Javols

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Javols
La nouvelle mairie de Javols
La nouvelle mairie de Javols
Blason de Javols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Aumont-Aubrac
Intercommunalité Communauté de communes de la Terre de Peyre
Maire
Mandat
Christian Malavieille
2014-2020
Code postal 48130
Code commune 48076
Démographie
Population
municipale
332 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 39″ N 3° 20′ 33″ E / 44.69417, 3.342544° 41′ 39″ Nord 3° 20′ 33″ Est / 44.69417, 3.3425  
Altitude Min. 931 m – Max. 1 117 m
Superficie 31,21 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.javols.fr/

Javols est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Javolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L'église et le panneau informatif sur les fouilles

Javols s'est appelée autrefois Anderitum. C'était la capitale gallo-romaine d'une tribu gauloise : les Gabales. Ils ont donné leur nom à Javols et à son pays le Gévaudan. Le nom d'Anderitum signifiait « sur le gué », ou « près du gué ». C'est à la fin de l'Antiquité que le nom de la ville « ad gabalum » apparaît (et qui deviendra Gabouls en langue d'oc plus tard) ce qui signifiait que la ville était encore alors la capitale des Gabales. Ce phénomène est assez fréquent en Gaule romaine[1].

Anderitum était à l'époque une étape de la voie romaine (cf. La Table de Peutinger), qui se dirigeait vers Segodunum, à travers l'Aubrac, en passant par la station romaine dite Ad Silanum et par Saint-Côme-d'Olt. Anderitum, chef lieu des Gabales a pu atteindre quelques milliers d'habitants (Javols comptait début XXe siècle un millier d'habitants)

Si les invasions du IIIe siècle ne semblent pas détruire la ville, l'occupation semble néanmoins marquer le pas au moins dans la partie centrale. Cette zone, bâtie et explorée par les fouilles jusqu'en 2010, est progressivement abandonnée, transformée en pâtures. En effet, les quartiers d'habitation périphériques témoignent, quant à eux, tout comme le système de rues, d'une occupation continue et de la permanence du centre de pouvoir dans la ville des Gabales, "ad Gabalos" au moins jusqu'au Ve siècle.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Entre les destructions et les incendies, Javols s'est peu à peu dépeuplé. Pendant ce temps, Mende se développe autour du tombeau de Saint Privat, et Banassac avec ses ateliers monétaires. Si Javols a pu éventuellement accueillir l'évêché du Gévaudan, il est presque sûr que pendant le haut Moyen Âge celui-ci se trouvait dans l'une des deux villes précitées. Ce siège épiscopal apportera par la suite beaucoup de richesses à Mende, aux dépens notamment de Javols, dont on a alors oublié que c'était la capitale du Gévaudan.

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une fontaine

Des fouilles archéologiques débutent en 1828 et jusque dans les années 1950-1960, ce sont des érudits locaux qui dirigent les fouilles sur le site de Javols (par exemple l'abbé Peyre dans les années 1950). De 1996 à 2004, sous la direction d'Alain Ferdière, les fouilles reprennent afin d'évaluer le potentiel du site : délimiter les différents quartiers, comprendre l'organisation de la ville, trouver les limites de la ville, etc. Depuis 2005, un nouveau programme pluriannuel de fouilles, dirigé par Alain Trintignac, archéologue du Conseil général de la Lozère, est toujours en cours. Non seulement les sondages d'évaluation du site continuent mais un grand sondage (environ 400 m2) a été ouvert sur le terrain de l'État (Las Pessos Nord), avec pour objectif une compréhension approfondie du cœur monumental de la ville (notamment des terres noires qui recouvrent les vestiges et qui montrent une reprise agraire à partir du bas empire).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Javols

Les armes de Javols se blasonnent ainsi:

Écartelé, au 1 et 4 de gueules au tonneau d'or, au 2 et 3 d'azur à l'amphore d'or ; sur le tout d'argent à l'aigle de sable, qui est de Peyre.

L'écu est timbré d'une couronne murale à quatre tours d'or et soutenu de la devise Gabalorum fidelitas sur listel aussi d'or.

Elles ont été conçues par M. Michel Thuault, et officialisées le 24 avril 2010[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie de Javols

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Javols
Période Identité Étiquette Qualité
1796 1818 V. BLANQUET    
1818 1830 JB GACHON    
1830 1835 C. PORTAL    
1835 1843 J.-J. PORTAL    
1843 1875 G.-F. BLANQUET DE ROUVILLE    
1875 1878 C. BLANQUET    
1878 1892 J.-B. PORTAL    
1892 1893 A de TUBOEUF    
1893 1905 J.-B.-L. TICHIT    
1906 1919 E. BOULET    
1919 1929 P. DELOUSTAL    
1929 1935 A.-J. D'ALTEROCHE    
1935 1945 J. BLANQUET de ROUVILLE    
1945 1947 Ch. GIBELIN    
1947 1953 J. BLANQUET de ROUVILLE    
1953 1959 G. BLANQUET DE ROUVILLE    
1959 1989 J. RAMADIER    
1989 1995 J. D'ALTEROCHE    
1995 2008 Gilbert Tichit    
2008   Christian Malavieille    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Javols appartient à la communauté de communes de la Terre de Peyre qui a été créée le 30 décembre 1996. Cette communauté de communes est composée de communes qui se situent sur une partie des anciens Peyre. Lesdites communes sont les mêmes que celles présentes dans le canton d'Aumont-Aubrac. Le siège de cette communauté est d'ailleurs Aumont-Aubrac.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Javols est situé dans le canton d'Aumont-Aubrac, dont le chef-lieu est Aumont-Aubrac.

Article détaillé : canton d'Aumont-Aubrac.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 840 1 112 1 018 1 169 1 054 1 008 1 017 989
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 102 986 1 003 1 008 1 025 1 102 1 141 1 154 1 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 150 1 036 1 030 947 884 957 771 683 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
524 446 431 289 240 276 313 317 325
2011 - - - - - - - -
332 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Piscine des thermes occidentaux toujours visible devant l'église
  • Aménagements de berges le long de la rivière et toujours visibles, sur un terrain privé.
  • Emplacement du théâtre dont la cavea est suivie par la route.
  • Parcelle derrière l'église, protégée au titre des Monuments Historiques et transférée en 2010 à la Région Languedoc Roussillon ; la parcelle mitoyenne appartient au département de la Lozère

Bâtiments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • Anciens moulins : du Bois du Mont, de Prat Long et moulin en contrebas de la ferme du Pont ;
  • Architecture civile : château du Barry, château du Bois du Mont, ferme du Pont ;
  • Rocher de Lou Cougobre ;
  • Roc de l'Hermet (chaos granitique) ;
  • Maison Familiale Rurale (école forestière).

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Église consacrée en 1895. L'église médiévale ayant été démontée et son emplacement se trouvant actuellement sous la fontaine de la place. (L'église primitive était mentionnée dans le testament d'Aldebert II, évêque de Mende, en 1109.)

Musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée archéologique de Javols.

Une salle d’exposition présente sur deux niveaux les découvertes des deux cents ans de fouilles.

Les autres hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Le petit musée
  • Aubigeyrettes
  • Baraque (la)
  • Barry (le)
  • Bel Air
  • Belle Vue Le Pont
  • Besseyres
  • Bessils
  • Bessière (La)
  • Bois du Mont (le)
  • Brunels (les)
  • Chabannes
  • Cheylaret (Le)
  • Civeyrac
  • Combe (la)
  • Combettes (Les)
  • Cros (Le)
  • Deves (le)
  • Goutal (le)
  • Hermet (L')
  • Lescurette
  • Longuessagne
  • Mas (le)
  • Mas neuf (Le)
  • Mas Astruc (Le)
  • Mazet (le)
  • Montenchos (le)
  • Montet (Le)
  • Moulins de Longuessagne (les)
  • Orbagnac
  • Oustal Neuf (L')
  • Plaisance
  • Prat-long
  • Réal (le)
  • Regimbal (Le)
  • Rivières de Volpillac (les)
  • Sagnette (la)
  • Salhens (les)
  • Tiracols
  • Tuzet (le)
  • Valat (le)
  • Volpillac

Manifestations[modifier | modifier le code]

Fête votive du 15 août

À l'origine, cette fête était organisée par les sœurs de Javols. Il s'agissait d'une kermesse qui avait lieu autour de l'église. À présent, c'est le comité des fêtes qui l'organise : jeux sur la place du village, tombola, danses folkloriques, jeux inter-bourgs, concours de pétanque, repas aligot-saucisses (le soir), feu d'artifice et bal.

Les Gabalades, en août

Les Gabalades ont été créées en 2008. Cette manifestation a pour but de faire découvrir des artisans spécialisés en archéologie expérimentale, comme par exemple : un verrier, un bronzier et une fileuse de perles en verre, un fabricant de lampes à huile, un bijoutier et une démonstration de cosmétiques, parures et parfums, des potiers, des meuniers,...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple Tours, qui s'appelait Caesarodunum, fut « rebaptisée » Turones, qui signifiait chez les Turons.
  2. Javols a son Blason ! sur le site de la commune.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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