Mastère spécialisé

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Le mastère spécialisé (MS) est un diplôme[1] français obtenu à la suite d'une formation spécifique de 3e cycle organisée par une école membre de la Conférence des grandes écoles et destinée principalement à des diplômés de 2e cycle (ingénieur, master, IEP, écoles de la fonction publique…) ou à des diplômés licence / maîtrise expérimentés.

Créée en 1986, cette formation post-master permet d'acquérir soit une double compétence, soit de se spécialiser plus précisément dans un domaine.

Historique[modifier | modifier le code]

La création du mastère spécialisé remonte à 1986. À l’époque, la commission des titres d’ingénieur imposait qu’un étudiant passe au minimum deux ans dans une grande école pour obtenir le diplôme d’ingénieur. Or de nombreux étudiants étrangers[Combien ?], qui venaient passer parfois une année entière dans les grandes écoles françaises, repartaient sans diplôme. Également, le système européen des crédits ECTS n'était pas encore adopté par tous les établissements.

Par ailleurs, en France, les entreprises[Lesquelles ?] étaient intéressées par des diplômés possédant également des compétences[Lesquelles ?] dans des spécialisations[Lesquelles ?], pour des fonctions[Lesquelles ?] dans des secteurs précis.[Lesquels ?]

Ces deux raisons ont incité la conférence des grandes écoles à créer le mastère spécialisé[1].

Écoles concernées[modifier | modifier le code]

Seuls les établissements membres de la Conférence des grandes écoles (CGE), et spécifiquement accrédités par cette dernière, sont habilités à délivrer ce diplôme[2]. La formation sanctionne un cursus professionnel et spécialisé dans un domaine d'activité précis. À titre d'exemple, voici quelques-uns de ces domaines d'activité : aéronautique, systèmes d'information, informatique, finance, génie industriel, gestion de patrimoine, physique et matériaux, systèmes électroniques et composants, sécurité de l'information & des systèmes, conception de réseaux bio-informatique, etc.

Le diplôme a été créé en 1986[3].

Ces Mastères Spécialisés font souvent référence sur la scène internationale[réf. nécessaire].

Public[modifier | modifier le code]

Cette formation s'adresse à des personnes (étudiants, professionnels, chercheurs etc.) ayant[4] : un diplôme d'institut d'études politiques, un diplôme d’ingénieur, un diplôme de master (M2), un diplôme d’une des écoles de commerce dont le diplôme confère le grade de master, un diplôme de troisième cycle ou un diplôme équivalent dont la liste est arrêtée par la Conférence des grandes écoles (essentiellement les diplômes d'État de docteur en médecine, pharmacie ou chirurgie-dentaire), un diplôme de maîtrise ou master M1 équivalent (pour les auditeurs justifiant d’au moins trois années d’expérience professionnelle), ou un diplôme étranger équivalent aux diplômes français exigés ci-dessus.

Par dérogation, sont acceptés les titulaires d'un diplôme de maîtrise ou master M1 ou équivalent, ou Bac+2 ou titre homologué niveau III avec trois ans d'expérience et ayant validé les deux BADGE demandés par l'établissement, ou VAE dans la limite de 30 % des effectifs du mastère spécialisé.

Selon la Conférence des grandes écoles :

Pour l'année 2009-2010, 121 écoles membres de la Conférence proposent 460 mastères spécialisés. Au total 81 226 étudiants (dont 20 503 étrangers)[1] ont suivi ces formations d'excellence depuis leur création en 1986. En 2010, 6500 élèves sont inscrits en mastère spécialisé[3].

Scolarité[modifier | modifier le code]

La scolarité est composée d'un minimum de 350 heures de cours ainsi que d'un stage d'une durée minimale de quatre mois sanctionné par la rédaction d'une thèse professionnelle. L'ensemble de cette formation correspond pour la CGE à 75 crédits ECTS[5] (alors qu'une année universitaire correspond généralement à 60 crédits ECTS).

Les mastères spécialisés sont toutes des formations payantes dont les tarifs sont fixés librement par les établissements. Les frais de scolarité peuvent être pris en charge par l'employeur (ou par le futur employeur le cas échéant). Il est aussi possible de suivre un mastère spécialisé en étant demandeur d'emploi (il faut alors signer une convention avec le Pôle emploi). Enfin, un salarié peut aussi demander un congé individuel de formation via le FONGECIF de sa région par exemple.

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Le mastère spécialisé s'analyse comme un diplôme propre, au sens de l'article L. 613-2 du Code de l'éducation. Il relève donc de la seule responsabilité des établissements qui le délivrent et ne doit pas être confondu [6] avec un diplôme national tel que le master mis en place à la suite de la Réforme Licence-Master-Doctorat.

Le mastère spécialisé est également une marque déposée auprès de l'Institut national de la propriété industrielle par la Conférence des grandes écoles. Depuis 2011[7], les grandes écoles qui le souhaitent ont la possibilité de faire enregistrer leurs mastères spécialisés en tant que niveau 1 au sein du Répertoire national des certifications professionnelles après avis de la CNCP.

Imitations de cette dénomination[modifier | modifier le code]

Victime de son succès, l'intitulé et le principe d'un « label de qualité »[8] a été imité par de nombreux établissements non-accrédités : master spécialisé (sans « e » et donc sans accent), mastère sans la mention « spécialisé » comme mastère professionnel, mastaire, mastaire spécialisé ou mastaire professionnel.

Le terme « mastère spécialisé » est une marque déposée, tous les autres diplômes ne portant pas cette mention exacte sont des imitations et ne sont pas accrédités par la Conférence des grandes écoles[1].

Liste thématique des mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

Il existe des mastères spécialisés dans plusieurs domaines : droit des affaires international, management, aéronautique, agriculture - forêts - bois, biologie - bio-industrie - santé - alimentaire, chimie et génie des procédés, communication - systèmes d'information, énergétique et fluides, environnement et aménagement, finances - commerce - marketing, génie civil, génie industriel, géologie et ressources minérales, gestion des ressources humaines, industries mécaniques, industries textiles, informatique et mathématiques appliquées, international, management et gestion, management public territorial, physique et matériaux, réseaux et télécommunications, systèmes de commande, systèmes électroniques et composants, autres domaines[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]