Vigo (Espagne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vigo.
Vigo
Blason de Vigo
Héraldique
Drapeau de Vigo
Drapeau
Image illustrative de l'article Vigo (Espagne)
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Galice
Province Pontevedra
Comarque Comarca de Vigo
Maire
Mandat
Abel Caballero (PSdeG-PSOE)
2011-2015
Code postal 36200
Démographie
Gentilé Vigués, Olívico
Population 296 479 hab. (2013)
Densité 2 717 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 14′ 00″ N 8° 40′ 00″ O / 42.2333333333, -8.6666666667 ()42° 14′ 00″ Nord 8° 40′ 00″ Ouest / 42.2333333333, -8.6666666667 ()  
Altitude 0 m
Superficie 10 910 ha = 109,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Galice

Voir sur la carte administrative de Galice
City locator 14.svg
Vigo

Géolocalisation sur la carte : Espagne

Voir la carte administrative d'Espagne
City locator 14.svg
Vigo

Géolocalisation sur la carte : Espagne

Voir la carte topographique d'Espagne
City locator 14.svg
Vigo
Liens
Site web http://hoxe.vigo.org/

Vigo est une ville industrielle de la province de Pontevedra, dans la communauté autonome de Galice, en Espagne. C'est la municipalité la plus peuplée de Galice, sans être ni la capitale de la communauté autonome, ni chef-lieu de province. Cependant, le centre-ville le plus peuplé de la Galice est celui de la ville de La Corogne.

Elle est située au bord de l'océan Atlantique et occupe le premier rang des ports de pêche européens. L'Union européenne, ayant institué en avril 2005 l'Agence communautaire de contrôle des pêches a choisi Vigo pour en être le siège.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

L'océan Atlantique est au nord de la ville. Au nord-ouest se trouve Redondela, à l'est Mos, au sud O Porriño et Gondomar. Nigrán est au sud-ouest.

Au nord, Pontevedra, le chef-lieu provincial, est située à 30 km de Vigo; Saint-Jacques-de-Compostelle à 86 km; La Corogne à 160 km. Au sud, Porto (Portugal) est à 149 km.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Vigo est connue sous le nom de O Berbés. C'est en fait le vieux port de pêche de la ville, constitué de vieilles maisons de un à deux étages, en granite. La plupart de ces maisons ont été construites au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. C'est dans le Berbés qu'a été construite la Collégiale du Christ de la Victoire.

Ville industrielle et moderne, Vigo possède peu de monuments remarquables mais héberge une collégiale et quelques musées, pour la plupart inaugurés entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Parmi eux, le Musée d'Art Contemporain (MARCO) et le Musée de la Mer. Le musée le plus ancien est le Musée Municipal Quiñones de León.

La ville abrite également un théâtre: le Centro Cultural Caixanova, construit par l'architecte Antonio Palacios.

Mais ce sont principalement les îles Cies, au large, qui attirent les touristes. Constitué de plusieurs îles, ce petit archipel fait avec les îles Ons sur la Ria de Pontevedra et Cortegada sur la Ria d'Arosa partie du parc national des Îles Atlantiques.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Vigo.

Les industries liées au caractère maritime de la ville sont implantées depuis des siècles, surtout la pêche, les conserveries et la construction navale. La construction automobile occupe une place importante dans l'économie de la ville, notamment avec l'usine PSA-Peugeot-Citroën qui est présente dans la ville depuis 1956.

La finance, et l'extraction de granite d'O Porriño, constituent d'autres activités économiques majeures de Vigo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille navale de Vigo, la bataille du trésor englouti[modifier | modifier le code]

La bataille navale de la baie de Vigo eut lieu le dans la baie de Vigo et mit aux prises une flotte anglo-hollandaise dirigée par l'amiral George Rooke, avec un convoi franco-espagnol commandé par les amiraux François Louis Rousselet de Châteaurenault et Manuel de Velasco.

Rooke, tenu en échec devant Cadix, avec une flotte anglo-hollandaise de 49 navires, renonce le , fait route vers l'Angleterre. Alors qu'il fait relâche à Lagos (Portugal), il apprend qu'un convoi espagnol, chargé de ramener en une fois toute la production des colonies américaines de l'année précédente, a quitté La Havane le 24 juillet et avait reçu ordre de détourner sa route de Cadix, où devait se trouver Rooke, vers Vigo, qu'il avait atteint le 23 septembre.

Décidé à rendre un peu de lustre à sa mission, Rooke fait voile immédiatement vers Vigo, où il tombe sur l’escadre de 40 vaisseaux français et espagnols en train de décharger le fret. La flotte espagnole est composée de 20 navires ramenant leurs riches cargaisons des Indes Occidentales commandée par Velasco, et de son escorte de 20 vaisseaux de la Marine royale française. Chateaurenault avait déjà organisé la protection du port en refermant la darse par des herses de mâts de navire qu'il avait donné l'ordre d'abattre ; l'entrée du port était couverte par des pièces d'artillerie en batterie depuis les forts de la ville et de l'île San Simón, non loin de Redondela.

La bataille de Vigo coûte 18 vaisseaux à la France et 11 à l'Espagne. Au premier plan, les vaisseaux anglais et hollandais. Anonyme.

L'affrontement se déroule dans la baie de San Simón où les Franco-Espagnols se sont abrités, pensant ainsi pouvoir se garder de toute tentative d'attaque de la part des Anglais.

L'assaut est un succès total pour Rooke. 12 des vaisseaux français sont détruits. Les Anglo-hollandais s'emparant du reste de l'escadre (6 vaisseaux et deux frégates). 11 navires espagnols sont détruits et 9 sont capturés. La flotte anglo-hollandaise ne perd aucun bâtiment.

Les vainqueurs récupèrent 14 000 livres de butin (près de 3 millions de livres avaient déjà été déchargés par les Espagnols avant l'assaut).

La légende suivant laquelle une partie du butin de Vigo serait encore sous les eaux, dans les épaves de certains navires, eut longtemps la vie dure. On en trouve un écho dans le célèbre roman de Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, où le capitaine Nemo montre à ses hôtes l'épave d'un navire espagnol. On y fait référence également dans le roman La Bataille invisible, de Gaston Leroux, où alliés, commandés par le capitaine Hyx, et allemands tentent de s'emparer des richesses englouties en faisant une véritable guerre de tranchées au fond de la baie de Vigo (action se passant pendant la Première Guerre mondiale).

Août 1805 : échec de l'amiral Villeneuve et du plan de conquête de l'Angleterre par Napoléon.[modifier | modifier le code]

En juillet 1805, une flotte franco-espagnole de vingt vaisseaux de ligne et sept frégates, commandée par le vice-amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, revient des Antilles où elle a leurré Nelson, en vue de rallier Brest. Son objectif, après s'être renforcée des escadres du Ferrol et de Rochefort, est de dégager la flotte de Ponant (21 vaisseaux) enfermée à Brest, , et de repousser la "Channel Fleet" (30 vaisseaux de William Cornwallis), pour déboucher sur le pas de Calais et couvrir le transport de la Grande Armée de Boulogne à Douvres.

La bataille du cap Finisterre ou bataille « des quinze-vingt », 23 juillet 1805 ; par William Anderson.

Le 23 juillet 1805, alors qu'elle est en passe de réussir ce plan audacieux, la flotte de Villeneuve (14 vaisseaux français et de six espagnols commandés par l'amiral Federico Gravina), se heurte au nord du cap Finisterre, à une flotte de 15 navires du contre-amiral Calder. Malgré l'infériorité numérique les Britanniques capturent deux navires espagnols avant que le brouillard ne sépare les flottes. Le lendemain, malgré les incitations de Federico Gravina désireux de récupérer ses vaisseaux capturés, Villeneuve ne profite pas de sa supériorité numérique, de tous les vaisseaux français intacts, de l'avantage du vent pour attaquer la flotte pourtant éprouvée de Calder.

Le vent tourne et désunit ses navires, et le 28 juin, il rassemble sa flotte en baie de Vigo, puis il se réfugie en rade de La Corogne le 1er août. Là il peut se renforcer d'une dizaine de vaisseaux qui l’attendaient au Ferrol. Malgré les ordres de rallier Brest, très clairs, de Napoléon, Villeneuve tergiverse. Le 7 il fait une nouvelle tentative et prend la mer en voguant au-devant de l'escadre de Rochefort, du contre-amiral Zacharie Allemand, dont il sait qu'elle croise au large dans le golfe de Gascogne et cherche à établir le contact. Villeneuve l'aperçoit sans doute mais il la prend pour une flotte ennemie. Inquiet, il se replie de nouveau sur Vigo début août. Il est vraisemblable que Villeneuve a cru les rumeurs qui circulaient sur la présence d'une importante force navale britannique dans la baie de Biscaye. Il redoute d'avoir à affronter avec des navires éprouvés par six mois de mer et des équipages épuisés et malades. De fait, mais seulement le 15 août, Cornwallis a pris la lourde décision de détacher vingt de ses vaisseaux pour renforcer Calder contre Villeneuve, ce qui ne lui en laisse que onze pour garder la Manche.

Le 15 août, ruinant les espoirs de Napoléon d'envahir l'Angleterre, Villeneuve renonce définitivement à son objectif, quitte la ria de Vigo pour Cadix. Cadix où sa flotte s'enferme le 21. Deux mois plus tard elle sera anéantie par Nelson, au large du cap Trafalgar, anéantissant définitivement toute menace pour l'Angleterre.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Vigo était un petit port de pêche de 23 000 habitants. L'arrivée de populations nouvelles (notamment de populations venues de la province d'Ourense, pour travailler dans le secteur industriel), a permis à la population de connaître une croissance continue tout au long du XXe siècle, atteignant 292 059 habitants au recensement de 2004. Vigo abrite donc près d'un tiers de la population de la province de Pontevedra, et près de 12 % de la population galicienne.

Évolution démographique
1900 1930 1950 1981 1991 1996 2001 2004 2005
23 259 65 012 137 873 258 724 276 109 286 774 280 186 292 059 293 725
2007 2013 - - - - - - -
294 772 296 479 - - - - - - -


Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Vigo est jumelée avec :

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Personnalités de Vigo[modifier | modifier le code]

D'hier[modifier | modifier le code]

Contemporains[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :