustin de ROZIERES (Rosières) : il est né et baptisé vers 1685 à La-Croix-Sur-Meuse il est le fils d’Etienne III de ROSIERES et de Anne-Thérèse de MAILLET il décéde le 10 novembre 1740 à La-Croix-sur-Meuse. Seigneur de La-Croix-Sur-Meuse, il épouse en 1732 Antoinette, Françoise THOUVENIN, fille de Jean Thouvenin, Gentilhomme ordinaire du Duc de Lorraine en 1691 et de Marie de Bazelaire de Lesseux.Il décéde le 10 novembre 1740 à La-Croix-sur-Meuse Ils ont pour enfants :

  • Anne-Antoinette de Rosières née 27 septembre 1733 à Saint-Mihiel.
  • N. de Rosières né et décédé en 1734 à Saint-Mihiel
  • Thérèse de Rosières née le 13 mars 1737 à Saint-Mihiel
  • Georges-Gabriel-François de Rosières né le 24 décembre 1738 à Saint-Mihiel.
  • Gabriel-François de Salles de Rosières né le 29 janvier 1740 à Saint-Mihiel Capitaine-Major au régiment du Cap de Saint-Dominique où il est décédé le 11 octobre 1775.
  • Marie-Anne de Rosière née le 29 janvier 1740 à Saint-Mihiel

Georges-Gabriel-François DE ROZIERES (Rosières) : Né le 24 décembre 1738 à Saint-Mihiel son père est François-Augustin de Rozières, sa mère Antoinette-Françoise Thouvenin. Comte de Rozières, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, major d’un régiment d’infanterie de Navarre, Seigneur originaire et résident de La-Croix-sur-Meuse, Gentilhomme de Lorraine et du Duché de Bar : Bailliage de Saint-Mihiel (Procès-verbal de l'Assemblée des trois ordres 20 mars 1789-Archiv, imp B.III.21. p. 259-293), il épouse Nicole–Françoise De MAHUET, Baronne originaire de NANCY et ont pour enfants :

  • Antoinette-Françoise de ROZIERES née et baptisée le 28 août 1781 à La-Croix-sur-Meuse qui a eu pour parrain Jean-Baptise de LIGNICOURT, Baron de Magner, Comte de Contrisson et Mailly, son régent maternel représenté par Monsieur Alix CRETIN, homme du château de Messire de Rosières et pour marraine Dame Antoinette-Françoise THOUVENIN, épouse de Messire François-Antoine de ROSIERES, Chevalier de l’ordre royal militaire de Saint-Louis, Commandant de ville et citadelle de Vandoeuvre, ayeul paternel, mariée en premières noces à Messire Comte de ROSIERES, écuyer, Seigneur en partie de La-Croix, représentée par Cécile GROSDIDIER[30].Elle décède à La-Croix-Sur-Meuse le 20 septembre 1781 à 11 heures du matin. Son corps est inhumé le lendemain à midi dans le cimetière de la paroisse après cérémonie dans l’église de la paroisse en présence des paroissiens et de la parenté, surtout d’Alexis CRETIN, homme de la chambre du dit Comte de Rosières et de Jean-François MOTAL et de Marguerite de ROSIERES qui ont signé.
  • Anne-Antoinette de Rosières née et baptisée à La-Croix-sur-Meuse le 10 août 1784 qui a pour parrain Monsieur Georges-Gabriel-François BARROIS, chevalier, Seigneur de Saint-Remy, Troyon, Baron de Manonville, ancien capitaine de cavalerie de l’ordre royal militaire de Saint-Louis résidant à Manonville ; pour marraine Mademoiselle Anne-Antoinette de ROSIERES, sa tante maternelle, résidant à Nancy, représentée par Nicolas et Anne GEOFFROY, domestiques du château de la paroisse d’origine (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse 2.E.276(1) 1765 à 1792, 1.E.2, page 166, acte de naissance de anne-antoinnette de Rozières) Elle épouse Gédéon LE DUCHAT en 1803.

Le deuxième rameau en la personne de son fils Ange-Allexille DE ROZIERES (Rosières)

Ange-Allexille DE ROZIERES (Rosières) : Né et baptisé le 10 juin 1693 à la-Croix-sur-Meuse, fils d’Etienne III de ROSIERES et de Anne-Thérèse de MAILLET, il a eu pour parrain Joseph de ROZIERES, pour marraine Marguerite - Charlotte de ROZIERES. Il décède le 17 juin 1762 à Saint-Mihiel (Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1754 à 1764, original abs, page 154, acte de décès).

Comte de Rosières, Chevalier, Seigneur de La-Croix-sur-Meuse, Doncourt, de Sampigny et autres lieux, ; il épouse le 1er juin 1718 Lucie de FAILLONNET née le 23 juillet 1691 à Saint-Mihiel (Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1688 à 1736, page 158, acte de mariage Ange Alix de Rosières et Lucie de Faillonnet) ) et ont pour enfants:

  • Marie-Anne née le 7 mars 1719 à Saint-Mihiel, décéde le 10 décembre 1719 à La-Croix-sur-Meuse, à l’âge de 10 mois. Elle est enterrée au cœur de l’église de La-Croix en présence de ses parents. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202, page 155, acte de décès de Marie-Anne de Rosières).
  • Charles né 17 mars 1720 à Saint-Mihiel, décéde en 1737
  • Barbe-Nicole née le 18 avril 1721 à saint-Mihiel qui épouse en 1756 Joseph -Philippe de Barat de Boncourt né en 1722
  • Marguerite née en 1723, décédée en 1726
  • Lucie qui épouse Jean-Pierre Barat de Boncourt
  • Henri-Nicolas né 12 janvier 1726 à saint-Mihiel, qui épouse Cécile de La Vergne

Henri-Nicolas-Antoine de Rozières (Rosières): Né 12 janvier 1726 à Saint-Mihiel, il est le fils de Nicolas Alexis de Rosières et de Lucie Faillonnet. Il décéde le 17 juin 1762 à St-Mihiel.

Comte de Rozières, Chevalier, Seigneur de La-Croix-sur-Meuse et autres biens, il épouse Cécile de LA VERGNE de Marchéville, fille de François de LA VERGNE et de Marie-Anne de DISLOT, ils ont pour enfants :

  • Alexis-François né et baptisé en 1757 à La-Croix-sur-Meuse.
  • Lucie-Cécile née et baptisée en 1758 à La-Croix-sur-Meuse.
  • Marie-Anne-Charlotte née et baptisée le 14 février 1760 à La-Croix-sur-Meuse qui a eu pour parrain Charles de FAILLONNET, chevalier d’armée, Capitaine de cavalerie, Baron de Manonville, ancien Capitaine des Gaules et de l’Empire et pour marraine Anne-Charlotte DIFTON, Marquise de CHOISEUL, veuve d’Antoine, marquis de CHOISEUL, accompagnée de son ancien brigadier des armées et de son Colonel d’infanterie, représentée par Didier FRAYCHARD et Marie-Anne VICHALOT domestique de la maison. Elle décédée en 1782. (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), page 11 acte naissance de Marie-Anne-Charlotte de Rosières).
  • Marie-Ange-Joséphine née et baptisée le 6 février 1761 à La-Croix-sur-Meuse qui a eu pour parrain Joseph- Philippe De BARAT de Boncourt, Capitaine d’un Régiment d’armée de cavalerie et pour marraine Mademoiselle Marie-Anne de LA VERGNES, Comtesse de Marchéville.. Elle épouse Toussaint-César de TREMEREUX.( Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), page 18 acte naissance de Marie-Ange- Josephine de Rosières)
  • Pierre-François né et baptisé le 25 avril 1762 à La-Croix-sur-Meuse qui a eu pour parrain Messire Pierre-François, Baron de COLLIQUER, Lieutenant-Colonel au 8e Régiment de Cavalerie de Joigny et pour marraine Dame Victoire de ROSIERES, épouse de Messire Jean-Baptiste, Comte d’ALENCON, lesquels parrainés et marrainés, ont été représentés par Didier FRAYCHARD et Françoise SAINTIN domestiques à la maison qui ont signé sur le registre ensemble et Messire de Rosières le père de l’enfant (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, E dépôt 202 (1 E 2, page 27, acte de naissance de Pierre-François de Rosières).
  • Elisabeth-Sophie née et baptisée et décédée le 13 mars 1763 à La-Croix-sur-Meuse qui a pour parrain Joseph-Jean- François- Alexandre, Comte de ROZIERES, Seigneur D’Euvezin et autres Lieux, grand Bailli de Thiaucourt et pour marraine Dame Elisabeth-Charlotte-Léopoldine, née Comtesse de CARDON de VIDAMPIERRE, épouse du grand et puissant Seigneur François, Joseph, Comte de BLOISE d’Hannonville, chambellan de sa Majesté le Duc Léopold de Lorraine, Chevalier du corps militaire d’Etienne. Les dits parrain et marraine remplacés par Monseigneur Alix-François, Comte de ROSIERES et Mademoiselle Lucie-Cécile de ROSIERES, fille du seigneur qui ont accompagné ensuite le corps avec Didier FRAYCHARD et Françoise GOSDIDIER, domestiques de la maison (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), page 33,34 acte naissance Elisabeth- Sophie de Rosières).
  • Henry-François né, baptisé et décédé le 23 mars 1764 à La-Croix-sur-Meuse.Son corps fut inhumé le même jour dans l’église de La-Croix (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), pages 40–41, acte naissance et décès de Henry-François de Rosières).
  • Marie-Sophie de Rosières née et baptisée le 20 janvier 1766 à La-Croix- Sur Meuse qui à pour parrain Monsieur François Alix de Rosières et pour marraine mademoiselle Lucie Cécile de Rosières (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse 2. E.276(1) 1765-1792 page 68 ; E dépôt 202(1.E;2) 1759-1783 page 59-60).
  • Marie-Rosalie de Rosières née et baptisée le 28 février 1767 à La-Croix-sur-Meuse qui a pour parrain Monsieur Alexis-François de Rosières et marraine Mademoiselle Lucie-Cécile de Rosières( Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1786, 1.E.2, cote dépôt 202, page 68).
  • Marie-Henriette de Rosieres née et baptisée le 15 juillet 1768 à La-Croix-sur-Meuse qui a pour parrain Monsieur Alexis- François comte de Rosières, pour marraine Mademoiselle Anne-Charlotte de Rosières sa Filleule (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, 1.E.2, cote dépôt 202, page 77 ).
  • Marie Angélique née et baptisée le 13 octobre 1772 à La-Croix-sur-Meuse qui a eu pour parrain Alix-françois de Rosières et marraine Marie-Joseph de Rosières (Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), page 105 acte naissance Marie-Angélique de Rosières).

Comte de Rozières de La Croix-Sur-Meuse, Gentilhomme de Lorraine et du Duché de Bar: Bailliage de Saint-Mihiel[31].

Il est également Seigneur de Marchéville et en 1769 Seigneur de Valleroy dont la seigneurie devint propriété indivisible avec Monsieur de. Lisle de Moncel et Monsieur. Barat de Boncourt La communauté de Valleroy était en perpétuel seigneurial trop pesant. Elle accueillit favorablement la Révolution

Nom francisé en de Rozières en 1766 pour les services rendus à Louis XIV, Roi de France, par Etienne III de Rosières et lors du rattachement de la Lorraine à la France.

Histoire de Lacroix-sur-Meuse après 1789[modifier | modifier le code]

À la Révolution française de 1789, les biens des Seigneurs de Lacroix-sur-Meuse et de leurs héritiers furent démantelés, dispersés et vendus :

Une loi du 22 décembre 1789 ayant ordonné la division de la France en Département, la Commune de Lacroix-sur-Meuse fut désignée pour être le chef-lieu de l'un des cantons, avec justice de paix du district de Saint-Mihiel ; Ce canton, composé de onze municipalités, comptait un total de 725 citoyens actifs, à savoir : Dompierre-aux-Bois, 48 citoyens, Lacroix-sur-Meuse, 124 citoyens ; Lamorville, 51 ; lavignéville, 38; Maizey, 64; Ranzières, 50 ; Rouvrois-sur-Meuse, 118; Seuzey, 38; Spada, 48; Troyon, 96 ; Vaux-les-palameix, 50.
Le nombre des Cantons qui avait été fixé, pour le Département de la Meuse à 79, par le décret du 14 avril 1792, fut réduit à 28 par arrêté du 19 octobre 1801 (27 vendémiaire an X). Le Canton de Lacroix-sur-Meuse fut supprimé et les communes qui le composaient furent réparties dans les cantons ci-après: 1) Saint-Mihiel: Les Communes de Dompierre-aux-Bois, Lacroix-sur-Meuse, Maizey, Ranzières, Rouvrois-sur-Meuse, Spada, Troyon. 2) Vigneulles-les-Hattonchâtel: Celle de Lamorville, Lavignéville, Seuzey, Vaux-les-Palameix[32].

En 1789, à la charge de la communauté de Lacroix, le bureau intermédiaire de Saint-Mihiel s’occupa de la reconstruction du pont jeté sur la Meuse

Le 18 et 19 avril 1791, les fermes de La-Croix-sur-Meuse appartenant aux monastères de l’Etanche et de Benoite-Vau qui rapportaient dans les années 1710 70 boisseaux de blé et 85 boisseaux d’avoine, sont vendues :- Le gagnage de La-Croix, à Nicolas Mougin, de Lavignéville au prix de11,800 livres, assignats au cours du jour valant 11,446 livres. –Six fauchées de près à La-Croix, à François Vadel de La-Croix au prix de 1,975 livres, assignats au cours du jour valant 1,915 livre. (Histoire des Monastères de l’Etanche et Benoite-Vau, page 296, par Dumont, Juge à Saint-Mihiel, 1853, Nancy imprimerie De Dard, Paris, Librairie Derache)

En 1792, le château fut en partie démoli et les parties conservées ont été transformées en Mairie ; l’ancienne demeure seigneuriale en école tenue par des sœurs religieuses ; dans l'église les registres paroissiaux se reportant à la période de 1730 à 1758 ont disparu afin d’effacer toutes traces des De Rosières, seigneurs de La Croix-sur-Meuse : les tombeaux d'Étienne III de Rosières et de son épouse Anne Thérèse De Maillet ont été profanés (Leurs noms ont été martelés et burinés)[33]).

Le 23 mai 1791, le gagnage de la Cure est vendu 14 000 livres ; le 22 janvier 1793 treize fauchées de la fabrique du Rosaire son vendues 8 075 livres ; le 13 mars 1793 la ferme de la fabrique du Rosaire est vendue 18 400 livres.

Les terres et près de « la fabrique du Rosaire » fondée vers 1740 par Marie Rutant ont été vendues le 24 Messidor An II pour la somme de 3450 livres ; les biens d'une œuvre de charité dont les revenus servaient à secourir les pauvres, furent vendus le 8 fructidor An III pour la somme de 20700 livres (Don d'Étienne III de Rosières provenant de Benoît Maillet)[34].

Laurent Rouvrois né le 6 novembre 1756, Curé de La Croix-sur-Meuse, ancien Vicaire des Islettes fut déporté et émigré suivant un jugement du Ier pluviôse An XI (21 janvier 1803) puis transféré à Bannoncourt en 1825[6].

Sur le territoire à environ deux kilomètres de la commune existait par le passé un ancien village, Domremy, dont l'église avait été donnée en 1051 à l'Abbaye de Saint-Mihiel; il fut détruit par les Suédois en 1634 par les troupes de Gustave II Adolphe de Suède et une rumeur ancienne dit que le trésor de cette église a été jeté dans le puits de l'ancien prieuré de Rehemond situé dans les environs.

Le hameau de Baillon mentionné en 1571 a disparu pendant la Guerre de Trente Ans (ce n'est plus qu'une ferme).

En 1635, à la suite des ravages de la guerre de Trente Ans et d'une épidémie de peste, la population fut réduite à cinq feux qui se composaient des familles Charles, Emond, Henry, Jamin et Villain.

En 1750, on comptait 98 ménages et en 1806 sa population était de 871 habitants.

Son église du XIIe siècle, construite sur la source Saint-Jean, probablement à l'initiative de Ursion de WATRONVILLE, évêque de Verdun de 1129 à 1131, était une petite église romane très simple. Un petit clocher doté d’une seule cloche faisait face à la rue du château et son bâtiment était orienté est-ouest. Huit fenêtres romanes éclairaient trois petites nefs et huit piliers ronds soutenaient les voûtes d’arêtes. Un petit chœur à pans coupés fermait une extrémité de l’église et était voisin d’une petite sacristie. L’intérieur était très bas, on descendait cinq marches pour arriver aux nefs La tour du clocher n’était dotée que d’une seule cloche et cela était insuffisant pour être entendue de toutes les maisons.
Cette église étant trop petite et menaçant de ruine ; le 6 février 1806, sous la présidence de Nicolas Villain, le conseil municipal décida son agrandissement. La nef fut allongée de 2 piliers pour atteindre par le fait la longueur de 28 m, sa largeur restant à 16 m et cela en coûta à la commune la somme de 9.755 francs.
Le 12 février 1807, une seconde cloche fut achetée et une horloge en 1824 à la demande de messieurs B.Charles, B.Boudot, Louis Feulat, Thonin pour la somme de 1 000 francs car, auparavant, seule la sonnerie de l’angélus servait de mesure du temps ; à 6 heures en hiver, à 5 heures en été et le couvre-feu à 9 heures du soir.

En 1832, à la suite d'une épidémie de choléra, le cimetière situé près de l'église étant trop petit, le 26 octobre 1835 la municipalité fit construire un nouveau cimetière qui sera entouré d'un mur en pierre de taille et d'une porte d'entrée édifiée en style gothique. Celui-ci sera agrandi en 1837 puis en 1877.

En 1836, la population était de 1112 habitants, son maire Charles Leloup et Gustave Thonin présidant le conseil municipal et désirant donner aux habitants une eau pure et abondante, firent construire le réceptacle de la fontaine aux Ormes, et avec l'approbation du Comte d'Arros, Préfet de la Meuse, la construction de quatre fontaines plus importantes que celles des localités voisines. Ces fontaines seront réalisées par l'entreprise Toussaint suivant les plans de l'architecte départemental, Théodore Oudet ; d'autres plus petites furent construites par la suite.

En 1845 l'église réparée provisoirement étant vétuste, est à nouveau trop petite; le conseil municipal chargea l'architecte Bazoche de Saint-Mihiel, d'établir l'avant-projet de construction d'une nouvelle église, puis un autre projet en 1854 qui sera refusé par le commission des bâtiments civils de la Préfecture de la Meuse car une nouvelle épidémie de choléra était survenue. Le nouvel Abbé François Langard en parfait accord avec Charles Emond, le maire en place, firent établir un nouveau projet à l'architecte, M. Max, pour un montant de 109 397,10 francs. Le 15 juillet 1854 en prélude des travaux, le nouveau presbytère fut installé dans une partie des bâtiments du château. Le 30 mars 1858, le projet d'architecture fut adopté ainsi que son financement par la vente de beaux chênes de la forêt de Gauffière et par la réutilisation des matériaux provenant de l'ancienne église. Faute d'accord avec la Préfecture de la Meuse qui trouvait le projet trop grandiose (une église de 1000 places, 830 m2 de superficie, des voûtes qui s’élèvent à 18,80 m du sol); un plébiscite local fut organisé et la municipalité, le 15 août 1858, approuvait le plan de l'architecte E. Max, jour de fête de l'Empereur Napoléon III.

L'Abbé François LANGARD, le maire Charles EMOND, FRANKIN le notaire, MERLAND le géomètre, AUBERT l'ancien officier, Charles LELOUP, Jean-Joseph DELAHAYE, tous les conseillers activèrent les entreprises. Le gros œuvre de la nouvelle église fut exécuté avec les pierres de Varvinay, Senonville et de la Boude par les entreprises DENAILLE, FREY, PARISOT, PICARD et fut terminé le 1er octobre 1860. Le clocher de 65 m et sa toiture furent exécutés par un menuisier d'Hattonchâtel, la croix qui domine l'église ainsi que les ferrures des portes par Simon LAHAYE et Eugène GERMAIN. Le 1er octobre 1861 les nouvelles cloches, d'un poids de 4 500 kg, furent commandées et fondues par le facteur GOUSSEL de Metz ; le 16 mars 1861, le dallage fut adjugé à Nicolas FORGEOT, les meubles à Gérard TOUSSAINT, les vitraux à Claude MENA, peintre verrier à Paris et un vitrail fut offert en don par Madame de LA RUELLE; l'horloge fut achetée à Monsieur MAZILLAC, maître Horloger à Verdun. La toiture est posée le 22 juin 1861 et l'église est bénite le 29 septembre 1862 par Monseigneur ROSAT, évêque de Verdun.

Entre 1827 et 1867, afin d’utiliser la force motrice du ruisseau de DOMPIERRE, le long de son cours sont construites des moulins à grains et des papeteries qui exploiteront les bois des forêts environnantes. La papeterie et le moulin à grains de Baillon (origine du Sieur THIESSE) ; la papeterie ‘point-du-jour’ (également ancienne saboterie jusqu’en 1962), la papeterie du Corap (transformée en pisciculture de loisirs en 1970), la papeterie de Domremy (propriété du Duc Charles III de Lorraine vers 1593, à la suite de la donation des Savigny, puis propriété de Jean Rutant), le moulin à grains dit le chêne (transformée en Ferme agricole).

En 1870 à la suite de la défaite de Sedan, Lacroix-sur-Meuse subit le passage des Prussiens et son économie prospère décline ; cela lui en coûta la somme de 62.832 francs.

Entre 1875 et 1880 est construit le fort de Troyon qui fait partie d'une ligne de fortifications imaginée par Raymond Adolphe Séré de Rivières (1815-1895), le canal de l'Est est creusé en 1879 ainsi qu'un port qui facilitera la vente des bois provenant de ses forêts et des communes environnantes.

En cette période, la grande Fontaine servira de marché couvert. Des papeteries et des moulins s'installent sur le cours du ruisseau de Dompierre, dans le village est créé un centre de broderies de haute couture.

Vers 1888, la fabrication de toile de coton occupait environ 50 personnes et la broderie 175 personnes.

L’activité de confection y est également développée en petits ateliers de sous-traitance. La chemiserie de Madame Lucie CHARLES qui travaillait pour la société SELIGMANN de Vaucouleurs, a cessé son activité en 1970.

En 1901, cinq commissionnaires installés à Lacroix-sur-Meuse, étaient attachés à plusieurs Maisons de haute couture de Paris et occupaient plus de 500 ouvrières dans la vallée de la Meuse et de la Woîvre. les brodeuses réalisent des vêtements brodés de paillettes, de perles ou de strass, des sacs et du linge de table, elles réalisent la robe de mariage de l'épouse du roi Farouk Ier d'Égypte en strass brodés sur du satin. Faute de repreneurs et d'une politique de bas prix, le dernier commissionnaire, Madame TRONVILLE, a cessé son activité dans les années 1972-1973.

Histoire de Lacroix-sur-Meuse à partir de 1900[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la récupération de l'Alsace et de la Lorraine perdue en 1871, le général Joffre fait établir des thèmes de travail et des règlements qui sont expérimentés lors de manœuvres sur le terrain. Lors de ces manœuvres, en 1891 et 1894 trois corps d'Armée sont passés en revue dans la plaine de Lacroix-sur-Meuse.

Le 2 août 1914, le Père Charles FAUDEL fit sonner la grosse cloche pour annoncer la mobilisation générale. Le 6 septembre 1914, le 5e Corps de l'armée allemande stationnée à Metz se dirigeait sur Lacroix-sur-Meuse et au pied du fort de Troyon qu'il ne put prendre grâce au courage du Commandant du fort, le Capitaine HEYM du 166e RI. Quinze jours plus tard la 40e division d'infanterie de Saint-Mihiel se servant de nombreux soldats du village, arrivait à Lacroix-sur-Meuse et repoussait l'ennemi jusqu'à Lamorville en perdant 40 % de ses effectifs et en se cantonnant dans les bois de Selouze.

La résistance des armées s'organisait à Lacroix, cinquante autobus de la Madeleine-Bastille assuraient la navette des soldats. Une caserne provisoire fut construite près du port (sentier des casernes) et une infirmerie fut créée près de la basse-Fontaine par Madame Marie POIRSIN afin de soigner les nombreux blessés du front et civils de Lacroix. Le clocher de l'église servait d'observatoire ; pour s'y rendre sans être vus, les soldats avaient creusé un souterrain qui partait de la vanne (maison C. HENRY) et qui longeait la rue haute pour déboucher dans l'église qui fut bombardée par des tirs d'obus.

Le 24 septembre 1914, un premier obus atteignait la tour de l'horloge de l'église vers 22h30. Seule la petite cloche de l'église se faisait entendre car les soldats l'avaient transportée dans les tranchées de Selouze afin de sonner les attaques aux gaz.

Les régiments se succédèrent le 154e, 155e, le 161e régiment d'infanterie du Colonel Adrien Henry lors de la bataille de Lacroix le 22 et 24 septembre 1914 ; le 164e régiment d'infanterie du lieutenant-colonel ROUSSEL le 22 et 27 septembre 1914 lors de la bataille de la Woïvre et des Hauts de Meuse.

La 67e division d'infanterie (288e RI) fait mouvement sur Lacroix sur Meuse le 22 septembre 1914 et engage de violents combats vers Saint-Rémy-la-Calonne, Dompierre-aux-Bois, Ranzières et occupe Vaux-les-Palameix et le nord de Seuzey (guerre de mines au bois des chevaliers à Lacroix-sur-Meuse). C'est au cours d'une reconnaissance de terrain avec ses hommes que le lieutenant Alain-Fournier (auteur du Grand Meaulnes) est tué par une patrouille allemande qui les enterre dans une fosse commune. Pendant longtemps, des doutes ont subsisté sur le lieu du décès qui se situait au niveau des limites des territoires de Lacroix-sur-Meuse et de Saint-Rémy-la-Calonne. À l’initiative de la commune de Lacroix-sur-Meuse, pour rappeler la mémoire d’Alain-Fournier et signaler les limites de sa disparition, une croix de chemin est exécutée par Dante DONZELLI. C'est un amateur passionné de Lacroix-sur-Meuse, Jean LOUIS, qui découvre le 2 mai 1991 la fosse sépulture dans les bois de Saint-Rémy-la-Calonne, et qui la signale en toute honnêteté aux autorités. Les corps d'Alain-Fournier et de ses compagnons sont authentifiés le 14 novembre 1991 ; lors d'une cérémonie, ils sont enterrés dans la nécropole nationale de Saint-Rémy-la-Calonne.

Afin de contenir l'armée allemande qui occupait la poche de Saint-Mihiel (Saillant de Saint-Mihiel), le 20 décembre 1914 une batterie d'artillerie du 218e RAC est installée à la Boude et des tranchées de protection sont creusées.

L'escadrille 7 stationne à Lacroix-sur-Meuse et, au cours d'un décollage, un de ces avions tombe dans les bois de Selouze le 1er avril 1915.

Les renforts s'organisent, le 220e RI en juillet 1915 à Selouze ainsi que le 257e RAC en 1917 ou le Docteur Paul Voivenel exerce sur le front en tant que responsable d'une ambulance de campagne.

Le 21 août 1915, le 3e bataillon du 46e RIT est mis à la disposition du 2e corps d'armée (67e DI, 133e brigade stationnée à Lacroix-Sur-Meuse), le 13 septembre 1915, il relève le 5e bataillon du 220e RI stationné à la Selouze à droite du bois des Chevaliers.

D'autres régiments se cantonnaient dans les bois des Chevaliers, en particulier les 119e et 166e régiments d'infanterie lors de combats le 26 septembre 1916.

Le 25 janvier 1918, un avion Dorand AR.1 piloté par le maréchal des logis Pierre MENANDAIS, accompagné par le lieutenant Georges BESSEC, observateur de l’escadrille SAL32, né à Saint-Malo le 28 mai 1891, s’écrase dans la forêt de Lacroix-sur-Meuse. Un monument commémoratif est érigé dans cette forêt.

En 1918, il ne restait plus que 300 habitants à Lacroix et le village n'était plus qu'un champ de ruine où de nombreux civils avaient été blessés et tués par les bombardements ; d'autres habitants avaient fui et le village avait été détruit à 95 %. Afin de reloger ses nombreux habitants sans logis, un village provisoire fait de maisons en bois, est construit le long de la rue de Seuzey. La chaire de l'église qui avait été sauvée en 1915 par Émile GOUJON en l'apportant à Benoît-de-Vaux, fut remise à sa place à l'Armistice de 1918.

En 1919-1920, afin de donner une sépulture digne aux nombreux soldats tués pendant cette guerre de 1914-1918, un cimetière militaire fut construit près de Seuzey. La Commune de Lacroix reçoit la Croix de guerre 1914-1918 avec Palme en 1921.

En tant que commune sinistrée des dons sont remis : Le 25 novembre 1921, le Comité de Bordeaux des villages libérés, établit la liaison et l'entente entre les Comités du Bassin (Arcachon-La Teste - Gujan - Mestras- Le Teich-Arès) La commune de Lacroix sur Meuse fait partie des villages adoptés par le département de la Gironde et des dons sont attribués à ces comités. Des secours en nature et en espèces sont envoyés à deux villages dont Lacroix-sur-Meuse qui se voit remettre par la Section d'Arcachon, présidée par Mme Veyrier-Montagnères, des secours en nature d'une valeur de 1 097,85 francs et des secours en espèces, 13 000 francs[35].

Vers 1921, la Commune ayant perçu des dommages de guerre, le village est reconstruit, l'église et les fontaines sont réparées, le presbytère est reconstruit autour des restes du château, à l'emplacement des ruines de l'école est construite une gendarmerie qui sera opérationnelle le 7 novembre 1923 (à l’origine, elle était à Troyon depuis le 3 décembre 1796), la mairie a été reconstruite au centre du pays avec de nouvelles écoles qui sont placées derrière. Un monument aux morts est inauguré en 1929 par le Ministre de la Guerre André Maginot. Tous ces travaux ont été effectués en grande partie par des travailleurs italiens, la réparation des monuments de la commune ainsi que les décorations intérieures de l'église et de la chapelle ont été effectuées par le Professeur Duillio Donzelli et sa famille ; les vitraux de l'église totalement détruits, ont été refaits et signés par le verrier JANNIN de Nancy.

Dans les années 1920, Joseph ROUSTANG et Raymond THIRION créent une petite fromagerie artisanale à Lacroix-sur-Meuse. Henri HUTIN ayant le virus du fromage comme la plupart de ses frères et sœurs, rejoint en 1922 ses beaux-frères et devient patron de cette entreprise. Avec son épouse, il collecte le lait avec une petite charrette tirée par un vélo. Il embauche Lucien GARRE, Jean MANGIN et Lucien HERVIEUX et fait construire de nouveaux bâtiments et une porcherie pour nourrir des porcs avec le petit lait. En 1936, à la suite d'un incendie, il construit une fromagerie avec frigos. Juste au lendemain de la libération, la fromagerie est bombardée par un avion allemand. Après sa reconstruction, l’entreprise est transformée en Société anonyme. Henri HUTIN fait appel à deux de ses enfants ; Jean-Louis s’occupe de l’exportation avec Heinz HOCLHLEINER et Daniel FORTIN ; Jean ROUFFET le Directeur Technique ; Bertrand prend en charge l’élevage des porcs. Dans les années 1965-1970, environ 220 personnes travaillaient 200 000 litres de lait par jour pour fabriquer des fromages pasteurisés à pâte pressée, des camemberts et des bries. Cette entreprise a obtenu l'Oscar de l'exportation en 1969. Le 17 mai 1977, cette fromagerie était reprise par le Groupe LOEVENBRUCK de Dieue-sur-Meuse. Dans la tourmente laitière de 1978, cette entreprise qui a failli disparaître, fut reprise en décembre 1978 par le Groupe HOCHLAND avec pour cogérants Herbert BALDAUF et Hubert BOULANGER. En 1982, suivant un plan de modernisation, elle a été transférée dans de nouveaux locaux à Dieue-sur-Meuse.

En 1930, la Commune de Lacroix–sur-Meuse subit la plus grande inondation qu’elle n’ait jamais connue. Pour la première fois, cette crue de la Meuse a été supérieure au niveau d’eau du canal et de nombreuses habitations ont été envahies par les eaux.

En janvier 1945, sous la menace du retour offensif de l'armée allemande, les habitants de la Commune de Gundershoffen quittent leur village alsacien pour se réfugier à Lacroix-sur-Meuse. En reconnaissant des liens d'amitiés, en 1972 lors d'une cérémonie, la rue de Bannoncourt est renommée rue de Gundershoffen.

Le 18 février 1973, une délégation d’Anciens de la RATP est venue se recueillir en souvenir de leurs camarades tombés en 1914-1918 aux champs de bataille du secteur de Lacroix-sur-Meuse et de ses environs.

Le 12 novembre 1982, lors d'une grande cérémonie militaire, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, le Général d'Armée de MONTONDOIN, Gouverneur militaire de Metz, Commandant le 1er corps d'armée et de la 6e région militaire, remettait le drapeau du 155e Régiment d'Infanterie Divisionnaire au Colonel BARTHELEMY. Ce régiment créé en 1831 prit une part active aux combats de la Première Guerre mondiale. Les 22 et 24 septembre 1914, c'est à Lacroix qu'il stoppa au prix de nombreux sacrifices, l'armée allemande. C'est encore à Lacroix qu'il livra de furieux combats lors de la Seconde Guerre mondiale et il ne tarda cependant à sombrer dans le cahot de l'été 1940.

Le 23 novembre 1983, lors d’une importante cérémonie militaire organisée à Lacroix-sur- Meuse, les artilleurs du 40e régiment d'artillerie stationné à Suippe, étaient venus sur leur terre natale. Comme l’a rappelé le Colonel DUBOUCHET, Commandant le 40e RA, c’est à Saint-Mihiel en 1894 que fut créé ce régiment. Après le passage des troupes en revue et un dépôt de gerbe commémoratif au monument aux morts de Lacroix-sur-Meuse, ce fut la présentation à l’étendard du régiment des nouvelles recrues du contingent 1983-10 qui se voyaient remettre, par Monsieur Henri PLANES, Commissaire adjoint de la République, Monsieur HERMENT, Sénateur et Président du Conseil général de la Meuse ; le Colonel DEBOUCHET ; Monsieur J. AIGLE, Maire de Lacroix-sur-Meuse ; Monsieur LEHMULLER, Président des Anciens Combattants ; Monsieur LARZILLIERE, Président départemental du Souvenir Français ; le Capitaine ORTEGA, commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Commercy et les anciens du 40e RA.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juillet 1789 1792 François Vadel   Secrétaire: Nicolas Jamin
vers 1792 1801 Jean Nicolas Subtil   Conseiller Général Lacroix/Meuse
octobre 1801 1808 Nicolas Villain    
début 1808 1808 Jean-Baptiste Martin    
novembre 1808 1835 Louis Feulat   Membre du Conseil Général de la Meuse
novembre 1835 1849 Nicolas Charles Leloup    
juin 1849 1852 Simon Lahaye    
novembre 1852 1865 Charles Emond    
novembre 1865 1870 Jean Baptiste Étienne    
novembre 1870 1876 Auguste Marchal    
mars 1876 1888 Charles Leloup    
juillet 1888 1892 Baptiste Bertrand    
mars 1892 1896 Charles Leloup    
mars 1896 1898 Léon jacob    
mars 1898 1900 Emile Heny    
mars 1900   Léon Jacob    
vers 1910   Joseph Mangin    
mars 1923 1929 Auguste Fortin    
mars 1929 1977 Henri Hutin    
mars 1977 1983 Lucien Delahaye    
mars 1983 1988 Jean Aigle    
octobre 1988 1989 Norbert Fister    
mars 1989 1991 Yves Fourcade    
mars 1991 en cours Régis Mesot    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 713 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 758 871 917 1 077 1 112 1 141 1 139 1 109
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 051 1 067 1 012 967 918 875 847 820 763
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
761 741 697 420 581 536 536 546 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
540 537 593 599 608 599 684 713 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[37].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste.
Chapelle Notre-Dame-des-Bons-Malades.
La Grande Fontaine.
Le lavoir.

L'église[modifier | modifier le code]

Construite à l'initiative de l'abbé François Langard de 1858 à 1862 en accord avec le maire en place, Charles Emond et un plébiscite local, suivant les plans de Maxe, architecte diocésain, dans le style ogival XIIIe siècle.

Elle possédait des parcelles de reliques de saint Jean-Baptiste, de saint Sébastien, de saint Étienne, premier martyr mais elles ont été détruites lors des bombardements de 1914-1918.

En son porche, elle conserve la pierre tombale d'Étienne III de Rosières, Seigneur de La Croix-Sur-Meuse, décédé le 24 novembre 1739 à l'âge de 86 ans.

(épitaphe : CY GIST – COMTE ETIENNE DE ROSIERES –SEIGNEUR DE LA CROIX SUR MEUSE – ANCIEN CAPITAINE DE CAVALERIE- DANS UN REGIMENT ROYAL ETRANGER- TOUT APRES AVOIR TOUJOURS VECU- DANS LE VRAI SENTIMENT D’HONNEUR- ET DE RELIGION RENDIT SON AME A- DIEU LE 24 NOVEMBRE 1739 AGE DE- 86 ANS);

L'église est ornée de fresques réalisées dans les années 1920 par la famille Donzelli, d'origine italienne, installée et très active dans la région. Elles souffrent de l'humidité et mériteraient une restauration.

Fresques de l'église. Le mariage de la Vierge

La chapelle[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-des-Consolations existait avant 1640 à l'endroit d'une ancienne léproserie[38].

Cette chapelle a été reconstruite en 1864 sous le titre « Notre Dame des bons Malades ».

Le château[modifier | modifier le code]

Il a appartenu au comte d'Hannonville et fut construit avec l'autorisation de Charles III de Lorraine, par Perrin de Savigny, gentilhomme de sa chambre.

Il comportait un pont-levis, des tours, des fossés, un colombier[39].

Une partie de ce château servit de mairie et d'écoles.

À l'heure actuelle, après les démolitions de 1792 et les destructions de la Grande Guerre de 1914-1918, il ne reste qu'une tour autour de laquelle est construit le presbytère.

Les fontaines[modifier | modifier le code]

Architecte Théodore Oudet. La construction en fut décidée par le Conseil municipal en 1835-1836 dont le maire était Charles Leloup avec l'approbation du comte d'Arros, préfet de la Meuse. La fontaine fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 31 décembre 1980[40].

Quatre fontaines principales :

  • la grande fontaine et également lavoir (rue du Général-de-Gaulle) ;
  • la fontaine de Minerve (rue du Général-de-Gaulle) ;
  • la fontaine de la Vierge (rue du Général-de-Gaulle) ;
  • la fontaine de la Source (rue Haute), en partie détruite.

Il y avait également d'autres fontaines :

  • la fontaine abreuvoir (rue de la Vanne) ;
  • la fontaine abreuvoir (rue de Gundershoffen) ;
  • les fontaines abreuvoirs (rue du Château, rue de Metz, rue de Seuzey) ont été détruites lors de travaux d'adduction d'eau en 1971.

La basse Fontaine : Ce lavoir a été construit en 1860 en même temps que la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste. Sa source se situait déjà sous l’ancienne église du XIIe siècle de style roman qui avait été construite au-dessus de la fontaine Saint-Jean (probablement par Ursion de Watronville, quarante-cinquième évêque de Verdun de 1129 à 1131). Il a été réalisé afin d’améliorer les conditions d’accès à l’eau et de faciliter la tâche des lavandières.

Le portail du cimetière[modifier | modifier le code]

Architecte P. Morizot de Sorcy

L'ancien cimetière situé près de l'église étant trop petit à la suite de l'épidémie de choléra de 1830, il est construit en 1835, rue du château à la sortie du village, son portail d'entrée en style gothique en pierre de taille.

Il est orné de deux statues sur les côtés et l'on peut lire les inscriptions suivantes : « Le premier instant de la vie est le premier pas vers la mort » « J'ai vu l'impie adoré sur la terre - je passe il n'était déjà plus » « La mort est le passage du juste à une vie meilleure ».

La mairie[modifier | modifier le code]

Architecte P. Masson, décoration Duillio Donzelli

De 1792 à 1914, la mairie se trouvait dans le château. Après la guerre de 1914-1918, elle fut reconstruite face à la grande fontaine.

Ce bâtiment carré avec fronton, corniche et balcon a été décoré par Duillio Donzelli, et les écoles ont été reconstruites derrière.

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Détruite à 90 % pendant la grande guerre de 1914-1918, la commune de Lacroix-sur-Meuse reçoit en 1921 la Croix de guerre 1914-1918 avec palme.

Le monument a été réalisé en 1927. par le sculpteur Duillio Donzelli, grand prix de sculpture, en hommage à nos nombreux soldats et à nombreux civils tués à Lacroix-sur-Meuse pendant la grande guerre.

Il a été inauguré par le Ministre de la Guerre, André Maginot, en 1929.

Le cimetière militaire de Lacroix-sur-Meuse[modifier | modifier le code]

Il est classé « Nécropole Nationale » (code 286001A).

Créé en 1915 sur la DR 162, direction Seuzey, il regroupe sur une superficie de 8 185 m2 les corps de 969 soldats français tombés dans les combats de Hauts de Meuse et exhumés des cimetières de guerre de Lacroix, Bois-des-Chevaliers et de Notre-Dame-de-Palameix.

Les calvaires[modifier | modifier le code]

De nombreux calvaires ornent les sorties du village. Nous trouvons un calvaire direction de Troyon, face à la station de pompage ; un calvaire dit « La Croix Blanche », côté gauche, à la fin de la rue du Tourbon ; deux calvaires côté droit route de Lamorville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard de Wassebourg ( - 18 août 1556), archidiacre de l'église de Verdun (Ordre de la Rivière), doyen du chapitre, curé de La Croix-sur-Meuse et des Paroches ; il est l'auteur Des Antiquités de la gaule-belgique en 1549[41]. Il fut procureur de la nation France en l’université de Paris, puis docteur régent et principal du collège de la Marche. En 1549, il compose les deux tomes des antiquités de la haute Belgique, sous les évêques de Verdun, où il rapporte dans l’ordre des siècles les règnes et les faits des empereurs, rois de France et d’Angleterre, ducs de Lorraine et de Bar[42].
  • Gabriel de Rosières (10 septembre 1690 à La Croix sur Meuse - ?), entre dans le Société des Jésuites le 14 octobre 1705 et prononce ses vœux solennels le 2 février 1724. On lui doit l'oraison funèbre de Louis XIV, qu'il prononça dans le collège royal de Strasbourg le 21 novembre 1715, elle fut imprimée à Strasbourg chez Michel Storck. Il fit aussi imprimer à Nancy, chez J.B.Cusson, en 1729, in-4o, l'oraison funèbre de Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar[43].
  • Adrien Henry (1888-1963)Né le 25 avril 1886 à Lacroix-sur-Meuse, issu d’une famille de paysans, appelé au service militaire, il est affecté le 7 octobre 1909 au 69e régiment d’infanterie à Nancy.Après une forte instruction militaire, en 1910 il concourut pour devenir officier de réserve, il est reçu numéro un avec 110 points d’avance.Afin de ne pas faire une période de réserve tous les deux ans et de pouvoir exercer son métier de paysan après son service militaire, il refuse d’être nommé sous-lieutenant et accepte d’être nommé sergent..Mobilisé le 31 juillet 1914, il est affecté au 161e Régiment d’infanterie à Saint-Mihiel à la caserne Canrobert et combat à Billy-les Mangiennes, à Lacroix-sur-Meuse au bois de Selouze, à Lamorville, à Saint-Hilaire-le-Grand, à Douaumont, à Berry-au-Bac, à Fleury-la-Rivière où il est blessé 13 fois lors des combats, en particulier au bois de Selouze le 22 septembre 1914.Après la grande guerre, il combat en Pologne avant d’entrer dans la gendarmerie et lors du début de la guerre de 1939-1945, il commande à Chateauroux la Compagnie de Gendarmerie de l’IndreAprès être mis de force à la retraite en juillet 1940, il rentre dans la résistance du département de l’indre.En 1945 en fin de carrière, il est nommé Colonel de Gendarmerie et il se retire dans sa famille à Commercy où il décède en 1963.Par ses actions militaires, il est héros des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945. Il est titulaire du Grand Ordre de la Légion d’Honneur et de plus de trente décorations.En tant qu’enfant du Pays, la Commune de Lacroix-sur-Meuse érige en son honneur un monument qui sera inauguré le 5 juillet 1970 en présence de Monsieur Louis Jacquinot, ancien Ministre d’Etat, Président du Conseil général de la Meuse, de Monsieur Henri Hutin, Maire de la Commune, de la Municipalité de Lacroix-sur-Meuse, des représentants des autorités militaires de la Région et du Département
  • Duilio Donzelli, sculpteur et peintre. Originaire de Cattolica (Italie) , diplômé de l’école des Arts d’Urbino, il quitte l’Italie avec sa famille vers 1912 pour émigrer au Luxembourg à Esch-sur-Alzette. Il débute comme ouvrier métallurgiste à l’ARBED (désormais ArcelorMittal), s’étant endormi une nuit à son travail, il est dénoncé à un des directeurs, Monsieur Émile Mayrisch, qui découvre que Duilio Donzelli a des diplômes et pratique le dessin. Il le charge de donner des cours de dessin et de modelage et lorsqu’il ne travaille pas, Duilio Donzelli pratique la sculpture et la peinture, en particulier le décor des façades et des fenêtres des maisons bourgeoises de la ville de Luxembourg et Esch-sur-Alzette. Découvrant ses talents, l’ARBED lui demande de sculpter les façades de ses nouveaux bureaux. Passionné de politique afin de défendre les conditions de ses compatriotes, il marche en tête d’un défilé de contestation le 1er mai 1924. Soupçonné d’être un manifestant violent, il est expulsé du Luxembourg avec sa famille et vient s’installer à Lacroix-sur-Meuse, dans un ancien entrepôt de vin situé en face de l’église qui avait été en partie détruite par les bombardements de la guerre de 1914-1918. Artiste sculpteur et artiste peintre, il participe à la réparation des monuments de Lacroix-sur-Meuse endommagés par les bombardements de l’artillerie allemande et française. En tant que sculpteur et peintre, il répare les parties endommagées de l’église de Lacroix-sur-Meuse et améliore sa décoration par l’exécution de peintures sur bois d’un chemin de croix et l’exécution de fresques sur les murs intérieurs de l’église. Il participe à la reconstruction de la grande fontaine, en particulier la façade où il restaure et refait les sculptures en partie détruites ainsi qu’à la réparation des autres fontaines. Lors de la construction de la nouvelle mairie en 1925, en tant que sculpteur, il participe à la décoration de sa façade. Avec sa famille, il crée une école d’art à Lacroix-sur-Meuse où l’on apprend et l’on pratique des cours de peinture, de sculpture et de musique, sa fille donne des cours de piano. Son projet pour la construction d’un monument aux morts de 1914-1918 est retenu par la commune de Lacroix-sur-Meuse. Celui-ci sera inauguré en 1929 par le Ministre des armées André Maginot. Ce monument révélant les dons d’un artiste d’exception, de nombreux projets de restauration et de création sont sollicités auprès de l’artiste par les responsables des communes, du département de la Meuse et de la région Lorraine. Nous retrouvons également son renom sur le plan international où des œuvres de qualité sont exécutées par lui au Luxembourg, en particulier sur des monuments et des bâtiments de la Ville d’Esch-sur-Alzette où il a été professeur de dessin et de modelage à l’école industrielle jusqu’en 1924[44]. Nombreuses sont ses œuvres répertoriées dans l’inventaire général du patrimoine culturel. Parmi ses œuvres, nous retrouvons : l’église, la grande fontaine, le monument aux morts de Lacroix-sur-Meuse ; les monuments aux morts et les églises de Bonzée-en Woêvre, Damvillers, Fresnes-en-Woëvre, Hannonville, Manheulles, Thillot-sur-Meuse, Saulx-les-Champlon,Seuzey, etc. Malheureusement, cet élan est cassé par la guerre de 1939-1945. En fuite vers la zone libre, il passe avec sa famille à Châteauroux et a la chance de rencontrer le colonel Adrien Henry, natif de Lacroix-sur-Meuse, commandant de la Compagnie de gendarmerie de l’Indre. Celui-ci le dirige dans la zone de la Franc libre, Duilio Donzelli s’installe à Saint-Marcel-lès-Valence où il réalise avec son fils Dante de nombreuses sculptures dans la région jusqu’en 1945. La guerre étant terminée, la famille Donzelli s’installe à Saint-Mihiel et son fils Dante formé par son père et à l’école des Beaux-art de Luxembourg, qui avait le même virus que son père, crée à son tour à Saint-Mihiel, un atelier de sculpture et de peinture d’art qui sera opérationnel jusque dans les années 1993-1994 ainsi qu’une école de peinture d’art qui sera reprise par la ville de Saint-Mihiel[45].
  • Henri Hutin (13 juin 1900 à Bovée-sur-Barboure, 17 septembre 1984[46]), engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale, il combat en Pologne et dans l'armée de Piotr Nikolaïevitch Wrangel sous les ordres du capitaine Charles de Gaulle. En 1922, il crée sa propre fromagerie à Lacroix-sur-Meuse qu'il développa de façon remarquable, portant le renom des fromages français outre-atlantique. Il est Maire de la Commune de Lacroix-sur-Meuse de 1929 à 1977 puis par décret, Maire Honoraire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il organise l'évacuation de la Population dans des conditions souvent pénibles. Il risque sa vie et celle de sa famille en établissant des faux papiers et en aidant les évadés yougoslaves et lorrains. Il est cité à l'ordre de la résistance dans la 1re heure dès 1940, dans le Mouvement lorrain et le Comité départemental de la Libération. Il est titulaire de la Légion d'honneur, de la Croix du combattant volontaire, Chevalier de l'Ordre du Mérite social, titulaire de la médaille d'or communale et départementale et de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
  • Jean Aigle (9 décembre 1912 à Bar-le-Duc - 25 août 1988[47]), il passe son enfance à Lacroix-sur-Meuse avant d’entrer à l’école normale de Metz puis à l’école militaire de Saint-Maixant pour effectuer une carrière militaire. Sous-lieutenant en 1935, lieutenant en 1936, il est nommé capitaine en 1944. Après avoir servi en Afrique du Nord, en Angleterre et en Allemagne, il a fait toute la campagne de la libération de la France et de la Belgique. Promu au grade de chef de bataillon en 1954, il fut affecté au 89e Bataillon des services à compter du 1er octobre 1968. Retraité, il revient à Lacroix sur Meuse. En 1983, il est élu maire. Il est également membre du bureau du SIVOM de Saint-Mihiel, Membre du Contrat de pays des Cantons de Saint-Mihiel, Vigneulles et Pierrefitte ; Représentant pour la Commune au CAPEM et au CODSICON. Sur le plan associatif, il était membre de l’association sportive, culturelle et paroissiale Saint-Jean ; de l’Association pour l’emploi à Lacroix sur-Meuse et son bassin d’emploi ; de l’association de défense des ruisseaux de la vallée de Dompierre-aux-Bois, Seuzey, Deuxnouds-aux-bois et de Bannoncourt, Spada, Lamorville, Lavigéville, Lacroix sur Meuse, Maizey et Rouvrois. Il est titulaire de la Croix de Guerre 1939-1945, Chevalier de la Légion d'honneur et Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
  • Patrick Valdrini Né à Saint-Mihiel le 6 juillet 1947, c’est à Lacroix-sur-Meuse qu’il grandit.Il est élève à l’école communale de Lacroix-sur-Meuse Après ses études secondaires au Séminaire de Verdun, il entre au grand Séminaire de Metz. Il est ordonné Prêtre à Lacroix-sur-Meuse le 1er juillet 1972, fait des études supérieures de théologie et de droit canonique à la faculté de théologie catholique de Strasbourg et obtient en 1983, le Grade de Docteur d’état en théologie, mention droit canonique. Nommé enseignant à la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris en 1982, il est élu Doyen en 1984.En 1986 il est Président de la Société internationale de droit canonique et de législation religieuse comparée.Il dirige la revue «  l’année canonique », il est co-Directeur, avec la faculté de droit Jean Monnet de Sceaux (Paris XI), du centre universitaire «  Droit et sociétés religieuses « , dans le cadre du DEA de droit canonique.Le 18 juin 1992, il est Recteur émérite de l’Institut Catholique de Paris jusqu’en 2004 puis il préside la Fédération des universités catholiques européennes..Monseigneur P.Valdrini est nommé en septembre 2006, par le Quai d’Orsay, Conseiller culturel près du Saint-Siège placé sous l’autorité de l’Ambassadeur de France.Il est Recteur de la Communauté des Prêtres de Saint-Louis (Latran-Rome); le 19 octobre 2008 il est nommé Recteur de St-Louis des Français.Il écrit de nombreux livres dont: Conflits et recours dans l’Eglise (Cerdic 1978), Injustices et protection des droits dans l’Eglise (Cerdic, 1984), Pouvoir d’ordre et pouvoir de juridiction (par Laurent Villemin et Patrick Valdrini -éditions du cerf, March 13, 2003) -Paperback, Droit Canonique (Patrick Valdrini, Jean-Paul Durand, Olivier Echappé, Jacques Vernay), édition 2e, éditeur Dalozz, collection précis, Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Note rédigée par Norbert Fister, ancien Maire, Chevalier de l'Ordre National du Mérite, grâce aux informations des anciens et à l'aide des documents suivants :

  • Répertoire archéologique du Département de la Meuse par Maurice Toussaint, Bar-le-Duc, imprimerie Contant-Laguerre 1946. (Lacroix-sur-Meuse, page 85-86)
  • Géographie de la Meuse par H. Lemoine, directeur d'école en 1909, Archives départementales de la Meuse (Lacroix-sur-Meuse page 348, 349)
  • Notice de Lorraine Tome premier (Croix-sur-Meuse page 252) Dom. Calmet. Histoire de Lorraine.
  • Pouillé du Diocèse de Verdun, tome III, par l'Abbé Gillant, 1904 (Lacroix-sur-Meuse page 411 à 414).
  • Histoire Ecclésiastique et civile de Verdun avec le Pouillé, par N. Roussel, tome II, Bar-le-Duc, Contant-Laguerre, imprimeur-éditeur, Rue Rousseau, 36, MDCCCLXIV
  • Bibliothèque sacrée ou dictionnaire universel par les Révérends Richard et Giraud, tome vingt-unième (Richard de Wassebourg page 283) à Paris chez Boiste fils aîné, libraire-éditeur, M DCCC XXV).
  • Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France A.B par l’Abbé EXPILLY, tome 1, Apremont page 215, éditeur A. Avignon et se trouve à Paris chez Desaint et Saillant, rue St-Jean-de-Bauvais.
  • La famille et la Seigneurie d’Apremont des origines au XIVe siècle par Mathias AUCLAIR d’après la thèse de C. Parent 1928, de l’École nationale des chartes, bulletin de liaison des Sociétés savantes par CTHS du 26-27 octobre 2006
  • Recueil de généalogie, pour servir de suite ou de supplément au dictionnaire de la Noblesse, Tome XIV, ou second des suppléments (Watronville, page 655 à 672) A Paris, chez M, Radier, Éditeur & continuateur de cet ouvrage, rue Saint-André-des-Arcs, près celle des grands-Augustins, vis-à-vis M.Brichard, Notaire. M. DCC. LXXXIV.
  • La France littéraire ou Dictionnaire bibliographique par J-M. Quérard, tome huitième (Alençon page 154), Paris, chez Firmin Didot frères, librairie, rue Jacob, no 24, M D CCC XXXVI.
  • Dictionnaire universel de la Noblesse de France par M. de. Courcelles, tome troisième A-M (d'Alençon page 18), à Paris au bureau général de la noblesse de France-1821.
  • Mémoires Généalogiques pour servir à l’Histoire des Familles des Pays-Bas-Amsterdam- M.D.CC.LXXXI-(Savigny page 374, Watronville page 386).
  • Dissertation historique sur l’ancienne Cavalerie et Noblesse de Lorraine (Savigny pages 183, 185, 186, 194, 199, 201, 203, 208, 213), à Nancy chez Haner, imprimeur ordinaire du Roi et de la Société Royale M.DCCLXIIL
  • Nobiliaire de Saint-Mihiel, tome 1, de 1865, Charles Dumont, (Rutant no 27, pages 213-214-215-216).
  • Dictionnaire de la Noblesse tome II seconde édition (Bloisse page 560-561), A Paris, chez la Veuve Duchesne, librairie, rue S.Jacques, au Temple du Goût; Durand, le neveu, libraire, rue S.Jacques, à la Sagesse; et l’Auteur, rue Saint-André-des-Arcs, entre l’Hôtel de Hollande et la rue des Grands-Augustins M. DCC . LXXI
  • Nobiliaire de Saint-Mihiel, tome II, de 1865, Charles Dumont, (Rosières no 97, pages 65, 68, 107, 110, 112, 392)
  • Bibliothèque sacrée ou Dictionnaire universel dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques par les Révérends Pères Richard et Giraud (Gabriel de Rosières, page 241), tome vingt-unième, à Paris chez Boiste fils aîné, libraire-éditeur, M D CCC XXV
  • Archives départementales de la Meuse, état civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202 (Rosières, Rozières page 5, 6, 12, 55, 56).
  • Dictionnaire de la Noblesse par M. De La Chesnaye-Desbois (Rosières page 321, 322, 323, 324, 325), seconde édition, tome XII, à Paris chez Boudet, libraire-imprimeur du Roi, rue St-André-des-Arcs.
  • Les Bibliothèques françoises de La Croix du Maine et de Du Verdier, Sieur de Vauprivas ( De Rosières Page 235, 236), nouvelle édition dédiée au roi, par M.Rigolet de Juvigny, Conseiller honoraire du parlement de Metz, Tome premier, à Paris Saillant & Nyon, libraires, Rues Jean de Beauvais.
  • Catalogue des Gentilshommes de Lorraine et du Duché de Bar (bailliage de Saint-Mihiel page 22,23,24) -Procès verbal de l'assemblée générale des trois ordres - 20 mars 1789 Arch.imp, B. III, 21,P, 259, 293.
  • Notes sur Lacroix-sur-Meuse, tirage 50 exemplaires, éditées par M. Bonnabelle (Officier de l'Ordre des Palmes académiques), membre de l'Académie des Lettres, Sciences et Art de Bar-Le-Duc.
  • Histoire du Barrois par le Révérend Père ROGIE, tome 1 (chapelle rurale de Lacroix-sur-Meuse page 270 ; séjour de Henri Alix le Duc par Delabar, page 34).
  • Histoire des Monastères de l’Etanche et Benoite-Vau par Dumont, Juge à Saint-Mihiel, 1853, Nancy imprimerie De Dard, Paris Derache librairie.
  • La Bataille des forts- Alain Hohnadel et Philippe Bestetti- éditions Heimdal, Bayeux, 1995
  • Un meusien au cœur des deux guerres - Mémoires du colonel Adrien HENRY - 1914 1918, 1939 1945 - Editions Ysec (Louviers) 2011.
  • MASCARONS DE LUXEMBOURG par Nelly MOIA, édité en 1995,Duilio Donzelli, pages 199-200 - Conception polygraphie service international/vidéocom, impression Polyprint Esch-sur-Alzette, Luxembourg.
  • Les Donzelli Père et Fils article de Marie-Thèrèse Bastien « Revue Lorraine Populaire, n° 98, février 1991, pages 91-93 » Auteur : Collectif sous la direction de Jean-Marie Cuny, Nancy
  • Connaissance de la Meuse, Carrière d’Haudainville 55100 Verdun, no 70, octobre 2003 « La Fromagerie HUTIN » pages no 4, 5, 6, 7, Éditeur imprimerie Tecnodim 32, rue des Garennes, 57155 Marly

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notes sur Lacroix-sur-Meuse éditées par M. Bonnabelle, officier d'académie, tirage en 50 exemplaires
  2. Dom Calmet, Histoire de Lorraine, preuve édition I, p.542
  3. Revue d'Austrasie, page 143, édition 1843
  4. Dom Calmet: Notice de Lorraine, tome I, page 255, art « Croix-sur-Meuse »
  5. Notes sur Lacroix-sur-Meuse éditées par M. Bonnabelle, officier d'académie, tirage 50 exemplaires
  6. a, b, c et d Pouillé de Verdun
  7. Toussaint, Répertoire archéologique du département de la Meuse; Période gallo-romaine, Imprimerie Contant-Laguerre, 1946
  8. Histoire ecclésiastique, civile et politique de Toul, in-4° par le père Benoît PICART, capucin, page 134 et Histoire des Évêques de Verdun, par Laurent de Liège, imprimée dans les Preuves de Lorraine, par Dom Calmet, première édition, in-fol, tome IV, page 213 et 216)
  9. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France A.B par l’abbé Expilly, tome 1, page 215, éditeur A. Avignon et se trouve à Paris chez Desaint et Saillant, rue St-Jean-de-Bauvais
  10. La famille et la Seigneurie d’Apremont des origines au XIVe siècle, par Mathias AUCLAIR d’après la thèse de C. Parent 1928, de l’École de Chartres, bulletin de liaison des sociétés savantes par CTHS du 26-27 octobre 2006.
  11. Recueil de Généalogie, pour servir de suite ou de supplément au dictionnaire de la Noblesse, tome XIV, ou second des suppléments (Watronville page 655 à 672) À Paris, chez M, Radier, Éditeur & continuateur de cet ouvrage, rue Saint-André-des-Arcs, près celle des grands-Augustins, vis-à-vis M. Brichard, Notaire. M. DCC. LXXXIV)-(Mémoires généalogiques pour servir à l’histoire des familles des Pays-Bas-Amsterdam- M.D.CC.LXXXI-(Savigny page 374, Watronville page 386).
  12. Selon les tablettes Historiques et généalogiques de Louis Chasot de Nantigny, part. XIII
  13. La chambre des Comptes du Duché de Bar-1420-1790, publié et annoté par le Baron de Dumat, chez Contant-Laguerre, libraire-éditeur, Bar-le-Duc 1907
  14. Bibliothèque Sacrée ou Dictionnaire universel, historique, dogmatique, canonique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques par les Révérends Richard et Giraud, T21, page 18, à Paris chez Boiste Fils ainé, librairie-éditeur, rue Sorbonne, n°12 M DCCC XXV
  15. Archives départementales de la Meuse, original abs- 1586-1623- Saint-Mihiel, Actes de naissances, pages 59, 75, 111, 120, 135, 146, 161, 173, 189, 206, 213, 243, 261, 266
  16. Dumont, Nobiliaire de Saint-Mihiel, tome 1, no 27, page 213-214-215-216, no 1, 1865
  17. Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1624 à 1639, original abs, page 49, acte de naissance
  18. Archives départementales de la Meuse, E dépôt (1 e1)l de 1660 à 1729, Lacroix-sur-Meuse page 56, acte de décès Marie Rutant.
  19. Archives départementales de la Meuse, E dépôt (1 E 1)l de 1660 à 1729, Lacroix-sur-Meuse page 85, acte de décès François de Bloise d’Amblemont.
  20. Dumont, Nobiliaire de Saint-Mihiel, 1865, in-8, tome II, p. 107-112.
  21. Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1586 à 1623, Original abs, page 264, acte de naissance François de Rosières
  22. Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1725 à 1738, Original abs, page 20, acte de décès de François Barrois
  23. Archives départementales de la Meuse, État civil de Saint-Mihiel de 1639 à 1688, Original abs, page 75, acte de naissance
  24. Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202
  25. Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202 page 40
  26. Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix sur Meuse de 1660 à 1729, 1.E.1, cote dépôt 202 page 12
  27. Rosières, pages 65.68.110.392 ; Dumont, Nobiliaire de Saint-Mihiel n°2 FL356 1865.
  28. Dictionnaire de la Noblesse par M. De La Chesnaye-Desbois, seconde édition, tome XII, à Paris, chez Antoine Boudet, libraire-imprimeur du roi, rue Saint-Jacques.
  29. Procès-verbal de l'Assemblée générale des trois ordres 20 mars 1789 -Archiv, imp.B.III.21.P 259-293
  30. Archives départementales de la Meuse, État civil de La Croix-sur-Meuse de 1759 à 1783, E., dépôt 202 (1 E 2), page 182 acte naissance de Antoinette-François de Rosières
  31. Procés-verbal de l'Assemblée générale des trois ordres 20 mars 1789-archiv, imp B.III.21. P 259.293.
  32. Note sur Lacroix-sur-Meuse éditée par M.Bonnabelle-officier d'académie, tirage en 50 exemplaires
  33. Rosières pages 65.68.110.392 ; Dumont, mobiliaire de Saint-Mihiel n+2 FL 356, 1865
  34. voir histoire du Barrois par le Révérend père Rogie, page 270, séjour de Henri Alix Leclerc par Delabar
  35. Histoire en Buch- Veyrier-Montagnères, Maire d'Arcachon - Pages d'histoire locale 1921-1925 par F-Canton
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  38. Histoire du Barrois par le révérend Père Rogie, I, page 270 : séjour de Henri Alix Le Duc par Delabar, page 34
  39. Note de M. Bonnabelle, tirage 50 exemplaires
  40. « Notice no PA00106546 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Le Pouillé de Verdun, page 79
  42. Histoire de l’université de Paris, Bibliothèque sacrée ou dictionnaire universel par les Révérends Richard et Giraud, tome vingt-unième, page 283, à Paris chez Boiste fils aîné, libraire-éditeur, M DCCC XXV
  43. Dom Calmet, Bibliothèque de Lorraine) (Bibliothèque sacrée ou dictionnaire universel par les Révérends Richard et Giraud, tome vingt-unième, page 241, à Paris chez Boiste fils aîné, libraire-éditeur, M DCCC XXV
  44. Nelly MOIA, MASCARONS DE LUXEMBOURG , édité en 1995, pages 199-200, conception polygraphie service international/vidéocom, impression Polyprint Esch-sur-Alzette, Luxembourg
  45. Marie-Thèrèse Bastien, in Revue Lorraine Populaire, n° 98, février 1991, pages 91-93 » Auteur : Collectif sous la direction de Jean-Marie Cuny, Nancy
  46. L'Est républicain, édition Meuse, 19 septembre 1984
  47. L'Est républicain, édition Meuse, 27 août 1988