Coronella girondica

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Coronella girondica

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Coronelle girondine

Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Serpentes
Infra-ordre Alethinophidia
Famille Colubridae
Sous-famille Colubrinae
Genre Coronella

Nom binominal

Coronella girondica
(Daudin, 1803)

Synonymes

  • Coluber girondicus Daudin, 803
  • Coluber meridionalis Daudin, 1803
  • Coluber riccioli Metaxa, 1823
  • Coluber rubens Gachet, 829
  • Coronella laevis var. hispanica Boettger, 1869
  • Rhinechis amaliae Boettger, 1881

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Coronella girondica, la Coronelle girondine, est une espèce de serpents de la famille des Colubridae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Aire de répartition de l'espèce Coronella girondica selon l'UICN (consulté le 4 novembre 2013).
Coronelle girondine (parc national de Doñana, Espagne)
Coronelle girondine (nord de l'Espagne)
Coronelle girondine

Cette espèce se rencontre en Algérie, en Espagne, dans le sud de la France, en Italie, au Maroc, au Portugal et en Tunisie[1].

Habitat[modifier | modifier le code]

Elle vit dans les milieux secs, surtout dans les haies et forêts claires. On peut l'observer autour des vieux tas de végétaux et dans les endroits rocheux (tas de pierres, mur de pierres sèches…).

La coronelle girondine est davantage une espèce de plaine que la coronelle lisse.

Description[modifier | modifier le code]

La coronelle girondine mesure en général moins de 70 cm de long mais peut aller jusqu'à 100 cm. Les femelles sont plus grandes que les mâles[2].

Son corps cylindrique est assez svelte, son museau pointu mais plus arrondi que celui de la coronelle lisse. Les pupilles sont rondes. La face supérieure est de couleur brunâtre, gris métallique, ocre ou rosée, avec de petites barres irrégulières sombres. La face inférieure est jaune, orange ou rouge, avec un damier noir formant parfois deux lignes. Ces taches noires sur le ventre sont un caractère typique qui la distingue de la coronelle lisse. Elle possède aussi une bande noire derrière l’œil jusqu'au cou mais pas de bande foncée entre le bout du museau et l’œil comme chez la coronelle lisse. Une marque brune derrière la tête en forme de diadème est caractéristique.

Les écailles lisses donnent un aspect luisant au serpent.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Elle chasse le soir et la nuit par temps chaud. Elle est particulièrement active pendant les nuits tièdes et pluvieuses de printemps.

Ses proies préférées sont les lézards mais elle chasse parfois de petits mammifères ou d'autres petits serpents.

La reproduction a lieu au printemps, à la sortie de l'hibernation. La femelle pond de 1 à 16 œufs oblongs, de 20-45 x 13-16 mm, généralement collés ensemble.

Sa longévité est d'environ 13 ans.

En cas de danger, la coronelle girondine tente de fuir. Sinon, elle s'aplatit et élargit la tête pour ressembler à une vipère. Elle occupe les mêmes milieux secs et chauds que la vipère aspic et peut de surcroît lui ressembler. Elle est cependant non venimeuse et inoffensive.

C'est une espèce totalement protégée en France depuis 1976.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Reptarium Reptile Database (20 septembre 2011)[3] :

  • Coronella girondica girondica (Daudin, 1803)
  • Coronella girondica amaliae (Boettger, 1881)

La sous-espèce Coronella girondica amaliae n'est pas reconnue par de nombreux auteurs[4].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette espèce, girondica, vient du latin girondica, « girondine, de la Gironde »[5].

Publications originales[modifier | modifier le code]

  • Daudin, 1803 : Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Reptiles; ouvrage faisant suit à l'Histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon; et rédigee par C.S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes, vol. 6, F. Dufart, Paris, p. 1-439.
  • Boettger, 1881 : Diagnoses Reptilium novorum Maroccanorum. Zoologischer Anzeiger, vol. 4, p. 570-572 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. (fr) Nicholas Arnold et Denys Ovenden, Le guide herpéto : 228 amphibiens et reptiles d'Europe, Delachaux & Niestlé,‎ février 2010, 287 p. (ISBN 9782603016732)
  3. Reptarium Reptile Database, consulté le 20 septembre 2011
  4. Saint Girons, 1956 : Les serpents du Maroc. Variétés scientifiques, Société des Sciences Naturelles du Maroc, vol. 8, p. 1-29.
  5. Jean Lescure et Bernard Le Garff, L'étymologie des noms d'amphibiens et de reptiles d'Europe, Belin, coll. « Éveil nature »,‎ 2006, 207 p. (ISBN 2-7011-4142-7)