Grenoble INP

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Institut polytechnique de Grenoble
Image illustrative de l'article Grenoble INP
Nom original Grenoble INP
Informations
Fondation 1900[réf. nécessaire]
1970 (INPG)
2007 (statut actuel)
Type Grand établissement
Localisation
Ville Grenoble, Valence
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Campus Saint Martin d'Hères / Grenoble Viallet / Grenoble Minatec / Valence
Direction
Administrateur Brigitte Plateau
Chiffres clés
Étudiants 5 200
Divers
Affiliation Université de Grenoble
CLUSTER
AGERA
RESCIF
CESAER
Site web www.grenoble-inp.fr

Grenoble INP (anciennement INPG : Institut national polytechnique de Grenoble) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche. C’est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, auquel s’applique le statut de grand établissement.

L’institut est membre du PRES Université de Grenoble et du Réseau Cluster. Une fusion au sein de l'université Grenoble Alpes des trois universités grenobloise et de l'INP devrait aboutir d'ici 2016[1].

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Les formations d’ingénieurs à Grenoble remontent à la fin du XIXe siècle, lorsque Paul Janet inaugure le 12 janvier 1893 un cours d’électricité industrielle afin de répondre à la demande des industriels dauphinois[2],[3]. En effet, à cette époque, l’usage industriel de l’électricité est mature, et il y a un grand besoin d’ingénieurs spécialistes de cette discipline, hautement stratégique dans le contexte économico-industriel de l’époque. Ce nouvel enseignement, qui a beaucoup de succès, d’abord soutenu par la ville de Grenoble[4], va déboucher sur la création d’un Institut indépendant : l’institut d’électrotechnique de Grenoble.

En 1969, à la suite de la loi Faure sur la nouvelle organisation des universités françaises, trois instituts nationaux polytechniques sont créés : Grenoble, Lorraine et Toulouse[5]. Ces instituts sont des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) assimilés à des universités[6]. Les écoles sont alors :

En 2007, les statuts évoluent et l’institut devient un grand établissement[7]. Les écoles étaient alors :

Cette même année, certaines écoles sont fusionnées ou renommées pour aboutir à six écoles (voir section Formation).

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

De 1904 à 1969, l'INPG était un institut de la faculté des sciences, et avait un directeur. Louis Néel est devenu Président au changement de statut en 1970.

Depuis 2008, à la suite d'un changement de statut, le poste de président est remplacé par celui d'administrateur général

  • 2008-2012 : Paul Jacquet
  • depuis 2012 : Brigitte Plateau

Formation[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2008, l’Institut polytechnique de Grenoble comprend six grandes écoles d’ingénieurs[8]:

Toutes ces écoles se situent à Grenoble ou sur le campus de Saint-Martin-d'Hères (Isère), à l'exception de l'ESISAR, située à Valence (Drôme).

Le groupe Grenoble INP recrute la grande majorité de ses élèves ingénieurs à partir des concours communs polytechniques. De plus, le groupe Grenoble INP a mis en place (en collaboration avec l'Institut national polytechnique de Lorraine et l'Institut national polytechnique de Toulouse) le cycle préparatoire polytechnique. L'ESISAR recrute aussi des lycéens de terminale dans sa prépa intégrée.

Le groupe Grenoble INP compte plus de 5 200 étudiants et délivre près de 1 100 diplômes d'ingénieurs par an, ce qui en fait l'un des principaux pôle français de formation d'ingénieur. Près de 200 thèses de doctorat sont également soutenues chaque année. D'autre part, le groupe Grenoble INP pilote depuis 2012 le pôle mondial lié à l'énergie et à son stockage, GreEn-ER, installé sur le polygone scientifique.

Classements académiques[modifier | modifier le code]

Grenoble INP est régulièrement classée parmi les meilleures écoles d'ingénieurs en France[9]. En 2014, selon le classement international QS World University Rankings, le groupe se place entre la 51 et 100 meilleures universités mondiales dans le domaine des Sciences des Matériaux. Le palmarès 2014 de L'Usine nouvelle place Grenoble INP au 2 rang des meilleures écoles d'ingénieurs[10], derrière l'Ecole Polytechnique. Le groupe est aussi plébiscité pour sa recherche et son innovation, et figure en tête du classement des écoles d'ingénieurs les plus innovantes selon le classement 2014 d'Industrie et Technologies[11]. Il faut toutefois rappeler que Grenoble INP n'est pas une école d'ingénieur mais un groupe.

Nanotech[modifier | modifier le code]

Nanotech est une formation ouverte en septembre 2004 en collaboration entre le groupe Grenoble INP et deux autres écoles : le Politecnico di Torino et l'EPFL. La formation (donnée en anglais) porte sur la micro-électronique les micro-techniques et les nanotechnologies.

Le cursus suivi par les élèves recrutés parmi les universités participantes s'étale successivement au sein des trois sites : le premier semestre à Turin, le deuxième à Grenoble, le troisième à Lausanne et enfin le dernier semestre consiste en un projet de fin d'étude.

Trois diplômes sont délivrés conjointement par les 3 établissements:

  • le diplôme d’ingénieur du groupe Grenoble INP, spécialité micro et nanotechnologies pour les systèmes intégrés,
  • la laurea specialistica micro e nanotecnologie per sistemi integrati et
  • le master en micro et nanotechnologies pour les systèmes intégrés.

Diplômés[modifier | modifier le code]

L'association des diplômés des écoles de Grenoble INP est l'association Grenoble INP Alumni, anciennement appelée AINPG et historiquement « La Houille Blanche de Grenoble ». Elle est présidée par Martian Martine. C'est une association loi 1901, déclarée le 19 juin 1903 en préfecture et publiée au Journal officiel le 10 juillet suivant[12] , qui a pour objet d’affirmer et de maintenir l’esprit de camaraderie et de solidarité entre ses membres et de participer au rayonnement de Grenoble INP. L'association a été reconnue d'utilité publique par décret du 30 juin 1926. L'association regroupe près de 30 000 diplômés en activité et constitue ainsi un des plus grands réseaux d'ingénieurs en France.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]