Saint-Côme-d'Olt

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Saint-Côme-d'Olt
Vue globale depuis la sortie du pont.
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Blason de Saint-Côme-d'Olt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Espalion
Maire
Mandat
Bernard Scheuer
2014-2020
Code postal 12500
Code commune 12216
Démographie
Gentilé Saint-Cômois
Population
municipale
1 343 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 59″ N 2° 48′ 55″ E / 44.5163888889, 2.8152777777844° 30′ 59″ Nord 2° 48′ 55″ Est / 44.5163888889, 2.81527777778  
Altitude Min. 340 m – Max. 840 m
Superficie 30,1 km2
Localisation

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Saint-Côme-d'Olt (Sant Come en occitan, graphie normalisée, Sont Coume en graphie mistralienne) est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Condom-d'Aubrac Rose des vents
Espalion N Castelnau-de-Mandailles
O    Saint-Côme-d'Olt    E
S
Lassouts

Site[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée du Lot, près de la confluence avec la Boralde de Saint-Chély-d'Aubrac.

Climat[modifier | modifier le code]

La journée la plus chaude de la France, en 2009, est le 19 août à Saint-Côme-d'Olt, avec 41,2 °C. Il s'agit d'un record pour cette station[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village devrait son nom à un hospice dédié à saints Côme et Damien situé à proximité de l'actuelle chapelle des pénitents.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montagne-sur-Lot[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Saint-Côme-d'Olt

Les armes de la commune de Saint-Côme-d'Olt se blasonnent ainsi :
Tranché d'or et de gueules, à l'ours passant et brochant de l'un en l'autre.

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des outils lithiques, attribuables au paléolithique, ont été découverts un peu en amont du Lot, près de Saint-Côme-d'Olt. Ils sont les seuls indices d'anthropisation de cette partie de la vallée du Lot, pour les périodes préhistorique et protohistorique. Dans le rayon d'implantation du village, les indices suivants d'occupation ramènent au début de notre ère. En effet, quelques éléments de mobilier archéologique gallo-romain ont été fortuitement découverts çà et là au cœur du village, accréditant peut-être l'hypothèse d'une installation à proximité de la voie romaine Rodez-Javols, qui franchit le Lot légèrement en amont du village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'hospice dédié à saints Côme et Damien et l'actuelle chapelle des pénitents (anciennement nommée église Saint-Pierre de la Bouysse) située à proximité, auraient été édifiés au XIe ou au XIIe siècle. Selon les historiens locaux[3], cet ensemble aurait polarisé l'agglomération primitive d'habitats médiévaux, embryon de l'actuel village.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1528, Jean de Castelnau-Bretenoux, baron de Calmont d'Olt, concède des privilèges aux habitants. En 1532, un homme sculpte des figures étranges sur les deux grandes portes de chêne de l'église, renforcées de 365 clous. Sur l'une de ces portes, celle de gauche, en haut, dans le coin de droite, on voit un soldat monté sur un curieux animal au long cou, à la toison épaisse et bouclée que la gouge a suggérée, et aux sabots à deux ongles. C'est un camélidé. Pas un dromadaire, ni un chameau, vu la posture du cavalier qui tire sur les rênes et n'a pas l'air tranquille, le menton à hauteur des oreilles de l'animal. C'est un lama. En 1532, au Pérou, les Espagnols font prisonnier le Sapa Inca Atahualpa. Ils connaissent le lama, qu'ils essaient de monter. Mais cette bête résiste, s'affaisse et crache dès que le fardeau dépasse 40 kilos. On dirait que cette figure de la vieille porte montre le lama genou à terre, trop chargé du cavalier espagnol. À l'époque, sur le chemin franco-espagnol de Saint-Jacques-de-Compostelle, les artisans étaient de vrais routards, avec leurs outils dans la besace et des idées plein la tête. Ils allaient tailler, sculpter, sertir, construire ici et là — d'où ce lama à Saint-Côme. En 1586, environ 2 400 personnes meurent de la peste. La ville aurait été repeuplée par des gens de Castelnau-Bretenoux, en Quercy. À la fin du XVIIIe siècle, une fabrique de flanelle assez importante est installée, le bourg comprenant alors environ 1 500 habitants.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Jean-Raymond Palous   Notaire
juin 2001 2008 Louis Morvan P.S  
2008 2014 Nathalie Auguy-Périé[4] U.M.P  
2014 en cours Bernard Scheuer    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 343 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 787 1 820 1 835 1 924 1 833 1 883 1 979 2 052 1 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 016 1 820 1 999 1 973 1 906 1 972 1 948 1 849 1 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 782 1 633 1 627 1 524 1 424 1 291 1 266 1 201 1 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 057 1 003 1 103 1 207 1 198 1 257 1 380 1 387 1 365
2011 - - - - - - - -
1 343 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

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Le village[modifier | modifier le code]

Il garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées. Dans l'enceinte de la cité, se trouvent des maisons des XVe et XVIe siècles où les grands propriétaires de l'Aubrac venaient autrefois hiverner. Jusqu'en 1789 la justice locale était rendue dans l'ancien palais du greffe, situé dans les anciennes fortifications de la ville.

Le hameau de Lévinhac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Portail de Levignac.

Situé près de Saint-Côme, le hameau de Lévinhac a une origine qui remonte à l'époque gallo-romaine. Autrefois, on y trouvait une église dont il ne subsiste plus aujourd'hui que le porche et le tympan. Selon la tradition, saint Hilarian, patron de la ville voisine, Espalion, serait né vers 760 d'une famille noble de Lévinhac. Il existe aussi une maison à laquelle est attaché le nom de l’hôpital. Elle est signalée en 1771.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Saint-Côme-d'Olt vu de la via Podiensis

Saint-Côme-d'Olt est situé sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins viennent de Saint-Chély-d'Aubrac. Leur étape suivante est Espalion, et son église de Perse.

À Saint-Côme, il existait un hôpital où s'arrêtaient les pèlerins. Il est mentionné dans les actes des XIIe et XIIIe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Espaliu : Bessuèjols, Lo Cairòl, Castèlnau, Sant-Cosme, Las Sots / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Espaliu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1993, ill., couv. ill. ; 28 cm, 312 p. (ISBN 2-907279-16-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678785)
  • Marcel Carnus et Émile Cabanettes, Saint-Côme d'Olt : son histoire, le bourg, les villages, les anciennes familles, quelques faits d'un passé proche ou lointain, Rodez, Subervie,‎ 1966, ill., couv. ill., In-8°, 368 p. (notice BnF no FRBNF32941007)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]