Carthagène (Espagne)

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Carthagène
-Cartagena (es)
Blason de Carthagène
Héraldique
Drapeau de Carthagène
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Murcie Région de Murcie
Province Murcie Région de Murcie
Comarque Campo de Cartagena
District judic. Carthagène (Municipio)
Maire
Mandat
Pilar Barreiro Alvarez (PP)
2011-2015
Code postal 30200 à 30399
Distance de Madrid 450 km
Démographie
Gentilé -Cartagenero/a (es)
Population 214 165 hab. (2010)
Densité 384 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 36′ 00″ N 0° 59′ 00″ O / 37.6, -0.983333 ()37° 36′ 00″ Nord 0° 59′ 00″ Ouest / 37.6, -0.983333 ()  
Altitude 10 m
Superficie 55 830 ha = 558,3 km2
Bordée par la mer Méditerranée
Divers
Saint patron Virgen de la Caridad (Vierge de la Charité), Virgen del Rosell et San Ginés de la Jara
Localisation

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Carthagène
Liens
Site web http://www.cartagena.es

Carthagène est une ville espagnole située en bordure de la mer Méditerranée dans la communauté autonome de la région de Murcie, dont c'est la capitale législative. Elle compte 218 210 habitants[1], ce qui en fait la vingt-quatrième ville espagnole au niveau de la population (la sixième parmi celles qui ne sont pas capitales de province), répartis sur un territoire communal de 558,3 km2[2]. La ville se trouve au sud de la plaine dénommée Campo de Cartagena, espace naturel qui forme son aire métropolitaine et comprend une population totale de 409 586 habitants.

La comarque de Campo de Cartagena comprend également les municipalités de Torre Pacheco, Fuente Álamo de Murcia, Mazarrón, San Pedro del Pinatar, San Javier, Los Alcázares y La Unión. Carthagène est la capitale législative de la communauté autonome de Murcie, siège de son assemblée régionale.

La ville de Carthagène fut fondée par le Carthaginois Hasdrubal le Beau en 227 av. J.-C., probablement sur une installation ibérique ou tartessienne antérieure. De plus, une activité commerciale importante existe dans la zone depuis au moins le VIe siècle av. J.-C..

L'économie de Carthagène était traditionnellement basée sur l'exploitation du plomb, d'argent et du zinc de la Sierra minera et du secteur chimique (sulfure, engrais phosphatés et explosifs). Actuellement, les filons miniers sont épuisés, Carthagène vit donc principalement de la construction et la réparation navale, du raffinage du pétrole et de l'exportation d'huile d'olive, de fruits, d'agrumes, de légumes, d'alfa, de vin et de produits métalliques. C'est aussi l'une des principales bases navales du pays (avec Rota et Ferrol), ainsi qu'une destination émergente du tourisme grâce à son patrimoine artistique dense, et ses 2 500 années d'histoire.

Carthagène est célèbre pour ses grandes fêtes des carthaginois et des romains et les processions de la Semaine Sainte, qui sont déclarées d'Intérêt Touristique International. De son vaste monumental patrimoine, il faut remarquer le sous-marin Peral exposé dans le port, le théâtre romain récemment restauré (le plus grand de la péninsule après celui de Mérida), de nombreux vestiges archéologiques d'époque carthaginoise et romaine, de forteresses, des batteries côtières, des bâtiments à caractère militaire et de nombreux édifices d'époque moderne et néoclassique.

Carthagène, en tant que capitale législative de la communauté autonome, est le siège de l'Assemblée régionale[3].

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le premier toponyme qui est trouvé dans la zone actuelle de Carthagène est Mastia, qui s'identifie traditionnellement à la ville dans une période ibère ou tartésienne[4]. Les Phéniciens fondent une cité sur ce site sous le nom de Qart Hadasht (« Nouvelle Ville »), même si le nom avait déjà été donné à Carthage. En latin, la ville se nomme Cartago Nova (« Nouvelle Carthage »), et de l'accusatif Cartaginem sort la forme tardive qui dériverait en arabe sous la forme : قرطجانة (Qarṭaǧānatu), et ce qui donnerait le mot actuel de Cartagena (en français : Carthagène)[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

Les Champs de Cartagena et la Mar Menor, vue par satellite.

La ville de Carthagène se situe en Espagne, plus précisément au sud-est de la péninsule Ibérique au point de coordonnées 37º36' N, 0º59' W. Son territoire municipal couvre une superficie de 558,3 km2 (soit cinq fois la superficie de Paris intra-muros).

Les limites de la commune de Carthagène sont en quelque sorte un grand plan incliné dans la direction nord ouest-sud est, limité au nord par le cours d'eau du nom de Fuente Álamo, au sud et à l'est par la mer Méditerranée et à l'ouest par les Monts de Pericón et Montagne de los Victorias.

Son centre historique est situé sur cinq collines : Molinete, Monte Sacro, Monte de San José, Despeñaperros et Monte de la Concepción, ce qui lui valut le nom de Petite Rome dans l'Antiquité (Rome ayant sept collines).

Carthagène est située sur un grand plan incliné en direction NW-SE, limité au nord et nord-est par les chaînes pré-littorales de Carrascoy et au sud et sud-ouest par les chaînes littorales jusqu'au Cap de Palos. Le substrat géologique est constitué de calcaires et de matériaux métamorphiques comme l'ardoise, le marbre.

La ville s'ouvre sur la mer Méditerranée par une large baie délimitée par les Monts de San Julián et Galeras

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Les 558,30 km2 de son territoire se répartissent en plusieurs localités et noyaux de population, le centre étant lui-même divisé en quartiers (barrios) : centre historique; San Antonio Abad, El Plan, La Magdalena, Canteras, Santa Lucía, San Félix, El Hondón, Alumbres, Escombreras.

Les autres localités du territoire (regroupées par diputaciones) sont : Rincón de San Ginés, El Algar, La Palma, Pozo Estrecho, El Albujón, La Aljorra, Perín, Beal, Miranda, Lentiscar, Los Puertos de Santa Bárbara, Campo Nubla et Los Médicos.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Carthagène, 1900-2005

D'après l'INE, Carthagène comptait, au 1er janvier 2007, 217 286 habitants, (182 021 dans la ville-centre et 39 840 dans les autres localités), dont 12,75 % de nationalité étrangère[6].

L'aire urbaine inclut La Unión, Fuente Álamo de Murcia, San Javier, Torre Pacheco, San Pedro del Pinatar soit une population totale de 332 035 habitants.

Evolution démographique de Carthagène[7],[8]
1857 1877 1887 1900 1910 1920 1930 1940
59 618 75 908 84 171 99 871 102 542 96 891 102 518 113 468
1950 1960 1970 1981 1991 1996 2000 2007
113 160 123 630 146 904 172 751 173 061 170 483 183 799 207 286


Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est chaud et semi-aride, défini comme étant subtropical méditerranéen. Le caractère maritime modère les températures, mais les précipitations dépassent rarement les 300 mm annuels.

La température moyenne annuelle est de 20 °C, le mois le plus froid étant celui de février avec 12 °C ; le mois le plus chaud, août, avec 28 °C en moyenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Carthagène (Espagne).

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mastia, Qart Hadasht et Carthago Nova.
Hispanie à la suite de la division provinciale de Dioclétien
Théâtre romain de Carthago Nova. Détail de la scène (scaenae frons) avec l'inscription du dévouement à Lucius César sur le passage latéral, après restauration.

Il existe des preuves d'établissements préhistoriques autour de la ville de Carthagène, tel qu'ils apparaissent sur le site de Las Amoladeras en La Manga.

Pour toute la côte, il existe des vestiges archéologiques très nombreux, comme ceux situés sur le village ibérique de Los Nietos, dans la Mar Menor, ainsi que des épaves de bateaux phéniciens qui documentent une activité intense industrielle et commerciale par toute la zone de la sierra minera.

En ce qui concerne le site urbain de la ville de Carthagène, les références les plus anciennes pourraient correspondre à la cité de Mastia, de peuplement ibère ou tartésien aux alentours du VIe siècle av. J.-C.. Cette cité est traditionnellement associée à la ville de Carthagène.

Il existe également des légendes de quelques auteurs de l'Antiquité (comme Silius Italicus, Justin, Strabon ou Trogue Pompée) qui soutiennent que Teucros fut le fondateur de l'actuelle ville de Carthagène en 1184 av. J.-C. (après avoir été exilé par son père). Selon d'autres auteurs, il est possible que lorsque Teucros arrive l'actuelle côte de Carthagène, la ville soit déjà fondée par la décision du roi légendaire Testa (en 1412 av. J.-C.) sous le nom de Contesta[9].

La première trace de peuplement dans la ville correspond à l'année 227 av. J.-C., année durant laquelle un général carthaginois du nom d'Hasdrubal le Beau, beau-frère du non moins célèbre général Hannibal, fonde la ville de Qart Hadasht (Nouvelle Ville), après avoir battu l'ibère Orisón, et s'assurant ainsi le contrôle des riches gisements de minerais du sud-est de la péninsule Ibérique.

Qart Hadasht devint la principale cité du royaume carthaginois d'Hannibal en Ibérie. Sa célèbre expédition à destination de l'Italie en traversant les Alpes avec ses éléphants, partit de cette ville, marqua le début de la Deuxième guerre punique en 218 av. J.-C.

Lors de la seconde guerre punique le général romain Scipion l'Africain prit Qart Hadasht lors de la première bataille de Carthagène en 209 av. J.-C.. Sous le nom de Carthago Nova, la cité devint une des cités romaines les plus importantes de la Péninsule Ibérique. La ville fut d'abord intégrée à la province de tarraconaise. Polybe et Tite Live tirèrent de cet épisode un récit, intitulé La Clémence de Scipion.

En 44 av. J.-C., Carthago Nova fut la troisième cité hispanique à être élevée au rang de colonie, après Tarraco et Corduba, sous le nom de Colonia Vrbs Iulia Nova Cartago (C. V. I. N. C.). Auguste la dota alors d'un forum et d'un théâtre monumental. Sous Tibère, la cité devint le siège du conventus iuridicus carthaginensis, c'est-à-dire une juridiction administrative dont Carthago Nova était la capitale à l'intérieur de la province de Tarraconaise.

En 298, l'empereur Dioclétien divisa la province de Tarraconaise en trois, l'une de ses divisions se nomme la province Carthaginoise (en latin : Carthaginensis) dont Carthago Nova fut la capitale.

Vers 425, la cité fut pillée par les Vandales avant que ceux-ci ne passent en Afrique. La ville parvint à se remettre de l'attaque des Vandales, car en 461, l'empereur Majorien réunit dans la cité une flotte de 45 bateaux avec l'intention d'envahir le royaume vandale en Afrique et ainsi récupérer pour l'Empire romain, l'Afrique romaine. Cette nouvelle bataille de Carthagène se solda par un désastre pour la marine romaine qui fut totalement détruite.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Carthago Spartaria et Qartayannat al-Halfa.
Hispanie byzantine

À la suite de la chute de l'Empire romain et de ses structures ; puis à l'installation de royaumes germaniques en Hispanie, Justinien reconquît la ville en 550. Elle devint alors capitale de la Province de Spania de l'Empire byzantin sous le nom Carthago Spartaria.

Mais en 622 les Wisigoths menés par le roi Suintila prirent la ville et, selon saint Isidore de Séville, dévastèrent la ville et la détruisirent presque entièrement, entraînant une profonde décadence. Cependant, ce commentaire est sans doute quelque peu exagéré car la ville par l'intermédiaire de son évêque Munulo, signe en 675 un des actes des conciles de Tolède.

Au cours de la domination arabe, Carthagène connut un nouveau développement avec la construction d'une mosquée et d'une citadelle fortifiée sur le mont de la Conception. la ville est connu à l'époque sous le nom de Qartayannat al-Halfa.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1245 le prince castillan Alphonse, peu après connu sous le nom du roi Alphonse X de Castille, reconquiert la ville. Il restaure le diocèse de Carthagène et crée l'Ordre de l'Étoile en 1270 pour la défense navale de la Couronne de Castille, dont le siège principal est établi à Carthagène. Le passage, quelques années après la Reconquête du siège épiscopal à Murcie va être un obstacle important au développement urbain, économique et démographique de la ville.

En 1296, la ville fait partie de la Couronne d'Aragon, légitimée par le traité de Torrellas, mais le traité d'Elche en 1305 la rend à la Couronne de Castille.

Carthagène se confirme comme un important port commercial et une base navale. Toutefois, les initiatives de rois comme Pierre Ier de Castille ne permettent pas de développer architecturalement la croissance urbaine d'une ville qui dispose toujours de peu d'habitants.

En 1464, le roi Henri IV de Castille accorde à Pedro Fajardo y Quesada la seigneurie de la ville de Carthagène avec son château, ses droits de juridiction, ainsi que l'argent du tribut. Cette situation se maintient jusqu'à l'arrivée au pouvoir des Rois catholiques. En 1503, la reine Isabelle ordonne la restitution de la ville de Carthagène avec tous les droits concédés à la Couronne de Castille.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Muraille de Charles III d'Espagne.

À partir des règnes de Charles Quint et de Philippe II d'Espagne, le rôle militaire et défensif de Carthagène fut considérablement renforcé, que ce soit au niveau de la flotte royale ou comme enclave militaire avec le renforcement des murailles et la construction de quelques fortifications côtières, tels que le Fuerte de Navidad.

Cependant, la croissance démographique s'est trouvée brusquement altérée en quelques occasions à la suite de l'arrivée de quelques épidémies de peste bubonique qui ont littéralement dévastées la ville, notamment celle de 1648, dans laquelle près de 14 000 personnes sont mortes en trois mois.

Le port de Carthagène est devenu la principale base militaire dans la politique méditerranéenne des rois d'Espagne pour ses possessions en Italie et dans la contestation du pouvoir ottoman et barbaresque.

Entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle, les principales modifications urbaines sont constituées par la fondation de divers couvents, qui appartiennent aux ordres des Dominicains, des Augustins ou des Franciscains et s'établirent dans la ville, à la suite des différents rejets des demandes répétées au conseil du diocèse pour avoir plus de paroisses pour la ville. Les couvents configurèrent un paysage urbain distinct et les ordres qui les dirigeaient canalisèrent la vie culturelle, religieuse et même sanitaire de Carthagène durant la totalité du XVIIe siècle.

Bien que pendant la guerre de Succession d'Espagne la ville opta pour la cause des Autrichiens, Carthagène connut une forte reprise avec l'établissement de la Maison capétienne de Bourbon.

Pendant cette période, Carthagène fut désignée capitale du département militaire de Méditerranée. L'espace urbain fut considérablement agrandi avec la construction d'une nouvelle muraille qui multiplia la surface comprise pour la ville et la construction de nouveaux bâtiments à caractère militaire comme l'Arsenal ou l'Hôpital de la Marine (aujourd'hui le siège de l'Université Polytechnique de Carthagène. De plus, la ville forme en 1799 la dernière province de Carthagène existante jusqu'à nos jours et qui s'est maintenu jusqu'à la division territoriale de Javier de Burgos en 1833.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue de la ville à la fin du XIXe siècle qui permet d'apprécier son expansion.

Le processus de désamortissement provoque la fermeture de la totalité des couvents existants à Carthagène, et apporta quelques modifications de la trame urbaine, avec l'ouverture de jardins et de places.

Toutefois l'élément le plus marquant du XIXe siècle fut surtout la Révolution cantonale qui commença le . La ville se souleva contre le gouvernement de la Première République espagnole en défendant la thèse fédéraliste sous la direction d'Antonio Gálvez Arce. La ville résista jusqu'en janvier 1874, quand les troupes du général López Domínguez reprirent la ville.

La perte des dernières colonies après le désastre de 1898 eut un impact significatif à Carthagène, à la fois par la nécessité de reconstruire la flotte maritime perdue et par la résurgence de l'exploitation minière dans la Sierra minera de Cartagena-La Unión au début du XXe siècle dans tout le comarque. Les conséquences les plus directes furent la construction de nombreux bâtiments de style moderniste, ainsi que la création de la Caja de Ahorros y Monte de Piedad de Cartagena, bâtiment précurseur de la Caja Mediterráneo.

La vie culturelle de Carthagène vécut un important développement au début du XXe siècle jusqu'à l'éclatement de la guerre civile espagnole de 1936-1939. Durant ces années, Carthagène fut l'unique base navale qui resta sous le contrôle de la République, et la dernière ville à être occupée par l'armée franquiste, le . C'est de ce port que, le que les Soviétiques emportèrent l'or de la Banque d'Espagne (7825 caisses de lingots), or qui ne fut jamais restitué.

La deuxième moitié du XXe siècle fut marquée par le développement de l'industrie énergétique et celle de l'engrais, ainsi que par la construction navale. Une industrie aux mains de l'État, qui dans les dernières décennies du siècle, a plongé la ville dans une crise profonde à la suite d'une reconversion forcée, même si cette crise est aujourd'hui dépassée.

Actuellement, Carthagène fait partie de la communauté autonome de la région de Murcie, et est le siège de l'Assemblée régionale. De plus, c'est encore la capitale de la province maritime de Carthagène, statut accordé par l'arrêté royal du sous le règne de Philippe III d'Espagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carthagène est desservie par les routes et autoroutes suivantes :

  • A-30 (autoroute de Murcie), qui la relie à Murcie et Madrid via Albacete
  • AP-7 (autoroute de la Méditerranée) qui conduit à Vera, au sud.
  • RM-2 MU-602, voie rapide d’intérêt local vers Fuente-Álamo et Alhama de Murcie
  • MU-312, voie rapide locale vers la Mar Menor

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

La ville compte une gare, ainsi que le terminus d’un chemin de fer à voie étroite qui la relie au littoral à Los Nietos.

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par l’Aéroport de Murcie-San Javier

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte 27 conseillers (concejales) élus pour quatre ans. Cinq maires se sont succédé depuis 1979 et les premières élections sous le régime de la démocratie : trois du PSOE, un du Parti cantonal et un du PP.

Maires depuis 1979
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1983 Enrique Escudero de Castro PSOE  
1983 1987 Juan Martínez Simón PSOE  
1987 1991 Antonio Vallejo Alberola Partido cantonal  
1991 1995 José Antonio Alonso Conesa PSOE  
1995 1999 Pilar Barreiro Alvarez PP  
1999 2003 Pilar Barreiro Alvarez PP  
2003 2007 Pilar Barreiro Alvarez PP  
2007 2011 Pilar Barreiro Alvarez PP  
Les données manquantes sont à compléter.

Édifices et lieux[modifier | modifier le code]

Carthagène, de par sa longue histoire, a accumulé un important patrimoine, depuis le IIIe siècle av. J.-C. à aujourd’hui.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Les sites les plus importants sont :

Fortifications[modifier | modifier le code]

Muraille de Charles III, XVIIIe siècle

Le statut de port militaire a entraîné la fortification de la ville. Plusieurs forts et batteries des XVIIIe siècle et XIXe siècle entourent la ville.

Des fragments de la muraille édifiée par Charles III entre 1766 et 1786 sont toujours visibles.

Parmi les autres édifices militaires, l’ancien château de la ville, le Château de la Concepción, l’Arsenal, l’ancien hôpital de la Marine, l’ancienne école de marine, la Capitainerie générale et l’ancien Parque de artillería.

Autres édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Gran Hotel. Víctor Beltrí, 1916

Le centre-ville de Carthagène a été classé ensemble historico-artistique, en particulier l’ensemble d’immeubles bourgeois du XIXe siècle et du début du XXe siècle ; parmi eux, la Casa Pedreño (1872), la Casa Cervantes (1900), le Palacio de Aguirre (1900), le Palais du consistoire (1907), la Casa Zapata (1909), le Grand Hôtel (1916), la Casa Llagostera (1916), œuvres d’architectes comme Tomás Rico, Carlos Mancha ou Víctor Beltrí.

Le casino occupe un bâtiment du XVIIIe siècle, l’ancien palais du Marquis de Casatilly.

Le patrimoine religieux est dominé par la Cathédrale Santa María la Vieja, partiellement détruite lors de la Guerre d’Espagne, mais également l’église Santa María de Gracia, du XVIIIe siècle et l’église de la Charité (1893), de style néoclassique, hôte de la patronne de la ville, la Vierge de la Charité (Virgen de la Caridad).

Musées[modifier | modifier le code]

Auguste en Pontifex Maximus. Musée du théâtre romain
  • Musée archéologique municipal
  • Musée d'archéologie subaquatique (ARQUA)
  • Musée du théâtre romain de Carthagène
  • Musée naval de Carthagène
  • Musée militaire, qui partage avec les archives municipales le parc de l’Artillerie
  • Musée Carmen Conde – Antonio Oliver
  • Musée ethnographique du Campo de Carthagène

Monuments[modifier | modifier le code]

Le sous-marin de Peral en 2007.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte également des clubs de basket-ball, de volley-ball, de handball, aucun n’évoluant en première division.

Le stade Estadio Cartagonova constitue le principal équipement sportif de la ville. Il peut accueillir 14 712 spectateurs.

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Semaine Sainte, déclarée « Intérêt touristique international »
  • Carthagineses y Romanos, commémoration de la fondation de la ville par les Carthaginois, de la seconde guerre punique et de la prise de la ville par les romains), déclaré Intérêt touristique national
  • Carnaval
  • Festival La Mar de Músicas, établi en 1995
  • Festival international de Jazz (novembre)
  • Festival de cinéma (novembre)

Personnalités liées à Carthagène[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Site internet de la ville de Carthagène.
  2. (es) Villes d'Espagne. Pueblos-espana.org.
  3. (es) Assemblée régionale de Murcie. Portaldecartagena.es.
  4. Luis Suárez Fernández, De la protohistoria a la conquista romana, p. 107.
  5. J. Sanmartín, « Toponimia y antroponimia: fuentes para el estudio de la cultura púnica en España » dans A. González Blanco, J. L. Cunchillos Ilarri, M. Molina Martos, El mundo púnico: historia, sociedad y cultura, p. 227-250.
  6. Population par sexe, municipalité et nationalité (es).
  7. Les recensements depuis 1842 (es).
  8. La population depuis 1996.
  9. (es) Deux fondations possibles de Carthagène. Parnaseo.uv.es.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Miguel Martínez Andreu, Manual de Historia de Cartagena, Ayuntamiento de Cartagena,‎ 1996 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (es) Juan Soler Cantó, La Historia de Cartagena, Murcia,‎ 1999 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (es) Francisco Ruiz Navarro, Las Cartagos y Cartagenas ultramarinas, Cartagena: Fundación Mastia,‎ 2002 (ISBN 84-875-2973-9) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes[modifier | modifier le code]