Jaulny

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Jaulny
Jaulny, depuis le point de vue à côté de la vierge Hailbat.Au fond : le viaduc de la LGV-Est
Jaulny, depuis le point de vue à côté de la vierge Hailbat.
Au fond : le viaduc de la LGV-Est
Blason de Jaulny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Thiaucourt-Regniéville
Intercommunalité Communauté de communes du Chardon Lorrain
Maire
Mandat
Yolanda Moussu
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54275
Démographie
Gentilé Jaulnois(e)s
Population
municipale
251 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 18″ N 5° 53′ 15″ E / 48.9717, 5.887548° 58′ 18″ Nord 5° 53′ 15″ Est / 48.9717, 5.8875  
Altitude Min. 194 m – Max. 318 m
Superficie 8,25 km2
Localisation

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Jaulny est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Ce village fait partie du Parc naturel régional de Lorraine.

Bien que leur gentilé soit « Jaulnois(e)s », les habitants de Jaulny ont coutume de se faire appeler « Jaunottes ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue du viaduc, de la voie ferrée et du Rupt de Mad

Située dans la vallée du Rupt de Mad, Jaulny a été médiatisée principalement grâce au viaduc le plus haut du trajet de la ligne TGV-Est : d’une longueur de 480 mètres, il atteint 50 mètres de hauteur. Celui-ci surplombe un site inscrit comme ZNIEFF, la voie ferrée entre Jaulny et Thiaucourt-Regniéville, ainsi que le ruisseau local, le Rupt de Mad, qui alimente partiellement la ville de Metz en eau potable. Le viaduc possède une pile double spéciale conçue afin d’absorber les efforts engendrés par un possible freinage d’urgence d'une rame.

Accès routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale D28 provenant de Thiaucourt-Regniéville au sud-ouest et allant vers Rembercourt-sur-Mad au nord-est. Au sud-est, le chemin communal nommé « route de Viéville » rejoint le chemin de Prény au lieu-dit « les quatre chemins » avant de continuer vers la commune de Viéville-en-Haye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charey Rembercourt-sur-Mad Rose des vents
Xammes N Prény
O    Jaulny    E
S
Thiaucourt-Regniéville Viéville-en-Haye

Topographie[modifier | modifier le code]

L’altitude minimale de la commune est de 194 mètres et sa maximale est de 318 mètres, pour une moyenne de 256 mètres d’altitude. La mairie est située à 211 mètres d’altitude.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol est composé d’oolithe miliaire supérieure et d’oolithe à Clypeus, les deux ensembles étant séparés par un banc de calcaire dur à bivalves[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rupt de Mad, en provenance de Thiaucourt-Regniéville, traverse en partie la commune du sud-ouest au nord-est en direction de la vallée du Rupt de Mad, pour rejoindre la Moselle près d’Arnaville ; deux ponts l’enjambent à Jaulny. L’un d’eux est l’unique accès routier au lieu-dit « La Pelouse » où se situe un camping-caravaning et à l’ancienne carrière de pierre ayant servi dans les années 1960 à la construction du Lac de Madine ; elle a par la suite été transformée en parc de jeux dans les années 1980.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gaule romaine et période franque[modifier | modifier le code]

Des fouilles au lieu-dit « La Pelouse » suggèrent la présence de l’Homme « de la pierre taillée » en 9000 avant notre ère. L'homme aux armes de bronze était également présent en 750 avant notre ère. À l’emplacement actuel se trouvait un village celte de la tribu de Médiomatriques en 200 avant notre ère.

Après 52, les romains occupaient la région, et une villa gallo-romaine était présente, si on en croit une charte carolingienne datée de 848.

En 848, sous Charles le Chauve, la charte mentionnée ci-dessus cite la villa galliniaga (littéralement la villa de Gallinus) dont certaines parties sont cédées en aumône par Fredal, fils d’Osianna, frère d’Otgulf et son épouse Blitgiane à l’abbaye bénédictine de Gorze, fondée en 751.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château fort.

On entend parler en 1060 dans la charte de l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre d’un chevalier, Milon de Jaulny, un ami parent et vassal des barons d’Apremont. Un premier château fort, sans doute en bois, était peut-être en place à cette période.

En 1206, dans une donation du droit de pâture à l’abbaye de Sainte-Marie-au-Bois, on apprend l’existence d’Hugues de Jaulny. Certaines citations permettent de penser qu’un premier château rudimentaire en pierre, probablement une tour carrée, a remplacé le fort d’origine.

Une transaction de 1330 avec les cisterciens de Saint-Benoît-en-Woëvre sur des rentes de l’abbaye au village, d’une valeur de 40 sous de Metz, de blé et de vin, font mention des enfants de Simon de Jaulny : Simon, Alix et Robin de Jaulny. En 1357, Robin de Jaulny épouse Jeanne des Armoises, fille de Colard des Armoises et de Marie de Chambley. Il donne son tiers de l’alleu de Jaulny à ses beaux-parents contre Boucq. Les Jaulny gardent deux tiers de la seigneurie de Jaulny et le château. Les Armoises sont propriétaires de l’autre tiers. Jaulny est et reste une propriété et non un fief, comme le précise l’acte de 1357 et les écrits ultérieurs de Thierry des Armoises en 1504. Mais les Jaulny sont des vassaux attitrés de Lorraine, alors que les Armoises sont de fidèles feudataires des comtes et ducs de Bar.

Succession des maîtres de Jaulny dans les deux familles entre 1357 et 1457
Période Famille Jaulny Famille Armoises
1357–1368 Simon II de Jaulny Colard des Armoises
1368–1404 Simon III de Jaulny Robert 1er des Armoises
1404–1440 Ferry 1er de Jaulny Simon 1er des Armoises
1440–1457 Simonin II de Jaulny Richard II des Armoises

Simon 1er des Armoises est cousin germain de Robert des Armoises, sire de Tichemont et de Norroy, époux en 1436 de Claude N., connue aussi sous le nom de « Jehanne du Lys, la Pucelle de France », telle que la nomme textuellement une copie tardive datée de 1598 d’un contrat qui aurait été signé en novembre 1436 entre le couple et Colard de Failly, concernant notamment Haraucourt. C’est cette Claude N. que deux frères de la Pucelle de Domrémy auraient reconnue comme leur sœur Jehanne, libératrice d’Orléans. Il s’agit là d’un des fondements tardifs de la thèse dite de la « fausse Jeanne d'Arc », laquelle prend appui sur l’incrédulité réelle qui frappa le peuple et les observateurs au sujet de la mort de la Pucelle, brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431[2]. Voir à ce sujet le « point de vue élargi » sur Jeanne des Armoises.

De 1457 à 1466, un traité de paix est rédigé entre Simonin II et son fils Ferry II de Jaulny d’une part, et Richard II des Armoises d’autre part. Les gens, les terres et la Justice de Jaulny sont partagés rigoureusement par un compromis d’arbitrage prévoyant notamment une justice tournante entre les deux maîtres.

Renaissance et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Face aux affronts quotidiens de Ferry de Jaulny, Thierry des Armoises se débarrasse en 1504 de sa part dans les mains du Duc de Lorraine René II pour 1 000 francs barrois. Les Jaulny gardent leurs droits, à savoir deux tiers, pendant que les officiers ducaux administrent l’autre tiers, comme il est rapporté par les titres de vente et les courriers échangés entre les parties. La Terre de Jaulny qui relevait de la Châtellenie lorraine de Prény passe sous l’administration barroise de la prévôté de Lachaussée. Il est probable que la majeure partie du château actuel date de cette époque des XVe et XVIe siècles. Ceci ne concerne que la maison forte, à distinguer de l’aile ajoutée au XVIIIe siècle. En 1521, Simon de Jaulny s’en prend à l’échevin ducal, Jehan le Trey. Le prévôt de Lachaussée le fait convoquer devant le duc, si on en croit les minutes de l’enquête ducale et déclaration des témoins comme de l'accusé, qui finit sa vie à l’abbaye prémontrée de Sainte-Marie-aux-Bois.

Des procès verbaux attestent en 1579 d’un duel sanglant au cabaret de Jaulny. En 1585, Ferry III de Jaulny, dernier seigneur du nom, calviniste, est exilé à Bâle. Il y meurt en 1587 après avoir cédé tous ses biens[3]. La même année, trois branches des Armoises, successeurs de Ferry III de Jaulny, héritent et rachètent en propriété la terre de Jaulny pour deux tiers et en fief pour un tiers. Les droits sur Jaulny aboutissent alors en 1595 dans les mains de Nicolas des Armoises. L’unité de la seigneurie est reconstituée au sein de la famille des Armoises. Ce sont eux qui véhiculent le sang et les droits des Jaulny disparus. Ils peuvent dès lors s’installer dans la maison forte de Jaulny. Jean des Armoises confirme en 1635 ses droits et ceux de ses sujets du village[4].

Les beaux jours de Jaulny arrivent de 1624 à 1668, sous Jean des Armoises et Dorothée d’Urre de Thessière, seigneurs de Jaulny et de Commercy. Leur part est dite « de Sarrebruck », en souvenir du Damoiseau de Commercy, Robert de Sarrebruck. L’épitaphe du couple, provenant de l’église ou de l’ancien cimetière, est visible au château. Les armoiries du couple figurent dans la salle dite « des gardes », en réalité les cuisines, sur le linteau d’une cheminée monumentale. De 1668 à 1677, Louis des Armoises et Marie-Claude de Haraucourt sont à Jaulny. La comtesse est la fille de l’Amazone chrétienne, Alberte-Barbe d’Ernécourt, la Dame de Saint-Baslemont et Neuville-en-Verdunois, protectrice de Benoite-Vaux. Le célèbre tableau de Claude Deruet, aujourd’hui au Musée lorrain à Nancy, représentant l’Amazone chrétienne chapeautée sur un destrier andalou cabré, trônera longtemps au cours des XVIIe et XVIIIe siècles dans l’escalier d’honneur du château de Jaulny[5].

Siècle des Lumières et Révolution[modifier | modifier le code]

De nombreux maîtres se succèdent au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. De 1677 à 1708, Jean-Albert des Armoises et Barbe de Moisy de Cléron de Saffre d’Haussonville sont installés, et de 1708 à 1749, il s’agit de Louis-Joseph des Armoises et Marie-Thérèse de Beauvau. Puis viennent Antoine-Bernard des Armoises et Anne de Beauvau de 1749 à 1753. Ils engagent la vente de Jaulny au Comte de Rosières d’Euvezin. En 1754, Barbe-Bernarde Le Preudhomme de Vitrimont et Claude-Marie de Bressey s’interposent et préemptent la Terre de Jaulny par retrait lignager ; la comtesse de Bressey descend des Armoises et elle est la nièce d'Antoine-Bernard des Armoises.

Enfin, en 1761, Joseph de Raigecourt-Gournay épouse Louise-Adrienne de Bressey, fille des précédents et devient ainsi seigneur de Jaulny. Il descend lui-même des Armoises. Leur fils Anne-Antoine-Bernard de Raigecourt-Gournay et son épouse Louise de Vincens, marquise de Causans, prennent ensuite le relais. La marquise est dame de compagnie de Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI à Versailles. La reine Marie-Antoinette protège le couple établi à la cour et dote richement la mariée.

Monument à la mémoire de Jean Nicolas Curély, sous les remparts du château

Les cousins Raigecourt sont mouillés en 1791 dans l’affaire de la fuite du roi Louis XVI, arrêté à Varennes-en-Argonne. Les seigneurs de Jaulny émigrent et correspondent en secret avec les Tuileries[6]. Le seigneur de Jaulny participe en 1792 à la bataille de Valmy, dans le camp autrichien. Revenu en France à la Restauration, l’ex-seigneur de Jaulny besogne péniblement à récupérer ses titres et pensions. La destruction du château de Jaulny est ordonnée en 1795 par le district de Pont-à-Mousson, en raison des risques d’effondrement qui atteignent la bâtisse, vidée de son contenu. En fait, la Convention s’inquiète de la présence de bastions et de la forteresse, symbole de l’aristocratie déchue. La branche des Raigecourt s’éteint avec une moniale des Sœurs Saint-Thomas de Villeneuve en 1889. Les registres d’état-civil de la commune font apparaître de nombreux décès de 1859 à 1870. Le château est vendu comme bien national de seconde origine, noble, au citoyen Jean Mansuy de Dieulouard pour la somme de 615 000 livres. Il sera racheté par le Général de brigade Jean Nicolas Curély, dont le nom est présent sur l’Arc de triomphe à Paris. Le château est de nos jours une propriété privée appartenant à Anna Collignon et Hugues Drion qui assurent l'accueil en chambre d'hôtes.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Monument aux morts 1914-1918.
Stèle en hommage au capitaine Adrien Astier, dans la forêt

Au cours de la Première Guerre mondiale 1914–1918, Jaulny fut en grande partie détruit par un bombardement le 12 septembre 1918, lors de l’avancée des troupes américaines qui s’emparèrent du village et en chassèrent les allemands qui l’occupaient depuis le 5 septembre 1914. Les américains firent évacuer les habitants de Jaulny au camp du Bois l’Évêque près de Toul. Après la fin de la guerre, une grande partie des habitants revenus participèrent à la reconstruction du village, ainsi que des étrangers avec l’entreprise Ossude[7].

Le 17 septembre 1918, alors qu’il était officier de liaison à la tête d’une unité d’infanterie avancée[8], le capitaine américain Oliver Baty Cunningham était positionné avec d’autres officiers dans les bois entre Jaulny et Thiaucourt-Regniéville, quand un obus allemand a éclaté et a détruit toute la zone[9]. Membre du 15e régiment d’artillerie de campagne des États-Unis, il était né à Chicago en 1894. Il a reçu la Distinguished Service Cross et, à titre posthume, la Silver Star[10]. Sa mère finance par la suite la reconstruction de l’église et de la mairie de Thiaucourt-Regniéville[11], où on trouve une stèle à son honneur dans le cimetière américain. À Jaulny, c’est dans le bois de Blainchant qu’on trouve un monument en hommage au capitaine ; celui-ci a été, sinon construit, du moins rénové en 1996 par l’Association Lorraine d’Histoire Militaire Contemporaine (Alhimic)[8]. Il réside dans le cimetière américain à Thiaucourt-Regniéville, à la 13e rangée C, tombe nº18.

Le 10 mai 1940, le capitaine Adrien Astier commande la deuxième escadrille du groupe de chasse I/8. À bord d’un Bloch MB.152, il abat un bombardier allemand Dornier Do 17[12]. Il est ensuite encerclé par sept avions de chasse Messerschmitt[13] et, touché, s’écrase aux abords des bois immédiats plutôt que sur les habitations de Jaulny. Il avait 32 ans[14]. Une stèle à son hommage – « La jeunesse de Jaulny reconnaissante » – a été érigée par C. Acker en 1946[15] dans le bois de Blainchant et quelques débris restants de l’appareil sont visibles à son pied. Sur la stèle, on peut lire « À la mémoire du capitaine Astier, tombé en combat aérien le 10 mai 1940 » ; ce texte est accompagné de deux représentations de médailles. L’une d’elles est une croix de guerre 1939-1945 à une palme. Pour se rendre à la stèle, on peut emprunter une ruelle du village, laquelle s’appelle « Ruelle du capitaine Astier ». On trouve également une tombe à son nom au cimetière de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent aux trois chevrons de gueules, à la bordure cousue d’or.
Commentaires : Le visuel du blason semble avoir été soumis à de nombreuses modifications au cours du temps. Gilles le Bouvier le décrit en 1450 comme présentant trois chevrons et une bordure d’or. En 1654, Perrin de Dommartin prétend qu’il n’y a pas de bordure et le Manuscrit de Vienne, du XVIIIe siècle, décrit une bordure engrêlée[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1330   Colignon    
vers 1687   Claude Pinot    
1710 1723 Charles Thiebaut    
vers 1730   Claude Mourot    
1739 1762 François Pécheur    
vers 1774   Charles Barthélémy   Laboureur
vers 1790   Joseph Poirot   Laboureur
vers 1792   François Woillet    
1794 1808 Pierre Habillon    
1808 1815 Joseph Recoing   Colonel de dragons en retraite
16 avril 1816 après 1846 Nicolas Antoine    
avant 1850 1854 François Génin    
1854 mai 1859 Napoléon Jean Etienne Curéli    
mai 1859 1871 Jean Nicolas Gaillemin   Maréchal ferrant
1871 vers mai 1876 François Gelhaye    
vers juin 1876 octobre 1876 Jean-Baptiste Robert    
octobre 1876]] 1892 Vincent Lalfer   Cultivateur[17]
1892 mai 1896 Jean-Baptiste Génin    
mai 1896 mai 1908 Edme Collignon   Rentier[18]
mai 1908 août 1908 Hubert Humbert    
août 1908 1927 Victorin Henry   Vigneron[7]
1927 1945 Albert Fischer    
1945 vers 1957 Pierre Droubaix    
vers 1958 1965 Camille Grégoire    
1965 vers 1977 Léon Philippe    
vers 1978 mars 2001 Claude Barbarot   Antiquaire
mars 2001 mai 2007 Alain Philippot   Gérant de terrain de camping
mai 2007 septembre 2010 Jean-Marie Haué    
2 octobre 2010 juillet 2011 Thierry Fafin    
septembre 2011 2014 François Hanot    
2014 en cours Yolanda Moussu    

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Jaulny fait partie de la Communauté de communes du Chardon Lorrain, créée le 1er janvier 2011, elle est composée de 37 communes. Leurs principales actions se portent sur le développement économique, l’aménagement de l’espace et les protection et mise en valeur de l’environnement.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 251 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 401 405 354 395 491 500 483 475
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
475 487 486 475 486 458 480 434 415
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
381 340 252 255 265 231 241 232 231
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
224 190 172 169 220 249 257 251 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Une forte croissance d’une centaine d’habitants entre 1831 et 1836 est à noter.

On observe une importante régression d’environ 90 habitants entre les recensements des années 1911 et 1921, ce qui est dû à la destruction quasi totale du village lors de la Première Guerre mondiale.

La chute du nombre d’habitants lors du demi-siècle suivant s’explique surtout par un exode rural et un taux de natalité peu élevé.

La tendance semble s’inverser depuis les vingt dernières années, à la suite de l’arrivée de nombreuses personnes extérieures venant s’installer au village : environ 90 habitants de plus entre 1990 et 2006.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune vit en particulier du tourisme, elle possède un gîte rural au cœur du village ainsi qu’un camping-caravaning deux étoiles dans le lieu-dit de « La Pelouse », lequel dispose notamment d’un restaurant et de chalets à louer.

Elle possède aussi :

  • un commerce et bar « La Colombe d’or » au centre du village ;
  • une ferme équestre « de l’étalon » sur le lieu-dit « La Prée », en quittant la commune, direction de Rembercourt-sur-Mad.

La gare SNCF n’est plus en service tout comme le moulin à eau qui n’est plus en activité.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le lavoir.
La vierge Hailbat
  • Présences protohistorique et gallo-romaine.
  • Point de vue du rocher de Hailbat.
  • Lavoir et fontaine permanente.

Édifices religieux

L'église Saint-Jean-Baptiste.
  • La vierge Hailbat dans la forêt voisine, qui a été plusieurs fois détruite et reconstruite depuis son implantation en 1953, comme le témoignent les dates incrustées dans la pierre de son socle ;
  • Église Saint-Jean-Baptiste, tour romane remaniée, nef XIXe siècle.

Édifices fortifiés

Le château-fort de Jaulny

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée du château : mobilier, armes, objets de l’âge du Bronze.

Vie Locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Mairie–école de Jaulny

La commune dispose d’une école maternelle, adjacente à la Mairie.

En raison du faible nombre d’élèves, un partenariat avec l’école de la commune voisine de Rembercourt-sur-Mad a été mis en place : les élèves des deux communes viennent à l’école maternelle de Jaulny pour toutes les classes de maternelle jusqu’en « grande section », et à l’école de Rembercourt pour les classes de CE1 à CM2.

Le concours des écoles fleuries[21] récompense les écoles qui cultivent des plantes, fleurs ou fruits avec leurs élèves, dans le cadre d’un projet éducatif. L’école maternelle de Jaulny brille ces dernières années dans ce concours :

  • une coccinelle en 2007 ;
  • deux coccinelles, prix national « Jeunes jardiniers » en 2008. L’école et celle de Raon-sur-Plaine, dans les Vosges, sont les seules de Lorraine à avoir reçu une distinction[22] ;
  • trois coccinelles en 2009.

Les élèves de Jaulny avec l’aide de leur maîtresse, Mme Halteur, cultivent notamment : fraises, framboises, pommes de terre, et s’occupent de glaïeuls et autres poiriers ou cerisiers.

Santé[modifier | modifier le code]

Jaulny ne dispose d’aucune infrastructure, toutefois la pharmacie et le cabinet médical les plus proches sont situés à Thiaucourt-Regniéville, à moins de cinq kilomètres. L’hôpital le plus proche, quant à lui, est à Pont-à-Mousson.

Sports[modifier | modifier le code]

Une aire de jeux est présente en hauteur du village, route de Viéville.

On trouve également une piste de pétanque lieu-dit « sous le fey ».

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

1er dimanche d’août : Fête de la Jaunotte. Traditionnellement Brocante, Animations sont présentes ce jour-là et font découvrir les girolles, appelées « jaunottes » cuisinées dans une savoureuse omelette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeanne des Armoises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://kimmeridgien17.over-blog.com/article-26802716.html
  2. Chronique du Doyen de l'église Saint-Thiébaut de Metz.
  3. Archives de Lorraine et de Bâle.
  4. Charte de 1635 renouvelant celle de 1555 disparue.
  5. Diverses sources et les papiers des Armoises.
  6. Correspondance avec le marquis et la marquise de Bombelle.
  7. a et b Recensement nominatif des habitants de la commune de Jaulny en date du 25 mars 1926. Cote 6M253 des Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle.
  8. a et b comme écrit sur le monument à son honneur dans les bois de Jaulny
  9. Voir l’extrait de la page 237 de Yale in the World War par George He Nettleton sur Google Books par exemple
  10. Images de Cunningham et informations. Voir aussi détail du 15e régiment d’artillerie de campagne (en anglais)
  11. http://pagesperso-orange.fr/jmpicquart/Cunningham.htm
  12. Image présentant le cpt. Astier s’installant aux commandes de son Bloch 152 sur le service historique de la Défense
  13. L’édition du 16 juin 1940 du Mémorial d’Aix fait part du décès du capitaine et de ses circonstances
  14. copie de l’acte de décès, trouvée à http://www.francegenweb.org/~actes/detail.php?id=69814
  15. date et nom gravés sur la stèle
  16. http://www.genealogie-lorraine.fr/info/blasons_54.php?blason=JAULNY
  17. Recensement nominatif des habitants de la commune de Jaulny en date du 30 décembre 1881. Cote 6M168 des Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle
  18. Recensement nominatif des habitants de la commune de Jaulny en date du 1er mai 1896. Cote 6M199 des Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  21. http://www.dden-fed.org/documentation/reglement_du_concours_des_ecoles.html
  22. http://www.dden-fed.org/concours_des_ecoles_fleuries.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jaulny, Armoises et consorts… de Maurice Châteaux (1992 – chez l’auteur). Avec son accord.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]