Bozouls

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Bozouls
Bozouls et son Canyon
Bozouls et son Canyon
Blason de Bozouls
Héraldique
Bozouls
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Causse-Comtal
Intercommunalité Communauté de communes de Bozouls Comtal
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Luc Calmelly
2014-2020
Code postal 12340
Code commune 12033
Démographie
Gentilé Bozoulais, Bozoulaises
Population
municipale
2 742 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 17″ N 2° 43′ 17″ E / 44.4713888889, 2.7213888888944° 28′ 17″ Nord 2° 43′ 17″ Est / 44.4713888889, 2.72138888889
Altitude Min. 355 m – Max. 711 m
Superficie 69,69 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bozouls, Boason en occitan, est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

La commune de Bozouls, appelée parfois « la porte du Haut Rouergue », est vaste. Sa superficie avoisine les 7000 hectares. Elle appartient, dans son ensemble, au Causse situé au nord de Rodez. Le bourg à la particularité de s’être construit autour d'un canyon naturel, creusé par la rivière du Dourdou et qui fait penser à un site naturel fortifié. L'habitat s'est développé au bord des parois vertigineuses et occupe également le long promontoire ou se dresse l'église romane de Sainte-Fauste. Ce site classé Espace naturel sensible[1] peut en effet, grâce à son abîme impressionnant, le Trou de Bozouls, revendiquer l’une des toutes premières places parmi les curiosités naturelles de la région[2].

Les habitants de Bozouls sont les Bozoulais(es)[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sébrazac Bessuéjouls Espalion Rose des vents
Rodelle N Gabriac
O    Bozouls    E
S
Sébazac-Concourès Montrozier Bertholène

Site[modifier | modifier le code]

Le village a été construit autour du méandre d'une petite rivière, le Dourdou. Cette rivière a creusé, dans la roche calcaire, une gorge, en forme de fer à cheval de 400 m de diamètre et de 100 m de profondeur, en haut duquel une partie du village se trouve. Ce site est appelé le Trou de Bozouls.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de l'Aveyron.
Relevé des températures (Météo France)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0,4 2,6 4,7 8,6 11,9 14,3 14,1 11,1 8,3 3,6 1,1
Température moyenne (°C) 3 4 6,4 8,5 12,6 16,2 18,8 18,9 15,4 11,9 7,6 4
Température maximale moyenne (°C) 6 7 11 13 17 22 26 26 20 15 9 7
Source : Météo France


Hameaux[modifier | modifier le code]

Commune de Bozouls

Le territoire communal compte de nombreux villages :

  • Aboul, ancien prieuré de Saint-Jean Baptiste dépendant de l'abbaye de Vabres, rattaché au XIIe s. à la commanderie des Hospitaliers des Canabières. Église romane (XIIe s.) avec clocher (remonté vers 1878) à la croisée du transept. Curieuses colonnes géminées dans le chœur. Portail avec chapiteaux à entrelacs et main bénissante au-dessus. Ancienne dévotion à saint Jean-Baptiste. A proximité, ancien château des commandeurs : édifice de la Renaissance avec tourelle en poivrière. Seigneurie de Louis de Rieu (1604), puis des Campselves. Passage de la draille de Rodez ;
  • Alac, massif de basalte. Petite exploitation de phosphorite, qui n'eut pas de suites (XIXe s.). Dolmens ;
  • Aubignac, domaine de la commanderie du Temple d'Espalion. Les Béssière-Bastide en furent les fermiers au début du XVIIIe s. C'était sous la Révolution la plus grande ferme du district de Rodez. Elle devint la propriété des Passelac (général d'Empire, sous-préfet d'Espalion), qui y construisirent un château. Dolmens dans les environs ;
  • Barriac, prieuré de Saint-Pierre-ès-liens, donné en 1318 à l'archidiacre de Conques. Église reconstruite en 1877 par Vanginot. Grotte dans les environs ;
  • Le Bruel, grande ferme du XVIIIe s. avec tour de la Renaissance. Seigneurie des Méjanès au XVIIIe s.
  • Les Brunes, petit château de J.G. Bonenfan (1789) agrandi au XIXe s.
  • Brussac, prieuré de Saint-Vincent, à la nomination de l’évêque (XIIe s.). Seigneurie de la famille Brussac (XIIe-XVe s.), puis de la famille de Glandière, acheté en 1960 par Raymond Jouery, marchand. Grosse tour.
  • Le Colombier, domaine des Ursulines d'Espalion à la fin du XVIIIe s. Puis demeure de la famille Boisse, en partie construite par Adolphe Boisse, géologue et député, auteur de l'Esquisse géologique du département de l'Aveyron, et par son fils, le contre-amiral Emile Boisse de Black (1848-1926).
  • Curlande anciennement Turlande, seigneurie de la famille Goudal de la Pradelle (1649-XVIIIe s.).
  • Gavernac, village natal des frères Denys Puech (1852-1942), directeur de la Villa Médicis de 1921 à 1933, et Louis Puech. Passage de la draille d'Espalion à Rodez.
  • Gillorgues, prieuré de Saint-Amans, à la nomination de l’évêque. La paroisse s'étendait sur l'actuelle commune de Montrozier. Seigneurie du comte de Rodez ;
  • Mas-Majou ; résidence d'une branche de la famille de Roquefeuil (XVIIIe s.) ;
  • Les Molinières ; beaux bâtiments et tours construits en 1632. Demeure des familles d'Alboy, puis Jouery et des Fleyres (XVIIe-XVIIIe s.). Chapelle domestique fondée en 1624. Le lieu relevait de la paroisse de Sainte-Eulalie ;
  • Peyrolles, tour de quatre étages. Résidence de la famille de Peyrolles (XIIIe-XIVe s.) puis de la famille de Fleyres (XVIIe-XVIIIe s.), puis de la famille de Thezan. Lieu de naissance du général Passelac. Chapelle domestique fondée en 1654.
  • Puech del Jou, massif volcanique avec vestiges gallo-romains. Jou pourrait rappeler le nom de Jupiter (Podium Jovis) ;
  • Séveyrac, grange forte de l'abbaye de Bonneval (XVe s.) au bord de la grande draille des transhumants. Elle fut donné à l'abbaye par les comtes de Rodez. Les Frayssinous en furent fermiers à la fin du XVIIIe s. La grange et le domaine furent vendus comme Bien National en 1792. J.-B. Frayssinous les racheta. Chapelle domestique ;
  • La Viguerie ; découverte en janvier 1958 de la statue d'un personnage gaulois au torque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Divinité au torque et au poignard, dite « dieu de Bozouls »

L'occupation préhistorique fut dense : le Causse Comtal parait être une des régions de France où la densité des dolmens est la plus forte. Leur présence autour de la draille confirme l'ancienneté de cette voie. L'occupation romaine fut également très forte : seize noms en "ac" au moins dans la commune de Bozouls, les vestiges affleurent dans tout les coins.

La forme ancienne du nom est Baodone puis Boazon, prononcée Bouozou. La finale"ls" semble parasite. Bozouls est un ancien oppidum placé sur un promontoire aux falaises verticales, dans une boucle du Dourdou : les restes d'un ancien mur, fait de blocs cyclopéens montrent bien que le promontoire sur lequel s'élève l'église Sainte-Fauste était barré. Au dessous se trouve le fameux abîme, dit le Trou de Bozouls. Une statue de personnage gaulois trouvée près de la Viguerie, en 1958, suffirait à prouver, s'il était nécessaire, que l'installation de l'homme en ces lieux est ancienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1908 Pierre Vieillescaze    
1908 1935 Paul Causse    
1935 1945 Eugène Vieillescaze    
1945 1964 Arsène Ratier    
1964 1995 André Baudon   Maire
  • Conseiller Général de l'Aveyron
1995 2008 Gérard Descrozaille   Maire
2008 en cours Jean-Luc Calmelly   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 742 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 601 2 306 2 703 2 566 2 876 2 855 2 586 2 597 2 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 599 2 612 2 577 2 511 2 558 2 486 2 515 2 302 2 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 121 1 972 1 904 1 722 1 792 1 812 1 759 1 623 1 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 616 1 701 1 817 2 032 2 060 2 329 2 723 2 752 2 742
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trou de Bozouls.
  • Trou de Bozouls qui fait la réputation du village.
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Sainte Fauste.
  • Église Sainte Fauste  Inscrit MH (1920)[6] : église romane du XIIe siècle, bâtie de grès rose sur le promontoire rocheux du site. Elle comprend une nef de cinq travées et deux collatéraux forts étroits et un chœur entouré d'un déambulatoire. Les collatéraux ont été construits ultérieurement pour soutenir les murs. En effet, la masse de la voûte commençait à écarter le haut des murs. En observant bien la voûte, on remarque bien que la verticalité des murs n'est pas parfaite.
  • Église d'Aboul  Inscrit MH (1987)[7] construite au XIIe siècle par les Hospitaliers.
  • Ancienne grange monastique de Séveyrac  Inscrit MH (2003)[8].
  • Chapelle du Saint Esprit : Édifice du XIIIe de style roman, jadis dans l’ancien cimetière des pauvres. Restes de fresques (Sainte Catherine et Saint Georges) (propriété privée).
  • Chapelle Sainte Catherine : Au départ de la route vers Barriac, fondée en 1307 mais de style roman. Ancienne dévotion. Il y aurait eu à côté une léproserie.
  • Église Saint Pie X : située sur le plateau, rive droite du Dourdou, première pierre bénite en 1962, elle fut réalisée par l’architecte J.P Pecquet. Sa vaste nef dépouillée semble projeter son étrave vers le soleil levant. Le clocher, tel un campanile à l’italienne est détaché de la massive bâtisse.
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Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Tours : elles sont situées de part et d’autre du goulet d’étranglement par lequel le ravin de l’Alrance débouche dans les gorges du Dourdou. Cette échancrure naturelle était un passage obligé et pratique pour accéder au niveau du Dourdou et le franchir sur un pont situé légèrement en amont. Il est probable que les deux tours subsistantes faisaient partie d’un ensemble surveillant le passage et l’accès à la côte de l’Hospitalet.
  • Quartier dit du « château » : il comprend l’ensemble des maisons construites sur l’éperon rocheux, au milieu du méandre du Dourdou, où se trouve l’église Sainte Fauste, et où s’élevait jadis un château, résidence secondaire des comtes de Rodez. Si le château a été probablement démantelé, il reste les vestiges d’un rempart barrant l’accès au promontoire côté Sud, seul côté ne bénéficiant pas des protections naturelles de l’escarpement des falaises. L’appareil des « blocs cyclopéens » encore en place, permet d’évoquer une origine très ancienne. Une deuxième fortification devait s’élever près de la place du Portalet (le petit portail). Les temps devenant plus sûrs, le quartier s’étendit alors à l’extérieur des fortifications vers le Sud..
  • Fontaine d’Alrance : une des grandes sources des causses aveyronnais, après celles de Sorgues et de Salles la Source. Il s’agit en fait d’une exurgence pérenne qui alimente en eau potable le village jusqu’au milieu du XXe siècle d’où son nom de fontaine.
  • Le lavoir est alimenté par la fontaine de l’Alrance.
  • Site archéologique du dolmen de la Fontaine-aux-Chiens  Inscrit MH (1994)[9].
  • Jardin d'agrément dit parc du château de Vayssettes[10].

Bozouls dans l'Art[modifier | modifier le code]

  • James Dickson Innes, Sur de Francia, Bozouls, Reino Unido, 1908.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Denys Puech, sculpteur, y est né en 1854.
  • Louis Puech, homme politique, frère du précédent, y est né en 1852.
  • Raoul Cabrol, caricaturiste, y est né en 1895.
  • Henri Canonge, Ingénieur agronome, ancien directeur de la CNMCCA, y a vécu et y a été président de l'amicale des enfants du canton de Bozouls.
  • Jean-Antoine Passelac, né au hameau de Peyrolles en 1773 et mort a Aubignac le 20 septembre 1856 Maréchal de camp chevalier de saint Louis et officier de la légion d'honneur
  • Adolphe Boisse,1810-1896 homme politique et ingénieur.Il possédait le château du Colombié député de l’Aveyron et géologue: Ses travaux d'exploration géologique en l'Aveyron ont largement inspiré les créateurs du musée « Terra Memoria » à Bozouls.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Boason : Gabriac, La Lobièira, Mont Rosièr, Rodella / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Boason, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 235 p. (ISBN 2-907279-17-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36679010)
  • R. Combal, S. Fraissine et J. Maruéjouls, Un trésor de découvertes : Bozouls, Conques, Marcillac : Aveyron, Bozouls, Pôle d'économie du patrimoine Dourdou, Causse, Rougier,‎ , ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 23 cm, 47 p. (ISBN 2-9524468-0-6, notice BnF no FRBNF40144090)
  • Jean-Michel Cosson, Le Dictionnaire de l'Aveyron, Barcelone, Loubatières,‎ , ill. en noir et blanc, couv. ill. ; 28 cm, 464 p. (ISBN 2862664715)
  • BAUDON André, "Un siècle de vie de la commune de Bozouls 1897-2000", archives privées, 2000.
  • René Mignon, Géologie et Patrimoine du Rouergue, Rodez, CRDP de Midi-Pyrénées,‎ , ill. en noir et en coul, couv. ill. en coul. ; 28 cm, 248 p. (ISBN 978-2-86565-398-0, ISSN 2865-653)
  • GINISTY Albert, "Monographie de Bozouls", Editions Subervie, 1969.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]