Jezainville

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Jezainville
Image illustrative de l'article Jezainville
Blason de Jezainville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Dieulouard
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Gilbert Marchal
2014-2020
Code postal 54700
Code commune 54279
Démographie
Population
municipale
927 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 18″ N 6° 02′ 31″ E / 48.8717, 6.041948° 52′ 18″ Nord 6° 02′ 31″ Est / 48.8717, 6.0419  
Altitude Min. 183 m – Max. 352 m
Superficie 18,19 km2
Localisation

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Jezainville

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Jezainville

Jézainville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Les habitants s'appellent les Jézainvillois et Jézainvilloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jézainville est située au nord est de la France entre Pont-à-Mousson et Nancy près de Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Dieulouard, dans la vallée de l'Esch. Lorsque l'on quitte la vallée de la Moselle pour s'engager dans cette dernière, Jézainville est le premier village de la petite Suisse lorraine, dont les collines et les vallons se succèdent le long du ruisseau jusqu'à Martincourt. Il est implanté entre la côte de Cuite, qui le sépare de Dieulouard au sud-est, et la côte de Puvenelle à l'ouest, couverte d'un vaste massif forestier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montauville ; Maidières Pont-à-Mousson
Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Atton Rose des vents
Mamey N Loisy
O    Jezainville    E
S
Gézoncourt Griscourt Dieulouard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, le village a vu sa dénomination fluctuer  : Gedanis villa. 915. Recueil des actes de Charles III le Simple, roi de France. Gissainville. 1270. Trésor des chartes, 1. Pont fiefs III, n° 3. Inservila juxta Pontem à Monsson. 1276. Antonistes de Pont-à-Mousson. L'hôpital de Gezainville. 1289. Ib. Gisienville. 1304. Trésor des chartes, 1. Pont dom. II, n° 13. Gizainville. 1359. Abb. de Saint Epvre. Iußeinville. 1641. Lotharingiae nova descriptio. Abraham Ortelius. Jeuzainville. 1710. Pouillé Dioc. Toul. Juzainville. 1724. Abb. de Saint Epvre. Gezainville. Jaizainville. 1749. Pouillé Barrois. Plusieurs orthographes peuvent être identifiées simultanément à une même époque.

Le nom de Jézainville est formé sur le prénom d'origine dialectale germanique Gisa(n) et le substantif villa : le domaine de Gisa.[1]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Jézainville 54.svg

Le village porte d'argent à la croix de gueules, cantonné de quatre Taus de sable et chargé en abîme d'un livre ouvert d'argent.

La croix rouge et les Taus, ou croix de Saint Antoine, rappellent qu'il y avait à Jézainville un hôpital fondé en 1245 par les antonistes de Pont-à-Mousson.

Le livre indique que les papeteries de Jézainville travaillaient pour l'université, installée dans cette même ville de 1572 à 1769.

Histoire[modifier | modifier le code]

Epoque gallo-romaine

La localité se situe à la limite du pays des Leuques, dont la principale cité est Toul (Tullum), et des Médiomatrices, ayant Metz (Divodurum Mediomatricorum) comme capitale. Elle se situe plus précisément dans le Scarponensis Pagus, le pays de Scarponne.

Le village de Jezainville situé dans le pays de Scarponne à l'époque gallo-romaine[2].

Elle est protégée des incursions venues de la vallée de la Moselle (Mosella) par les fortifications de la colline formant un éperon et au delà de laquelle prospère la cité de Scarponne (Scarponna), enserrée dans ses murs. Cette colline porte trois noms distincts[3], parce qu'elle est distribuée en trois zones de fortifications. Celles-ci sont édifiées exactement sur la crête qui contourne l'éperon, de sorte que la contre-escarpe se raccorde avec la pente abrupte de la colline. Les noms actuels des lieux-dits ont guidé l'historien dans la reconstitution des lieux. Du côté de Scarponne, la colline se nomme la côte de Trême (Tri-mas  : troisième maçonnement). Le camp, du midi au nord, y développe ostensiblement ses lignes de fortification jusqu'à la côte de Cuite (Cocta). Alors le camp romain s'élève puis il s'étend vers le couchant jusqu'à la pointe de l'éperon qu'il contourne. De nouveau au midi, du côté de Toul (Tullum), le camp est d'un accès facile, mais il reste inabordable sur les trois autres fronts. Enfin, depuis les confins de Scarponne et plus au sud, c'est la terrasse de Billon (c'est-à-dire, du bois des mines). Elle domine à la gauche de la grande route romaine.

À l'opposé de la côte de Cuite, la côte de Puvenelle se couvre de bois de chênes et de hêtres, dans laquelle est installée, au milieu d'une grande clairière, une forge[4], vraisemblablement temporaire, établie sur un gisement de fer affleurant le sol. Cet endroit est très favorable pour le genre de forges que les Romains emploient. Initialement, le terrain faisait un long repli en forme de gradin entre deux grandes plates-formes. En haut du gradin jaillissait une source abondante (Jonc Fontaine). Il a suffi de creuser ce repli en amphithéâtre comme la moitié d'un cône renversé, et l'on a obtenu une chute d'eau utilisée pour la ventilation de la forge catalane, dont le procédé est couramment employé dans l'empire. Les fouilles réalisées en 1870 dans les monceaux de scorie laissés sur place permettent de penser qu'étaient fabriqués là des outils et objets servant à l'agriculture (fragments de chaînes, fers de mulet). La découverte d'un denier en argent de Constantin Ier fixe l'époque de l'activité de cet établissement au IVe siècle.

Epoque mérovingienne

Les habitants du village ensevelissent leurs morts dans un lieu situé au bord du chemin qui remonte la vallée et surplombe les méandres du ruisseau (route de Griscourt ; lieu-dit "La croix des Morts"). Les défunts sont déposés en terre, avec leurs bijoux[5] ou une pièce de monnaie (follis du Bas-Empire)[6], séparés les uns des autres par des petits murets de pierre sèche. Les tombeaux sont recouverts de grandes dalles de pierre brute maçonnées[7].

Moyen Âge

Jézainville appartient à la seigneurie de Pont-à-Mousson et au diocèse de Toul.

Le village est le siège d'une commanderie de Templiers[8],[9], dont les biens sont ensuite repris par les antonistes de Pont-à-Mousson. La commanderie contient une chapelle dédiée à sainte Élisabeth. Il y a une partie de la rivière de Rudesse (ruisseau d'Esch) compris dans son enclos. Des jardins potagers et fruitiers entourent la maison[10].

Jézainville aujourd'hui, avec au loin, la butte de Mousson, couronnée par les vestiges du château des comtes de Bar.
Borne des Antonistes dans le bois de Cuite.

En 1245, Thiebaut de Bar, comte de Bar et seigneur de Mousson, déclare qu'il fonde et établit un hôpital ou Maison-Dieu[11] à Jézainville, pour le salut de son âme et celle de ses père et mère, de son épouse et de ses ancêtres. Il dote l'hôpital des terres nécessaires à la pâture de bestiaux et à la production de la nourriture. Il charge Garnier (ou Varnier), son châtelain de Mousson, de la garde de l'établissement.

En 1255, Renaut, fils de Varnier, fait donation de l'hôpital de Jézainville et de la chapelle à l'hôpital de Saint-Antoine de Viennois de Pont-à-Mousson, dont les religieux sont plus simplement dénommés Antonistes.

Le 25 avril 1389[12] Robert, duc de Bar, accorde aux commandeur et frères de l'hôpital Saint Antoine de Pont-à-Mousson de pouvoir pêcher par eux-mêmes ou leurs gens, pour leur usage seulement, sans rien vendre, en la rivière de Jézainville, le long des maisons et jardins appartenant audit hôpital de Saint-Antoine et joignant ladite rivière, toutes les fois qu'il leur plaira, à perpétuité.


Temps modernes

Révolution-Directoire-Empire

XIXe siècle

XXe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Jézainville est administrée par un conseil municipal de quinze membres, présidé par son maire.

Maires du village[modifier | modifier le code]

Maires de Jézainville
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Sébastien Maxé   Vigneron
    François Franquet   Vigneron
    Jean M...    
    Sébastien Maxé   Vigneron
1813 1814 Claude Maxé le jeune   Vigneron
1814 1815 Nicolas Franquet   Vigneron
1821   Aubin Maxé   Arpenteur
    Léopold Aubin Robert   Vigneron
    Aubin Maxé   Arpenteur
1831   Joseph Husson   Propriétaire
  1834 Claude Thomas l'aîné   Vigneron
1834 1848 Claude Alexandre Vuébat   Propriétaire
1848 1883 Joseph Parisot   Distillateur
1884 1906 Joseph Thomas dit "Tailly"   Vigneron
1906 1919 Paul Parisot   Propriétaire
1919 1928 Victor Thomas   Propriétaire
1928 1930 M. Portmann    
1930 1945 André Maxé    
1945 1947 Jules Mangin    
1947 1953 Emilien Chalot    
1953 1957 Fritz Emmonot    
1957 1963 Benoît Lartillot    
1963 2008 Hubert Dardaine DVD  
2008   Gilbert Marchal    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jézainville fait partie, avec les collectivités d'Atton, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Maidières, Montauville, Morville-sur-Seille, Mousson, Norroy-lès-Pont-à-Mousson, Pont-à-Mousson et Port-sur-Seille, d'une communauté de communes créée par arrêté préfectoral le 29 décembre 2001. La communauté de communes du Pays de Pont-à-Mousson intervient pour l'entretien des voiries, la culture (à Jézainville : bibliothèque communautaire du pressoir), le développement économique, l'accueil des gens du voyage, la gestion d'un système d'information géographique, la collecte et la gestion des ordures ménagères, l'amélioration de l'habitat et les ravalements de façades ; elle gère une piscine communautaire.

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Jézainville s'inscrit dans la partie ouest du Parc naturel régional de Lorraine, lequel fédère 200 communes environ.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes données datent du début du XVIIIe siècle[13]. Le village a été quasiment déserté pendant la guerre de Trente Ans, au siècle précédent. En 1702, le village compte 56 habitants, 77 en 1710 et 125 en 1773. Depuis la Révolution, les données sont régulières.


En 2011, la commune comptait 927 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
522 606 621 622 641 683 673 673 671
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
639 659 643 688 649 670 667 643 648
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
728 741 634 653 707 656 684 692 716
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
773 750 768 806 889 916 942 931 927
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les bâtiments et ouvrages singuliers

  • La maison renaissance derrière la mairie

Par son architecture, elle paraît être la plus ancienne maison du village ayant résisté, avec la maison-haute aux destructions de l'histoire.

  • La maison-haute

La maison haute présente une architecture ancienne. Son implantation à l'écart du village figure déjà sur la carte des Naudin établie au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la maison-haute est mentionnée comme un hameau, situé à 1 hectomètre de la dernière maison du village, dans sa partie la plus élevée, à l'ouest. En 1922[16], il compte 26 individus. Dans la seconde moitié du XXe siècle, la maison haute a été intégrée dans le bâti à l'extrémité de la rue Jean-Mermoz, qui se termine une centaine de mètres au delà, à la lisère de la forêt de Puvenelle. Elle conserve son porche en plein cintre, menant dans une cour, et une sculpture en bas relief, située au-dessus d'une porte piétonne ouvrant dans cette même cour.

  • Le petit lavoir

C'est le dernier lavoir subsistant à Jézainville, parmi les trois que comptait le village jusque dans les années 1980. Il est situé à la sortie du village, le long d'un sentier, en retrait de la rue principale menant vers Griscourt.

  • Le pont de pierre et l'ancienne scierie

C'est le pont principal situé au milieu du village, au niveau d'un ancien gué permettant d'accéder au chemin de Toul. Il franchit l'Esch et l'ancien bief assurant l'entrainement de la machinerie de la scierie. Cet établissement a fonctionné au début du XIXe siècle et jusqu'en 1977 avec un haut-fer, actionné par la force de l'eau. La scierie a été en activité, avec un équipement renouvelé fonctionnant à l'énergie électrique, jusque dans les années 1990. Elle avait succédé à un moulin, mentionné sur les cartes du XVIIIe siècle.

  • Le pont des patureaux

Il relie au bout d'une petite rue à la sortie du village, la route principale menant vers Griscourt et le chemin de Toul, au lieu dit "le Patural". On y trouve la station de mesure de hauteur d'eau et de débit du ruisseau d'Esch.

  • La maison forestière et la source de Jonc Fontaine
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Les rues et les chemins - toponymie

Elle démarre de l'église et se dirige vers Griscourt. Saint Aubin est le saint patron de la paroisse de Jézainville. Il est fêté le 1er mars. Traditionnellement et jusqu'au début du XIXe siècle, les habitants du village faisaient bénir le vin par le curé de la paroisse ce jour là[17]. Cette tradition en rappelle une autre attachée à l'histoire de l'abbaye Saint-Èvre de Toul (Jézainville a longtemps dépendu de l'évêché de Toul). On y célébrait, le 1er mars, la fête de Saint Albaud, son huitième évêque. Ce jour-là, on exposait ses reliques à la vénération du peuple, et on lui distribuait du vin béni, qu'on appelait le vinage de Saint Albaud[18].

  • La rue du ruisseau

Elle tient son nom, non pas du ruisseau d'Esch, mais du ruissellement permanent qui s'y écoulait jusqu'à la moitié du XIXe siècle, lorsque a été installé le réseau d'assainissement qui l'a capté. Les eaux descendaient depuis la vau du rucher, en lisière du bois de Puvenelle, vers la vallée de l'Esch.

  • La rue de la Cour

Elle tient son nom d'une ancienne justice foncière dont le siège se trouvait au village de Jézainville, appelée la Cour en Haye (ou Heys). Les propriétés qui étaient de son ressort, situées à Jézainville mais aussi dans d'autres villages environnants, constituaient également un fief. Ce fief est passé dans de nombreuses mains, dont celles des seigneurs d'Apremont (village situé en Meuse). Elle commence en face de l'église, entre la rue du moulin et la rue Saint-Aubin.

  • La rue du moulin

Elle est située entre l'église et le pont de la scierie (ancien moulin).

  • La rue du saule

Elle suit le ruisseau d'Esch et prend le nom de sa végétation emblématique.

Jusque dans la première moitié du XIXe siècle, la rue Jean Mermoz s'appelait rue Chavetrée (ou Chavetrie). Ce mot est une déformation de "savetrie". À une époque reculée devait s'y tenir le savetier du village.

Sondage de Jézainville. L'équipe de sondage.1905
Les courses de Jezainville.1906

Sentier à flanc de coteau du sud au nord, parallèle à la route venant de Griscourt poursuivant ensuite vers Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Il passe au-dessus du village, mais en dessous de la maison-haute. Il rejoint la rue Jean Mermoz, se confond avec elle sur une quinzaine de mètres puis « emprunte » la rue du ruisseau, qu'il quitte après deux virages successifs pour reprendre son nom et la direction du nord. Il tient sa dénomination de l'époque où les Pays-Bas étaient sous domination espagnole, aux XVIe et XVIIe siècles. Le chemin d'Espagne ou camino español[19],[20] était une route militaire permettant d'assurer l'envoi et la réception des ordres, des nouvelles, des armes, des troupes et de l'argent, le plus rapidement possible et en toute sécurité entre la capitale espagnole et ses possessions à l'est et au nord de la France (Franche-Comté et Pays-Bas).

  • Le chemin de la mine

Au début de la grande rue en venant de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, la rue de Pierre-Fontaine, sur la droite, monte vers la forêt. Après les dernières maisons, elle se transforme en un sentier, dit « chemin de la mine ». Cette dénomination date du début du XIXe siècle alors que les ingénieurs des mines recherchent le prolongement du bassin houiller de Sarrebruck vers le sud-ouest, espérant retrouver des ressources minières suite à l'annexion du bassin houiller de la Sarre mosellane par la Prusse en 1870. En 1905, une quinzaine de sondages sont en cours[21], dont trois dans la vallée de l'Esch : Jézainville (n°12), Greney, Martincourt. À Jézainville, la compagnie de Mokta-el-Hadid[22],[23], créée par le groupe financier TALABOT et l'ingénieur des mines Alphonse PARRAN[24]en 1854, effectue son forage à plus de 1 000 mètres de profondeur et atteint alors la couche de houille : d'abord deux veines de 0,20 et 0,30 mètre vers 1 000 mètres puis 0,60 mètre à 1 037 mètres[25]. Elle poursuit le sondage jusqu'à 1 200 mètres puis abandonne. La découverte est sans intérêt pour l'exploitation.

Les lieux naturels

  • Le saut du Dragon

Sur la route de Griscourt, après la croix des morts et le centre équestre, la route amorce des virages serrés. Elle offre une vue plongeante vers les prairies qui s'étendent de part et d'autre du ruisseau. Les anciens du village nomment cet endroit le saut du Dragon en souvenir des entraînements que réalisaient à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle les militaires du 12e régiment de dragons, stationnés à la caserne Duroc de Pont-à-Mousson[26], et surtout des manifestations qui s'y tenaient sous le nom de "courses de Jézainville".

  • La pelouse calcaire des Pontances (site Natura 2000 de la vallée de l'Esch[27])

Les panneaux d'informations se situent sur le chemin de Dieulouard. Le site surplombe également la vallée de l'Esch, sensiblement en face du saut du Dragon, d'où l'on peut en observer le panorama.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du XIXe siècle, édifiée sur l'emplacement d'une plus ancienne sur les plans d'un architecte nancéien et inaugurée le 18 août 1872.
  • Ancien presbytère. Sur la place derrière l'église. Le linteau de la porte d'entrée était placé à l'origine au-dessus d'un portail de l'ancienne église démolie en 1869. Il représente le Père Eternel. Travail du XVIIe siècle.
  • Cinq croix ou calvaires dans les rues du village :
    - Au 34, Grande Rue : croix au branches tréflées sur une colonne cannelée, posée sur un entablement cubique, le tout en pierre ; elle commémore les jubilés de 1827 et 1850
    - Au 1, rue Saint-Aubin : croix de bois sur une colonne de pierre, cylindrique et ornée de motifs de feuilles et de fruits, posée sur un entablement de pierre, dont trois faces sont sculptées ; on peut y voir le ciboire et l'ostensoir, la sainte face du Christ, le Christ portant sa croix ; il n'y a pas d'inscription particulière.
    - À la fourche de la route de Griscourt et du chemin de Verzelle : croix de pierre sur entablement cubique ; la colonne présente des sculptures à motifs de feuilles de vigne et de grappes de raisin, rappelant que Jézainville fut longtemps un village de vignerons ; elle porte l'inscription, 1818, Claude Maxé le jeune, maire de Jézainville.
    - Au bout de la rue de la Pépinière, dans la vau du rucher : croix d'Auoué, dont le socle est posé à cheval sur un bassin-fontaine ; c'était autrefois le seul point d'eau accessible en hiver aux habitants du village ; la colonne portant la croix est octogonale, rétrécie vers le haut ; la croix portant le Christ est encadrée de la Vierge à gauche et d'un personnage qui a perdu sa tête, à droite ; on peut lire à l'avant Claude Maxé le jeune 1819 et derrière, 1803. Cette croix a sans doute été érigée en remplacement de celle d'origine, ainsi qu'en témoigne ce court extrait du conseil municipal du 4 mai 1817 : "Dessus cette fontaine, il y avait une jolie croix sur des gradins, que la malheureuse révolution a fait abattre."
    - À la fourche du chemin de Toul et du chemin de Dieulouard, une grande croix de mission en bois peint plantée directement dans le gazon, dite la croix bleue.
  • Une croix à l'extérieur, sur la route de Griscourt, près du centre hippique, dite la Croix-des-Morts ou Croix des Pestiférés. Ce lieu aurait été le théâtre d'une bataille dans la période du Bas-Empire, car lors de l'élargissement du chemin de Griscourt en 1840, on découvrit des ossements humains et animaux, des étriers, des éperons et des armes brisées. La découverte de squelettes séparés les uns des autres par des petits murs de pierre sèche laisse penser qu'il y avait un cimetière au Haut-Moyen Âge. La légende veut également que le lieu ait servi de sépulture aux habitants du village lors de l'épidémie de peste de 1632. Ce calvaire a un socle cubique, surmonté d'une colonne cylindrique terminée par un chapiteau, portant au sommet une simple croix de pierre. On peut lire sur le socle : « D.O.M. Cette croix est érigée (sic) à la plus grande gloire de Dieu par les soins de Jean Parisot et d'Anne Guidrique, son épouse, à l'intention des pauvres âmes qui sont entéré (sic) sur le lieu --(?) en 1825. Croix restaurée en 1905 par sa propriétaire, Madme veuve GOSSEREZ-BLAISE. »
  • La vierge
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France. Étymologie de 35 000 noms de lieux. Volume II. Ernest Nègre. Librairie DROZ. 1991.
  2. Civitas Leucorum sive Pagus Tullensis, aujourd’hui le diocèse de Toul, pour servir à l'histoire de ce Diocèse. Par Guillaume de l'Isle. À Amsterdam, chez J. Covens et C. Mortier. 1742
  3. Les marches de l'Ardenne et des Woëpvres, seconde partie. Marches barro-woëpvriennes. Nancy. Imprimerie de veuve Raybois et comp. 1854. Par Jean François Louis Jeantin, p. 288.
  4. Note sur un établissement métallurgique gallo-romain à Jézainville, canton de Pont-à-Mousson. Société d’Archéologie Lorraine. Journal. 1871.
  5. Bulletin monumental, Volume 96. Société française d'archéologie - 1937
  6. Revue des questions historiques, volumes 131 à 132, Gaston Louis Emmanuel Du Fresne Beaucourt (marquis de), Jean Guiraud - 1938.
  7. La Civilisation mérovingienne d'après les sépultures. Édouard Salin A. et J. Picard, 1952
  8. Pouillé de Toul de 1402
  9. La Cathédrale de Toul. Pierre Étienne Guillaume p. 303 et suivantes.
  10. Les Communes de la Meurthe. Henri Lepage. 1853.
  11. Archives de Meurthe-et-Moselle. H 1646-1255
  12. Annales historiques du Barrois de 1352 à 1411 ou Histoire politique, civile, militaire et ecclésiastique du Duché de Bar sous le règne de Robert, duc de Bar. Par Victor Servais, chez Contant-Laguerre-Editeur, Bar-le-Duc, 1867. Page 155.
  13. Le Département de la Meurthe. Statistique historique et administrative - Henry LEPAGE - 1843
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. Statistique administrative et historique du département de la Meurthe - MICHEL - 1822
  17. Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et de Saint-Dié. Eugène MARTIN. Ed. Crépin-Leblond. 1900
  18. Histoire de la ville de Toul et de ses évêques. Volume 1. D. Thiery. Imprimerie Veuve Bastien à Toul. 1841
  19. El ejercito de Flandes y el camino español. 1567-1609. Geoffrey PARKER.
  20. La Franche-Comté espagnole. À travers les archives de Simancas, une autre histoire des Francs-Comtois et leurs relations avec l'Espagne, de 1493 à 1678. François PERNOT. Presses universitaires de Franche-Comté. 2003
  21. Le Travail à l'époque contemporaine. Dominique BARJOT. Comité des travaux historiques et scientifiques. Éditions du CTHS. 2005
  22. Mois scientifique et industriel, Volume 8
  23. Mokta-el-Hadid : mine de fer magnétique située en Algérie, aux environs du port de Bône (aujourd'hui, Annaba)
  24. Biographie par R. Samuel Lajeunesse, publiée en 1948 dans "Grands Mineurs Français", Dunod.
  25. Comptes rendus mensuels des réunions de la Société de l'industrie minérale. Saint-Etienne. 1906
  26. « Le manège de la caserne Duroc », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Le site Natura 2000 de la vallée de l'Esch


Liens externes[modifier | modifier le code]

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