Mars-la-Tour

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Mars-la-Tour
Église paroissiale Saint-Martin
Église paroissiale Saint-Martin
Blason de Mars-la-Tour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Chambley-Bussières
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
Françoise Jacques
2014-2020
Code postal 54800
Code commune 54353
Démographie
Population
municipale
968 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 59″ N 5° 53′ 12″ E / 49.0997, 5.886749° 05′ 59″ Nord 5° 53′ 12″ Est / 49.0997, 5.8867  
Altitude Min. 197 m – Max. 263 m
Superficie 12,64 km2
Localisation

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Mars-la-Tour

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Mars-la-Tour

Mars-la-Tour est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1919.

Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

À l'époque romaine, Mars-la-Tour aurait été un castrum romain avec une tour dédiée au dieu Mars ce qui expliquerait le nom du bourg.

On note la présence d'un château mentionné en 1192 qui devient propriété des comtes de Ficquelmont, la seigneurie est élevée en comté à leur profit dès 1473. En 1632, les maréchaux de La Force et d'Effiat, grand maître de l'artillerie, battent une armée hispano-lotharingienne durant la guerre de Trente Ans.

En 1817, Mars-la-Tour, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés a pour annexe la ferme de Saulcy. À cette époque, il y a 1 050 habitants répartis dans 104 maisons.

Le 16 août 1870, près de la ferme des Grizières, se déroule la bataille dite de Rezonville ou de Vionville. Français et Allemands y laissent chacun environ 15 000 hommes. De 1871 à 1919, Mars-la-Tour est le village français le plus proche de ce champ de bataille et de celui de Saint-Privat.

Le 4 août 1914, les premiers combats de la Grande Guerre opposent des troupes allemandes à la 83e brigade d'infanterie française, qui a pour mission d'ouvrir la route de Metz. Mars-la-Tour est de nouveau le théâtre de durs combats au cours de la bataille de Metz en septembre 1944, opposant la 5e division de la IIIe armée américaine à la 462e division allemande du général Krause[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Françoise Jacques    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 968 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
518 386 581 1 068 629 614 652 605 673
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
758 707 701 681 657 624 630 740 662
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
730 740 763 762 798 790 841 787 765
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
823 854 923 937 968 968 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château.
Le musée.
  • vestiges de thermes et fort gallo-romains ;
  • château mentionné en 1192, destinations successives : ferme, parties constituantes : fossé : 2 tours rondes ; reconstruit pour Gérard d'Avillers à la fin du XVe siècle à l'emplacement d'un château plus ancien ; passe par la suite aux Ficquelmont, puis au début du XVIIIe siècle, à la famille des Salles, par mariage ; vendu en l'an VI et en partie démoli, fossés comblés. Subsistent au nord à l'est et au sud des éléments de la courtine ; nombreuses marques de tâcherons sur la façade ouest du bâtiment est des dépendances ;
  • Monument national commémoratif de la guerre de 1870, crypte contenant 1 500 corps, inauguré le 2 novembre 1875, bronze par « Frédéric Louis Désiré Bogino » ; les plaques de bronze furent ajoutées le 26 septembre 1877;
  • statue de Jeanne d'Arc, 1906 ;
  • musée militaire Faller : sur le thème de la guerre de 1870. Ce musée fut fondé par le chanoine Joseph Faller, curé de Mars-la-Tour, à l'aide de souscriptions et de souvenirs donnés par les parents et amis des combattants de 1870. Construit d'après les plans de Louis Lanternier, architecte nancéien à qui l'on doit notamment Nancy-Thermal, le musée fut inauguré et béni le 16 août 1902 par Monseigneur Charles-François Turinaz, évêque de Nancy et de Toul.

Après la guerre de 1914-1918, la récupération des Provinces Perdues et l'inauguration de l'Ossuaire de Douaumont, Mars-la-Tour perdit son statut de cité-pèlerinage de la guerre. En outre, les combats de 1870 commençaient à dater. Les familles pleuraient plus leurs morts récents que ceux de 1870. La fréquentation du musée chuta. Une lente agonie commença et se termina par la fermeture du musée. Les collections ont aujourd'hui été déposées à Gravelotte au musée de la guerre de 1870 et de l'Annexion.

Le bâtiment est actuellement devenu un accueil péri-scolaire.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Dominique.
  • église paroissiale Saint-Martin, reconstruite vers 1840 ; sans doute agrandie et revoûtée 4e quart XIXe siècle; sert de chapelle commémorative des combats de 1870, orgue 1912 de Cavaillé-Coll ;
  • collégiale de Chanoines de L'Annonciation, située au 53-55 rue de Verdun, destinations successives : grange ; collégiale fondée par Gérard d'Avillers, seigneur de Mars-la-Tour, elle fut construite de 1500 à 1502 ; vendue comme bien national à la Révolution ; englobée dans les dépendances d'une maison, il n'en subsiste plus, actuellement, que la façade nord, l'arc de l'ancien portail occidental et des vestiges encore importants de l'ancien bas-côté sud.
  • chapelle Saint-Dominique, dans l'hospice du même nom, actuellement maison de retraite.

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Personnalité liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'équipe de football de Mars la Tour, l'ASMLT, joue dans le district de football du Pays Haut.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Sarreguemines, 1984. (pp 153-176)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Descendance au sein des familles Marie de Ficquelmont et Clary-Aldringen et, par adoption simple datant de 1991, les Albis devenus Albis de Ficquelmont.

Liens externes[modifier | modifier le code]