Flirey

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Flirey
Nécropole nationale de Flirey (1914-1918)
Nécropole nationale de Flirey (1914-1918)
Blason de Flirey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Thiaucourt-Regniéville
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
Jean-Pierre David
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54200
Démographie
Population
municipale
178 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 35″ N 5° 50′ 54″ E / 48.8764, 5.848348° 52′ 35″ Nord 5° 50′ 54″ Est / 48.8764, 5.8483  
Altitude Min. 256 m – Max. 332 m
Superficie 15,77 km2
Localisation

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Flirey

Flirey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruines de l'ancienne église Saint-Étienne.
Article détaillé : Bataille de Flirey.
  • Village entièrement détruit en 1914-1918 et reconstruit juste à côté de son emplacement initial par le célèbre architecte Émile André qui en fit un modèle contemporain du village-rue lorrain.
Les fusillés de Flirey 

Une compagnie de 250 hommes refuse le 19 avril 1915, de monter à l'assaut d'une ligne allemande. Furieux, le général Delétoile ordonne que les 250 soldats passent en cour martiale pour être tous exécutés. Après l'intervention d'autres officiers, cinq hommes sont finalement désignés et comparaissent dès le 19, pour une parodie de procès. L'un d'eux est acquitté. Deux hommes ont été choisis par tirage au sort dont le soldat François Fontanaud. Les trois autres : le caporal Antoine Morange né à Champagnac en Haute-Vienne, les soldats Félix Baudy de Royère-de-Vassivière et Henri Prébost né à Saint-Martin-Château et maçon à Villeurbanne ont été désignés par leurs supérieurs en raison de leur appartenance syndicale à la CGT. Ces quatre soldats seront fusillés le 20 avril 1915[1].

Les fusillés pour l'exemple de Flirey s'ajoutent à ceux de Vingré, Fontenoy, Fleury, Mouilly, Montauville... En quatre ans, 2 400 "poilus" auront été condamnés à mort et 600 exécutés, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés.

Très peu, environ une quarantaine sur 600, dont Félix Baudy et ses compagnons de malheur ont été rétablis dans leur honneur dans les années 1920 ou 1930.

Le village a été entièrement reconstruit par Émile André d'après l'urbanisme des années 1920 en faisant ainsi l'aboutissement moderne du village-rue typiquement Lorrain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Pierre David    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 178 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389 417 390 380 391 423 432 460 481
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
463 435 439 414 402 386 371 339 318
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
297 275 245 196 158 151 138 155 141
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
149 138 154 144 173 193 206 184 178
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire 4379 français ; 28 alliés ; 1 ossuaire (1914-1918).
  • Nombreux monuments militaires français et américains 1914-1918.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La nouvelle église Saint-Étienne.
  • Église Saint-Étienne reconstruite après 1918.
  • Ruines de l'église Saint-Étienne précédente.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R.-G. Réau, Les crimes des conseils de guerre, page 178 à 215, Éditions du Progrès Civique, Paris, 1925
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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