Championnat du monde de Formule 1 2008

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Championnat du monde de Formule 1 2008

Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 59 e
Nombre de manches 18 Grands Prix
Site web officiel
Palmarès
Champion pilote Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton
Champion constructeur Drapeau de l'Italie Ferrari

Navigation

La saison 2008 de Formule 1, 59e édition du championnat du monde des pilotes, se déroule en 18 manches entre le 16 mars et le 2 novembre 2008. Le Britannique Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) remporte le championnat des pilotes et la Scuderia Ferrari le championnat des constructeurs.

Auteur d'une solide saison au volant de sa McLaren MP4-23-Mercedes (sept pole postions, cinq victoires, dix podiums, quatorze fois dans les points), Lewis Hamilton est à nouveau en tête du championnat au départ de la manche finale au Brésil. Il ne possède toutefois que sept point d'avance sur son dernier rival pour le titre, Felipe Massa, pilote de la Ferrari F2008, qui doit obligatoirement l'emporter pour être sacré alors que le jeune britannique n'a besoin que d'une cinquième place.

Si Massa s'impose, sous la pluie et devant son public, le suspense dure jusqu'au dernier virage. L'ensemble de l'équipe Ferrari croit à son sacre, l'espace de quelques secondes ; en effet, au moment où le Brésilien franchit la ligne d'arrivée, Hamilton est en sixième position. Dans la montée vers la ligne droite des stands, il prend le meilleur sur Timo Glock et récupère la cinquième place qui lui permet d'enlever le titre avec un point d'avance et de devenir, à 23 ans, 9 mois et 26 jours, le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. Massa et Kimi Räikkönen apportent à Ferrari son seizième titre chez les constructeurs.

La saison est marquée par les premières victoires de Robert Kubica (sur BMW Sauber à Montréal), d'Heikki Kovalainen (sur McLaren-Mercedes à Budapest) et de Sebastian Vettel à Monza. Cette victoire est également la première de la Toro Rosso. Vettel devient le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix de Formule 1 à 21 ans et 73 jours.

La discipline vit par ailleurs un nouveau scandale (révélé en 2009) avec le « Crashgate de Singapour», un accident volontaire de Nelson Angelo Piquet destiné à favoriser la victoire de Fernando Alonso, son coéquipier chez Renault, et qui entraînera la radiation à vie du directeur de l'écurie Flavio Briatore.

Repères de début de saison[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Écuries[modifier | modifier le code]

Force India (ex-Spyker) est la première écurie indienne engagée en Formule 1.
  • Engagement de la nouvelle écurie Force India, créée sur les cendres de l'éphémère écurie néerlandaise Spyker F1 Team, anciennement propriété de Spyker Cars N.V.. Force India appartient au consortium Orange India Holdings, constitué à parts égales de Watson Ltd. (propriété de l'homme d'affaires indien Vijay Mallya) et Strongwind (propriété de la famille de Michiel Mol).
  • Prodrive, l'écurie de David Richards devait être la 12e équipe engagée en F1 pour la saison 2008 mais Richards a annoncé à la presse spécialisée allemande que son écurie ne disputera finalement pas le championnat du monde de Formule 1 cette année et émet même des réserves quant à un éventuel engagement pour la saison 2009[2].

Grands Prix[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de Singapour est le premier Grand Prix de Formule 1 disputé en nocturne.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Règlement sportif : les nouveautés[modifier | modifier le code]

  • Le règlement sportif du Championnat du Monde de Formule 1 de la FIA 2008 a été ratifié par le Conseil Mondial du Sport Automobile lors de sa réunion trimestrielle du 22 mars 2006. Le règlement 2008 a été publié par la FIA le 14 décembre 2007.
  • Les moteurs continueront d'être utilisés pendant deux courses et les défaillances entraîneront une pénalité sauf pour la première panne de la saison (rétrogradation sur la grille).
  • Les boîtes de vitesses devront durer quatre courses avec une pénalité de cinq places sur la grille en cas de défaillance.
  • La caution d'engagement de 48 millions de dollars a été supprimée pour faciliter l'accès de nouvelles équipes à la discipline.
  • La séance de qualification Q1 passe de 15 à 20 minutes, la séance Q2 conserve sa durée de 15 minutes tandis que la Q3 ou super-pole voit sa durée réduite de 5 minutes pour passer à 10 minutes. Les pilotes qualifiés pour la Q3 (super-pole) débuteront la course avec la quantité d'essence dont ils disposeront à la fin de la super-pole, ils ne sont plus désormais autorisés à embarquer la quantité de carburant brûlé lors de la dernière séance de qualification (ceci conduisait des pilotes à embarquer beaucoup d'essence qu'ils brûlaient en début de séance. Puis, une fois la monoplace allégée, ils réalisaient un temps leur permettant de décrocher une place en haut de grille tout en étant assurés de pouvoir prendre le départ avec un réservoir plein).

Règlement technique : les nouveautés[modifier | modifier le code]

  • Un « dégel » des moteurs est autorisé à l'intersaison 2007/2008 avec possibilité de modifier les bougies, les pompes à eau, les pompes à essence, les pompes à huile, les sondes électroniques, les systèmes d’injection, les systèmes d’échappement, l’embrayage et l’alternateur. À l'issue de ce dégel, les moteurs ne pourront plus être modifiés en profondeur pour une période fixée à dix ans par la FIA.
  • La FIA, à suite du Conseil Mondial du Sport Automobile de Paris, a décidé unilatéralement de « geler » le développement des moteurs à partir de la saison 2008 et pendant les dix prochaines années en prévoyant toutefois un système de révision dans cinq ans (donc en 2012) avec l'accord unanime de tous les titulaires d'un siège au Conseil Mondial et d'un préavis de deux ans.
  • Seuls des éléments spécifiques du moteur répertoriés par la FIA, en liaison avec les équipes, pourront être modifiés chaque année.
  • Toutes les monoplaces seront munies d'un Electronic Control Unit (ECU), centrale électronique unique fabriquée par un fournisseur travaillant pour la FIA. Cette centrale électronique fonctionnera avec des logiciels approuvés par la FIA et contrôlera notamment le moteur, la boîte de vitesses, l'embrayage, le différentiel, la pression des pneumatiques, les pressions hydrauliques et le système de radiocommunication.
  • Tous les senseurs et capteurs devront être homologués par la FIA. Tous les systèmes de saisie de données, de télémétrie ou capteurs supplémentaires à ceux liés au système électronique de la FIA seront physiquement séparés et complètement isolés des circuits de gestion de l'ECU.
  • La télémétrie entre les stands et la voiture est totalement interdite.
  • La boîte de vitesses doit pouvoir être utilisée pour disputer quatre Grands Prix consécutifs.
  • L'antipatinage est désormais prohibé.
  • Le carburant utilisé contiendra 5,75 % de composants d'origine biologique.
  • D'autres réglementations prévoient l'instauration d'un fournisseur de pneus unique pour trois ans et une limitation des essais à 30 000 km par équipe.

Pilotes et monoplaces[modifier | modifier le code]

Pilotes et monoplaces de la saison 2008
Écurie Constructeur Châssis Moteur Pneus no  Pilotes Pilotes d'essais
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Ferrari
B
1 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau de l'Italie Luca Badoer
Drapeau de l'Espagne Marc Gené
Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher
2 Drapeau du Brésil Felipe Massa
Drapeau de l'Allemagne BMW Sauber F1 Team BMW F1.08 BMW
B
3 Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld Drapeau de l'Autriche Christian Klien
Drapeau de l'Estonie Marko Asmer[3]
4 Drapeau de la Pologne Robert Kubica
Drapeau de la France ING Renault F1 Team Renault R28 Renault
B
5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Drapeau du Brésil Lucas di Grassi[4]
Drapeau de la France Romain Grosjean
Drapeau du Japon Sakon Yamamoto
6 Drapeau du Brésil Nelsinho Piquet
Drapeau du Royaume-Uni AT&T Williams Williams FW30 Toyota
B
7 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg [5]
8 Drapeau du Japon Kazuki Nakajima[6]
Drapeau de l'Autriche Red Bull Racing Red Bull RB4 Renault
B
9 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi
10 Drapeau de l'Australie Mark Webber
Drapeau du Japon Panasonic Toyota Racing Toyota TF108 Toyota
B
11 Drapeau de l'Italie Jarno Trulli Drapeau du Japon Kamui Kobayashi[7]
12 Drapeau de l'Allemagne Timo Glock[8]
Drapeau de l'Italie Scuderia Toro Rosso Toro Rosso STR2B
STR3 [9]
Ferrari
B
14 Drapeau de la France Sébastien Bourdais Drapeau de la Nouvelle-Zélande Brendon Hartley
15 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau du Japon Honda Racing F1 Team Honda RA108 Honda
B
16 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button Drapeau de l'Autriche Alexander Wurz
Drapeau du Royaume-Uni Mike Conway[10]
Drapeau de l'Italie Luca Filippi[11]
17 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello
Drapeau du Japon Super Aguri Formula 1 Team Super Aguri SA08A Honda
B
18 Drapeau du Japon Takuma Satō[12] Drapeau du Royaume-Uni James Rossiter[13]
19 Drapeau du Royaume-Uni Anthony Davidson[14]
Drapeau de l'Inde Force India F1 Team Force India VJM01 Ferrari
B
20 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil Drapeau de l'Italie Vitantonio Liuzzi
21 Drapeau de l'Italie Giancarlo Fisichella[15]
Drapeau du Royaume-Uni Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-23 Mercedes
B
22 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Espagne Pedro de la Rosa
Drapeau du Royaume-Uni Gary Paffett
23 Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen

Note : En raison de ses graves difficultés financières, l'écurie japonaise Super Aguri F1 a cessé son activité peu avant le Grand Prix de Turquie 2008[16].

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat[modifier | modifier le code]

Grand Prix d'Australie[modifier | modifier le code]

Robert Kubica ne tire pas partie de son premier départ en première ligne tandis que Nelson Angelo Piquet percute et contraint à l'abandon Giancarlo Fisichella. Peu après, Felipe Massa doit changer son aileron avant alors que Mark Webber, Anthony Davidson et Jenson Button abandonnent et provoquent la première sortie de la voiture de sécurité. Lewis Hamilton, Kubica et Nico Rosberg prennent alors le large, Kimi Räikkönen réalise une excellente opération en passant du 15e au 8e rang à l'issue du premier tour.

Au 26e passage, Massa accroche David Coulthard en tentant de le dépasser et provoque son abandon, ainsi qu'une nouvelle sortie du safety-car. Le Brésilien renonce quelques tours plus tard, moteur cassé. Après que la voiture de sécurité s'est effacée au 30e tour, Räikkönen échoue à doubler son compatriote Heikki Kovalainen pour la seconde place et se retrouve douzième.

Au 44e tour, Timo Glock sort large au virage 12 et sa monoplace décolle sur un vibreur avant de finir contre un muret de protection, le véhicule de sécurité doit alors intervenir pour la troisième fois. Rubens Barrichello commet l'erreur de quitter son stand de ravitaillement alors que le tuyau de remplissage n'est pas encore désacouplé de sa monoplace; de plus, il quitte de la voie des stands sous feu rouge, ce qui provoquera sa disqualification ultérieure. Au 47e tour, Kubica abandonne, accroché par le débutant Kazuki Nakajima qui sera pénalisé pour l'épreuve suivante. Fernando Alonso réussit à doubler concommitament Kovalainen et Räikkönen et pointe en cinquième position. Au moment où Räikkönen se fait de plus en plus pressant sur Kovalainen, le pilote Ferrari abandonne sur panne mécanique (néanmoins classé huitième). Sébastien Bourdais, dont c'est le premier Grand Prix, pointait alors au quatrième rang mais pour la troisième fois de la course, le moteur Ferrari casse (Bourdais sera néanmoins classé septième).

Alors qu'il ne reste qu'un tour à couvrir, Kovalainen prend l'avantage sur Alonso pour le gain de la quatrième place, mais l'Espagnol reprend quasi-immédiatement sa position initiale. Ainsi, Lewis Hamilton remporte le Grand Prix en devançant à l'arrivée les Allemands Nick Heidfeld et Nico Rosberg. Sébastien Bourdais, qui prenait son premier départ en Formule 1 et Kazuki Nakajima, dont c'était seulement le second ont chacun inscrit leurs premiers points. Heikki Kovalainen a réalisé son premier meilleur tour en course tandis que Nico Rosberg est monté sur son premier podium. 7 voitures seulement ont franchi la ligne d'arrivée, mais après la course, Rubens Barrichello, sur Honda, a été déclassé pour sortie des stands sous feu rouge.

Grand Prix de Malaisie[modifier | modifier le code]

À l'extinction des feux, Felipe Massa traverse la piste pour empêcher son coéquipier Kimi Räikkönen de prendre l'avantage. Lewis Hamilton et Mark Webber bondissent respectivement à la 5e et 4e place. Dès le second virage, Sébastien Bourdais finit dans le bac à graviers puis Nico Rosberg entre en collision avec Timo Glock, détruisant ainsi son aileron avant. Au quatrième tour, Fernando Alonso et Nick Heidfeld prennent le dessus sur David Coulthard tandis qu'Adrian Sutil abandonne au sixième tour. À partir de la neuvième boucle, les Ferrari creusent le trou en réalisant à quatre reprises consécutives le meilleur tour en course. Webber ouvre le bal des ravitaillements au seizième tour, suivi de Massa, Räikkönen et Hamilton qui perd une vingtaine de secondes car ses mécaniciens ont des difficultés à extraire sa roue avant gauche : il ressort des stands en 11e position.

Räikkönen passe pour la première fois en tête de la course lorsque le leader Robert Kubica regagne enfin les stands au vingt-et-unième passage. Hamilton parvient à se hisser jusqu'à la 7e place mais butte alors sur Webber. Massa commet une erreur et finit sa course dans les graviers au trente-et-unième tour, Räikkönen n'est alors plus menacé que par Kubica à plus de 20 secondes. Sebastian Vettel abandonne à la boucle suivante sur casse moteur. Après son second arrêt au stand, Hamilton se retrouve à 6 secondes de Jarno Trulli alors 4e. Alonso est quant à lui 8e derrière Webber.

Au volant de sa Ferrari F2008, Kimi Räikkönen, champion du monde en titre, s'impose devant Robert Kubica (BMW Sauber) et Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes). Arrivé 5e, Lewis Hamilton conserve la tête du championnat du monde. Robert Kubica signe, en terminant second, le meilleur résultat de sa carrière.

Grand Prix de Bahreïn[modifier | modifier le code]

Le premier tour du Grand Prix 2008 : Lewis Hamilton mène le peloton tandis que Jenson Button est sorti de la piste et que Sebastian Vettel est en tête-à-queue à l'arrière-plan.

Felipe Massa prend le meilleur au départ sur le poleman Robert Kubica, alors que Lewis Hamilton se loupe et se retrouve enfermé en milieu de peloton. Heikki Kovalainen bondit à la quatrième place à l'amorce du premier virage, Sebastian Vettel part en tête-à-queue suite à une casse moteur. Jenson Button est aussi mal loti puisqu'il doit regagner son stand après une crevaison à l'arrière et doit repasser par les stands avant de boucler son tour, tour qu'Hamilton termine en neuvième position, derrière Fernando Alonso.

Au tour suivant, Hamilton percute Alonso par l'arrière et détruit son aileron. Nelson Angelo Piquet est à son tour victime d'une crevaison et commence à se plaindre de soucis de boîte de vitesses. David Coulthard rentre à son stand, lui aussi sur crevaison. Le troisième passage voit Jarno Trulli, Nico Rosberg et Mark Webber (6e, 7e et 8e) se livrer une lutte sévère sans pour autant réussir à se dépasser. Ce n'est pas le cas de Räikkönen qui prend le meilleur sur Kubica pour le gain de la seconde place. Il est imité par Nick Heidfeld qui double Kovalainen et se retrouve quatrième. Le ballet des ravitaillements débute au 18e tour avec Kubica, suivi par Rosberg. Pendant ce temps, Button s'accroche avec Coulthard en essayant de le dépasser. Button brise son aileron, repasse par les stands mais abandonnera au vingtième tours des conséquences de l'accrochage. Au quarantième tour, la boîte de vitesses de Piquet rend définitivement l'âme alors que Webber ravit la septième place à Rosberg et met la pression sur Trulli, sans toutefois trouver l'ouverture.

Felipe Massa remporte finalement sa première course de la saison (la première de sa carrière sans s'élancer de la pole) après deux résultats vierges. Il devance son coéquipier Räikkönen (à 3 secondes) et signent le 77e doublé de Ferrari. Kubica, troisième, monte sur son second podium consécutif tandis qu'Heidfeld se classe quatrième, ce qui permet à BMW Sauber de marquer à nouveau 11 points, égalant ainsi son meilleur résultat établi au Grand Prix précédent. Kovalainen, cinquième, sauve l'honneur de McLaren, Trulli, Webber et Rosberg complétant le top huit. Au championnat du monde des pilotes, Kimi Räikkönen ravit le commandement à Lewis Hamilton, arrivé seulement 13e, tandis que chez les constructeurs, BMW Sauber pointe en tête pour la première fois de son histoire. Robert Kubica aura décroché la première pole position de sa carrière et signé la première pole de l'écurie BMW Sauber et d'un pilote polonais.

Grand Prix d'Espagne[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen remporte à Barcelone sa deuxième victoire de la saison.

Felipe Massa et Lewis Hamilton prennent le meilleur départ à l'extinction des feux alors qu'Adrian Sutil et Sebastian Vettel entrent en collision au quatrième virage, ce qui cause l'intervention de la voiture de sécurité et une neutralisation de trois tours. Nelson Angelo Piquet sort de la piste au cinquième tour et perd huit places pour se retrouver 18e. Au tour suivant, il s'accroche avec Sebastien Bourdais en tentant de le doubler et les deux pilotes doivent renoncer. Anthony Davidson les imite au tour suivant après qu'une pierre a percé son radiateur. Au 21e tour, l'explosion du pneu avant gauche de la monoplace d'Heikki Kovalainen, dans l'un des virages le plus rapides du circuit, l'envoie percuter le mur à haute vitesse (la télémétrie a enregistré une décélération de 26 g), nécessitant son évacuation par hélicoptère. Malgré la violence du choc, il ne souffre que de contusions légères et la voiture de sécurité fait une nouvelle apparition.

Après être passé par les stands au 25e tour, Rubens Barrichello percute Giancarlo Fisichella et brise son aileron avant : il doit effectuer un tour complet avec l'aileron coincé dans son fond plat et repasser par les stands, la réparation ne l'empêchent pas d'abandonner peu après. Dans le même temps, Fernando Alonso abandonne sur casse moteur et la même mésaventure arrivera à Nico Rosberg au 41e tour. Jarno Trulli perd deux places suite à une mésentente avec son équipe technique et un passage inutile par les stands, il sauve le point de la huitième place, mais permet à Kazuki Nakajima de décrocher la septième place, derrière Jenson Button qui inscrit les premiers points de son écurie depuis le Grand Prix du Brésil 2006. Kimi Räikkönen réalise le second hat-trick (pole position, meilleur tour en course et victoire) de sa carrière et Felipe Massa permet à Ferrari de signer son 78e doublé. Lewis Hamilton monte sur le podium tandis que Robert Kubica termine quatrième devant Mark Webber, dans les points pour la troisième fois depuis le début de la saison. Au championnat du monde, Räikkönen possède désormais 9 points d'avance sur Hamilton et 10 sur Kubica. Heidfeld n'ayant pas inscrit de point, la Scuderia Ferrari reprend le commandement au championnat des constructeurs et, avec 47 points, domine BMW Sauber (35 points) et McLaren (34 points).

Grand Prix de Turquie[modifier | modifier le code]

Super Aguri n'ayant pas trouvé de solution à sa situation financière, seules vingt monoplaces s'alignent sur la grille de départ du grand prix de Turquie. Le départ de l'épreuve est émaillé d'accrochages légers puisqu'au premier virage, Kimi Räikkönen abime légèrement son aileron avant en percutant son compatriote Heikki Kovalainen, contraint de rentrer au stand alors que le pilote Ferrari ne changera pas son aileron. La même mésaventure se produit entre Sebastian Vettel et Adrian Sutil qui doivent passer par les stands (crevaison et changement d’aileron). Giancarlo Fisichella freine quant à lui trop tard et percute Kazuki Nakajima: il abandonne tandis que le Japonais doit changer ses ailerons avant et arrière. Lewis Hamilton par contre prend le meilleur sur son coéquipier et boucle le premier tour en seconde position derrière Felipe Massa.

Les leaders Massa et Hamilton réalisent à tour de rôle le meilleur tour en course mais Hamilton comble peu à peu son retard. Après son premier passage au stand, l’Anglais chute à la sixième place et, pendant l’arrêt de Massa, Räikkönen mêne temporairement la course. Ces ravitaillements terminés, Massa retrouve la tête de l’épreuve mais Hamilton, plus léger en essence, le rattrape et le double au vingt-quatrième tour. Hamilton creuse rapidement le trou et possède près de quatre secondes d‘avance sur Massa lorsqu‘il rentre au stand pour chausser des pneus durs, dévoilant sa stratégie à trois arrêts. Il reprend la piste au troisième rang, derrière Räikkönen et Massa. Huit tours plus tard, Massa laisse le commandement à son coéquipier pour effectuer son second et dernier arrêt. Hamilton passe une troisième fois par les stands et laisse donc la victoire à Massa (qui remporte donc pour la troisième fois consécutive ce Grand Prix), suivi par Hamilton. Derrière Räikkönen, troisième, les deux pilotes BMW, Robert Kubica et Nick Heidfeld se classent quatrième et cinquième, Fernando Alonso, Mark Webber et Nico Rosberg complétant le top-huit. Au championnat, derrière Räikkönen, toujours leader, Massa se classe second, à égalité de points avec Hamilton. La Scuderia Ferrari conserve le commandement au championnat des constructeurs et, avec 63 points, domine BMW Sauber (44 points), toujours talonnée par McLaren (42 points).

Grand Prix de Monaco[modifier | modifier le code]

Sous la pluie, Felipe Massa, en pole, part en tête tandis que Lewis Hamilton s'infiltre entre les deux Ferrari. Son coéquipier Heikki Kovalainen, alors quatrième est contraint de passer par les stands suite à une défaillance de son volant. Rapidement, le safety-car fait son apparition suite aux accrochages et touchettes qui impliquent Timo Glock, Nico Rosberg, Jenson Button, Fernando Alonso et Hamilton. Kimi Räikkönen, alors second cède sa place à Robert Kubica à cause d'un passage par les stands consécutif à une erreurs de ses mécaniciens. Le Polonais prend la tête de l'épreuve peu après lorsque Massa fait un tout-droit à Sainte Dévote. Après les arrêts aux stands de la mi-course, Hamilton prend la première place devant Massa, Kubica, Mark Webber et Adrian Sutil, alors le plus rapide en piste. Lorsque la piste s'assèche, autour du cinquantième tour, tous les pilotes procèdent à un changement de gommes, ce qui permet à Kubica de prendre le meilleur sur Massa. Le safety-car reprend la piste à cause de la violente sortie de piste de Rosberg à la piscine et, à la relance, Räikkönen, en difficulté à la sortie du tunnel, percute Sutil, alors quatrième, et le contraint à l'abandon. Hamilton conserve sa place de leader jusqu'au drapeau à damiers et s'impose devant Kubica, Massa, Webber, Sebastian Vettel, Rubens Barrichello, Kazuki Nakajima et Kovalainen. Hamilton prend la tête du championnat avec 38 points, devançant de trois longueurs Räikkönen et de quatre l'autre pilote Ferrari. Si Ferrari conserve la tête du classement des constructeurs, les onze points acquis par McLaren lui permettent de reprendre le premier accessit à BMW Sauber pour une seule unité.

Grand Prix du Canada[modifier | modifier le code]

Robert Kubica remporte son premier Grand Prix au Canada.

Lewis Hamilton profite de sa pole position pour creuser rapidement l'écart sur ses poursuivants, mais la sortie du safety-car au quatorzième tour suite à l'abandon d'Adrian Sutil ruine ses efforts. Lors de la première salve des arrêts aux stands, Robert Kubica et Kimi Räikkönen ravitaillent plus vite que le pilote britannique et quittent leur stand devant lui. La voie des stands demeurant fermée, les deux pilotes se rangent côte-à-côte derrière le feu clignotant tandis qu'Hamilton remarque trop tard le feu et s'encastre dans la Ferrari, ce qui contraint les deux pilotes à l'abandon. Nico Rosberg commet la même erreur et percute à son tour la monoplace d'Hamilton. Heidfeld, qui n'est pas passé par les stands, est alors en tête de la course. Après son arrêt, il réussit à conserver sa place mais est talonné par son coéquipier et Fernando Alonso. Le Polonais finit par prendre le meilleur sur Heidfeld et à conserver le leadership après son second passage par les stands. Toujours coincé en troisième position par Heidfeld, Alonso part en tête-à-queue et tape le muret au quarante-cinquième tour. Kubica et Heidfeld réalisent ainsi le premier doublé de l'écurie BMW Sauber, le Polonais signant sa première victoire en Grand Prix, la première également de BMW en tant que constructeur et la première victoire d'un Polonais en F1. David Coulthard complète le podium en devançant les Toyota de Timo Glock et Jarno Trulli entre lesquelles s'est intercalé Felipe Massa. Rubens Barrichello et Sebastian Vettel, comme lors de l'épreuve précédente, se partagent les derniers points en jeu. Sur le circuit où il avait subi un violent accident l'année précédente, Kubica prend la tête du championnat du monde avec 42 points et devance Hamilton et Massa de quatre points. Ferrari reste en tête du classement des constructeurs avec 73 points, trois de plus que BMW Sauber qui devance à nouveau Mclaren.

Grand Prix de France[modifier | modifier le code]

Assez nettement dominatrices sur le tracé de Nevers Magny-Cours, les Ferrari de Kimi Räikkönen et Felipe Massa monopolisent la première ligne de la grille de départ, Räikkönen signant la 200e pole position de la Scuderia Ferrari. Les Rouges profitent de la baisse de forme des BMW Sauber ainsi que des soucis des pilotes McLaren : Lewis Hamilton qualifié à la 13e place suite à sa pénalité de 10 places pour avoir provoqué un accident au Canada et Heikki Kovalainen qualifié 11e après une pénalité de 5 places pour avoir gêné Mark Webber. Dès les premiers tours, Räikkönen et Massa creusent l'écart sur le reste du peloton dans lequel Hamilton tente de remonter. Sa progression s'achève suite à un "drive trought" pour avoir dépassé un pilote en coupant une chicane, l'Anglais terminera la course en 10e position. En tête de course, Räikkönen semble tenir Massa à distance jusqu'à ce qu'une rupture d'échappement fasse perdre 50 à 70 chevaux à son moteur. Le Finlandais échappe à une réprimande de la direction de course qui, pour raison de sécurité, aurait pu lui enjoindre de rentrer aux stands pour réparation mais n'est pas en mesure de résister à Massa qui s'empare de la tête de la course et de la victoire. Räikkönen parvient tout de même à sauver sa deuxième place (79e doublé de la Scuderia) tandis que la troisième marche du podium revient à Jarno Trulli, sorti vainqueur d'une passe d'armes en fin de course avec Kovalainen et qui passe la barre des 200 points en championnat du monde (201 points). Robert Kubica se classe cinquième devant Mark Webber, Nelsinho Piquet qui inscrit ses premiers points en championnat du monde en devançant son coéquipier Fernando Alonso qui inscrit son 500e point en championnat du monde. Pour la première fois de sa carrière, Massa, avec 48 points, prend la tête du championnat du monde en devançant de deux longueurs Kubica et de cinq son coéquipier Räikkönen. Le doublé Ferrari permet à la Scuderia de prendre le large au classement des constructeurs avec 91 points contre 74 à BMW Sauber et 58 à McLaren.

Grand Prix de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton remporte la course avec plus d'une minute d'avance sur Nick Heidfeld.

Lewis Hamilton, quatrième sur la grille de départ prend d'emblée le dessus sur Kimi Räikkönen et Mark Webber tandis que son coéquipier Heikki Kovalainen, qui venait de réaliser sa première pole position, conserve la tête de la course. Hamilton le déborde au 5e tour tandis qu'Alonso et Räikkönen harcèlent le Finlandais. Massa, alors leader au championnat est relégué en fond de peloton suite à deux têtes-à-queues dus à la piste détrempée. Hamilton rentre au stand pour changer ses pneumatiques tandis que Räikkönen, revenu sur ses talons, fait le pari de conserver ses gommes, persuadé que la pluie va cesser. Ce choix s'avère être le mauvais puisque la pluie redouble et Räikkönen chute en 11e position. Nick Heidfeld atteint la seconde position et devance Kovalainen et Kubica qui part ensuite à la faute. Barrichello, chaussé en pneus "pluie extrême" remonte de la 16e à la 3e place et signe son premier podium depuis qu'il a quitté Ferrari. Hamilton remporte son troisième succès de l'année, devant Heidfeld et Barrichello. Räikkönen termine quatrième et devance Kovalainen, Alonso, Trulli et Nakajima. Hamilton reprend la tête du championnat du monde à égalité de points avec Massa et Räikkönen (48 points) tandis que le classement du championnat constructeur ne change pas, Ferrari devançant toujours BMW Sauber et McLaren.

Grand Prix d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen, sixième de l'épreuve.

Lewis Hamilton tire avantage de sa pole position et creuse peu à peu l'écart sur ses rivaux. À la mi-course, Felipe Massa pointe déjà à 11 secondes et Heikki Kovalainen à 18. Cette avance confortable est réduite à néant par la sortie du safety-car suite à l'accident dont est victime Timo Glock qui fracasse sa monoplace contre le muret des stands. Alors que presque tous les concurrents profitent de la neutralisation pour ravitailler, Hamilton reste en piste. À la relance, il devance Nelsinho Piquet et Nick Heidfeld (qui ne sont pas non plus passés par les stands) mais le Brésilien possède l'avantage certain de ne plus avoir à ravitailler pour atteindre l'arrivée. Après son arrêt au stand, Hamilton n'est plus que 5e, il force alors son talent et déborde Kovalainen et Massa. Le passage par les stands d'Heidfeld lui permet de pointer en seconde position et de se lancer à l'attaque de Piquet. Il reprend la tête de l'épreuve au 59e passage et remporte son quatrième succès de la saison en devançant Piquet (qui décroche son premier podium) et Massa. Heidfeld se classe quatrième devant Kovalainen, Räikkönen, Kubica et Vettel. Le podium du Grand Prix est le plus jeune de l'histoire de la Formule 1, la moyenne des âges d'Hamilton, Piquet et Massa étant de 24 ans et 7 mois. Hamilton est désormais seul leader au championnat avec 58 points et devance Massa et Räikkönen de 4 et 7 points. Le classement des constructeurs ne change pas, Ferrari (105 points) devançant toujours BMW Sauber (89 points) et McLaren (86 points).

Grand Prix de Hongrie[modifier | modifier le code]

Felipe Massa abandonne sur rupture moteur.

Alors que les pilotes McLaren monopolisent la première ligne (Lewis Hamilton ayant décroché la pole position devant Heikki Kovalainen), Felipe Massa, réalise le meilleur envol et déborde d'emblée les flèches d'argent. Timo Glock, qualifié en 5e position, l'imite et prend le meilleur sur Robert Kubica de même qu'Alonso qui déborde Kimi Räikkönen. Massa et Hamilton creusent peu à peu l'écart alors que les ravitaillements aux stands se profilent. Ceux-ci seront mouvementés pour Sébastien Bourdais, Rubens Barrichello et Kazuki Nakajima dont les monoplaces frôlent l'incendie et fatal pour Kubica qui perd trois places. Le tournant de la course a lieu au 40e tour lorsqu'Hamilton, toujours second, crève et doit effectuer un tour complet avant de regagner son stand. Massa semble avoir course gagnée et précède Kovalainen et Glock. À trois tours du but, il est contraint à l'abandon sur casse moteur, ce qui permet à Kovalainen de décrocher la première victoire de sa carrière. Glock décroche quant à lui son premier podium, Räikkönen sauvant l'honneur de la Scuderia à la 3e place. Alonso termine 4e devant Hamilton qui sauve quelques points, Nelsinho Piquet, Trulli et Kubica. Hamilton conserve la tête du championnat avec 62 points, tandis que Räikkönen est désormais second devant son coéquipier Massa. Au classement des constructeurs, Ferrari (111 points) voit son avance se réduire sur McLaren, nouveau deuxième avec 100 points, BMW Sauber pointant désormais à la troisième place en n'ayant engrangé qu'un seul point (90 points).

Grand Prix d'Europe[modifier | modifier le code]

Felipe Massa, premier vainqueur en Formule 1 sur le circuit de Valence.

Felipe Massa se met en évidence en décrochant la pole position sur le nouveau circuit de Valence. Il réussit son envol en contenant Lewis Hamilton et Robert Kubica alors que Kimi Räikkönen se fait dépasser par son compatriote Heikki Kovalainen. Fernando Alonso, devant son public, est contraint à l'abandon dès le premier tour après un accrochage avec Kazuki Nakajima. Massa contrôle parfaitement la course bien qu'il manque de s'accrocher avec Adrian Sutil dans la pit-lane. Alors que Massa domine de la tête et des épaules et réalise un hat-trick grâce à sa victoire et le record du tour, son coéquipier connaît le pire : il fauche un de ses mécaniciens lors de son arrêt aux stands puis doit renoncer sur casse moteur. Hamilton termine second de l'épreuve, Kubica complétant le podium. Kovalainen se classe 4e devant Jarno Trulli, Sebastian Vettel, Timo Glock et Nico Rosberg. Grâce à sa deuxième place, Hamilton conserve la tête du championnat avec 70 points tandis que Massa (64 points) repasse devant Räikkönen qui reste à 57 points. Au classement des constructeurs, Ferrari (121 points) voit encore son avance se réduire sur McLaren qui n'a plus que 8 points de retard. BMW Sauber conserve la troisième place avec 96 unités.

Grand Prix de Belgique[modifier | modifier le code]

Felipe Massa, vainqueur sur tapis vert.

Lewis Hamilton ne tire pas longtemps avantage de sa pole position puisqu'il part en tête-à-queue à l'épingle de la Source dès le second tour, laissant le leadership à Kimi Räikkönen. Au départ, l'empilement à l'épingle pénalise Heikki Kovalainen, Jarno Trulli et Nick Heidfeld tandis que Felipe Massa est troisième, suivi par Fernando Alonso et Sébastien Bourdais. Le classement ne va guère évoluer jusqu'au 42e des 44 tours de l'épreuve, au moment où la pluie fait son apparition. Hamilton revient très fort sur Räikkönen et coupe une chicane pour éviter un accrochage. Il laisse le Finlandais reprendre l'avantage pour éviter une pénalité mais cette manœuvre à brisé l'élan du pilote Ferrari qui se fait doubler à la Source. Räikkönen, peu après, en chasse derrière Hamilton, part à la faute après avoir doublé Hamilton en évitant Nico Rosberg au ralenti. Si Hamilton franchit en tête le drapeau à damiers, il sera rétrogradé au troisième rang pour avoir tiré avantage de sa manœuvre sur Räikkönen. Massa hérite donc de la victoire tandis que Heidfeld, qui a chaussé des intermédiaires, se classe second en doublant six monoplaces dans les derniers tours. Bourdais, longtemps troisième se fait dépasser par Alonso qui a effectué un arrêt au dernier tour, remontant de la huitième à la quatrième place, Vettel (cinquième) et Robert Kubica (sixième) et devance Timo Glock pour l'attribution des points. Au championnat du monde, Massa revient à 2 points seulement d'Hamilton (74 contre 76) tandis que Kubica dépasse Räikkönen d'une unité (58 contre 57). Ferrari conserve sa place de leader chez les constructeurs où BMW Sauber réalise une bonne opération en revenant sur les talons de McLaren (107 points contre 119).

Grand Prix d'Italie[modifier | modifier le code]

Sébastien Bourdais réalise la meilleure qualification de sa carrière en partant quatrième, son coéquiper Vettel décrochant la pole position.

Les qualifications, perturbées par la météo, voient les pilotes de pointe en difficulté (Robert Kubica est 11e, Kimi Räikkönen 14e et Lewis Hamilton 15e tandis que les pilotes de la galaxie Red Bull tirent leur épingle du jeu. En effet, Sebastian Vettel décroche la pole position (et devient le plus jeune poleman de l'histoire) et la deuxième ligne est occupé par Mark Webber devant Sébastien Bourdais. Le Français ne récoltera pourtant pas les fruits de ses efforts car un incident mécanique l'obligera à s'élancer des stands un tour après le lâcher de la meute. Vettel conserve son avantage au départ et ne sera jamais inquiété, le second Heikki Kovalainen restant sous contrôle à bonne distance. Hamilton anime de début de la course en remontant spectaculairement jusqu'au second rang avant d'effectuer un ravitaillement. La piste s'asséchant progressivement, tous les pilotes chaussent des gommes intermédiaires en lieu et place des "extrême pluie". Kubica, Fernando Alonso et Nick Heidfeld réalisent une bonne opération en couplant ce changement de pneus à leur unique ravitaillement en carburant, ce qui leur permet de se rapprocher de la tête de course (troisième, quatrième et cinquième). Felipe Massa, Hamilton, Webber et Räikkönen sont alors relégués aux sixième, septième et huitième places tandis que Vettel devient le plus jeune vainqueur de Grand Prix de l'histoire. Au championnat du monde, Massa ne reprend qu'un seul point à Hamilton toujours en tête (78 points à 77) tandis que l'abandon de Räikkönen fait le jeu de Kubica, troisième avec désormais 7 points d'avance. Chez les constructeurs, Ferrari devance toujours McLaren et BMW Sauber tandis que Renault F1 Team ramarre Toyota F1 Team avec 41 points chacun.

Grand Prix de Singapour[modifier | modifier le code]

Victoire pour Fernando Alonso et pour Renault qui n'avait plus gagné depuis le Grand Prix du Japon en 2006.

Profitant de sa pole position, Felipe Massa s'échappe peu à peu, poursuivi par Lewis Hamilton qui perd progressivement son avance sur Kimi Räikkönen. Le tournant de la course a lieu au 13e tour lorsque Nelsinho Piquet part à la faute et crashe sa monoplace contre un muret. La voiture de sécurité est envoyée en piste pour une longue neutralisation de l'épreuve juste après que Fernando Alonso est entré aux stands pour ravitailler. Le ravitaillement de Massa tourne à la catastrophe lorsque celui-ci, suite à une erreur de son équipe, arrache le tuyau d'alimentation en essence : il reprend la piste en dernière position. À ce moment de la course, Nico Rosberg est en tête devant Jarno Trulli et Giancarlo Fisichella mais les deux Italiens n'ont pas encore ravitaillé tandis que l'Allemand écope d'un drive-through pour avoir ravitaillé alors que la pit-lane était fermée (il en sera de même pour Robert Kubica). Si Rosberg réussit à sauver une troisième place, le Polonais sombre dans le classement tandis qu'Alonso, qui, lui, a ravitaillé au bon moment, prend la tête de la course et signe le premier succès de Renault F1 Team depuis deux ans. Rosberg réussit à préserver sa deuxième place devant Hamilton. En fin de course, Adrian Sutil heurte le muret, ce qui provoque une nouvelle sortie du safety-car et Räikkönen part également à la faute en tentant de dépasser Timo Glock pour le gain de la quatrième place. Sebastian Vettel, Nick Heidfeld, David Coulthard et Kazuki Nakajima se partagent les derniers points. Massa réalise une mauvaise opération en championnat, désormais à 7 longueurs d'Hamilton et son coéquipier ne dispose plus que d'un point d'avance sur Nick Heidfeld (57 contre 56). Au championnat des constructeurs, Ferrari cède la tête à McLaren pour un point (135 contre 134) et Renault F1 Team subtilise la quatrième place à Toyota F1 Team.

Grand Prix du Japon[modifier | modifier le code]

Fernando Alonso lors de son tour d'honneur après sa seconde victoire consécutive de la saison.

Dès le départ, Lewis Hamilton perd l'avantage conféré par sa pole position et, en tentant de reprendre son bien ravi par Felipe Massa, bloque ses roues, tire droit et manque d'entraîner Kimi Räikkönen avec lui. Plus loin dans le peloton, David Coulthard tape le rail suite à une rupture de suspension. Hamilton, second derrière Massa, le passe dès le deuxième passage sur la ligne mais le Brésilien l'accroche : les deux pilotes écopent alors chacun d'un drive-through pour cette passe d'armes litigieuse. Robert Kubica et Fernando Alonso en profitent pour prendre le large en tête, l'Espagnol doublant le Polonais à l'issue des ravitaillements. Alonso ne sera dès lors plus jamais à la merci de ses adversaires et remporte sa seconde victoire consécutive de la saison. Kubica doit alors faire face au retour de Räikkönen et les deux hommes manquent de s'accrocher, la BMW conservant toutefois son avantage. Si Nelsinho Piquet complète la bonne prestation des Renault en se classant quatrième, devant Jarno Trulli, Sébastien Bourdais se voit retirer ses points de la sixième position sur tapis vert, les commissaires estimant qu'il avait gêné Massa lors de sa sortie des stands. Cette sanction permet à son coéquipier Sebastian Vettel de récupérer trois points et à Massa de se classer septième devant Mark Webber. En championnat, McLaren perd huit points sur son rival Ferrari en ne marquant aucun point (Hamilton terminant douzième et Kovalainen ayant abandonné) et se retrouve sous la menace directe des BMW Sauber revenues à 7 longueurs (128 points contre 135). Renault prend le large par rapport à Toyota en comptant désormais 16 points d'avance sur le constructeur japonais. Chez les pilotes, Massa ne reprend que 2 points à Hamilton, toujours en tête et Kubica se relance avec seulement 7 points de retard sur Massa.

Grand Prix de Chine[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton réalise un hat-trick au Grand Prix de Chine.

Lewis Hamilton s'élance de la pole position et contrôle parfaitement les Ferrari de Felipe Massa et Kimi Räikkönen tandis que Sébastien Bourdais et Jarno Trulli s'accrochent en milieu de peloton. Fernando Alonso réussit quant à lui à prendre le meilleur sur Heikki Kovalainen pour le gain de la quatrième place. Au trente-quatrième tour, Kovalainen est victime d'une crevaison qui lui fait quitter les avant-postes avant qu'il n'abandonne. Les deux salves de ravitaillements n'ont aucune incidence sur le classement de la course et Hamilton signe un hat-trick. Afin de préserver les chances de son pilote le mieux placé au championnat, la Scuderia Ferrari demande à Räikkönen de s'effacer au profit de Massa qui termine second. Alonso termine quatrième devant les BMW de Nick Heidfeld et Robert Kubica tandis que Timo Glock se classe septième, Nelsinho Piquet raflant le dernier point mis en jeu.

Au championnat du monde, Felipe Massa perd quelques longueurs sur Hamilton (87 points contre 94) tandis que le mauvais résultat de Kubica le prive définitivement de ses chances de devenir champion du monde. La Scuderia Ferrari, en marquant 14 points contre 10 à McLaren, se rapproche de plus en plus d'une nouvelle couronne mondiale, BMW Sauber pouvant encore ravir la seconde place avec seulement 10 points de retard sur McLaren (135 points contre 145). Renault s'assure de la quatrième place finale avec 20 points d'avance sur Toyota.

Grand Prix du Brésil[modifier | modifier le code]

Malgré un hat-trick pour son Grand Prix national, Felipe Massa échoue pour un point dans la conquête du titre mondial.

La situation est très claire pour Felipe Massa qui doit absolument remporter son Grand Prix national ou au moins terminer second pour espérer être titré. Il ne tient néanmoins pas son destin entre ses mains car Lewis Hamilton peut se contenter d'une cinquième place finale en cas de victoire du Brésilien pour empocher le titre. Massa réussit la première partie de sa tâche en décrochant la pole position devant Jarno Trulli et son coéquipier Kimi Räikkönen alors qu'Hamilton n'est que quatrième sur la grille. À quelques minutes du départ, une violente averse contraint tous les pilotes à chausser les pneus pluie. Dès que le drapeau à damier est abaissé, David Coulthard, dont c'est le dernier Grand Prix, perd le contrôle de sa monoplace et finit dans le rail, provoquant la sortie de la voiture de sécurité. À la relance, les positions n'évoluent pas et restent stables jusqu'aux premiers ravitaillements. Sebastian Vettel, qui a ravitaillé avant tout le monde, pointe alors au second rang et harcèle Massa tandis qu'Hamilton est désormais sixième derrière Giancarlo Fisichella : l'Anglais ne prend l'avantage qu'au bout de six tours puis remonte à la quatrième place quand Vettel effectue son deuxième arrêt au stand. En tête de course, Massa signe le meilleur tour tandis que Räikkönen fait de son mieux pour se rapprocher d'Alonso, solide second. À seulement sept tours du terme, la pluie refait son apparition : certains pilotes rentrent aux stands chausser des gommes adaptées tandis que d'autres font le pari de rester en pneus pour le sec. Hamilton, qui a stoppé, se retrouve alors cinquième derrière Timo Glock en pneus secs mais dans l'avant-dernier tour, Vettel dépasse Hamilton, qui perd virtuellement le titre de champion du monde puisque Massa franchit la ligne en vainqueur en signant un hat-trick devant Alonso et Räikkönen. Dans le dernier virage, Glock, à l'agonie avec ses pneus non adaptés à l'état de la piste, est dépassé par Hamilton qui se classe donc cinquième de la course, résultat suffisant pour décrocher la couronne mondiale. Heikki Kovalainen se classe septième et Trulli empoche le dernier point mis en jeu. Comme l'année précédente, le titre des pilotes est remporté avec seulement 1 point d'écart (98 contre 97) et Lewis Hamilton devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. Les pilotes Ferrari complètent le podium mondial, Räikkönen se classant troisième avec 75 points, à égalité de points avec Robert Kubica, quatrième. Chez les constructeurs, Ferrari décroche son 16e titre de champion avec 172 points, McLaren terminant second avec 151 points, BMW Sauber complétant le podium avec 135 unités.

Grands Prix de la saison 2008[modifier | modifier le code]

Calendrier des Grands Prix de la saison 2008
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Résumé
786 16 mars Drapeau de l'Australie Grand Prix d'Australie Melbourne Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Résumé
787 23 mars Drapeau de la Malaisie Grand Prix de Malaisie Sepang Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld Résumé
788 6 avril Drapeau de Bahreïn Grand Prix de Bahreïn Sakhir Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau de la Pologne Robert Kubica Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Résumé
789 27 avril Drapeau de l'Espagne Grand Prix d'Espagne Barcelone Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau : Italie Ferrari Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
790 11 mai Drapeau de la Turquie Grand Prix de Turquie Istanbul Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
791 25 mai Drapeau de Monaco Grand Prix de Monaco Monaco Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
792 8 juin Drapeau du Canada Grand Prix du Canada Montréal Drapeau de la Pologne Robert Kubica Drapeau : Allemagne BMW Sauber Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
793 22 juin Drapeau de la France Grand Prix de France Magny-Cours Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
794 6 juillet Drapeau du Royaume-Uni Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
795 20 juillet Drapeau de l'Allemagne Grand Prix d'Allemagne Hockenheim Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld Résumé
796 3 août Drapeau de la Hongrie Grand Prix de Hongrie Hungaroring Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
797 24 août Drapeau de l’Union européenne Grand Prix d'Europe Valence Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau du Brésil Felipe Massa Résumé
798 7 septembre Drapeau de la Belgique Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
799 14 septembre Drapeau de l'Italie Grand Prix d'Italie Monza Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Toro Rosso-Ferrari Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
800 28 septembre Drapeau de Singapour Grand Prix de Singapour Singapour Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Drapeau : France Renault Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
801 12 octobre Drapeau du Japon Grand Prix du Japon Mont Fuji Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Drapeau : France Renault Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau du Brésil Felipe Massa Résumé
802 19 octobre Drapeau de la République populaire de Chine Grand Prix de Chine Shanghai Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
803 2 novembre Drapeau du Brésil Grand Prix du Brésil Interlagos Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Brésil Felipe Massa Drapeau du Brésil Felipe Massa Résumé

Classement saison 2008[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Classement du championnat du monde 2008
Lewis Hamilton devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1
Felipe Massa s'incline d'un point dans la lutte pour le titre mondial
Kimi Räikkönen perd son titre et termine à la troisième place du championnat
Classement pilotes[17]
Classement Pilote Points AUS MAL BAR ESP TUR MON CAN FRA GBR ALL HUN EUR BEL ITA SIN JAP CHI BRA
Champion Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton 98 10 4 - 6 8 10 - - 10 10 4 8 6 2 6 - 10 4
2e Drapeau : Brésil Felipe Massa 97 - - 10 8 10 6 4 10 - 6 - 10 10 3 - 2 8 10
3e Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen 75 1 10 8 10 6 - - 8 5 3 6 - - - - 6 6 6
4e Drapeau : Pologne Robert Kubica 75 - 8 6 5 5 8 10 4 - 2 1 6 3 6 - 8 3 -
5e Drapeau : Espagne Fernando Alonso 61 5 1 - - 3 - - 1 3 - 5 - 5 5 10 10 5 8
6e Drapeau : Allemagne Nick Heidfeld 60 8 3 5 - 4 - 8 - 8 5 - - 8 4 3 - 4 -
7e Drapeau : Finlande Heikki Kovalainen 53 4 6 4 - - 1 - 5 4 4 10 5 - 8 - - - 2
8e Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel 35 - - - - - 4 1 - - 1 - 3 4 10 4 3 - 5
9e Drapeau : Italie Jarno Trulli 31 - 5 3 1 - - 3 6 2 - 2 4 - - - 4 - 1
10e Drapeau : Allemagne Timo Glock 25 - - - - - - 5 - - - 8 2 - - 5 - 2 3
11e Drapeau : Australie Mark Webber 21 - 2 2 4 2 5 - 3 - - - - 1 1 - 1 - -
12e Drapeau : Brésil Nelsinho Piquet 19 - - - - - - - 2 - 8 3 - - - - 5 1 -
13e Drapeau : Allemagne Nico Rosberg 17 6 - 1 - 1 - - - - - - 1 - - 8 - - -
14e Drapeau : Brésil Rubens Barrichello 11 - - - - - 3 2 - 6 - - - - - - - - -
15e Drapeau : Japon Kazuki Nakajima 9 3 - - 2 - 2 - - 1 - - - - - 1 - - -
16e Drapeau : Royaume-Uni David Coulthard 8 - - - - - - 6 - - - - - - - 2 - - -
17e Drapeau : France Sébastien Bourdais 4 2 - - - - - - - - - - - 2 - - - - -
18e Drapeau : Royaume-Uni Jenson Button 3 - - - 3 - - - - - - - - - - - - - -
19e Drapeau : Italie Giancarlo Fisichella 0 - - - - - - - - - - - - - - - - - -
20e Drapeau : Allemagne Adrian Sutil 0 - - - - - - - - - - - - - - - - - -
21e Drapeau : Japon Takuma Satō 0 - - - -
22e Drapeau : Royaume-Uni Anthony Davidson 0 - - - -
  • Pour la première fois dans l'histoire de la Formule 1, toutes les écuries ont aligné les deux mêmes pilotes sur chaque Grand Prix de la saison.

Constructeurs[modifier | modifier le code]

Classement constructeurs[18]
Classement Écurie Points AUS MAL BAR ESP TUR MON CAN FRA GBR ALL HUN EUR BEL ITA SIN JAP CHI BRA
Champion Drapeau : Italie Ferrari 172 1 10 18 18 16 6 4 18 5 9 6 10 10 3 - 8 14 16
2e Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes 151 14 10 4 6 8 11 - 5 14 14 14 13 6 10 6 - 10 6
3e Drapeau : Allemagne BMW Sauber 135 8 11 11 5 9 8 18 4 8 7 1 6 11 10 3 8 7 -
4e Drapeau : France Renault 80 5 1 - - 3 - - 3 3 8 8 - 5 5 10 15 6 8
5e Drapeau : Japon Toyota 56 - 5 3 1 - - 8 6 2 - 10 6 - - 5 4 2 4
6e Drapeau : Italie Toro Rosso-Ferrari 39 2 - - - - 4 1 - - 1 - 3 6 10 4 3 - 5
7e Drapeau : Autriche Red Bull-Renault 29 - 2 2 4 2 5 6 3 - - - - 1 1 2 1 - -
8e Drapeau : Royaume-Uni Williams-Toyota 26 9 - 1 2 1 2 - 1 - - - 1 - - 9 - - -
9e Drapeau : Japon Honda 14 - - - 3 - 3 2 - 6 - - - - - - - - -
10e Drapeau : Inde Force India-Ferrari 0 - - - - - - - - - - - - - - - - - -
11e Drapeau : Japon Super Aguri-Honda 0 - - - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :