École des Ponts ParisTech
| École des Ponts ParisTech | |||
| Nom original | École royale des ponts et chaussées, puis École nationale des ponts et chaussées | ||
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| Informations | |||
| Fondation | 1747 | ||
| Fondateur | Daniel-Charles Trudaine | ||
| Type | Grande école d'ingénieurs publique | ||
| Budget | 51 500 000 € | ||
| Localisation | |||
| Coordonnées | |||
| Ville | Champs-sur-Marne, Marne-la-Vallée | ||
| Pays | |||
| Région | Île-de-France | ||
| Campus | Cité Descartes | ||
| Direction | |||
| Directeur | Armel de La Bourdonnaye[1] | ||
| Chiffres clés | |||
| Enseignants | 1153 | ||
| Enseignants-chercheurs | 350 | ||
| Chercheurs | 187 directeurs de recherche | ||
| Étudiants | 1230, dont 560 élèves-ingénieurs | ||
| Niveau | Bac+5 à Bac+8 (Doctorat) | ||
| Diplômés/an | 180 environ | ||
| Divers | |||
| Affiliation | Réseau ParisTech, CGE, CDEFI, G16+, TIME | ||
| Site web | www.enpc.fr/ | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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L'École des Ponts ParisTech, créée par Daniel-Charles Trudaine, est une grande école française, dont la vocation est essentiellement de former les cadres de l'ingénierie et du génie civil. Elle est renommée École nationale des ponts et chaussées (ENPC) en 1775 et est couramment dénommée par métonymie, « ponts et chaussées » ou encore les « ponts ». Aujourd'hui située en banlieue parisienne, à Champs-sur-Marne, au cœur de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée sur le campus de la Cité Descartes, elle est placée sous la tutelle du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
Le 1er juillet 2008, l'école adopte comme nom de marque « École des Ponts ParisTech » pour confirmer son engagement au sein de ParisTech dont elle fait partie. Néanmoins, l'école conserve son nom « École nationale des ponts et chaussées » pour tout document engageant la responsabilité de l'établissement[2].
Sommaire |
Historique [modifier]
Origines [modifier]
Suite à la création du corps des ponts et chaussées en 1716, un arrêt du conseil du roi décide en 1747 de la mise en place d'une formation spécifique des ingénieurs d'État, l'École royale des ponts et chaussées, fondement de la future École nationale des ponts et chaussées, mise en place par Daniel-Charles Trudaine. Il s'agit alors du début du contrôle progressif et efficace par l'État de la construction des routes, ponts et canaux et de la formation des ingénieurs du génie civil. Auparavant, seigneurs, guildes et ordres monastiques partageaient avec l'État cette compétence et le recrutement des techniciens se faisait au coup par coup. En 1775, l'École prend le nom actuel d'École nationale des ponts et chaussées.
Le premier directeur, en place de 1747 à 1794, fut Jean-Rodolphe Perronet, ingénieur, administrateur et érudit participant notamment à l'élaboration de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, dirigée par Denis Diderot et Jean le Rond D'Alembert. Sans enseignant, la cinquantaine d'élèves, dont Lebon, Bernardin de Saint-Pierre, Pierre-Simon Girard, Riche de Prony, Méchain et Brémontier, était dans un premier temps formée par auto-apprentissage dans les domaines de la géométrie, l'algèbre, la mécanique, l'hydraulique. La visite de chantiers, des collaborations d'apprentissage auprès des savants et seigneurs et la participation au levé de la carte du royaume complétait leur formation, d'une durée de quatre à douze ans.
L'accroissement des prérogatives des ingénieurs des ponts et chaussées, portant progressivement sur tout projet d'aménagement du territoire, entraîna l'apparition lors de la Révolution française de critiques à l'encontre d'une politique perçue comme étant autoritaire. Parallèlement fut créée l'École polytechnique en 1794, regroupant les élèves des Ponts, des Mines et du Génie.
Un essor lié aux grands travaux et à l'industrialisation [modifier]
De nombreux ingénieurs des Ponts (Barré de Saint-Venant, Belgrand, Biot, Cauchy, Coriolis, Dupuit, Fresnel, Gay-Lussac, Navier, Saint-Far, Vicat) participèrent sous le Premier Empire à la reconstruction du réseau routier, non entretenu durant la Révolution, et aux nombreux projets d'aménagement d'envergure, notamment hydrauliques. Cet accroissement des travaux et de leur complexité imposa une adaptation de l'enseignement de l'École, qui devait également faire face à l'apparition d'une société où l'industrialisation et la mobilité faisaient leur entrée.
Un décret de 1851 définit l'organisation des cours, la rédaction d'un emploi du temps annuel, la qualité des professeurs et le contrôle du travail des élèves. De plus, il ouvrit l'École aux élèves non-issus de Polytechnique, qu'ils soient français ou étrangers, et aux auditeurs libres. Des classes préparatoires furent créées en 1875 afin de suppléer au niveau d'instruction moindre de ces nouveaux élèves.
Le développement des infrastructures et réseaux de déplacement de la fin du XIXe siècle fut fortement marqué par les ingénieurs des ponts et chaussées dont plusieurs sont devenus célèbres : Becquerel, Bienvenüe, Caquot, Carnot, Colson, André Coyne, Freyssinet, Résal, Paul Séjourné, Paulin Talabot... C'est à cette époque que les traits caractéristiques de l'École furent quasi-définitivement établis, en dehors des adaptations aux progrès des techniques et des créations de chaires d'enseignement nouvelles, telles l'électricité appliquée, l'économie politique, l'économie sociale, l'urbanisme, les bases aériennes...
Une institution modernisée [modifier]
C'est après la Seconde Guerre mondiale que l'École s'ouvre au monde économique et accroît sensiblement les effectifs, répondant à la demande croissante d'ingénieurs tant pour le corps des ponts et chaussées que pour le secteur privé. Une importante diversification des enseignements eut également lieu.
L'année 1983 est marquée par d'importantes réformes portant sur le recrutement, le programme, les méthodes pédagogiques et les liaisons avec la recherche et les entreprises et par l'apparition de formations continues. De plus, le laboratoire de recherche, supprimé après la Seconde Guerre mondiale, est réintroduit dans l'École pour répondre au besoin de lier enseignement et recherche.
En mai 2005, l'ENSTA ParisTech et l'École se sont rapprochés pour offrir la possibilité aux élèves de l'une des écoles de terminer leur cursus ingénieur dans l'autre. Entre 1997 et 2008, l'École est principalement installée à Champs-sur-Marne sur le site du campus de la Cité Descartes, mais conserve également son implantation à Paris au 28 rue des Saints-Pères; cette situation a changé en septembre 2008, suite à la vente de l'hôtel de Fleury par l'État. Les locaux de l'École sont agrandis sur le campus de la Cité Descartes, avec notamment la construction d'un bâtiment "Descartes +" qui accueillera les derniers laboratoires et salles de cours qui ne sont aujourd'hui pas situés dans le bâtiment principal de l'École à Champs-sur-Marne.
Par ailleurs, l'École des Ponts ParisTech fait partie des pôles de recherche et d'enseignement supérieur ParisTech et Université Paris-Est.
L'appartenance à ParisTech permet aux élèves de l'École d'effectuer des options ou leur troisième année dans une autre école de ParisTech.
À compter de 2011, l'École des ingénieurs de la ville de Paris lui est rattachée au titre de l'article L.719-10 du code de l'éducation[3].
Enseignement et recherche [modifier]
Formations [modifier]
Grâce à de fortes compétences en génie civil, environnement, transport, urbanisme, mécanique, logistique et management, L'école des Ponts ParisTech est capable d'offrir des programmes d'enseignement de haut niveau dans un vaste champ de domaine, des mathématiques appliqués à l'économie et le management.
L'École des Ponts ParisTech fait partie des écoles dites généralistes. Les étudiants reçoivent en effet une éducation large et orientée vers le management et accèdent rapidement à des postes de haut niveau dans l'industrie.
Trois principaux types de cursus sont proposés :
- Cursus ingénieur : mène au Diplôme d'ingénieur ou à un Master of science, accessible après deux ans de classes préparatoires
- Doctorat : Doctorat
- Mastère Spécialisé (M.S), MBA.
En 1987, l'École des Ponts ParisTech a créé son MBA in International Business, où enseignent chaque année des professeurs issus d'universités de premier plan des cinq continents. Basé à la Maison des Ponts, au coeur de Paris, le MBA des Ponts dure 10 mois et offre quatre options de spécialisation:
- MBA in International Business
- MBA in Technology & Entrepreneurship
- MBA in Enterprise Risk Management (en partenariat avec l'École des Mines ParisTech)
- Tri-Continent MBA en double-diplôme avec Temple University (USA)
Les experts et managers en activité peuvent également obtenir un Executive MBA en 2 ans (1 week-end par mois), en double-diplôme avec Temple University (USA)
Par ailleurs, en décembre 2011, l'école a signé une convention de partenariat avec l'École nationale de l'aviation civile et l'Académie internationale Mohammed VI de l'aviation civile prévoyant le lancement en mars 2012 à Casablanca[4] d'un executive MBA in aviation management s'adressant à des cadres du secteur aéronautique[5].
L'École des Ponts ParisTech est également une école d'application de l'École polytechnique, et forme les ingénieurs du Corps des Ponts.
Départements [modifier]
La formation du diplôme d'ingénieur s'articule autour de six départements, à savoir :
- Génie Civil et Construction
- Ville, Environnement, Transport
- Génie Mécanique et Matériaux
- Ingénierie Mathématique et Informatique
- Sciences Économiques, Gestion, Finances
- Génie Industriel
Un cursus sensibilisant à l'architecture (la filière "structure et architecture"), permettant de jouir du titre d'Ingénieur architecte, et même du diplôme d'architecte via une formation supplémentaire, est proposé en parallèle au cursus Génie Civil et Construction.
Cette formation est proposée en partenariat avec l'école d'architecture voisine, l'École d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée.
Activités de recherche [modifier]
Les travaux de recherche au sein de l'école s'inscrivent dans les disciplines suivantes (le nom du laboratoire correspondant est entre parenthèses)
- Phénomènes atmosphériques (CEREA)
- Eau, ville et environnementt (LEESU)
- Calcul scientifique (CERMICS)
- Technologies de l'information (IMAGINE)
- Environnement et développement (CIRED)
- Sciences sociales et urbanisme (LATTS)
- Transport et urbanisme (LVMT)
- Économie (PSE)
- Mécanique des sols (CERMES), des matériaux (LAMI), des matériaux et structures en génie civil (LMSGC), regroupées au sein de l'UMR Navier
L'École des Ponts ParisTech était également le développeur principal de Scilab avec l'INRIA jusqu'en 2007.
Le Laboratoire central des ponts et chaussées ou LCPC a été un Établissement public à caractère scientifique et technologique[6], indépendant de l'École des Ponts ParisTech. Il a fusionné avec l'INRETS pour former l'IFSTTAR le 1er janvier 2011.
Relations internationales [modifier]
Anciens élèves et professeurs [modifier]
Parmi les anciens élèves connus (Français sauf précision) :
- Guy, conducteur d'hélicoptères
- Paul Andreu, architecte
- Marc Mimram, ingénieur et architecte
- Guy Béart, chanteur et compositeur
- Eugène Belgrand, ingénieur
- Fulgence Bienvenüe, ingénieur en chef du métro parisien
- André Blondel, ingénieur et physicien
- Albert Caquot, ingénieur civil, considéré comme le « meilleur ingénieur français vivant » pendant un demi-siècle
- Marie François Sadi Carnot, président de la République française de 1887 à 1894
- Jules Carvallo, ingénieur civil
- Louis-Alexandre de Cessart, ingénieur civil
- Antoine de Chézy ingénieur
- Hubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France
- Pierre Danon, président de Numericable
- Luc Dormieux, ingénieur général des Ponts et Chaussées
- Augustin Jean Fresnel, physicien
- Eugène Freyssinet, ingénieur en génie civil, pionnier du béton précontraint
- Édouard Imbeaux, hydrogéologue et médecin
- François Prosper Jacqmin, directeur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est[7]
- Fouad Laroui, économiste et écrivain (Marocain)
- Alain Lipietz, économiste et homme politique
- Charles Joseph Minard, ingénieur civil et inventeur de la cartographie appliquée
- Henri Navier, ingénieur et physicien
- Jean-Rodolphe Perronet, architecte et ingénieur civil
- Antoine Picon, professeur d'histoire de l'architecture et des technologies et co-directeur des programmes de l'école doctorale de l'école supérieure de design de Harvard (Harvard Graduate School of Design)
- Jean Rouch, cinéaste
- Prince Souphanouvong, président du Laos de 1975 à 1991
- Jean Tirole, économiste
- Daniel-Charles Trudaine, gestionnaire et ingénieur civil
- Pierre Veltz, professeur et ancien directeur de l'École
- Louis Vicat, ingénieur, inventeur du ciment artificiel
- Xavier Fontanet, président-directeur général d'Essilor depuis 1991.
Parmi les professeurs du présent et du passé :
- Étienne-Louis Boullée, architecte
- Alexander Spiers, lexicographe anglais
Notes et références [modifier]
- Communiqué de presse relatif à la nomination d'Armel de La Bourdonnaye, sur enpc.fr, 6 août 2012. Consulté le 22 août 2012
- Annonce datée du 1er juillet sur www.enpc.fr, consulté le 28 juillet 2008
- Décret no 2011-516 du 11 mai 2011.
- UN NOUVEL EXECUTIVE MBA POUR L’AVIATION, sur le site www.leconomiste.com, 13 décembre 2011. Consulté le 14 décembre 2011
- L'AIAC lance un Executive MBA in Aviation Management, sur le site www.aeronautique.ma, 11 décembre 2011. Consulté le 14 décembre 2011
- http://www.lcpc.fr/index2.dml
- Site annales.org François Prosper Jacqmin (1820-1889) lire (consulté le 4 janvier 2012).
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Grande école
- Études d'ingénieurs en France
- Études supérieures en France
- Ingénieur des ponts et chaussées