Genêts

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Genêts
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Sartilly
Intercommunalité Communauté de communes Avranches - Mont-Saint-Michel
Maire
Mandat
Catherine Brunaud-Rhyn
2014-2020
Code postal 50530
Code commune 50199
Démographie
Gentilé Genestais
Population
municipale
416 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 05″ N 1° 28′ 33″ O / 48.684722, -1.47583348° 41′ 05″ Nord 1° 28′ 33″ Ouest / 48.684722, -1.475833  
Altitude Min. 6 m – Max. 38 m
Superficie 6,89 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-genets.com

Genêts est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 416 habitants[Note 1] (les Genestais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le mont Saint-Michel.

Le village est situé sur la rive nord de la baie du mont Saint-Michel, offrant une belle vue sur celle-ci, Tombelaine (réserve d'oiseaux) et le mont Saint-Michel. Au nord du village se trouve le bec d'Andaine[1], qui fut jadis le port très fréquenté de Genêts. Ensablée depuis fort longtemps, il ne reste qu'une plage étendue d’où on peut faire des promenades guidées vers le mont Saint-Michel en passant par Tombelaine[2]. Genêts est limitrophe des communes de Vains, Bacilly et Dragey et est traversée par le Lerre.

Communes limitrophes de Genêts[3]
Dragey-Ronthon (territoire de Dragey) Dragey-Ronthon (territoire de Dragey) Bacilly
Mer de la Manche Genêts[3] Bacilly
Mer de la Manche Mer de la Manche Vains

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Genêts (jadis de Genicio vers 1060[4], Genitium, Genecium) est sans rapport avec la plante du même nom (bas latin genĕsta, genista), par contre il correspond bien à sa situation géographique, puisqu'il est basé sur le celtique gen que l'on retrouve dans les environs: Argennes à Saint-Quentin-sur-le-Homme et Ingena, ancien nom d'Avranches[5]. L'archétype devait être *genu- (Genova, Genève) « bouche » Cf. breton genou et gallois genau « bouches », de la sa signification topographique d'« embouchure » et Genêts « endroit près de l'embouchure » (ici celles de la Sée et de la Sélune).

Jusqu'en 1893, la graphie officielle de la commune est Genest[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Genêts publié en 1759. L'estuaire n'est pas encore comblé. Cette carte présente une erreur : le quartier de Salmes y est représenté, or il a été emporté l'année précédente par une conjonction de fortes marées et de divagation de la Sée et de la Sélune[7].

Les bonnes conditions d'abri qu'offrait le port (un arc entre le bec d'Andaine et le Haut Moncel, encadrant l'estuaire du Lerre) lui permet de se développer et de devenir un port assez important de commerce : vin, blé, poissons séchés, plâtres, pierres à chaux, mercerie, draps, étoffes[7]. Les sources anciennes mentionnent l'activité de ce port. Un commerce de la région, les meules à moulins de Brie et de Champagne a donné son nom au bois des Meules[7]. Au XIVe siècle la population du bourg se monte à 3 000 habitants[7].

Mais sur les siècles suivant, la baie de Genêts va progressivement s'ensabler et l'estuaire de la Lerre se combler, faisant disparaitre son port. Le village est maintenant séparé de la mer par des marais.

L'affaire criminelle Gaston Durand s'est déroulée à Genets et fut jugée par les assises de la Manche à Coutances le 9 mars 1925[8].

Le 1er janvier 1973, Genêts s'associe avec Dragey, Ronthon et Saint-Jean-le-Thomas, la commune ainsi formée prenant le nom de Dragey-Tombelaine. Genêts et Saint-Jean-le-Thomas sortent de l'association en 1979, et la commune fusionnée est renommée Dragey, puis Dragey-Ronthon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Genêts Blason D'azur au croissant d'argent surmonté d'une étoile de huit rais du même[9]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1959 Maurice Lesrel   Avocat
1959 1959 Martial Vinour    
1959 1963 Jean Simon   agriculteur
1963 1972 René Chesnay   agriculteur
1972 1977 Michel Leméteyer   agriculteur
1977 1979 André Michel   garde républicain
1979 1983 Emmanuel Leveilley   maçon
1983 1989 Henri Tropée[10]   agriculteur
1989 juin 1995 Marie-Claire Daniel   institutrice
juin 1995 mars 2008 Jacques Hec   assureur
mars 2008[11] mars 2014 Allain Lalisse SE retraité du génie civil
mars 2014[12] en cours Catherine Brunaud-Rhyn SE cadre juridique et commercial
Les données manquantes sont à compléter.
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 416 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Genêts[14]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

Peuplé d'environ 2 000 habitants au XIVe siècle[réf. nécessaire],Genêts a compté après la mise en place des recensements républicains, jusqu'à 1 017 habitants en 1836.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
913 900 934 879 1 010 1 017 951 932 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
960 900 835 776 749 715 647 663 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 585 602 480 527 560 543 534 545
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
532 501 524 524 481 439 439 443 417
2011 - - - - - - - -
416 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et infrastructure[modifier | modifier le code]

Le camping est situé entre le village et la plage de sable.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Maison de la Baie, aménagée dans l'ancienne chapelle Sainte-Anne.

Genêts était le point d'aboutissement de nombreuses voies montoises empruntées par les pèlerins. Au Moyen Âge, la population s'éleva jusqu'à environ 3 000 âmes au XIVe siècle, l'église était alors entourée de sept chapelles dont la chapelle Sainte-Anne détruite puis reconstruite. L'église Notre-Dame est le seul monument qui nous reste de cette époque.

L'église de Genêts[modifier | modifier le code]

L'église de Genêts est placée sous le vocable de Notre-Dame et aussi sous celui de saint Sébastien.

On n'a pas de données précises sur la première église de Genêts dont certains éléments subsistent encore dans le transept actuel. Au XIIe siècle, le grand abbé du Mont, Robert de Thorigny, « releva l'église qui tombait de vétusté » et la fit consacrer en 1157. De cette époque datent le transept et la robuste tour carrée alors surmontée d'une flèche de pierre. Après le passage des Anglais qui brûlèrent l'église, les abbés-barons Nicolas Le Vitrier et Geoffroy de Servon « qui tenait la truelle à la main et l'épée de l'autre » la reconstruisirent. Lors des guerres de religion, l'église fut pillée par les troupes de Montgomery. À la fin du XVIIe siècle, l'état des bâtiments était lamentable avec des toitures trouées, des autels croulants. Au siècle suivant, un effort se manifeste.

Aujourd'hui, ce patrimoine est l'objet de mesures conservatoires et d'un suivi attentif. L'église et le cimetière ont été classés monuments historiques le 13 juin 1959[16]. À l'intérieur, des statues, des autels et autres éléments ont été classés ou inscrits à titre d'objets aux Monument historique ces dernières années[17]. La statue de la Vierge du XIVe siècle, a bénéficié d'une mesure de classement dès 1908. Le transept avec ses quatre piliers massifs et la tour implantée à la croisée de celui-ci appartient à la période romane. Certains éléments plus anciens ont été repris dans cette construction. La tour qui comprend deux étages, autrefois surmontés d'une flèche, a été remaniée au XVIe par l'abbé Guillaume de Lamps qui la coiffa d'un toit en bâtière. Les cloches d'origine fondues à la Révolution, remplacées au XIXe siècle, servaient aussi à guider les personnes égarées dans la baie par temps de brume. Sur les bancs du charmant porche sud dont la construction est attribuée à Guillaume de Lamps, au XIVe siècle, se traitaient autrefois les affaires de la paroisse. Le chœur à chevet plat, est divisé en trois travées. Il pourrait avoir été édifié vers le milieu du XIIIe siècle . La baie du chevet est décorée d'un vitrail restauré au XIXe siècle, dont certains éléments sont du XIIIe siècle. La nef très difficile à dater a été fort remaniée au XVIIIe siècle. Une récente restauration menée a permis de découvrir une charpente du XVe siècle, à poinçon et entraits qui a été rétablie. Outre la grande verrière du chevet, l'église recèle des objets intéressants, des statues, des autels…

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Le bec d'Andaine, avec sa plage et ses dunes, qui a fait l'objet d'un récent aménagement. C'est le lieu de départ des traversées de la baie, pour atteindre Tombelaine ou le mont Saint-Michel ou des pèlerinages vers l'abbaye.
  • L'hippodrome des Grèves, où chaque année se déroule au mois de juillet des épreuves de trot.
  • Jardin du prieuré.
  • L'îlot de Tombelaine, qui dépend administrativement de Genêts. Propriété de l'État, réserve ornithologique, il fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 9 octobre 1936[18].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire de l'abbé Henri Ménardais en l'église Notre-Dame de Genêts.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ageb.org/Visite/Genets_andaine.html
  2. http://www.ageb.org/Visite/Genets_tombelaine.html
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  5. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253247-9), p. 108
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. a, b, c et d Christophe Clavel, « L'aménagement du milieu par les hommes et ses conséquences environnementales : l'exemple du Mont-Saint-Michel », sur SEIG (Serveur éducatif de l'IGN et de l'Éducation nationale sur l'information géographique), IGN / Éducation nationale (consulté le 9 août 2009)
  8. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, 2012, page ??
  9. http://armorialdefrance.fr/departement_communes.php?dept=50
  10. Maire de Dragey-Tombelaine.
  11. « Allain Lalisse est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juillet 2014)
  12. « Catherine Brunaud-Rhyn, maire à l'unanimité », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juillet 2014)
  13. « Genêts (50530) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 mai 2014)
  14. Date du prochain recensement à Genêts, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. « Église et cimetière qui l'entoure », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Œuvres mobilières à Genêts », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Îlot de Tombelaine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Site municipal de Genêts - Les personnages illustres de notre village » (consulté le 30 janvier 2014)
  20. Liste des Justes parmi les nations

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile-Auber Pigeon, Le Mont Saint-Michel et sa baronnie Genêts-Tombelaine. Ouvrage orné de plans, de cartes, et d’un grand nombre de dessins, Imprimerie A. Perrin, Avranches, 1901, 411 p., réédité en 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]

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