Juvelize

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Juvelize
Blason de Juvelize
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Château-Salins
Canton Vic-sur-Seille
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Sylvain Ciminera
2014-2020
Code postal 57630
Code commune 57353
Démographie
Population
municipale
88 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ N 6° 39′ E / 48.77, 6.6548° 46′ Nord 6° 39′ Est / 48.77, 6.65  
Altitude Min. 202 m – Max. 257 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

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Juvelize est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Juvelize se situe dans le parc régional de Lorraine, à 250 mètres d'altitude au sommet d'une colline. Il n'a rien d'un village lorrain tout en longueur, mais se regroupe autour de son église du XVIIIe siècle. Il est au centre d'une région touristique qui compte de nombreux attraits et domine la vallée de la Seille et du Nard. Les vues sur les Vosges, sur la chapelle de Marimont (Bourdonnay), sur Marimont les Benestroff, sur la Côte Saint-Jean, sur Moncourt sont réputées. Le village est situé sur le versant sud et est, de ce fait, très ensoleillé et protégé, en partie, des vents du Nord-Est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La toponymie du village provient sans doute d'un nom de personne germanique. On retrouve la dénomination Giverlisa en 1160 et Girlize en 1273[1].
  • Giverlise (1160), Givlize (1273), Jevelise (1524), Gevelise (1553), Gevelize alias Gerskrich (1594)[2], Gerskirch (1594)[3], Geverlize (1616), Jevelise (1793), Geistkirch (1915–1918), Geistkirchen (1940-1944).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Du fait de sa localisation avantageuse, Juvelize a été recherché pour sa position stratégique. Des vestiges gallo-romains et des casemates du début du XXe siècle attestent de cet intérêt militaire ; en Septembre 1944, une bataille de chars s'y déroula.
  • Village du Saulnois dans la châtellenie de Marsal.
  • Réuni à la France en 1661.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Claude Desalme    
mars 2001   Alain Greff(dcd)    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 88 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
322 331 357 438 445 364 406 421 442
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
423 394 358 333 314 308 304 302 280
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
269 267 242 241 208 200 110 145 135
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
114 118 110 107 95 95 94 87 88
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : monnaies.

Juvelize dans les arts[modifier | modifier le code]

Juvelize (orthographié Juvelise dans l'édition originale de La Diane Française) est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[6].

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, A.Dauzat et Ch.Rostaing, Larousse 1963
  2. Henri Lepage - Dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  3. Adolf Schiber - Die fränkischen und alemannischen Siedlungen in Gallien
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375