Ommeray

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Ommeray
Image illustrative de l'article Ommeray
Blason de Ommeray
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Château-Salins
Canton Vic-sur-Seille
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Sébastien Henry
2014-2020
Code postal 57810
Code commune 57524
Démographie
Population
municipale
108 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 26″ N 6° 41′ 17″ E / 48.7239, 6.688148° 43′ 26″ Nord 6° 41′ 17″ Est / 48.7239, 6.6881  
Altitude Min. 213 m – Max. 282 m
Superficie 10,12 km2
Localisation

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Ommeray

Ommeray est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Saulnois et du parc naturel régional de Lorraine.

L'étang d'Ommeray (45 ha) est la source du Nard, un affluent de la Seille.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Yommereu en lorrain roman
  • La toponymie du lieu vient d'un nom de personne germanique: Hunmar accolé au suffixe -iacum [1]. Au fil des siècles le village s'est nommé Hommeres (1219), Omeris (1273), Ommereis (1285), Hommeris (1288), Homerey ou Hommerey (1476), Omeray (1756)[2], Omerey (1793), Ommerey (1820), Ommerich (1915–18 & 1940–44).

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé des preuves d'occupation remontant à la Préhistoire et à l'Antiquité.

Ancien domaine épiscopal, Ommeray était un fief de l'évêché de Metz dont il dépendait comme généralité et coutume. Il relevait du bailliage de Vic et du district de Lagarde. Les abbayes de Salival et de Haute-Seille possédaient des droits et des biens sur le territoire d’Ommeray, rappelés par le blason actuel du village. Ommeray n’était qu’un hameau dépendant du village de Mantoncourt, disparu aujourd’hui. Le site de Mannecourt rappelle l’existence et le site de ce village. Deux autres hameaux situés sur le territoire actuel étaient également sous sa dépendance : Bayet et Varansaille. Les lieux-dits de la Bayette et Varissaille rappellent l’emplacement de ces hameaux.

Le territoire d’Ommeray a subi de nombreuses invasions au cours du Moyen-Age. Pour cette raison vers 1450, les villageois se mirent sous la protection du duc de Lorraine. Cependant, la plus grande catastrophe arrive lors de la guerre de Trente Ans lorsque le village de Mantoncourt et ses trois hameaux sont entièrement détruits par les armées de passage en Lorraine. Le village de Mantoncourt ne sera plus jamais reconstruit. Une croix a été érigée en 1770 par l’abbé Didier, curé de l’époque à l’emplacement de l’église. C’est à Ommeray que le village est reconstruit au cours du XVIIIe siècle et l’église est achevée en 1764.


Avant la fermeture des salines de Moyenvic et Lezey, un canal de flottage de 16 800m suivait le lit du Nard. Il servait à alimenter en bois les salines. Un autre canal permettait d'acheminer le bois de la forêt de Réchicourt-le-Château à Lagarde, les grumes étant transportées par chariot sur les 6km séparant Lagarde d'Ommeray[3]. Ommeray servait alors d'entrepôt pour ce bois avant son transfert pour Moyenvic[4].

Durant la Révolution française, en 1790, la commune a fait partie du canton de Bourdonnay, puis en 1801 du canton de Vic-sur-Seille.

En 1820, Ommeray était une annexe de Moncourt. Les 951 hectares de la commune étaient employés pour 615 en labours, 200 en bois et 135 en prairies[4].

Ancienne commune de la Meurthe, le village prend le nom allemand de Ommerich après l'annexion de 1870. Suite à cet événement, le canton de Vic-sur-Seille est littéralement coupé en deux par la nouvelle frontière. 14 communes sont annexées. Les 9 communes restées françaises formeront le canton meurthe-et-mosellan d’Arracourt.

En 1914, lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la frontière est définitivement fermée. Les jeunes du village sont enrôlés dans l’armée allemande et iront combattre sur le front de l’Est. Un grand nombre d’entre eux y laisseront leur vie. Leur souvenir est rappelé sur le monument aux morts de la commune. En octobre 1918, devant l’imminence d’une offensive française dans les territoires annexés, les Allemands expulsent les habitants du village à Idar-Oberstein (Rhénanie-Palatinat). Ils y resteront jusqu’à l’armistice du 11 novembre 1918.

L’Alsace-Lorraine redevenue française, Ommeray est intégré dans le département de la Moselle, créé dans les limites de la Lorraine annexée. La paix ne durera que 20 ans et en 1939, un nouveau conflit éclate. Après la défaite de 1940, les armées allemandes font leur entrée dans Ommeray et le village ainsi que l’ensemble du département de la Moselle est à nouveau annexé par le Reich. Hitler veut germaniser définitivement les territoires annexés. Il décide alors d’expulser tous les habitants de culture romane en France en zone libre pour les remplacer par de nouveaux habitants de langue germanique. C’est ainsi que le 19 novembre 1940, les habitants sont transportés à la gare de Château-Salins afin d’être expulsés, sans connaître leur destination finale. C’est en Haute-Vienne, que le train s’arrête à une trentaine de kilomètres de Limoges. Les habitants sont répartis sur les trois communes voisines de Bujaleuf, Masléon et Saint-Denis-des-Mûrs. Des relations cordiales et durables seront tissées entre les habitants de ces villages et les expulsés lorrains, tant et si bien que 30 ans après ces événements, une cérémonie de jumelage sera effectuée en 1974 entre les communes d’Ommeray et de Bujaleuf avec toute la chaleur des retrouvailles. Au tournant de la guerre lorsque l’espoir change de camp, certains habitants reviendront dès 1943 en Meurthe-et-Moselle toute proche de leur village. Les autres habitants reviendront à la Libération. Durant le conflit, les Allemands avaient installé à leur place les habitants d’Haspelschiedt, leur objectif étant de détruire ce village afin d’agrandir le camp de Bitche. Malgré les offensives américaines en particulier lors de la bataille d’Arracourt (novembre 1944) qui a détruit de nombreux villages voisins, Ommeray est miraculeusement préservé. Les habitants retrouvent leurs fermes et la vie reprend son cours. Dans les années 60, le maire Eugène Fisson met à exécution un projet audacieux pour l’époque, consistant à créer des « routes de derrière » coupant tous les jardins. Désormais, les habitants devront stocker leurs tas de fumier et leurs tas de bois derrière leurs fermes et les troupeaux devront circuler sur ces nouveaux axes. Les usoirs sont engazonnés et c’est ainsi que Ommeray, village typiquement lorrain devient l’un des premiers villages fleuris de Lorraine et remporte de nombreux prix de fleurissement dans les années 80 grâce au concours actif de l’ensemble de la population du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    George Boubel    
    Clément Rayeur    
    Eugène Fisson   cultivateur
mars 1989 mars 2001 Paul Dieudonné (1932-2010)   cultivateur et ouvrier à l'entreprise Kuhlmann
mars 2001 mars 2008 Jean Jacques    
mars 2008   Sébastien Henry    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
471 429 455 475 549 514 481 451 435
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
442 448 395 363 358 335 348 327 295
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
305 272 213 215 212 201 165 171 180
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
155 131 122 117 110 101 103 108 108
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne du XIXe siècle.
  • Autel de l'église du XIXe siècle, classé aux monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, A.Dauzat et Ch.Rostaing, Larousse 1963
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe Par Henri Lepage, 1862
  3. Dictionnaire hydrographique de la France, Antoine Louis Théodore Ravinet 1824
  4. a et b Statistique administrative et historique du Département de la Meurthe, 1822 Louis Antoine Michel
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011