École spéciale d'architecture

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48°50′15″N 2°19′51″E / 48.8375, 2.33083

École spéciale d'architecture
ÉSA
06659 spad ESA facade bd Raspail Paris maitrier.jpg
Informations
Fondation 1865
Type École d'architecture privée
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 15″ N 2° 19′ 51″ E / 48.8375, 2.33083348° 50′ 15″ Nord
       2° 19′ 51″ Est
/ 48.8375, 2.330833
  
Ville Paris
Pays France
Chiffres clés
Étudiants 1300 élèves architectes
Niveau Bac +5 à 8
Divers
Site web www.esa-paris.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École spéciale d'architecture

L’École spéciale d'architecture (ÉSA) est un établissement supérieur privé d’enseignement de l’architecture, situé 254 boulevard Raspail à Paris.

Elle est actuellement dirigée par Odile Decq.

Le diplôme de l’École spéciale d’architecture (DESA), reconnu par l’État depuis 1934, ouvre droit à l’inscription à l’ordre des architectes.

Depuis septembre 2010, l’École spéciale d’architecture est adhérente à la Conférence des grandes écoles[1].

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Fondation

Fondée en 1865 sous le nom d'École centrale d'architecture, c'est la plus ancienne école moderne d'architecture en France. Elle a été reconnue d'utilité publique à partir de l'année 1870.

Elle a pour origine le renoncement d'Eugène Viollet-le-Duc à réformer l'enseignement de l'École impériale des beaux-arts, afin d'y introduire des enseignements spécifiques à la profession d'architecte (construction aussi bien moderne que médiévale, droit, hygiène, etc.). Il soutient alors le projet d'Émile Trélat, ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures, qui était depuis 1852 le titulaire de la chaire de construction civile au Conservatoire impérial des arts et métiers[2] de créer une « école libre » d'architecture et réagir contre le monopole qu'exerçait l'Académie des beaux-arts sur l'enseignement.

Cette création, contemporaine de celle de l'École pratique des hautes études et de l'École libre des sciences politiques, fut encouragée par le ministre de l'Instruction publique Victor Duruy qui autorisa l'ouverture le 30 juin 1865. Parmi les cent trente-sept premiers actionnaires de l'école, on trouve beaucoup de membres proches des mouvement saint-simonien, Émile Boutmy, Michel Chevalier, Ferdinand de Lesseps (pour la forme, car il ne se manifesta jamais), Anatole de Baudot, Eugène Flachat, Émile de Girardin, Adolphe Crémieux, Émile Pereire, Léon Say, Étienne-Jules Marey, Charles Dupont de l'Eure, Jean-Baptiste André Godin, Eugène Viollet-le-Duc ou Émile Muller.

[modifier] Premiers programmes d'enseignements

Le hall.
Le jardin avec les colonnes des Tuileries et au fond l'École Camondo.

Les enseignements se présentent en quatre groupes : L'école possède à sa fondation dix-huit chaires qui dispensent en tout environ 300 cours répartis sur les trois premières années d'études ; la dernière année étant celle du projet final présenté pour obtenir le diplôme de l'école.

  • Les travaux d'atelier.

L'école possède à sa fondation trois ateliers qui sont le point de rencontre et d'application de tous les enseignements de l'école. Il s'y fait des projets courts. Les trois premiers titulaires sont les architectes Joseph Nicolle (1811-1896), Charles-Jules Simonet (1826-1896), ancien élève et collaborateur d'Henri Labrouste, et François Thierry-Ladranges (1825-1896), tous trois membres de la Société centrale des architectes ;

  • Les travaux de vacances, qui sont des études et des relevés de bâtiments et de monuments choisis librement par les élèves en France ou à l'étranger, pendant les trois mois d'été. Ces travaux, présentés sous forme de carnets de croquis, font l'objet d'une notation en fin d'études qui compte pour moitié, avec le projet de fin d'études, pour l'obtention du diplôme de l'école ;

[modifier] Quelques anciens professeurs ou directeurs

[modifier] Quelques anciens élèves

Couverture d'un projet de fin d'études, 1981, B. Albertini, L Maitrier - Ateliers Jean Zeitoun et Paul Virilio.

L'association des anciens élèves, la SADESA, a été fondée en 1952.

[modifier] Notes et références

  1. L'ÉSA à la Conférence des grandes écoles de France.
  2. Nommé par décret de Napoléon III en 1854.

[modifier] Bibliographie

  • Frédéric Seitz, Une entreprise d'idées : l'École spéciale d'architecture (1865-1930), 2000, Paris, éditions Picard
  • École spéciale d'architecture : voyage à travers une école d'architecture, 2000, Paris, Jean-Michel Place

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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